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À Addis, le siège de l’UA s’est transformé, l’espace d’un week-end, en annexe de la Primature. On se bousculait devant la porte du Boy Ziguinchor. Premier sur la liste : le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed. Entre deux échanges sur la souveraineté continentale, on imagine qu’ils ont discuté de la meilleure façon de gérer les transitions… musclées. Puis, surprise du chef, une rencontre avec l’Italienne Giorgia Meloni. Voir le chantre du patriotisme économique africain discuter avec la dame de fer de la droite italienne, c’est un peu comme voir un lion discuter gastronomie avec un chef de cuisine d’un campement de la réserve de Bandia : c’est fascinant, mais on se demande qui va finir par manger l’autre.Il a ensuite enchaîné avec le président angolais, la BAD, l’ONU, et probablement même le livreur de café local, tant son besoin de vendre le Projet semble insatiable. Sonko ne discute pas, il réinitialise les relations. Il explique à ses interlocuteurs ébahis que le Sénégal nouveau est arrivé, qu’il est souverain, qu’il est beau, et qu’il a surtout besoin de partenariats qui ne ressemblent pas à des contrats de tutorat colonial.La gauche à l’international, la droite à la Primature
Nous observons ce manège avec un mélange d’admiration et d’ironie. D’un côté, on adore voir notre Premier ministre tenir la dragée haute aux puissances mondiales : la fierté de voir un leader africain ne pas raser les murs. Mais nous devons quand même poser et nous poser la question qui fâche: cette hyperactivité diplomatique n’est-elle pas une superbe diversion ?Pendant que Sonko brille sous les lustres d’Addis-Abeba, le pays réel, lui, attend des réponses après les matraquages à l’université avec mort d’homme. On ne peut pas être le chouchou de l’Union Africaine le samedi et laisser le dialogue social en friche à Dakar le lundi. La diplomatie, c’est bien ; la paix intérieure, c’est mieux. On espère qu’entre deux petits fours éthiopiens, il a pris le temps d’envoyer un SMS groupé à son gouvernement pour leur rappeler que la rupture systémique, ce n’est pas seulement changer de partenaire commercial, c’est aussi changer de méthode de gouvernance (ou bien en sont-ils encore en train de chercher à en trouver une, de méthode de gouvernance ? Just saying…).Le PROJET version Export
Ousmane Sonko semble vouloir prouver au monde qu’il n’est plus l’épouvantail que la presse internationale décrivait il y a deux ans. Il est devenu « fréquentable », voire désirable. Il manie la langue de bois diplomatique avec une aisance déconcertante, tout en glissant quelques piques sur la souveraineté monétaire obligatoire de nos pays fran-CFA-isés . C’est brillant, certes. Mais attention à ne pas se brûler les ailes au soleil de la reconnaissance internationale. Le peuple sénégalais l’a élu pour régler les problèmes de la Médina, de Pikine, de Matam et de Bakel ; pas pour devenir le meilleur ami de la bureaucratie d’Addis-Abeba.On dit qu’il est rentré avec une valise pleine de promesses d’investissements. On espère juste qu’il n’a pas oublié d’y glisser un peu de cette sagesse diplomatique pour l’appliquer à nos propres crises internes. Parce que si on peut s’entendre avec la très à droite gouvernante de l’Iytalie qu’est Giorgia Meloni, on devrait pouvoir s’entendre avec les syndicats d’étudiants, non ?Dibor Faye, journaliste, Tract Hebdowww.tract.snUCAD : quand le savoir est passé de la tête… aux pieds (des forces de l’ordre)
Tract Hebdo – L’université sénégalaise est en deuil. Encore une fois. Une fois de trop. Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, ne posera jamais de diagnostic, ne prescrira jamais de remède et ne sauvera aucune vie. Sa propre trajectoire s’est arrêtée net, fauchée par une « consultation » d’un genre nouveau, administrée à domicile par des praticiens en uniforme et rangers. Le 10 février dernier, la chambre d’étudiant, ce sanctuaire censé abriter les rêves de la future élite, s’est transformée en souricière. Ce jour-la, apparemment, pour le gouvernement Sonko 2 de la Rupture, la réforme universitaire ne passait plus par les amphithéâtres, mais par une gestion très « physique » des arriérés de bourses.
