[COHABITATION D’OUZ] Tandem Diomaye-Sonko : et si vous faisiez, moins de ‘moi’ et plus de ‘nous’ pour ce qui reste de 2026 ?

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Tract Hebdo – Ca nous démange d’écrire dessus à nouveau et de nouveau : au sommet de l’État, l’attelage a pris un coup de vieux. Le spectacle continue et ne nous la(i)sse pas une seconde : le Président Diomaye chouchoute au biberon de tata Mimi Touré sa coalition « Diomaye Président », pendant que le Premier ministre Ousmane Sonko garde fermement dans la main de Tantie Aida Mbodj les clés de la maison PASTEF.

Le ‘Projet’ a-t-il deux têtes ou deux langues ?

On nous avait promis un binôme fusionnel, un « deux-en-un » plus efficace qu’un bouillon cube. Résultat ? On assiste à une autonomisation politique qui ne dit pas son nom. Le Président veut ses propres troupes, ses propres alliés, son propre « label ». Pendant ce temps, les partisans du Premier ministre crient à la trahison ou à la manipulation des entourages.

Ici, on se demande : est-ce une stratégie de « division pour mieux régner » ou le début d’un divorce à l’italienne sous le soleil de Dakar ? Le Sénégal ne peut pas se payer le luxe d’une guerre froide au Palais alors que le panier de la ménagère est plus léger qu’une plume de pigeon !

La Téranga des ‘amis-ennemis’

Le Président jure qu’il ne trahira jamais la vision. Soit. Mais en politique, les promesses de fidélité ressemblent souvent à des baisers de Judas. Lancer une coalition parallèle tout en restant membre du PASTEF, c’est comme vouloir jouer au milieu de terrain pour deux équipes différentes dans le même match. À un moment donné, on finit par se faire un croche-pied à soi-même !

Pendant que nos « Chefs » se toisent, les dossiers s’accumulent : le Pacte de Stabilité Sociale attend toujours ses 13 mesures miracles. Les camions de ramassage d’ordures font la grève pour 27 milliards d’impayés. Et la BCEAO (encore elle !) nous regarde avec une frilosité économique qui ferait grelotter un ours polaire.

Moins de « moi », plus de « nous » jusqu’en fin 2026  ?

Les Sénégalais n’ont pas voté pour un concours d’ego en 2024. Ils ont voté pour une rupture. Si la rupture se transforme en fracture entre la Primature et la Présidence, on aura juste changé de costume pour la même vieille pièce de théâtre.

Arrêtez de mesurer la taille de vos coalitions respectives et mesurez plutôt le niveau de satisfaction du peuple ! À force de vouloir montrer qui a la plus « grosse » base électorale, vous allez finir par tout « Tasss » (casser en mille morceaux) : l’espoir, l’économie et la stabilité.

À bon entendeur, remettez la chaîne sur le vélo, sinon vous finirez tous les deux dans le décor !

Damel Gueye, Directeur de Publication de Tract Hebdo

www.tract.sn

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