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Le Sénégal mise sur le marché carbone : La verdure du futur, ou une arnaque occidentale pour plus polluer la planète ?

Tract Hebdo – Le Sénégal veut transformer la contrainte climatique en opportunité économique. Jeudi dernier, à Dakar, un atelier national a permis d’affiner le cadre réglementaire du futur marché carbone, présenté comme un levier pour faire reverdir nos comptes en banque. On espère juste que les crédits carbone ne s’évaporeront pas comme l’eau du Lac Rose !Notre pays, en tête du peloton africain, semble avoir mis le turbo sur la « green economy ». On nous assure que ce marché est une mine d’or verte, une sorte de puit de pétrole, mais avec des arbres et des zébus qui pètent moins de méthane. C’est audacieux, c’est moderne, c’est… très technique.Un instrument de souveraineté, nous dit-on. Parce que, c’est bien connu, rien ne dit « indépendance » comme le fait de vendre des droits à polluer que nous n’avons pas encore entièrement utilisés. C’est un peu comme vendre des places de parking dans un garage vide. Génial !Ousmane Fall Sarr, spécialiste des questions climatiques, nous explique doctement que ce mécanisme est une « opportunité réelle de financement ». On le croit sur parole. Après tout, les experts sont là pour ça, pour nous rassurer que derrière les mots compliqués se cachent de vrais billets.Entre encadrement juridique et gouvernance nationale, on sent que l’État veut garder la maîtrise de ce nouveau joujou financier. Pas question que les cowboys du carbone viennent faire la loi dans nos savanes. Le marché carbone, c’est comme le couscous thièrè baassi, c’est meilleur quand c’est fait maison.Mais soyons honnêtes, quand on parle de marché carbone, on imagine déjà les spéculateurs en costume-cravate qui vendent des « droits à respirer » à des industries lointaines. Un monde où l’air pur devient une marchandise, et la pollution, un produit de luxe. C’est ça le futur ?Pendant ce temps, le citoyen lambda se demande si son vieux car rapide sexagénaire polluant va lui rapporter des crédits carbone, ou s’il devra acheter des « crédits de respiration » pour pouvoir prendre une grande bouffée d’air frais.Au fond, le Sénégal est en train de se positionner sur un échiquier mondial complexe. On espère juste que la partie sera jouée en notre faveur, et que la verdure ne sera pas seulement dans les comptes bancaires de quelques-uns. Parce que, nous, on aime le vert, mais surtout quand il est synonyme de prospérité pour tous, pas seulement pour les traders du carbone.Damel Gueye, journalisteTract Hebdowww.tract.sn

Fort de ‘CAF..é’ : la CAN Maroc 2025 des hors-jeux judiciaires

Tract hebdo – Fort de CAF..é, comme si judicieusement écrit par notre confrère El Hadj Ibrahima Thiam du quotidien public Le Soleil. Ainsi donc, la CAN marocaine a tiré sa révérence… au tribunal. Sifflet final devant le juge. Cette édition, si prometteuse sur le papier, aura surtout brillé par ses bugs : arbitrage douteux, ballons qui disparaissent mystérieusement, et même un entraîneur qui, paraît-il, aurait confondu le vestiaire avec un bureau de change. On a connu des scénarios de matchs plus classiques.On nous avait promis la fête du football africain, on a eu le festival des requêtes judiciaires. Chaque match, chaque décision arbitrale controversée, semblait être une invitation directe à consulter son avocat plutôt que son score. Les commentateurs sportifs se sont transformés en experts juridiques, décortiquant les articles du règlement autant que les actions de jeu.Les joueurs, d’habitude concentrés sur leurs passes et leurs tirs, devaient désormais se préparer aux auditions et aux contre-interrogatoires. Le terrain vert a laissé place à la barre des tribunaux, et les crampons ont été remplacés par des chaussures cirées pour l’occasion. On imagine déjà les affiches promotionnelles : « CAN 2026 : Le match se joue aussi au tribunal ! »Cette CAN restera dans les annales, non pas pour la beauté du jeu, mais pour l’originalité de son après-match. D’habitude, on parle de buts, de passes décisives, de parades spectaculaires. Cette fois, on parle de plaintes, de recours, et de condamnations.Le trophée, habituellement soulevé avec fierté, risque d’être exposé dans la salle des scellés du palais de justice. Et les médailles distribuées aux vainqueurs pourraient bien être assorties de convocations à comparaître.On espère juste que les prochains organisateurs de la CAN prévoiront un budget conséquent pour les honoraires d’avocats et une salle d’audience à côté du stade. Au moins, cela donnerait un nouveau souffle à la profession juridique.Mais, malgré tout, on se dit que cette CAN a eu un mérite : elle a prouvé que le football, même quand il déraille, reste un sport qui passionne. Et quand la passion déraille, elle finit souvent devant la justice. C’est la vie, c’est le football, c’est l’Afrique. Et même les hors-jeu judiciaires.Damel Gueye, journalisteTract Hebdowww.tract.sn

