Du jamais vu ! Dans la confusion arbitrale totale et un chaos apocalyptique, le Sénégal anéantit le rêve du Maroc et remporte sa deuxième CAN

©Nicolas Réméné / Le Pictorium/Le Pictorium/MAXPPP - Dakar 14/01/2026 Des supporters célèbrent la victoire du Sénégal face à l'Égypte en demi-finale de la CAN, le 14 janvier 2026, dans la fanzone installée au monument de la Renaissance, à Dakar, au Sénégal. - Restrictions de diffusion : No Frontieres Media, Valeurs Actuelles out, no jdd, jdd out, RUSSIA OUT, NO RUSSIA #norussia - 14/01/2026 - Sénégal / District de Dakar / Dakar - Nicolas Réméné / Le Pictorium / Supporters celebrate Senegal's victory over Egypt in the semi-finals of the Africa Cup of Nations on 14 January 2026 in the fan zone set up at the Renaissance Monument in Dakar, Senegal. - 14/01/2026 - Senegal / Dakar District / Dakar - Nicolas Réméné / Le Pictorium (MaxPPP TagID: maxnewsworldsix932102.jpg) [Photo via MaxPPP]
Publicité


Tract Hebdo – À l’issue d’une triste mais magique et hypnotisante soirée de foot qui fera date, le Sénégal de Sadio Mané, ‘SuperMan(é)’, a culbuté le royaume chérifien, pays hôte, en prolongation (1-0). Les Lions de la Téranga sénégalaise ont fait fi de l’hospitalité alaouite et soulèvent leur deuxième Coupe d’Afrique des nations après celle de 2021, obtenue à Yaoundé. Une deuxième étoile sur leur maillot !

Ce que le football peut proposer de plus séduisant… et de plus hideux.

Dimanche soir à Rabat, dans un stade Prince Moulay Abdellah incandescent, le public marocain rêvait de voir ses Lions de l’Atlas soulever la Coupe d’Afrique des nations 50 ans après. Mais, à l’issue d’une fin de match plombée par une décision arbitrale scandaleuse, la finale a pris une tournure cauchemardesque, entrant tristement et honteusement dans l’histoire de ce sport, éclipsant, même, quelque peu, le sacre de vaillants Sénégalais en prolongation (1-0).

Car, dès le coup d’envoi, l’ambiance était à la fête dans les tribunes de l’antre marocain. Les deux équipes ne se ménageaient alors pas et se répondaient coup pour coup, sans pour autant trouver la faille. À la pause, tout restait à faire dans cette 35e finale de la Coup d’Afrique des nations, âpre et rugueuse, où l’intensité et l’engagement physique primaient sur la qualité technique. Même si les deux formations ont chacune eu leurs occasions d’ouvrir la marque, c’est une décision arbitrale qui est venue totalement débrider la soirée. Du jamais vu.

Un arbitrage central congolais absolument pas digne de l’événement 

Alors que les 22 acteurs disputaient huit minutes de temps additionnel, justifiées par une blessure à l’arcade du Marocain El-Aynaoui (67e), le Sénégalais Seck pensait avoir ouvert le score de la tête dans les derniers instants (92e), avant que le but ne soit invalidé pour une faute (très) légère et discutable sur Hakimi. Dans l’incompréhension des Lions de la Teranga, le jeu a repris, jusqu’à voir Brahim Diaz, à son tour, s’écrouler dans la surface adverse suite à un contact avec Diouf. Et là, c’est le drame.

Furieux que l’arbitre n’ait pas sifflé penalty en faveur de son équipe, le meneur de jeu marocain est alors entré dans une colère puérile, mettant la pression sur l’arbitre principal de la rencontre, Jean-Jacques Ndala Ngambo… jusqu’à le faire craquer. Sous la forte étreinte du banc et des joueurs marocains, l’homme au sifflet est alors allé vérifier l’action auprès de la VAR, avant d’accorder le penalty aux Lions de l’Atlas.

Une décision lunaire et incompréhensible – car ce dernier avait refusé le but sénégalais deux minutes plus tard pour moins que ça – , qui a eu le don de faire exploser l’ensemble de l’équipe des Lions de la Teranga, décontenancée par le verdict dénué de sens de l’officiel. Ce qui en a suivi a tout simplement été dramatique : insultes entre les deux camps, bagarres, échauffourées, puis des incidents en tribunes, en zone de presse, avec des jets de chaises, jusqu’à voir des supporters sénégalais envahir la pelouse.

Un temps additionnel surréaliste

Clou d’un consternant spectacle : sous le feu de la colère, les joueurs du Sénégal ont décidé, sur un coup de tête, de regagner les vestiaires, refusant de jouer l’issue de cette finale. C’est Sadio Mané lui-même, légende, capitaine des Lions de la Teranga et icône de son pays, qui a dû aller chercher ses coéquipiers pour les ramener sur la pelouse et terminer la rencontre. La partie à alors repris au moment du penalty en faveur du Maroc, que Brahim Diaz s’est alors chargé de transformer lui-même. Mais la justice du football est apparue et a permis au gardien adverse, Édouard Mendy, de se saisir sans difficulté de la panenka surréaliste tentée par le milieu de terrain du Real Madrid.

Un manque de lucidité incroyable pour le Marocain, s’infligeant lui-même un «karma» terrible, condamnant également son équipe. Quelques minutes plus tard, ironie du sort, Pape Gueye téléguidait une immense frappe dans la lucarne de Bounou – jusque-là héros du Maroc – , pour venir enfoncer encore un peu plus les Lions de l’Atlas (94e). Ces derniers, qui ont tenté de revenir lors du dernier quart d’heure, savaient alors que la chance avait tourné et que les jeux étaient faits.

Publicité cataclysmique pour la CAN

Au terme de la prolongation, sous la pluie battante de Rabat, le Sénégal, plein de courage et de résilience, a renversé un scénario plus que mal embarqué pour finalement s’imposer sous la stupeur du public marocain. En face, déboussolée, la bande à Hakimi – prostré sur la pelouse – , ne réalisait pas l’ampleur de la soirée et de son échec, avec, comme symbole, un Brahim Diaz en larmes. Les Lions de la Teranga glanent la deuxième Coupe d’Afrique des nations de leur histoire, après celle en 2021, au bout d’un match qui aura marqué les esprits, de la manière la plus désolante possible. Une publicité catastrophique pour cette compétition et, surtout, pour le football africain, qui prouve, une nouvelle fois, qu’il est en retard sur beaucoup de points, notamment au niveau de l’arbitrage. Ce soir, ce dernier a fait basculer un match en véritable pugilat, pour le malheur de tous.

Tract Hebdo (avec quotidien français)

www.tract.sn

Publicité