La pédagogie du coup de pression
On nous avait promis, la main sur le cœur et le « Projet » sous le bras, un campus apaisé, une académie d’excellence où le débat d’idées remplacerait le fracas des boucliers. Résultat des courses en ce mois de février 2026 : les restaurants universitaires sont clos et les chambres du campus social sont fermées, transformant l’UCAD en un immense centre de retraite spirituelle désertique avec aucun pénitent dedans C’est bien connu, la fumée blanche des lacrymos aide à la concentration ?
Une réforme qui marche à l’envers
Si l’objectif était de vider les campus pour ne plus avoir à gérer les contestations, c’est une réussite totale. Les cités universitaires ressemblent désormais à des zones de combat post-apocalyptiques où les seuls diplômes distribués sont des certificats d’aptitude à l’esquive de projectiles. On se demande sincèrement : si c’est cela l’impossible réforme, ne serait-il pas temps de réformer d’abord les réformateurs ?
On ne peut accepter que le savoir et la quête de savoirs soient ainsi piétinés. On ne construit pas une nation souveraine en gazant sa jeunesse estudiantine, fusse -t-elle soupçonnée de ne pas être très studieuse. La rupture systémique ne doit pas être celle des crânes, mais celle des mauvaises habitudes. Or, sur ce coup-ci, on a l’impression qu’on a nous a reconduit un ancien logiciel inchangé d’un iota : la jeunesse a réclamé des bourses, on lui a répondu par la poudre, les gaz et les matraques. C’est une méthode d’un autre âge, une « très mauvaise droite » qui frappe sans réfléchir.
Le silence assourdissant du « Projet »
Le « PROJET », ce mot mystique, semble avoir oublié cette fois-ci un chapitre essentiel : celui de la dignité humaine au sein de l’école. Comment peut-on parler de souveraineté numérique ou industrielle quand les futurs ingénieurs et médecins doivent jouer à cache-cache avec les forces de l’ordre pour ne pas finir à la morgue ?
Le contraste est saisissant : d’un côté, les ors de la diplomatie internationale à Addis-Abeba, et de l’autre, l’odeur de brûlé et le sang sur les pavés de Dakar. N’uu aurait-il pas la une schizophrénie gouvernementale qu’il devient urgent de traiter ? On attend toujours que les théoriciens du pouvoir nous expliquent mathématiquement comment on peut mémoriser l’anatomie humaine avec pour seul éclairage les gyrophares des blindés. Abdoulaye Ba est mort pour avoir voulu apprendre. Aussi, n’oublions pas que derrière chaque statistique de « réforme réussie », il y a parfois un cercueil qu’on ne devrait pas avoir à porter. Nous encaissons la douleur, mais laissez nous pointe du doigt les responsables avec une précision chirurgicale.
Dibor Faye, journaliste, Tract Hebdowww.tract.snHabib Bèye : éviction sportive fair-play ou cabale à la française ?
Tract Hebdo – Le « Ken » (de toutes les Barbies), celui du banc de touche victime d’un hors-jeu diplomatique : Habib Bèye, l’éviction bretonne ou le syndrome du « trop brillant ».Il était trop beau pour être vrai. Trop éloquent pour ne pas agacer. Trop « canal » pour la Bretagne profonde ? Ce lundi 16 février 2026, le Roazhon Park s’est réveillé avec une gueule de bois que même le meilleur cidre artisanal ne saurait dissiper. Habib Bèye, l’homme qui avait réussi l’exploit de faire rimer « tactique » avec « charisme » sur les plateaux TV avant de le prouver sur le terrain, a été mis sur la touche.
Un crime de lèse-majesté vestimentaire ?
Officiellement, la direction du Stade Rennais invoque une « série de contre-performances » et une « énergie qui ne circulait plus ». Traduction pour ceux qui ne parlent pas le langage feutré des loges VIP : Habib commençait à prendre trop de place. Dans un football français où l’on préfère souvent les entraîneurs dociles et un peu grisâtres, Bèye détonnait. Son tort ? Avoir eu le courage de recadrer des cadres intouchables comme Brice Samba.