Justice médiatique : affaire Pape Birame Bigué Ndiaye, chronique d’une interpellation 2.0

Tract Hebdo – Quelques minutes seulement après l’interpellation de Pape Birame Bigué Ndiaye, la photo du journaliste faisait déjà la « Une » de la quasi-totalité des sites d’information au Sénégal. On se demande parfois si la justice a le temps de boucler son dossier avant que la sentence populaire ne soit déjà prononcée sur Facebook et X ex-Twitter. Le principe de présomption d’innocence ? Une vieille notion désuète à l’ère de la 54G et de la quête insensée du buzz immédiat.Le pauvre Bigué Ndiaye, sans même avoir eu le temps de demander son avocat, était déjà devenu un mème, une icône malgré lui du « fait divers » et fait d’hivernage à la sénégalaise. Son visage, figé dans un instant peu flatteur, a fait le tour des rédactions virtuelles avant même d’avoir atteint le bureau du procureur.On en vient à se demander si les juges ne devraient pas, à l’avenir, consulter les réseaux sociaux avant de rendre leur verdict. Après tout, c’est là que le « peuple » parle, et en démocratie, la voix du peuple, c’est sacré, n’est-ce pas ? Ou du moins, c’est ce que nous répètent les algorithmes.Cette affaire soulève une question fondamentale : la justice médiatique, rapide et expéditive, est-elle une alliée ou une ennemie de la justice tout court ? Les commentateurs du web, armés de leurs claviers, se transforment en procureurs, juges et bourreaux, parfois avec une efficacité redoutable.Mais à quel prix ? Celui de la réputation bafouée, des carrières brisées, avant même qu’une seule preuve tangible n’ait été présentée devant une cour. C’est le Far West et Phare Ouest  numérique, où la gâchette est plus rapide que la réflexion.Peut-être devrions-nous instaurer un « délai de décence médiatique » avant de jeter en pâture l’image d’une personne interpellée. Un temps pour que la justice fasse son travail, loin des clics et des partages compulsifs.Mais qui sommes-nous pour suggérer une telle hérésie ? La liberté d’informer, ou du moins de « liker » et de « retweeter », est à ce prix. Et si la vérité est la première victime de la guerre, la sérénité est sans doute la première victime du buzz.En attendant, Bigué Ndiaye aura au moins eu le mérite involontaire de nous rappeler que la vitesse de l’information n’est pas toujours synonyme de justesse. Et que le tribunal de l’opinion est souvent plus impitoyable que celui des hommes.Alors, justice médiatique ou justice tout court ? Pour l’instant, c’est une course contre la montre, et l’horloge médiatique semble avoir une sérieuse avance. Et nous, on ne peut que commenter… en espérant ne jamais être la « une » malgré nous.La Rédaction de Tract Hebdowww.tract.sn

Le marathonien Ousmane Sonko au Sommet de l’UA : un Premier Ministre, dix audiences et un café éthiopien bien serré

Tract Hebdo – Pendant que Dakar transpire sous les tensions sociales et les restes des senteurs des s gaz lacrymogènes, notre Premier ministre, Ousmane Sonko, a troqué son costume de tribun des masses pour celui, plus soyeux, de VRP de luxe de la diplomatie sénégalaise et de la Présidence de la République. Envoyé à Addis-Abeba pour représenter le Chef de l’État à la 39e session ordinaire de l’Union Africaine, UA, le PM n’a pas chômé. On connaissait le Sonko marathonien des meetings, on découvre le Sonko marathonien des couloirs feutrés.

Un carnet de bal plus rempli qu’un concert de Youssou Ndour

À Addis, le siège de l’UA s’est transformé, l’espace d’un week-end, en annexe de la Primature. On se bousculait devant la porte du Boy Ziguinchor. Premier sur la liste : le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed. Entre deux échanges sur la souveraineté continentale, on imagine qu’ils ont discuté de la meilleure façon de gérer les transitions… musclées. Puis, surprise du chef, une rencontre avec l’Italienne Giorgia Meloni. Voir le chantre du patriotisme économique africain discuter avec la dame de fer de la droite italienne, c’est un peu comme voir un lion discuter gastronomie avec un chef de cuisine d’un campement de la réserve de Bandia : c’est fascinant, mais on se demande qui va finir par manger l’autre.Il a ensuite enchaîné avec le président angolais, la BAD, l’ONU, et probablement même le livreur de café local, tant son besoin de vendre le Projet semble insatiable. Sonko ne discute pas, il réinitialise les relations. Il explique à ses interlocuteurs ébahis que le Sénégal nouveau est arrivé, qu’il est souverain, qu’il est beau, et qu’il a surtout besoin de partenariats qui ne ressemblent pas à des contrats de tutorat colonial.

