Tract Hebdo – Le réveil a été brutal ce mercredi dernier 11 mars pour les amateurs de la balle orange. À Porto Rico, sous les projecteurs d’un tournoi qui ne fait pas de cadeaux, nos Lionnes ont croisé la route du rouleau compresseur des États-Unis. Score final : 46-110. On pourrait appeler ça une défaite, mais à ce niveau de disparité, le terme « apprentissage accéléré » ressemble plutôt à une séance de torture pédagogique. Disons-le sans détour : ce n’était plus un match de basket, c’était une démonstration de géopolitique appliquée où l’Oncle Sam a décidé de rappeler à tout le monde qui imprime le dollar et qui domine la raquette.
Sur le terrain, nos joueuses ont montré du cœur, mais le cœur suffit rarement face à des cyborgs de deux mètres nourris aux statistiques de la WNBA. Chaque panier marqué par le Sénégal ressemblait à un acte de résistance anticoloniale, tandis que chaque dunk américain tombait comme une sanction du FMI. Nous sommes partisans de l’équilibre des forces et de la redistribution des points, mais il faut admettre que face à l’hégémonie yankee, on a eu le tournis. On a beau vouloir renverser les tables, il est difficile de le faire quand l’adversaire saute si haut qu’il ne touche plus le sol.
Cette défaite est un rappel cinglant des réalités du sport mondialisé. Pendant que nos Lionnes se battent avec les moyens du bord et une rage de vaincre typiquement sénégalaise, elles font face à une machine de guerre financière et technologique. C’est le combat de David contre Goliath, sauf que Goliath a ici troqué sa fronde contre un contrat de sponsoring à neuf chiffres et des préparateurs physiques qui ressemblent à des ingénieurs de la NASA. On ne peut pas demander à nos filles de faire des miracles quand l’écart de ressources est aussi abyssal que la fosse des Mariannes.

Mais séchons nos larmes et rangeons les mouchoirs. Si la chute est rude, elle n’est pas fatale. Comme on dit chez nous, « daanou dou la rèye » (tomber n’est pas mourir). Les Lionnes ont pris des coups, elles ont vu ce qu’était le très haut niveau, et elles reviendront avec les crocs plus acérés. On attend maintenant une réaction d’orgueil pour le prochain match. Car si l’on accepte de perdre contre les maîtres du monde, on n’acceptera pas de baisser les yeux face au reste de la planète. Allez les filles, le prochain sera le bon ! On garde la gauche pour le collectif, et on prépare la droite pour le prochain rebond.
Néné Sow, journaliste, Tract Hebdo
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