Fondateur : Ousseynou Nar Gueye – Directeur de Publication de ‘Tract Hebdo’ : Cheikh Tidiane Coly – Editeur : Axes et Cibles Com – E-mail : contact@axes-et-cibles.com. Pour payer votre abonnement semestriel (12.000 FCFA) ou annuel (20.000 FCFA) : un envoi Wave en allant à ce lien : https://pay.wave.com/m/M_sn_Hg6BHmG4BCxk/c/sn/ . Ou un envoi Orange Money au code marchand suivant : 598752. ‘Journal digital de gauche, avec une très bonne droite!‘
Tendances de l'Actu
Derniers articles
Ce dimanche 22 février, le Président Idrissa Seck en recueillement auprès de Serigne Mountakha Mbacké et de Serigne Moussa Nawel Mbacké
Tract Hebdo – Son service de Relations Publiques nous a informé de ce que, ce dimanche 22 février, à la Résidence Khadim Rassoul (Machraboul Chafi), le Président Idrissa Seck s’est recueilli aux côtés de Serigne Mountakha Mbacké et de Serigne Moussa Nawel Mbacké, lors d’un moment de haute élévation spirituelle au sein du Kurel Hizbou Tarqiyyah.Dans une atmosphère de ferveur et de sérénité, il a eu l’insigne honneur de recevoir les prières et bénédictions du Khalife Général des Mourides, implorant pour lui guidance, sagesse et succès au service de la Nation et au bénéfice des populations sénégalaises, aujourd’hui et dans l’avenir, par la grâce divine.
Un instant de grâce, marqué par l’humilité, la communion des cœurs et la quête sincère de l’agrément divin.Au cours de cette visite empreinte de spiritualité et de respect, le président Idrissa Seck a reçu les prières et bénédictions du Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, dont il a fortement et avec grande humilité la guidance, dans un parfait esprit de »talibéship ».Damel Gueye, journalisteTract Hebdowww.tract.sn
Sept nouvelles rames acquises pour 45 milliards de FCFA : le TER prend le large… vers Kédougou-Kidira ? (Par Ousseynou Nar Gueye)
Tract Hebdo-La Société Nationale de Gestion du Patrimoine du Train Express Régional (SEN-TER) s’est dotée de sept nouvelles rames pour un montant global de 45 milliards de FCFA. Selon le directeur général, c’est une excellente nouvelle pour les usagers… et une belle occasion d’en dire des vertes et pas mûres sur l’extension du réseau. On imagine déjà le TER filer vers Kédougou ou Kidira, avec des passagers en costume-cravate et des chèvres sur les sièges.Sept nouvelles rames ! C’est une flotte impressionnante, qui promet de désengorger les transports urbains et de fluidifier la circulation. On applaudit des deux mains. Mais on se demande : est-ce que ces rames iront au-delà de la banlieue de Dakar et de l’AIBE ? Est-ce que le TER, après avoir conquis les villes, va maintenant s’attaquer aux régions éloignées ?Imaginez un TER qui traverse le pays, de Saint-Louis à Ziguinchor, en passant par Touba et Tambacounda. Ce serait une révolution ! Un train qui relie les Sénégalais, qui transporte les marchandises, qui ouvre les régions. Un rêve, presque.Mais pour l’instant, restons modestes. Le TER est déjà une belle avancée pour la capitale. Il modernise les transports, il offre une alternative au car rapide, au tata, au taxi booq boos et au clando. Et ça, c’est déjà une bonne chose.Les 45 milliards de FCFA investis dans ces nouvelles rames, c’est une somme colossale. On espère que cet investissement se traduira par un service de qualité, des retards limités, et des rames propres et confortables. Parce que les usagers, eux, méritent le meilleur.Et puis, on se prend à nouveau à rêver. Et si le TER, après Kédougou et Kidira, finissait par atteindre Bamako ? Ou Conakry ? Ce serait la régionalisation des transports, la fin des frontières, la libre circulation des personnes et des biens. Un autre rêve, encore.En attendant, on salue cette acquisition. C’est un pas de plus vers la modernité, vers un Sénégal mieux connecté, mieux transporté. Nous, on aime les initiatives qui font avancer le pays, même si elles nous donnent l’occasion de quelques craques.Ousseynou Nar Gueye, Fondateur de Tract Hebdowww.tract.sn
Le procès d’Abdou Nguer renvoyé d’office au 20 mars prochain : quand la justice prend son temps… et nous aussi !