La gauche à l’international, la droite à la Primature

Nous observons ce manège avec un mélange d’admiration et d’ironie. D’un côté, on adore voir notre Premier ministre tenir la dragée haute aux puissances mondiales : la fierté de voir un leader africain ne pas raser les murs. Mais nous devons quand même poser et nous poser la question qui fâche: cette hyperactivité diplomatique n’est-elle pas une superbe diversion ?Pendant que Sonko brille sous les lustres d’Addis-Abeba, le pays réel, lui, attend des réponses après  les matraquages à l’université avec mort d’homme. On ne peut pas être le chouchou de l’Union Africaine le samedi et laisser le dialogue social en friche à Dakar le lundi. La diplomatie, c’est bien ; la paix intérieure, c’est mieux. On espère qu’entre deux petits fours éthiopiens, il a pris le temps d’envoyer un SMS groupé à son gouvernement pour leur rappeler que la rupture systémique, ce n’est pas seulement changer de partenaire commercial, c’est aussi changer de méthode de gouvernance (ou bien en sont-ils encore en train de chercher à en trouver une, de méthode de gouvernance ? Just saying…).

Le PROJET version Export

Ousmane Sonko semble vouloir prouver au monde qu’il n’est plus l’épouvantail que la presse internationale décrivait il y a deux ans. Il est devenu « fréquentable », voire désirable. Il manie la langue de bois diplomatique avec une aisance déconcertante, tout en glissant quelques piques sur la souveraineté monétaire obligatoire de nos pays fran-CFA-isés . C’est brillant, certes. Mais attention à ne pas se brûler les ailes au soleil de la reconnaissance internationale. Le peuple sénégalais l’a élu pour régler les problèmes de la Médina, de Pikine, de Matam et de Bakel ; pas pour devenir le meilleur ami de la bureaucratie d’Addis-Abeba.On dit qu’il est rentré avec une valise pleine de promesses d’investissements. On espère juste qu’il n’a pas oublié d’y glisser un peu de cette sagesse diplomatique pour l’appliquer à nos propres crises internes. Parce que si on peut s’entendre avec la très à droite gouvernante de l’Iytalie qu’est Giorgia Meloni, on devrait pouvoir s’entendre avec les syndicats d’étudiants, non ?Dibor Faye, journaliste, Tract Hebdowww.tract.sn 

UCAD : quand le savoir est passé de la tête… aux pieds (des forces de l’ordre)

Tract  Hebdo – L’université sénégalaise est en deuil. Encore une fois. Une fois de trop. Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, ne posera jamais de diagnostic, ne prescrira jamais de remède et ne sauvera aucune vie. Sa propre trajectoire s’est arrêtée net, fauchée par une « consultation » d’un genre nouveau, administrée à domicile par des praticiens en uniforme et rangers. Le 10 février dernier, la chambre d’étudiant, ce sanctuaire censé abriter les rêves de la future élite, s’est transformée en souricière. Ce jour-la, apparemment, pour le gouvernement Sonko 2 de la Rupture, la réforme universitaire ne passait plus par les amphithéâtres, mais par une gestion très « physique » des arriérés de bourses.

La pédagogie du coup de pression

On nous avait promis, la main sur le cœur et le « Projet » sous le bras, un campus apaisé, une académie d’excellence où le débat d’idées remplacerait le fracas des boucliers. Résultat des courses en ce mois de février 2026 : les restaurants universitaires sont clos et les chambres du campus social sont fermées, transformant l’UCAD en un immense centre de retraite spirituelle désertique avec aucun pénitent dedans C’est bien connu, la fumée blanche des lacrymos aide à la concentration ? 

Une réforme qui marche à l’envers

Si l’objectif était de vider les campus pour ne plus avoir à gérer les contestations, c’est une réussite totale. Les cités universitaires ressemblent désormais à des zones de combat post-apocalyptiques où les seuls diplômes distribués sont des certificats d’aptitude à l’esquive de projectiles. On se demande sincèrement : si c’est cela l’impossible réforme, ne serait-il pas temps de réformer d’abord les réformateurs ?

On ne peut accepter que le savoir et la quête de savoirs soient ainsi piétinés. On ne construit pas une nation souveraine en gazant sa jeunesse estudiantine, fusse -t-elle soupçonnée de ne pas être très studieuse. La rupture systémique ne doit pas être celle des crânes, mais celle des mauvaises habitudes. Or, sur ce coup-ci,  on a l’impression qu’on a nous a reconduit un ancien logiciel inchangé d’un iota : la jeunesse a réclamé des bourses, on lui a répondu par la poudre, les gaz et les matraques. C’est une méthode d’un autre âge, une « très mauvaise droite » qui frappe sans réfléchir.

Le silence assourdissant du « Projet »

Le « PROJET », ce mot mystique, semble avoir oublié cette fois-ci un chapitre essentiel : celui de la dignité humaine au sein de l’école. Comment peut-on parler de souveraineté numérique ou industrielle quand les futurs ingénieurs et médecins doivent jouer à cache-cache avec les forces de l’ordre pour ne pas finir à la morgue ?

