Présidentielle au Zimbabwé : le successeur de l’opposant Morgan Tsvangirai est connu

Nelson Chamisa, the new leader for Movement For Democratic Change (MDC), looks on during the funeral parade of Morgan Tsvangirai in Harare, Zimbabwe February 19, 2018. REUTERS/Philimon Bulawayo TPX IMAGES OF THE DAY
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Divisé et endeuillé par la mort de son chef historique, Morgan Tsvangirai, le MDC a choisi Nelson Chamisa pour le représenter lors du prochain scrutin.

 

Le président en exercice du principal parti d’opposition du Zimbabwe, Nelson Chamisa, a été investi, jeudi 1er mars, candidat à l’élection présidentielle prévue cette année, la première depuis la fin des trente-sept ans de pouvoir de Robert Mugabe. « Le conseil national du parti a confirmé Me Nelson Chamisa comme son véritable chef et candidat à l’élection présidentielle de 2018 », a annoncé un porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Luke Tamborinyoka.

Cette décision, annoncée à l’issue d’une réunion de six heures de la direction du MDC à Harare, tranche, au moins provisoirement, les rivalités qui agitent le parti depuis la mort de son chef historique, Morgan Tsvangirai. Fondateur du MDC, ce dernier est décédé le 14 février à 65 ans des suites d’un cancer du côlon à Johannesburg, où il était soigné.

 

Avant même sa mort, les trois vice-présidents du MDC avaient revendiqué la succession du chef, malade, menaçant de faire exploser le parti à quelques mois seulement des élections. M. Chamisa, qui se prévalait d’avoir été nommé président par intérim, a finalement remporté la course pour la succession.

Premier scrutin post-Mugabe

Ces dissensions ont ouvert un boulevard au nouveau président du pays, Emmerson Mnangagwa, qui a été investi candidat du parti au pouvoir, la ZANU-PF, pour les élections générales. Cacique de l’ancien régime, M. Mnangagwa, surnommé le « Crocodile », a pris la tête du Zimbabwe après la démission forcée, en novembre 2017, du président Robert Mugabe au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans.

Alors que les scrutins qui se sont déroulés sous l’ère Mugabe ont été le théâtre de fraudes et de violences, M. Mnangagwa a promis à plusieurs reprises que les élections seraient « justes, libres et crédibles ». Plus de 5,3 millions d’électeurs ont déjà été enregistrés pour ces élections, a annoncé jeudi à la presse la présidente de la Commission électorale, Joyce Kazembe. Mme Kazembe n’a pas annoncé la date, très attendue, du scrutin. En janvier, M. Mnangawa avait indiqué qu’elles auraient lieu « avant juillet »

 

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