Tract Hebdo – Prévu le vendredi 20 février devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar, le procès du chroniqueur Abdou Nguer a été renvoyé d’office au 20 mars 2026. La possibilité que la justice sénégalaise prenne son temps est une constante, mais là, on dirait qu’elle a décidé de prendre des vacances prolongées. On se demande si Abdou Nguer n’aura pas le temps de publier un livre avant que son procès ne reprenne, lui qui est analphabète.Le renvoi d’un procès, c’est un peu comme un match de football interrompu par la pluie : on attend, on espère, et finalement, on remet ça à plus tard. Sauf que là, ce n’est pas la pluie qui retarde les débats, mais sans doute la complexité du dossier, l’emploi du temps chargé des juged, ou peut-être la volonté de laisser le temps aux esprits de se calmer.Abdou Nguer, le chroniqueur à la laugue acérée, va devoir prendre son mal en patience. Un mois de plus, c’est un mois de plus pour préparer sa défense, pour affûter ses arguments, et pour faire plusieurs ndogous…Cette affaire nous rappelle que la justice est un processus long, parfois tortueux, et souvent imprévisible. Elle a ses propres rythmes, ses propres délais, et elle ne se laisse pas dicter par l’impatience du public ou l’urgence médiatique.Pendant ce temps, les avocats préparent leurs plaidoiries, les témoins révisent leurs déclarations, et les juges se plongent dans les méandres du droit. C’est un travail minutieux, exigeant, et qui demande du temps.Alors, on attendra le 20 mars. Et on se dit que, même si ça frustre, il vaut mieux une justice qui prend son temps pour bien faire les choses, qu’une justice expéditive qui bâcle son travail. C’est ça, le prix de la sérénité et de l’équité.Nous, on continuera de suivre cette affaire avec notre œil acéré. Parce que la justice, même quand elle prend son temps, reste une actualité. Et on est là pour vous la raconter, avec le sourire et quelques rires (même si un peu jaunes).Néné Sow, journalisteTract Hebdowww.tract.sn
L’UCAD a la cote et intègre le prestigieux classement du Times Higher Education. … Mais où sont les étudiants ?
Tract Hebdo – L’UCAD intègre le prestigieux classement du Times Higher Education. L’UCAD, une université qui a la cote… mais où sont les étudiants ?L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) maintient son excellence académique. Après EduRanking en 2021 et 2022 (première place en Afrique francophone), la première université publique du Sénégal a intégré le prestigieux classement du Times Higher Education. C’est une excellente nouvelle, qui nous rend fiers… en espérant que nos étudiants aient toujours une place pour s’asseoir.C’est un peu comme si notre équipe de football du Jaraaf gagnait la Ligue des Champions, mais que le stade était en rénovation permanente. L’UCAD brille à l’international, les lauriers pleuvent, les diplômes s’apprécient sur le marché mondial. Mais à Dakar, les amphithéâtres débordent, les bibliothèques sont bondées, et les inscriptions sont un parcours du combattant.On applaudit l’excellence, et c’est mérité. Mais on se demande si cette excellence ne devrait pas aussi se traduire par des conditions d’étude décentes pour tous. Parce qu’un diplôme internationalement reconnu, c’est bien, mais un diplôme obtenu dans de bonnes conditions, c’est mieux.Le classement du Times Higher Education est une vitrine magnifique. Il attire les regards, les partenariats, les financements. Mais il ne doit pas nous faire oublier le quotidien de nos étudiants, qui se battent pour l’accès à l’information, à des professeurs disponibles, et à un campus où il fait bon étudier.C’est un peu la double peine : la fierté du classement, et la réalité du terrain. On se dit que l’UCAD est un peu comme ces grands athlètes qui remportent des médailles d’or, mais qui s’entraînent dans des conditions précaires. Le talent est là, mais les moyens manquent.Alors, félicitations à l’UCAD pour cette reconnaissance internationale ! C’est un signe que notre éducation a du potentiel, de la valeur, et qu’elle peut rivaliser avec les meilleures. Mais c’est aussi un rappel que l’excellence ne doit pas être réservée à quelques-uns, et que l’accès à une éducation de qualité est un droit pour tous.Nous, on salue les performances de l’UCAD, tout en rappelant qu’on est aussi là pour pointer les défis. Parce que l’éducation est l’avenir, et un avenir où l’excellence rime avec accessibilité, c’est un avenir qui nous plaît.Néné Sow, journalisteTract Hebdowww.tract.sn
[L’ET DIT TÔT HEBDO] Dynamique de performances : l’économie sénégalaise, grand saut vers l’abondance… ou bien la piscine est vide ? (Par Ousseynou Nar Gueye)