Le contraste est saisissant : d’un côté, les ors de la diplomatie internationale à Addis-Abeba, et de l’autre, l’odeur de brûlé et le sang sur les pavés de Dakar. N’uu aurait-il pas la une schizophrénie gouvernementale qu’il devient urgent de traiter ? On attend toujours que les théoriciens du pouvoir nous expliquent mathématiquement comment on peut mémoriser l’anatomie humaine avec pour seul éclairage les gyrophares des blindés. Abdoulaye Ba est mort pour avoir voulu apprendre. Aussi, n’oublions pas que derrière chaque statistique de « réforme réussie », il y a parfois un cercueil qu’on ne devrait pas avoir à porter. Nous encaissons la douleur, mais laissez nous pointe du doigt les responsables avec une précision chirurgicale.

Dibor Faye, journaliste, Tract Hebdowww.tract.sn

Habib Bèye : éviction sportive fair-play ou cabale à la française ?

 Tract Hebdo – Le « Ken » (de toutes les Barbies), celui du banc de touche victime d’un hors-jeu diplomatique : Habib Bèye, l’éviction bretonne ou le syndrome du « trop brillant ».Il était trop beau pour être vrai. Trop éloquent pour ne pas agacer. Trop « canal » pour la Bretagne profonde ? Ce lundi 16 février 2026, le Roazhon Park s’est réveillé avec une gueule de bois que même le meilleur cidre artisanal ne saurait dissiper. Habib Bèye, l’homme qui avait réussi l’exploit de faire rimer « tactique » avec « charisme » sur les plateaux TV avant de le prouver sur le terrain, a été mis sur la touche.

Un crime de lèse-majesté vestimentaire ?

Officiellement, la direction du Stade Rennais invoque une « série de contre-performances » et une « énergie qui ne circulait plus ». Traduction pour ceux qui ne parlent pas le langage feutré des loges VIP : Habib commençait à prendre trop de place. Dans un football français où l’on préfère souvent les entraîneurs dociles et un peu grisâtres, Bèye détonnait. Son tort ? Avoir eu le courage de recadrer des cadres intouchables comme Brice Samba.

À Rennes, on ne touche pas aux institutions, même si elles s’endorment sur leurs gants. En écartant Samba lors du match contre Lens, Habib a signé son propre arrêt de mort médiatique. Immédiatement, la machine à rumeurs s’est emballée : « problème d’ego », « rupture avec le vestiaire ». Comme par hasard, les fuites dans la presse spécialisée se sont multipliées dès que le coach sénégalais a voulu imposer une discipline de fer.

La méritocratie au plafond de verre

Notre analyse est simple : on lui a fait un procès en sorcellerie. On accepte les techniciens étrangers quand ils sont discrets, mais quand un fils du Sénégal arrive avec des idées claires, un costume cintré et une ambition qui dépasse les frontières de l’Ille-et-Vilaine, le système se cabre. C’est le fameux plafond de verre qui, dès qu’on essaie de le briser, vous retombe dessus en éclats tranchants.

Le départ d’Habib n’est pas qu’un choix sportif — le club est tout de même 6ème de Ligue 1 ! — c’est un choix politique. On préfère revenir à la « norme » avec un Franck Haise, figure connue et rassurante du sérail.

Notre petite pique ? On murmure que le prochain entraîneur de Rennes devra obligatoirement porter un k-way et parler de « bloc bas » pour ne pas effrayer les actionnaires. Habib, ton erreur a été de vouloir faire du football une science élégante là où certains ne voient qu’une bataille de tranchées.

Quel avenir pour le Lion de la Teranga Habib Beye ?

Habib Bèye repart avec son élégance sous le bras et un chèque de licenciement que l’on espère « XXL », à la hauteur de l’affront. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas la fin. C’est juste un échauffement. Pendant que Rennes cherche son identité entre deux galettes-saucisses, Bèye, lui, a déjà prouvé qu’il avait l’envergure des plus grands.

Nous, on salue l’homme de principes. On admire l’uppercut qu’il a tenté de mettre au conservatisme ambiant. Habib, le Sénégal t’attend, ou peut-être un banc encore plus prestigieux où le talent n’est pas une menace.

Damel Gueye, journaliste, Tract Hebdo

www.tract.sn

[L’ET DIT TÔT HEBDO] Rupture(s)… de ligaments à l’UCAD et gifle magistrale pour coach Habib Bèye : une semaine d’uppercuts (Par Ousseynou Nar Gueye)

