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Ali Bongo tire la chasse d’eau sur son ex-directeur de cabinet

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A Brice Laccruche Alihanga, 39 ans, ancien directeur de cabinet du président du Gabon Ali Bongo Ondimba, on lui a fait passer une mauvaise… digestion après un palpitant moment de bi-gestion au sommet de l’Etat. Et, c’est la descente aux… cabinets. Il a été interpellé, ce mardi 03 décembre, dans le cadre d’une vaste enquête anticorruption.

La grande opération anticorruption visait au départ son entourage. Mais, elle a fini par rattraper Brice Laccruche Alihanga, ancien tout-puissant directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo Odimba.
Il y a encore quelques semaines, Brice Fargeon alias Laccruche Alihanga,  Franco-Gabonais, avait considérablement irrité une bonne partie des caciques du pouvoir en menant, en l’absence d’Ali Bongo convalescent après un accident vasculaire cérébral (avc), une tonitruante « tournée républicaine » dans tout le pays. Il avait été ensuite écarté de la présidence ce novembre, après une manifeste amélioration de la santé et une reprise en main du pouvoir par le chef de l’État ou son entourage proche, selon les analystes.
Depuis, il était devenu invisible, bien qu’à la tête d’un ministère sans réel pouvoir. Après qu’une bonne dizaine de personnalités proches de lui eurent été arrêtées, longuement interrogées par les enquêteurs puis, pour 13 d’entre elles, incarcérées, Brice Laccruche Alihanga « a été interpellé ce matin à son domicile », de même que deux ministres considérés comme ses proches et limogés du gouvernement, comme lui, ce lundi soir 02 décembre. Il s’agit de Tony Ondo Mba, ex-ministre de l’Énergie, et Noël Mboumba, ex-ministre du Pétrole.
« Les trois hommes ont été abondamment cités par des personnes actuellement en détention dans des faits de détournements de deniers publics, de concussion et de blanchiment de capitaux », a ajouté le magistrat. C’est « une plainte de l’agence judiciaire, qui est une agence de l’État, qui a conduit à ces interpellations », a tenu à préciser le procureur Roponat.
« En tout, et sans compter les interpellations de ce matin, il y a bien eu 13 personnes placées sous mandat de dépôt » depuis le début de l’opération anticorruption, a précisé le procureur. « Deux sont en liberté provisoire, six ont été mises hors de cause » et le propre frère de l’ex-directeur de cabinet, Grégory Laccruche, maire d’Akanda, une commune limitrophe de Libreville, « est toujours en garde à vue », selon le procureur Roponat.

Tract.sn (avec France 24 et AFP) 

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