Tract Hebdo – Ces derniers mois, le Sénégal aurait enregistré de belles performances sur le plan commercial, avec une augmentation significative des exportations. Pour le mois de décembre, elles ont évolué de 155% par rapport à l’année précédente. Certains crient donc au miracle économique, à la nouvelle terre promise de la croissance ! Mais le citoyen lambda se demande encore si ces 155% finissent dans son portefeuille fané à billets de banque froissés .Les chiffres sont là, éclatants, dignes des meilleurs bulletins de notes. On nous dit que le Sénégal est sur la bonne voie, celle de la prospérité partagée souveraine. Les économistes s’extasient, les politiques se félicitent, et le peuple Pastef applaudit un peu…car avec un œil sur son porte-monnaie qui, lui, ne semble pas avoir lu les statistiques.On exporte, on exporte ! C’est formidable. Mais qu’exporte-t-on ? Des cacahuètes ? Du phosphate ? Des politiciens en mal de mandat ? Et surtout, ces exportations se traduisent-elles par une baisse des prix au marché, une augmentation des salaires, ou juste par de beaux graphiques dans les journaux officiels ?Seydou Sow, l’économiste de service, nous assure qu’un « changement d’échelle s’est produit avec l’or et le pétrole ». Ah, l’or et le pétrole ! Les nouvelles mamelles de la croissance sénégalaise, celles qui, on l’espère, ne s’assécheront pas avant que tout le monde n’ait eu sa part. On se croirait dans un conte des Mille et Une Nuits, avec des gisements qui jaillissent et des richesses qui débordent.Mais l’histoire nous a appris que l’or et le pétrole peuvent être une bénédiction… ou une malédiction. Une source de développement, ou un terreau fertile pour la corruption et les inégalités. Le Sénégal saura-t-il gérer ces richesses avec la sagesse qu’il se doit ?Pour l’instant, les chiffres sont beaux, les perspectives prometteuses. On attend juste que cette dynamique de performances se traduise par une dynamique de pouvoir d’achat pour le commun des mortels. Parce que, si l’économie est un marathon, le citoyen, lui, ne veut pas finir la course en ayant faim.Alors, on garde un œil sur les graphiques, et l’autre sur les prix du marché. Et on continue de se demander : est-ce le grand saut vers l’abondance, ou est-ce que la piscine est encore vide ? Oui, on est là pour poser les questions qui fâchent, même quand les chiffres sont beauxOusseynou Nar Gueye, Fondateur de Tract Hebdowww.tract.sn
Ousmane Sonko attendu sur les grands dossiers nationaux le 24 février : le grand oral du Premier Ministre, entre questions-pièges et réponses qui fâchent !
Tract Hebdo – Le Premier Ministre, Ousmane Sonko, et son gouvernement seront présents lece mardi 24 février à l’Assemblée Nationale pour la session trimestrielle de questions d’actualité. À cette occasion, les questions pleuvent déjà, comme les promesses électorales à l’approche des scrutins. On imagine déjà l’ambiance : entre interrogations pointues et piques bien placées, le spectacle promet d’être animé comme un sabar.Les députés, armés de leurs dossiers bien ficelés (ou pas), attendent de pied ferme le chef du gouvernement. Les sujets brûlants ne manquent pas : l’emploi des jeunes, la vie chère, la santé, l’éducation, la gestion de nos ressources pétrolières et gazières, et bien sûr, la question des infrastructures. Bref, tout ce qui fait le quotidien des Sénégalais, et un bon mal de tête pour le gouvernement.Ousmane Sonko, connu pour son éloquence un peu débordante et son franc-parler digne d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, en aura bien besoin, de czs deux talents là, pour naviguer entre les écueils. Chaque réponse sera analysée, décortiquée, et potentiellement transformée en munition pour l’opposition. C’est le jeu de la démocratie, un peu comme un match de football, mais sans le sifflet de l’arbitre pour calmer les esprits.Les journalistes, eux, affûtent leurs stylos et leurs micros, prêts à immortaliser chaque lapsus, chaque sortie inattendue, chaque moment de tension. C’est le moment où la politique se transforme en spectacle, et où les petites phrases font le tour du pays plus vite que les réformes promises.On s’attend à des débats passionnés, des échanges houleux, et peut-être même quelques éclats de rire (jaune, sans doute). Car c’est aussi ça, la politique à la sénégalaise : un mélange de sérieux, de coups de gueule, et d’une bonne dose de théâtralité.Le 24 février ne sera pas seulement une journée de questions-réponses ; ce sera un examen de passage pour le gouvernement, une occasion pour l’opposition de marquer des points, et un moment pour les citoyens de juger si les promesses sont tenues ou si elles sont restées lettre morte.Nous, on sera aux premières loges, guerté thiaaff dans les mains, pour vous raconter les coulisses de ce grand oral. Parce que, même si ça fâche, la politique, c’est aussi ça : un théâtre où les acteurs jouent leur partition, parfois avec brio, parfois avec désinvolture. Dibor Faye, journalisteTract Hebdowww.tract.sn
Le Sénégal mise sur le marché carbone : La verdure du futur, ou une arnaque occidentale pour plus polluer la planète ?