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Tract Hebdo – Mes chers lecteurs, chers Tractonautes, cette semaine du lundi 16 février 2026 s’ouvre sur un goût de cendre et de métal. Un goût de paradoxe amer qui nous reste en travers de la gorge, comme un thieb trop pimenté qu’on nous forcerait à avaler de travers, et qui nous laisse le cuir chevelu en sueur. On nous en rebat les oreilles : plateaux et dans tous les rapports de séminaires payés à prix d’or, de « souveraineté numérique », « rupture systémique » et « modernité endogène africaine ». Le dessin idéal d’un Sénégal qui plane au-dessus des nuages de la tech et de l’autosuffisance.Mais redescendons sur terre, ou plutôt, sur le bitume brûlant de l’Avenue Cheikh Anta Diop. À l’UCAD, la seule rupture que nous constatons, c’est celle, provisoirement définitive et définitivement sanglante, du dialogue social, avec ruptures de ligaments et autres traumatismes au corps étudiant, au propre comme au figuré. La seule « modernité » que les étudiants ont vu cette semaine, c’est celle de la précision balistique des grenades lacrymogènes jusque dans l’intimité de leurs chambres. Comment peut-on encore parler de « temple du savoir » quand les couloirs de la faculté de Médecine résonnent des bottes des forces de l’ordre ? Abdoulaye Ba ne sera jamais médecin. Il ne sauvera personne, car le système censé le porter vers l’excellence a préféré le briser en plein vol. C’est le paradoxe suprême : on veut soigner le pays, mais on tue les futurs soignants.Nous sommes pour des politiques publiques qui protège les enfants du pays, jeunes et moins jeunes, qui investit dans les cerveaux avant d’investir dans les matraques. On ne peut pas, décemment, jouer les ténors de la nouvelle diplomatie africaine à Addis-Abeba, y prôner l’indépendance du continent devant toutes les caméras, et laisser, au même moment, la police faire le ménage à Dakar jusqu’à ce que mort d’homme s’ensuive. La crédibilité internationale ne vaut rien si elle repose sur un tapis de douilles ramassées devant le Pavillon A.Puis, il y a la gifle reçue par notre Habib Bèye national. Évincé du Stade Rennais comme un vulgaire intérimaire. On nous vend la méritocratie à l’européenne, ce conte de fées où le travail et le talent effacent les origines. Quelle blague ! Dès qu’un fils du pays, brillant, éloquent et compétent, commence à faire de l’ombre aux structures poussiéreuses du vieux football français, le plafond de verre se transforme instantanément en dalle de béton armé. C’est le rappel brutal que, même avec le plus beau costume du monde, certains ne vous verront jamais que comme un invité temporaire à leur table.Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration ou pour brosser systématiquement le pouvoir Pastef, que nous soutenons pourtant, dans le sens du poil de sa superbe. Nous sommes aussi pour l’alerter et vitupérer quand des lignes rouges sont franchies. A Pastef, je félicite le Directeur Général du PAD,  Waly Diouf Bodiang, qui a dit publiquement que le régime Pastef au pouvoir et aux responsabilités suprêmes, se devait d’assumer la responsabilité du décès du jeune étudiant de l’UCAD. Notre ligne est claire : nous encaissons les chocs à gauche, par solidarité avec ceux qui souffrent, mais nous rendons les coups avec une très bonne droite. Celle de la vérité qui frappe là où ça fait mal, sans impertinence gratuite mais avec une précision chirurgicale. On ne gère pas un pays par des communiqués de presse laconiques pendant que les familles pleurent.La rupture systémique ne doit pas être un simple changement de casting au sommet de l’État, mais un changement de logiciel dans le respect de la vie humaine. Sinon, ce n’est pas une révolution, c’est juste une rotation de privilèges. Nous souhaitons rester cette vigie, ce grain de sable quand on nous ait entrer dans l’engrenage trop bien huilé d’un storytelling gouvernemental.Bonne lecture, gardez le sourire, notre arme ultime de résistance, et surtout… restez debout.Ousseynou Nar Gueye, Fondateur de Tract Hebdo

JACQUELINE FATIMA BOCOUM : belle figure de la médiasphère sénégalaise et mentor icônique du leadership (Par Ousseynou Nar Gueye)

