


‘Comme l’a dit le secrétaire [d’État Marco] Rubio, il n’y a pas de guerre contre le Venezuela ou son peuple. Nous n’occupons pas un pays‘


« La chose qui me préoccupe, c’est que les droits concernant la souveraineté et l’usage de la force armée ne soient délégitimés, observe M. Weisbord. Je crains que les tyrans du monde entier, comme la Russie et la Chine, décident simplement que les règles ne s’appliquent plus et que tout État vulnérable, y compris le Canada, devienne la cible des États puissants qui voudront simplement s’emparer de nos ressources. »
D’autre pays dans la ligne de mire de Trump
À bord d’Air Force One, dimanche soir, le président Donald Trump a réitéré son désir d’annexer le Groenland, un territoire autonome danois, pour des raisons de sécurité nationale. « Parlons du Groenland dans 20 jours », a-t-il lancé en souriant, devant des journalistes.
La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a vivement réagi lundi.
« Si les États-Unis décident d’attaquer militairement un autre pays de l’OTAN, alors c’est la fin de tout ! », a déclaré Mme Frederiksen à la chaîne de télévision danoise TV2. « Cela inclut notre OTAN et donc la sécurité qui nous est garantie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » En soirée lundi, le proche conseiller de Donald Trump Stephen Miller en a remis une couche : « Les États-Unis devraient avoir le Groenland », a-t-il martelé.
Le président Trump a aussi fait des menaces à peine voilées au président de la Colombie, Gustavo Petro.
« Le président Trump est galvanisé » par le succès de l’opération militaire au Venezuela, avance Noah Weisbord. « Il teste la réaction du monde. »
« C’est de la spéculation, mais ma préoccupation, c’est que si ça marche au Venezuela, il va continuer ailleurs. Il ne s’y limitera pas. »


