Où sont passés les pécheurs de Mbour ? La mer, la politique… même combat !

Nos mools veulent-ils des postes ministériels ?

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Tract Hebdo – Les côtes sénégalaises frémissent, non pas sous l’effet d’une nouvelle houle, mais d’une énigme digne des plus grands feuilletons de la RTS. Depuis l’aube du 24 janvier, une partie non négligeable de la flottille de pêche de Mbour semble avoir pris le large, et pas pour des raisons halieutiques. Les Mbourois, ces as de la pirogue, ont-ils décidé de troquer leurs filets contre des dossiers ministériels ? C’est la question qui agite les marchés aux poissons et les salons dorés de Dakar.

Selon nos sources (un peu ivres au moment de la confidence, mais on ne juge pas), certains pêcheurs auraient été aperçus, non loin du Palais, arborant des costumes neufs et des cravates étrangement serrées. « On leur a proposé des postes, c’est sûr ! », s’exclame une vendeuse de poisson, mi-amusée, mi-consternée. « Après tout, qui de mieux qu’un homme de la mer pour naviguer en eaux troubles… euh, je veux dire, dans les méandres de l’administration ? »

Le gouvernement, dans un communiqué dont la langue de bois rivaliserait avec la forêt de Casamance, a simplement évoqué « des mouvements de population saisonniers liés à la quête de nouvelles opportunités ». Comprendre : « On ne sait pas trop, mais ça sent le roussi pour les sardines. »

Les Mbourois, eux, restent silencieux. Sont-ils en train de préparer une nouvelle stratégie de pêche révolutionnaire ? Ou sont-ils en réunion secrète pour discuter de la prochaine réforme du code du travail maritime ? Une chose est sûre : le Sénégal, pays de la Téranga et des surprises, n’a pas fini d’étonner ses propres habitants. En attendant, les prix du poisson risquent de prendre l’ascenseur. À moins que nos chers pêcheurs ne reviennent avec des portefeuilles bien remplis, offrant des subventions inespérées aux consommateurs. On peut toujours rêver, n’est-ce pas ?

Néné Sow

Tract Hebdo

www.tract.sn

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