Tract HebdoEloge de la…  »Jacadémitude ».Jacqueline Fatima Bocoum sort ce jeudi 12 février 2026, d’une trépidante session de formation de deux journées, fournie à 130 jeunes, femmes et hommes, âgés entre 18 ans et 30 ans, tenue dans les locaux de l’ENA, École Nationale d’Administration. Avec plusieurs masterclasses, dont celles notables auxquelles j’ai eu l’heur d’assister, d’un Inspecteur Général d’État, de l’actuel Gouverneur de Saint-Louis, du Grand Chancelier de l’Ordre National du Lion, ou encore du Directeur Général du Service Civique National, qui ont tous fourni des exposés captivants, suivis d’échanges chaleureux et interactifs avec l’assistance. Ceci, pour vous donner un exemple de la qualité des intervenants.Cette formation continue, portée par Jacadémie, organisation spécialisée en développement du leadership et prise de parole en public (fondée par Jacqueline Fatima), portait sur le respect des Institutions et des symboles de la République,. Comme souvent et à l’accoutumée, ces dernières années. Jacadémie porte ces formations continues gratuites, qui en sont à leur énième édition, avec sa détermination en bandoulière, son engagement republicain et de bonnes volontés citoyennes.En rendant ainsi à la Nation, Jacqueline ne fait que s’aligner sur les pas de son feu père, qui fut Préfet de la République, successivement en postes dans plusieurs localités du Sénégal, dont Bambey, Foundiougne, Rufisque, Tivaouane…Le devoir d’amitié : « aimons-nous vivants »L’hommage que je me fais un « devoir d’amitié’ de lui rendre ici, a maturé en moi depuis un long temps. Puis, a fini d’éclore d’un point de vue de décision de le faire, il y a quelques semaines, comme une évidence urgente que je me devais d’accomplir, sans fausse pudeur. Cela, quand elle même, Jacqueline Fatima, a rendu un vibrant et émouvant hommage à son ami, un ami du Sénégal aussi où il réside depuis plus d’un quart de siècle; pays de la Téranga où il a « fondé famille » et dans lequel il souhaite être inhumé (un jour lointain, inchallah), l’ancien officier Jean Martin Jampy, fondateur et actuel Directeur général de Teranga Securities Operations (TSO)) et de Teranga Sûreté Aéroportuaire (TSA), ici à Dakar. ‘‘L’amitié, comme l’amour, sont les deux seules choses qui augmentent quand on les partage’’. ‘‘Learn, Earn, and then return’’. Aimons-nous vivants.Aux côtés de son engagement civique et citoyen au bénéfice de la jeunesse sénégalaise et des organisations féminines qu’elle capacite également (elle est ainsi marraine de l’association de jeunes en quête de leadership et d’excellence, le « CADET ». Tout comme elle aide des femmes impactantes dans certains quartiers dakarois à se battre pour un mieux-être de leurs communautés). Jacqueline a accompagné depuis 17 ans plusieurs Directeurs généraux de l’APIX, dont l’actuel et dynamique Bakary Sega Bathily, auprès duquel elle exerce la fonction de Conseiller Spécial, aux côtés de son confrère J.Mb. Elle le fait avec professionnalisme, naturel, tact et efficacité. A ce poste de notre Agence publique en charge des Grands travaux et de la Promotion des Investissements, elle a eu à accompagner avec bonheur, sous son aile, nombre d’expert(e)s en communication, dont plusieurs sont depuis lors devenus Directeurs ou Directrices de la Communication, au sein d’agences et d’entreprises publiques ou privées, en y excellant à l’image de leur mentor. Une d’entre elles témoigne chaleureusement : “Jacqueline m’a appris les armes de la communication institutionnelle et surtout, le sens du management participatif’’. Osons le dire : Jacqueline est généreuse dans le partage de savoir-faire, l’enseignement de savoir-être par capillarité, par sa propre exemplarité et par son intelligence émotionnelle unique, machallah. Elle coache à la prise de parole en public et à l’art oratoire des personnalités qu’il serait difficile d’imaginer, et pour lesquelles l’obligation de confidentialité impose de ne pas révéler les noms.Une oratrice hors pair et une grande plume digitaleDans son expression verbale, elle est d’une maîtrise oratoire indépassable. Celle qui fut la voix emblématique de Sud FM et aussi la Directrice générale de “Radio Nostalgie”, avant d’être la toute première patronne de presse du Sénégal avec le Groupe Com7, sait captiver ses différents auditoires sans effort, avec un langage non-verbal tout aussi apte à déclencher l’engagement et la connexion avec ses interlocuteurs. Force de conviction à la force du poignet : c’est cela JFB.Naturellement capable de produire des aphorismes et des citations de son cru sur différents thèmes sociétaux, mots aussitôt érigés en adages par ses lecteurs, elle a séduit une communauté de twittos enthousiastes, sur la plateforme qui s’appelle désormais X : JFB, trois