
Tract Hebdo – Sadio Mané , le plus célèbre des Lions de la Téranga dont il est le leader incontesté dans son calme charisme, rugit encore, avec son entrée dans le Panthéon footballistique du siècle. Alors que le climat social et politique sénégalais ressemble parfois à un match de milieu de tableau un chaud soir d’hivernage, une nouvelle vient mettre un peu de baume au cœur des supporters : Sadio Mané figure officiellement parmi les 100 meilleurs joueurs du 21ème siècle. Dans un classement où les légendes se bousculent, l’enfant de Bambali prouve que sa place n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une résilience à toute épreuve.
Un palmarès qui parle pour lui
On aurait pu croire que son exil doré en Arabie Saoudite l’éloignerait des radars de l’histoire, mais le talent n’a pas de fuseau horaire. Entre ses années de feu à Liverpool, son titre de champion d’Afrique 2025 et son Ballon d’Or d’argent (2022), Sadio reste une référence mondiale. Pendant que les politiciens s’écharpent sur les plateaux TV et se disputent le ballon dans l’arène électorale, Mané, lui, continue de marquer des points, et des buts, avec une régularité de métronome.
Médiateur en chef à l’UCAD ?
À voir les tensions actuelles, on se prend à rêver d’une solution alternative. Et si c’était lui, le véritable « Unificateur » ? On devrait peut-être sérieusement envisager de nommer Nianthio médiateur officiel à l’UCAD. Imaginez la scène : plutôt que des gaz lacrymogènes et des jets de pierres, on installe un point de penalty au milieu du campus.
« Un bon contre-pied bien placé, un ‘Siiuuu’ collectif (ou un simple sourire modeste dont il a le secret), et tout le monde rentre dans les rangs pour réviser. »
Plus qu’un joueur, un symbole
Au-delà de la galéjade, cette présence dans le TOP 100 rappelle que le Sénégal brille davantage par ses talents individuels et sa culture que par ses joutes politiciennes. Sadio Mané n’est pas seulement un attaquant ; c’est un rappel constant qu’on peut partir d’un petit village de Casamance pour s’asseoir à la table de Messi et de Ronaldo.
En attendant que le pays retrouve son calme, on peut au moins se consoler avec cette certitude : sur le terrain vert de l’histoire, le Lion ne dort jamais vraiment.
la Rédaction de Tract Hebdo