Tract Hebdo – Le Sénégal veut transformer la contrainte climatique en opportunité économique. Jeudi dernier, à Dakar, un atelier national a permis d’affiner le cadre réglementaire du futur marché carbone, présenté comme un levier pour faire reverdir nos comptes en banque. On espère juste que les crédits carbone ne s’évaporeront pas comme l’eau du Lac Rose !Notre pays, en tête du peloton africain, semble avoir mis le turbo sur la « green economy ». On nous assure que ce marché est une mine d’or verte, une sorte de puit de pétrole, mais avec des arbres et des zébus qui pètent moins de méthane. C’est audacieux, c’est moderne, c’est… très technique.Un instrument de souveraineté, nous dit-on. Parce que, c’est bien connu, rien ne dit « indépendance » comme le fait de vendre des droits à polluer que nous n’avons pas encore entièrement utilisés. C’est un peu comme vendre des places de parking dans un garage vide. Génial !Ousmane Fall Sarr, spécialiste des questions climatiques, nous explique doctement que ce mécanisme est une « opportunité réelle de financement ». On le croit sur parole. Après tout, les experts sont là pour ça, pour nous rassurer que derrière les mots compliqués se cachent de vrais billets.Entre encadrement juridique et gouvernance nationale, on sent que l’État veut garder la maîtrise de ce nouveau joujou financier. Pas question que les cowboys du carbone viennent faire la loi dans nos savanes. Le marché carbone, c’est comme le couscous thièrè baassi, c’est meilleur quand c’est fait maison.Mais soyons honnêtes, quand on parle de marché carbone, on imagine déjà les spéculateurs en costume-cravate qui vendent des « droits à respirer » à des industries lointaines. Un monde où l’air pur devient une marchandise, et la pollution, un produit de luxe. C’est ça le futur ?Pendant ce temps, le citoyen lambda se demande si son vieux car rapide sexagénaire polluant va lui rapporter des crédits carbone, ou s’il devra acheter des « crédits de respiration » pour pouvoir prendre une grande bouffée d’air frais.Au fond, le Sénégal est en train de se positionner sur un échiquier mondial complexe. On espère juste que la partie sera jouée en notre faveur, et que la verdure ne sera pas seulement dans les comptes bancaires de quelques-uns. Parce que, nous, on aime le vert, mais surtout quand il est synonyme de prospérité pour tous, pas seulement pour les traders du carbone.Damel Gueye, journalisteTract Hebdowww.tract.sn
Fort de ‘CAF..é’ : la CAN Maroc 2025 des hors-jeux judiciaires
Tract hebdo – Fort de CAF..é, comme si judicieusement écrit par notre confrère El Hadj Ibrahima Thiam du quotidien public Le Soleil. Ainsi donc, la CAN marocaine a tiré sa révérence… au tribunal. Sifflet final devant le juge. Cette édition, si prometteuse sur le papier, aura surtout brillé par ses bugs : arbitrage douteux, ballons qui disparaissent mystérieusement, et même un entraîneur qui, paraît-il, aurait confondu le vestiaire avec un bureau de change. On a connu des scénarios de matchs plus classiques.On nous avait promis la fête du football africain, on a eu le festival des requêtes judiciaires. Chaque match, chaque décision arbitrale controversée, semblait être une invitation directe à consulter son avocat plutôt que son score. Les commentateurs sportifs se sont transformés en experts juridiques, décortiquant les articles du règlement autant que les actions de jeu.Les joueurs, d’habitude concentrés sur leurs passes et leurs tirs, devaient désormais se préparer aux auditions et aux contre-interrogatoires. Le terrain vert a laissé place à la barre des tribunaux, et les crampons ont été remplacés par des chaussures cirées pour l’occasion. On imagine déjà les affiches promotionnelles : « CAN 2026 : Le match se joue aussi au tribunal ! »Cette CAN restera dans les annales, non pas pour la beauté du jeu, mais pour l’originalité de son après-match. D’habitude, on parle de buts, de passes décisives, de parades spectaculaires. Cette fois, on parle de plaintes, de recours, et de condamnations.Le trophée, habituellement soulevé avec fierté, risque d’être exposé dans