lettres qui sont devenues un hashtag reconnu, et célébré lorsqu’elle a été nommée comme l’une des 100 influenceuses africaines sur le leadership feminin et intergénérationnel, en 2023. Avant, aujourd’hui et depuis un long moment déjà, de s’astreindre, avec ce qui apparaît comme un réel plaisir d’écriture, dans la mission de promouvoir sur son réseau Linkedin des figures féminines sénégalaises, à un rythme quasi quotidien. Des portraits 360°, qui surprennent celles qui en sont le sujet du jour, et qui déclenchent moultes réactions positives de son réseau et plusieurs partages de la publication. De belles esquisses de femmes qui font notre fierté à tous, car ce sont toutes des « Géantes Invisibles », comme les appelle la Changemaker Coumba Touré, écrivaine, conteuse et leader féminin.La fontaine de jouvence« La femme est l’avenir de l’homme » a dit le poète René Char. Laissez-moi le paraphraser pour dire que « Jacqueline Fatima Bocoum projette l’avenir des femmes sénégalaises de la jeune génération actuelle, âgée entre 20 ans et 35 ans ». A quelle fontaine de jouvence s’abreuve t-elle ? Mystère et boule de gomme. Ou plutôt, »Motus et bouche décousue », pour citer le titre du premier de ses deux livres, celui paru au Editions Xamal de Saint-Louis, et au lancement officiel duquel j’ai eu l’heur et le privilège d’assister, en présence de son premier mentor, feu Babacar Touré du Groupe Sud Communication, suivi affectueusement de son petit papa, Souleymane Nasser Niane, un certain vendredi d’il y a quelques lustres déjà.Jacqueline fut ma Directrice générale alors que je dirigeais la publication Tract , un quotidien tabloïd du Groupe de presse COM7, durant deux ans, au début de ce millénaire. A chaque fois que l’occasion m’en est donnée, j’ai toujours autant de délectation intellectuelle à plancher sur une question avec elle, quand elle me fait la confiance et l’amitié de m’y associer. Car, elle croit fermement aux valeurs familiales et également à l’amitié: « les amis, cette famille dont les membres se choisissent réciproquement ».Une année 2026 sous le signe de la consécrationChevalier de l’Ordre national du Lion, épouse H. à la ville, elle est la mère de jumeaux, une fille et un garçon, tout juste entrés dans leurs études universitaires. Elle reste jeune dans l’esprit tout en étant un puits de sagesse dans les paroles et les actes. La sortie de son prochain livre devrait avoir lieu cette année, sous le titre « Souadou ou le prix à payer », sur le thème des enjeux sociaux des femmes à notre époque. Une année qui s’annonce pleine, avec un prix de leadership stratégique et d’impact communautaire qui lui sera décerné en septembre au prestigieux Africa Stars Gala 2025-2026 au Congo. Prix précédé en juin prochain, par son accueil comme marraine d’honneur de la Foire des Entrepreneurs Senégalias de Bruxelles. Puis sa sélection aux Japan-Africa Women In Business & Investment Forum 2026, du 23 au 25 octobre 2026. Panier plein, n’en disons pas plus ? Kaar, Kaar, Machallah … Aucun de ces hommages n’est de trop pour Jacqueline Fatima, marraine d’écoles-franco arabes dans la banlieue, membre d’une ONG panafricaine (Agro Bio Vision) et qui organisera dans quelques semaines des formations dans les régions.Un rire qui défie le tempsLe moment le plus cher que je garde d’elle : son rendez-vous de travail dans le bureau de Youssou Ndour aux Almadies en l’an 2000, lui actionnaire de Com 7 qui la nomme quelques jours plus tard à la tête de ce groupe de presse alors le plus puissant du Sénégal (350 employés, sept organes). Et moi, faisant irruption dans ce bureau, en ce jour de repos dominical. Et nos éclats de rire et effusions de joie de constater tous les trois que nous nous connaissons si bien. Elle portait alors une très belle robe rouge. Elle a gardé la capacité à partir de ce rire éclatant et contagieux, qui lui plisse ses yeux brillants et découvre sa belle denture. Yeux qu’elle tient sans doute de sa mère. Parlant de la magnifique autrice de ses jours, Jacqueline Fatima tient ses prénoms de l’épouse d’un ministre de notre République à l’indépendance, qui était lui-même le plus grand ami du brillant père de JFB.Elle garde ce qui fait la jeunesse éternelle : l’incandescence de l’esprit. En revanche, pour ce fameux dimanche de travail aux Almadies, je ne me rappelle plus de ce que je portais. Ni de ce que l’unique Roi du mbalakh avait comme habits sur lui. Je me fais vieux sans doute. Mais la nostalgie est toujours ce qu’elle est. Comme disait justement dans son slogan Radio Nostalgie à l’époque, sous la houlette de mon cher Paul Saviote : « toujours copié, jamais égalé ».Qu’Allah nous prête longue vie, pour être là afin d’en convenir, de ce pari sur l’avenir et l’excellence. Amiin.Ousseynou Nar Gueye

