Bravo aux ndogous partagés aux automobilistes retardataires : quand la rue devient une grande marmite du coeur !

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Tract hebdo – C’est l’heure où le soleil commence sa lente révérence sur l’Atlantique. À Dakar, Saint-Louis ou Thiès, une joyeuse effervescence s’empare des carrefours. Ce n’est pas le stress des embouteillages, mais celui de la générosité ! Bienvenue dans l’univers magique des Ndogous de quartier.

La magie du ‘système D’ et du cœur

Oubliez les protocoles et les diners guindés. Ici, le luxe, c’est le sourire. Tout commence souvent par une poignée de voisins qui décident que personne ne doit rompre le jeûne seul ou avec une simple datte au volant.

La logistique ? Elle ferait pâlir d’envie les plus grands chefs de projet ! d’abord, il y a la quête improvisée : On cotise ce qu’on peut. Quelques pièces, un sac de sucre, ou une brique de lait. Ensuite, vient le ballet des marmites : d’énormes marmites fument fièrement sur le trottoir, surveillées par des « mamans » du quartier ou des jeunes bénévoles transformés en cordons bleus d’un soir. Enfin, arrive le dressage ‘minute’ : Les gobelets s’alignent, le café Touba embaume l’air, et les sandwichs au chocolat ou à la mayonnaise se préparent à la chaîne.

Les carrefours de la fraternité

Quand le muezzin lance l’appel, la magie opère. Le taximan coincé dans le bouchon, le gardien qui ne peut quitter son poste, l’étudiant pressé ou le passant étourdi… Tous se retrouvent autour d’une même table de fortune.

« Ici, on ne demande pas ton nom, on te tend un bol. C’est ça, la Teranga en mode Ramadan ! » s’exclame un jeune organisateur, une louche à la main et le sourire aux lèvres.

C’est ce mélange unique de solidarité spontanée et de bonne humeur communicative qui fait battre le cœur de nos quartiers. On y échange des nouvelles, on se souhaite la paix, et on repart le ventre plein et l’âme légère.

Pourquoi on adore ? Parce que ces Ndogou collectifs nous rappellent que malgré la vie qui va vite, le Sénégal sait s’arrêter pour l’essentiel : l’autre. C’est une véritable cure de vitamines sociales ! Ces habitants qui offrent leur temps et leur énergie ne font pas que distribuer du pain et du café ; ils distribuent de l’espoir et de la cohésion. Alors, un immense bravo à tous ces ‘héros du quotidien’ qui font briller nos rues chaque soir !

Néné Sow, journaliste

Tract Hebdo, www.tract.sn

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