la salle des scellés du palais de justice. Et les médailles distribuées aux vainqueurs pourraient bien être assorties de convocations à comparaître.On espère juste que les prochains organisateurs de la CAN prévoiront un budget conséquent pour les honoraires d’avocats et une salle d’audience à côté du stade. Au moins, cela donnerait un nouveau souffle à la profession juridique.Mais, malgré tout, on se dit que cette CAN a eu un mérite : elle a prouvé que le football, même quand il déraille, reste un sport qui passionne. Et quand la passion déraille, elle finit souvent devant la justice. C’est la vie, c’est le football, c’est l’Afrique. Et même les hors-jeu judiciaires.Damel Gueye, journalisteTract Hebdowww.tract.sn
Justice médiatique : affaire Pape Birame Bigué Ndiaye, chronique d’une interpellation 2.0
Tract Hebdo – Quelques minutes seulement après l’interpellation de Pape Birame Bigué Ndiaye, la photo du journaliste faisait déjà la « Une » de la quasi-totalité des sites d’information au Sénégal. On se demande parfois si la justice a le temps de boucler son dossier avant que la sentence populaire ne soit déjà prononcée sur Facebook et X ex-Twitter. Le principe de présomption d’innocence ? Une vieille notion désuète à l’ère de la 54G et de la quête insensée du buzz immédiat.Le pauvre Bigué Ndiaye, sans même avoir eu le temps de demander son avocat, était déjà devenu un mème, une icône malgré lui du « fait divers » et fait d’hivernage à la sénégalaise. Son visage, figé dans un instant peu flatteur, a fait le tour des rédactions virtuelles avant même d’avoir atteint le bureau du procureur.On en vient à se demander si les juges ne devraient pas, à l’avenir, consulter les réseaux sociaux avant de rendre leur verdict. Après tout, c’est là que le « peuple » parle, et en démocratie, la voix du peuple, c’est sacré, n’est-ce pas ? Ou du moins, c’est ce que nous répètent les algorithmes.Cette affaire soulève une question fondamentale : la justice médiatique, rapide et expéditive, est-elle une alliée ou une ennemie de la justice tout court ? Les commentateurs du web, armés de leurs claviers, se transforment en procureurs, juges et bourreaux, parfois avec une efficacité redoutable.Mais à quel prix ? Celui de la réputation bafouée, des carrières brisées, avant même qu’une seule preuve tangible n’ait été présentée devant une cour. C’est le Far West et Phare Ouest numérique, où la gâchette est plus rapide que la réflexion.Peut-être devrions-nous instaurer un « délai de décence médiatique » avant de jeter en pâture l’image d’une personne interpellée. Un temps pour que la justice fasse son travail, loin des clics et des partages compulsifs.Mais qui sommes-nous pour suggérer une telle hérésie ? La liberté d’informer, ou du moins de « liker » et de « retweeter », est à ce prix. Et si la vérité est la première victime de la guerre, la sérénité est sans doute la première victime du buzz.En attendant, Bigué Ndiaye aura au moins eu le mérite involontaire de nous rappeler que la vitesse de l’information n’est pas toujours synonyme de justesse. Et que le tribunal de l’opinion est souvent plus impitoyable que celui des hommes.Alors, justice médiatique ou justice tout court ? Pour l’instant, c’est une course contre la montre, et l’horloge médiatique semble avoir une sérieuse avance. Et nous, on ne peut que commenter… en espérant ne jamais être la « une » malgré nous.La Rédaction de Tract Hebdowww.tract.sn
Le marathonien Ousmane Sonko au Sommet de l’UA : un Premier Ministre, dix audiences et un café éthiopien bien serré
Tract Hebdo – Pendant que Dakar transpire sous les tensions sociales et les restes des senteurs des s gaz lacrymogènes, notre Premier ministre, Ousmane Sonko, a troqué son costume de tribun des masses pour celui, plus soyeux, de VRP de luxe de la diplomatie sénégalaise et de la Présidence de la République. Envoyé à Addis-Abeba pour représenter le Chef de l’État à la 39e session ordinaire de l’Union Africaine, UA, le PM n’a pas chômé. On connaissait le Sonko marathonien des meetings, on découvre le Sonko marathonien des couloirs feutrés.