À Rennes, on ne touche pas aux institutions, même si elles s’endorment sur leurs gants. En écartant Samba lors du match contre Lens, Habib a signé son propre arrêt de mort médiatique. Immédiatement, la machine à rumeurs s’est emballée : « problème d’ego », « rupture avec le vestiaire ». Comme par hasard, les fuites dans la presse spécialisée se sont multipliées dès que le coach sénégalais a voulu imposer une discipline de fer.
La méritocratie au plafond de verre
Notre analyse est simple : on lui a fait un procès en sorcellerie. On accepte les techniciens étrangers quand ils sont discrets, mais quand un fils du Sénégal arrive avec des idées claires, un costume cintré et une ambition qui dépasse les frontières de l’Ille-et-Vilaine, le système se cabre. C’est le fameux plafond de verre qui, dès qu’on essaie de le briser, vous retombe dessus en éclats tranchants.
Le départ d’Habib n’est pas qu’un choix sportif — le club est tout de même 6ème de Ligue 1 ! — c’est un choix politique. On préfère revenir à la « norme » avec un Franck Haise, figure connue et rassurante du sérail.
Notre petite pique ? On murmure que le prochain entraîneur de Rennes devra obligatoirement porter un k-way et parler de « bloc bas » pour ne pas effrayer les actionnaires. Habib, ton erreur a été de vouloir faire du football une science élégante là où certains ne voient qu’une bataille de tranchées.
Quel avenir pour le Lion de la Teranga Habib Beye ?
Habib Bèye repart avec son élégance sous le bras et un chèque de licenciement que l’on espère « XXL », à la hauteur de l’affront. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas la fin. C’est juste un échauffement. Pendant que Rennes cherche son identité entre deux galettes-saucisses, Bèye, lui, a déjà prouvé qu’il avait l’envergure des plus grands.
Nous, on salue l’homme de principes. On admire l’uppercut qu’il a tenté de mettre au conservatisme ambiant. Habib, le Sénégal t’attend, ou peut-être un banc encore plus prestigieux où le talent n’est pas une menace.
Damel Gueye, journaliste, Tract Hebdo
www.tract.sn
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Tract Hebdo –Le rideau est tombé. Et cette fois, ce n’est pas pour lancer une page de publicité ou pour annoncer le prochain invité d’un plateau en direct. Le séisme qui a secoué le landerneau médiatique sénégalais jusqu’à ce lundi 9 février, avec les arrestations de Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé, dépasse largement le cadre du simple fait divers. C’est le procès d’une époque : celle de l’image reine, de l’influence à tout prix et de l’hypocrisie érigée en système de survie

Pendant des années, nous avons laissé des écrans de télévision et des fils d’actualité Instagram dicter nos standards de réussite. On admirait les costumes sur mesure, les sourires impeccables et les prêches de moralité distillés entre deux clips de musique mandingue. Mais aujourd’hui, le miroir est brisé. Sous le vernis craquelé des « stars », la justice nous donne à voir une réalité crue, presque insoutenable pour une société qui se targue de ses valeurs de kersa et de téguine.
La responsabilité des influenceurs et des figures de proue de notre paysage audiovisuel est immense. On ne peut pas, d’un côté, capter l’attention de millions de foyers, influencer les modes de vie de notre jeunesse, et de l’autre, s’affranchir des règles les plus élémentaires de la morale publique, de la soutoura, du téguine, du mannddou et de la kersa. En deux mots : de respect de l’intégrité humaine. Être une ‘vedette’ au Sénégal n’est pas qu’un privilège de VIP, c’est un contrat tacite de confiance avec le peuple. Un contrat qui, semble-t-il, a été piétiné dans l’ombre des villas de luxe.
Au-delà des orientations sexuelles qui déchaînent les passions, ce qui choque profondément, c’est l’accusation de transmission volontaire du VIH. Si les faits sont confirmés, nous ne sommes plus dans le domaine de la vie privée, mais dans celui de la cruauté et du mépris total pour la vie d’autrui. C’est l’ultime trahison : utiliser son aura pour détruire, plutôt que pour construire.
