[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] ‘Si la FIFA et la CAF continuent de nous énerver, le Sénégal va remporter la Coupe du Monde 2026… Inchallah !’ (Par Ousseynou Nar Gueye)

Diplomatie du crampon : "tremblez, peuples du monde, l’empire du DjolofLand arrive au Mondial de foot USA-Canada-Mexique de juin 2026" . Moralité de ce monde qui tourne rond comme un ballon de foot et où le soleil brille pour tous le monde, y compris les peuples de la périphérie de la planète que sont les nations du Sud global : si vous voulez que quelqu'un d'autre ait une chance en 2026, soyez mignons et même totalement "gnons", aux petit oignons pour les Gorguis sénégalais et Goorgorlous inlassables que nous sommes.

'Gaindé du dundé mbuum, yapp léy lékk'
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Tract Hebdo – On connaissait la « diplomatie du dollar », celle du « gros bâton », ou même la très feutrée « diplomatie de la téranga ». Mais un internaute sénégalais vient d’inventer, sur TikTok (ce haut lieu de la pensée géopolitique mondiale entre deux chorégraphies langoureuses mais syncopées de Wally Seck), une doctrine révolutionnaire : la diplomatie de l’énervement. Le message est clair, net et sans bavure : « Si la FIFA et la CAF continuent de nous énerver, le Sénégal va remporter la Coupe du Monde 2026…Inchallah !»

L’arme fatale : La colère patriotique …et même patriote !

À Tract Hebdo, on apprécie cette approche. C’est du pur matérialisme historique appliqué au ballon rond. Pourquoi s’embêter avec des schémas tactiques complexes, des régimes de sportifs de haut niveau ou des pelouses tondues au millimètre quand on possède l’arme absolue : le seum constructif ? Le daass-fanaanal imparable ? D’évidence, Gianni Infantino et Patrice Motsepe jouent avec le feu. Ils pensaient gérer une simple fédération sportive ; ils sont en train de réveiller un géant qui, s’il est trop « énervé », pourrait décider de confisquer le trophée Jules Rimet juste pour donner une leçon de politesse à Zurich et au Caire, siège respectifs de ces mafias notabilisées du patronat africain et mondial du ballon rond.

Le plan de bataille (si on nous cherche trop)

Imaginez la scène en 2026 : Arbitrage vidéo défavorable ? Sadio Mané marque un triplé par pure indignation. Calendrier trop chargé ? Gana Gueye récupère tous les ballons par simple esprit de contradiction. Logistique défaillante ? On gagne la finale 4-0 juste pour pouvoir rentrer plus vite s’expliquer avec la CAF. C’est là toute la beauté de la geste des Lions de la Téranga : elle est imprévisible. On ne gagne pas pour la gloire, on gagne parce qu’on nous a « chauffés ». C’est le triomphe de la volonté sur la bureaucratie. Le football n’est plus une affaire de buts, c’est une affaire d’honneur bafoué sur les réseaux sociaux.

Avis aux instances internationales

Messieurs de la FIFA, un homme averti en vaut deux, mais un Sénégalais énervé en vaut onze (plus les remplaçants, du 12ème Gaindé, fort de 18 millions de Sénégalais, avec à leur tête le très éruptif et disruptif PM Ousmane Sonko, notre Maradona de la politique sénégalaise, adepte de la politique de la « main de Dieu » et prompt à sauter du haut d’une chaise devant son téléviseur quant il y a foot avec Lions au programme).

Continuez à nous envoyer des arbitres aux décisions douteuses ou à organiser des tirages au sort suspects, et vous verrez le drapeau tricolore vert-or-rouge à étoile verte flotter sur le toit du monde ! Ou à tout le moins sur le toit de la planète foufou, folle, foot. On vous aura prévenus : chez nous, le talent est immense, mais notre capacité à gagner « par méchanceté » (comprenez : par réaction d’orgueil) est infinie.

Moralité de ce monde qui tourne rond comme un ballon de foot et où le soleil brille pour tous le monde, y compris les peuples de la périphérie de la planète que sont les nations du Sud global : si vous voulez que quelqu’un d’autre ait une chance en 2026, soyez mignons et même totalement « gnons », aux petit oignons pour les Gorguis sénégalais et Goorgorlous que nous sommes. Ne nous énervez pas trop et plus en avant. Basta ya. On a déjà assez de travail avec la reconstruction nationale pour ne pas avoir à gérer, en plus, une parade en juillet 2026, en pleine saison de fortes pluies hivernagiques, sur les Champs-Élysées (version Dakar) : c’est-à-dire un défilé intempestif et hystérique avec majorettes de Kennedy en tête de gondole, sur le Boulevard du Centenaire chinetoquisé et noir de foules fiers d’êtres nègres; sur cet axe routier rebaptisé depuis un an du nom de l’ancien PM (Président du Conseil à l’Indépendance du Sénégal), le grand Maodo Mamadou Dia, historique homme de refus et de rébellion, calme… mais ferme.

Ousseynou Nar Gueye – Fondateur de Tract Hebdo, Aîné Mi-public Numéro 1

Tract Hebdo

www.tract.sn

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