[L’ET DIT TÔT ] Dérive présumée des mœurs : les ‘influenceurs’ et les vedettes des télés sont-ils responsables ?

Tract Hebdo –Le rideau est tombé. Et cette fois, ce n’est pas pour lancer une page de publicité ou pour annoncer le prochain invité d’un plateau en direct. Le séisme qui a secoué le landerneau médiatique sénégalais jusqu’à ce lundi 9 février, avec les arrestations de Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé, dépasse largement le cadre du simple fait divers. C’est le procès d’une époque : celle de l’image reine, de l’influence à tout prix et de l’hypocrisie érigée en système de survie

Pendant des années, nous avons laissé des écrans de télévision et des fils d’actualité Instagram dicter nos standards de réussite. On admirait les costumes sur mesure, les sourires impeccables et les prêches de moralité distillés entre deux clips de musique mandingue. Mais aujourd’hui, le miroir est brisé. Sous le vernis craquelé des « stars », la justice nous donne à voir une réalité crue, presque insoutenable pour une société qui se targue de ses valeurs de kersa et de téguine.

La responsabilité des influenceurs et des figures de proue de notre paysage audiovisuel est immense. On ne peut pas, d’un côté, capter l’attention de millions de foyers, influencer les modes de vie de notre jeunesse, et de l’autre, s’affranchir des règles les plus élémentaires de la morale publique, de la soutoura, du téguine, du mannddou et de la kersa. En deux mots : de respect de l’intégrité humaine. Être une ‘vedette’ au Sénégal n’est pas qu’un privilège de VIP, c’est un contrat tacite de confiance avec le peuple. Un contrat qui, semble-t-il, a été piétiné dans l’ombre des villas de luxe.

Au-delà des orientations sexuelles qui déchaînent les passions, ce qui choque profondément, c’est l’accusation de transmission volontaire du VIH. Si les faits sont confirmés, nous ne sommes plus dans le domaine de la vie privée, mais dans celui de la cruauté et du mépris total pour la vie d’autrui. C’est l’ultime trahison : utiliser son aura pour détruire, plutôt que pour construire.

Que ce dossier serve d’électrochoc. Le Sénégal ne peut plus se contenter de paillettes qui masquent la misère morale. Il est temps que nos icônes comprennent que la célébrité ne confère pas l’immunité, et que le tribunal de la conscience populaire est souvent bien plus sévère que celui des flagrants délits.

Le petit écran s’est éteint. Il est temps de regarder la réalité en face. Mais disons nous la vérité aussi : avant les réseaux sociaux, il existait foultitude de scandales sexuels et d’affaires de mœurs, que l’on enfouissait sous le commode tapis de la soutoura. Ceci n’est plus possible, avec Instagram, TikTok, Snapchat, Facebook et autres…Et ceci, pour notre plus grand bien. Peut-être. Pour que cesse l’impunité. Pour que ce qui commence toujours en soutoura pleine de pudicité ne finisse pas si souvent en hypocrisie sociale pour des besoins bassement matérialistes.

La Rédaction de Tract Hebdo

[Sëmbëxloo bi] Courrier de nos lecteurs sur l’onde de choc ‘Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé kor Maman Chérie’

Tract Hebdo – Courrier de nos lecteurs, les Tractonautes, sur l’onde de choc ‘Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé kor Maman Chérie’ :

Le cri du cœur d’une maman déçue

Pseudo : @Mère_Bi_Dakar

‘Je n’ai plus les mots. Chaque matin, Pape Cheikh entrait dans mon salon via la TFM, il était comme un fils, celui qui nous faisait oublier la cherté de denrées au marché et dans certains supermarchés que je ne citerais pas. Et Djiby Dramé, l’homme qui chantait les valeurs mandingues… Apprendre ces horreurs, ce mélange de trahison familiale et de mœurs légères, c’est un coup de poignard. On nous vend du rêve et de la piété à l’écran, mais les coulisses sont un film d’horreur. Que la justice fasse son travail, car nos enfants regardent ces gens comme des modèles. ‘

L’ironie cinglante de la Génération Z

Pseudo : @Boy_Xelcom

‘Sama Xarit yi  fi ci Instagram, vous avez vu ? On passe des Sargal aux  mandats de dépôt en un clic. Ce qui me choque le plus, ce n’est même pas l’homosexualité — chacun gère sa vie — mais l’hypocrisie galopante. On joue les grands dévots le vendredi sur les plateaux et les nuits de Ramadan, et le samedi, on se retrouve dans des dossiers de ‘transmission volontaire’. C’est donc ça, la vraie vérité de la jet set dakaroise? Un lambi golo où le sacré et le profane font chambre commune. Le réveil est dur pour les fans !’

L‘analyse froide d’un internaute sceptique

Pseudo : @Lamine_Le_Juriste

‘Attention à l’emballement. La Brigade de Recherches de Keur Massar a frappé fort, mais restons prudents sur les chefs d’accusation. ‘Association de malfaiteurs’ et ‘transmission de virus’ c’est criminel. Si les faits sont avérés, c’est une tragédie sanitaire et sociale. Mais si c’est un règlement de comptes déguisé dans un milieu où les jalousies sont féroces, alors nous assistons à une exécution publique. Une chose est sûre : le mythe de la star intouchable au Sénégal vient de s’effondrer ce 9 février.’

Les rapports intimes et la morale sociale

Pseudo : @Ndeye_Tension

‘C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Djiby Dramé qui partage la vie de sa « Maman Chérie » et qui se retrouve impliqué dans de telles pratiques avec celui qu’il appelait son ‘frère’ ou son ‘fils’ télévisuel… Le scénario dépasse la fiction. À force de vouloir vivre au-dessus de ses moyens et de singer l’Occident (bon, c’est vrai quand même que les goordjiguènes existaient avant l’arrivée des colons…) dans ce qu’il a de plus sombre, voilà où on finit : à Rebeuss. Dakar est un grand et gros village, mais un village tout de même, tout finit par se savoir. ‘
Recueillis par Dügu-Dügu Wagaan, pour la Rédaction de Tract Hebdowww.tract.sn