(Tract)- A à son tour devant la barre pour livrer sa version des faits, le rappeur et non moins producteur Djibril Mbaye Fall alias Bril 4 Fith a dévoilé la quintessence des messages menaçants qu’il a reçus. A l’en croire, il recevait des messages : « J’ai ton téléphone et tes données. Je vais te détruire et détruire ta carrière. Il faut rompre avec elle sinon nous allons publier tes photos » explique-t-il.
Selon la partie civile, des photos qui n’ont aucun caractère sexuel. « De la même manière qu’on l’a averti de mon infidélité, on m’a prévenu en me disant qu’elle n’est pas fidèle, qu’elle fréquente des ministres et autres personnalités », a révélé la partie civile.
L’un des avocats de la chanteuse, Me Soumaré, estime que les choses auraient pu ne pas en arriver là. D’après lui, la partie civile désire ardemment retrouver la prévenue. Son confrère, Me Abou Diallo, avocat du rappeur, a abondé dans le même sens en soutenant que son client a pardonné à la prévenue, d’autant qu’elle a agi par jalousie. « Il n’aurait jamais porté plainte s’il savait que c’était Dieyna qui avait pris son portable. Au nom de mon client, nous demandons pardon pour qu’elle rentre chez elle. Elle est jeune et a besoin de ses parents. Mon client se désiste et ne réclame rien », plaide-t-il au micro de nos confrères de igfm.
Pour Me Mamadou Ciss, la prévenue doit être aidée. Pour sa part, Me Domingo Dieng indique que ça ne sert à rien de capturer des images et de vilipender la personne. Il constate, pour s’en désoler, que ce sont des faits qui sont banalisés. Le parquet a requis l’application de la loi. Les avocats de la défense ont plaidé à titre principal la relaxe et subsidiairement la clémence.
La demande de liberté provisoire rejetée par le juge
Pour Me Daff, sa cliente est victime des personnes qui ont le double de son âge. « Il a 16 ans de plus qu’elle. Elle a trop donné sa carrière et son cœur. C’est le procès de la honte. Elle est loin d’être dans le besoin », plaide-t-il. Me Barro pense, quant à lui, que c’est une histoire entre amis qui a mal tourné. La place de sa cliente, dit-il, n’est pas en prison.
Me Anta Mbaye a reproché à ses confrères de la partie civile de faire un jugement moral. Me Ciré Clédor Ly ajoutera toujours avec nos confrères, que la prévenue a besoin d’être aidée car elle est encore une enfant. « Elle est encore mineure, elle n’a jamais eu l’intention de mal agir. Il n’y a pas d’extorsion, ni de collecte de données à caractère personnel car nous sommes dans le cadre de données informatiques encore qu’elle a acquis le code à partir de Brill et pas de manière déloyale », a plaidé l’avocat qui demande la relaxe de sa cliente.
L’affaire est mise en délibéré pour le 7 septembre. Le juge a rejeté la demande de mise en liberté provisoire.
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