Que ce dossier serve d’électrochoc. Le Sénégal ne peut plus se contenter de paillettes qui masquent la misère morale. Il est temps que nos icônes comprennent que la célébrité ne confère pas l’immunité, et que le tribunal de la conscience populaire est souvent bien plus sévère que celui des flagrants délits.
Le petit écran s’est éteint. Il est temps de regarder la réalité en face. Mais disons nous la vérité aussi : avant les réseaux sociaux, il existait foultitude de scandales sexuels et d’affaires de mœurs, que l’on enfouissait sous le commode tapis de la soutoura. Ceci n’est plus possible, avec Instagram, TikTok, Snapchat, Facebook et autres…Et ceci, pour notre plus grand bien. Peut-être. Pour que cesse l’impunité. Pour que ce qui commence toujours en soutoura pleine de pudicité ne finisse pas si souvent en hypocrisie sociale pour des besoins bassement matérialistes.
La Rédaction de Tract Hebdo
[Sëmbëxloo bi] Courrier de nos lecteurs sur l’onde de choc ‘Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé kor Maman Chérie’
Tract Hebdo – Courrier de nos lecteurs, les Tractonautes, sur l’onde de choc ‘Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé kor Maman Chérie’ :
Le cri du cœur d’une maman déçue
Pseudo : @Mère_Bi_Dakar
‘Je n’ai plus les mots. Chaque matin, Pape Cheikh entrait dans mon salon via la TFM, il était comme un fils, celui qui nous faisait oublier la cherté de denrées au marché et dans certains supermarchés que je ne citerais pas. Et Djiby Dramé, l’homme qui chantait les valeurs mandingues… Apprendre ces horreurs, ce mélange de trahison familiale et de mœurs légères, c’est un coup de poignard. On nous vend du rêve et de la piété à l’écran, mais les coulisses sont un film d’horreur. Que la justice fasse son travail, car nos enfants regardent ces gens comme des modèles. ‘
L’ironie cinglante de la Génération Z
Pseudo : @Boy_Xelcom
‘Sama Xarit yi fi ci Instagram, vous avez vu ? On passe des Sargal aux mandats de dépôt en un clic. Ce qui me choque le plus, ce n’est même pas l’homosexualité — chacun gère sa vie — mais l’hypocrisie galopante. On joue les grands dévots le vendredi sur les plateaux et les nuits de Ramadan, et le samedi, on se retrouve dans des dossiers de ‘transmission volontaire’. C’est donc ça, la vraie vérité de la jet set dakaroise? Un lambi golo où le sacré et le profane font chambre commune. Le réveil est dur pour les fans !’
L‘analyse froide d’un internaute sceptique
Pseudo : @Lamine_Le_Juriste
‘Attention à l’emballement. La Brigade de Recherches de Keur Massar a frappé fort, mais restons prudents sur les chefs d’accusation. ‘Association de malfaiteurs’ et ‘transmission de virus’ c’est criminel. Si les faits sont avérés, c’est une tragédie sanitaire et sociale. Mais si c’est un règlement de comptes déguisé dans un milieu où les jalousies sont féroces, alors nous assistons à une exécution publique. Une chose est sûre : le mythe de la star intouchable au Sénégal vient de s’effondrer ce 9 février.’
Les rapports intimes et la morale sociale
Pseudo : @Ndeye_Tension
Recueillis par Dügu-Dügu Wagaan, pour la Rédaction de Tract Hebdowww.tract.sn‘C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Djiby Dramé qui partage la vie de sa « Maman Chérie » et qui se retrouve impliqué dans de telles pratiques avec celui qu’il appelait son ‘frère’ ou son ‘fils’ télévisuel… Le scénario dépasse la fiction. À force de vouloir vivre au-dessus de ses moyens et de singer l’Occident (bon, c’est vrai quand même que les goordjiguènes existaient avant l’arrivée des colons…) dans ce qu’il a de plus sombre, voilà où on finit : à Rebeuss. Dakar est un grand et gros village, mais un village tout de même, tout finit par se savoir. ‘


