Selon le Croissant-Rouge local, au moins 48 personnes ont été tuées et 241 blessées dimanche et lundi lors de combats entre tribus rivales arabe et africaine à El Geneina au Darfour, une région déchirée par les violences depuis 2003. Dix-neuf des blessés sont dans un état critique et ont été transférés à Khartoum, à 1 100 km à l’est d’El Geneina.
Des habitants contactés par téléphone ont confirmé à l’agence France-Presse (Afp) que les combats avaient cessé et indiqué que des forces de sécurité patrouillaient les routes principales de la ville. Le gouvernement a imposé un couvre-feu dans le Darfour-Ouest lundi. Une délégation officielle s’est rendue sur place et des troupes ont été déployées à El Geneina.
Malgré le renversement d’Al-Bachir, un conflit qui s’éternise
En janvier 2016, six personnes ont été tuées dans des violences au Darfour-Ouest entre des membres de la tribu des Masalit et des membres de celle arabe de Beni Halba. Les heurts avaient déclenché des manifestations à Khartoum pour demander « la fin des massacres dans les camps de déplacés ».
Le Darfour est déchiré par les violences depuis que des rebelles issus de minorités ethniques ont pris en 2003 les armes contre le pouvoir central d’Omar Al-Bachir, l’accusant de marginaliser leur région. Fin décembre, le gouvernement soudanais et neuf groupes rebelles ont adopté une feuille de route pour mettre fin au conflit au Darfour.

