MAGAL TOUBA : Inédit, un thème choisi pour cette édition de 2024
Tract-Comme le dit l’adage, toute chose à un début. C’est le cas pour la 130 ème édition du grand Magal de Touba, qui se tiendra le 23 de ce mois.Pour une 1ère le Magal de Touba sera célébré sous un thème spécifique notamment l’Éducation. « Les conférences et plateaux inscrits au menu de la 130 ème édition du grand Magal de Touba prévue le 23 août vont porter sur le thème général « L’éducation à l’ère de la mondialisation ».Cheikh Abdou Lahat qui s’exprimait lors d’un entretien accordé à l’APS, a expliqué que « Le Magal n’a jamais de thème. Mais chaque année, il y a un thème qui est choisi pour les conférences et plateaux où on peut impacter sur le vécu des fidèles. Et pour cette année, c’est « l’éducation à l’ère de la mondialisation », qui est retenue comme thème ».Il a également fait savoir que « ce thème sera développé lors des différents plateaux et conférences organisés le jour-J, par d’éminents savants et cheikhs soufis du Sénégal d’une quinzaine de pays invités, a précisé Cheikh Abdou Lahat Mbacké Gaïndé Fatma. Revenant sur le choix de cette thématique, le président de la commission Culture et Communication du Grand Magal a expliqué que « la mondialisation est un phénomène qu’on n’a pas choisi, et dont on ne peut se soustraire non plus, car ayant été imposé par le contexte mondial ».« Cette mondialisation », dit-il, « inclut également le brassage des civilisations. Pour ne pas dire qu’en tout cas nous sommes agressés, même parfois attaqués par d’autres civilisations qui ne sont pas en conformité avec nos croyances, qui ne sont pas en conformité avec notre vécu, qui ne sont pas en conformité avec nos propres civilisations. Et comme nous ne pouvons pas subir cette mondialisation, nous avons décidé à travers ces conférences et plateaux, de faire en sorte que nos enfants, que ceux dont nous avons la charge de l’éducation, puissent être armés pour affronter ce monde qui est devenu un village planétaire », a laissé entendre le guide religieux.Selon lui, c’est de « donner les outils nécessaires pour que les enfants et autres fidèles puissent vivre en conformité avec leurs propres réalités, leurs propres valeurs, leurs propres croyances, sans être dépaysés, sans en tout cas subir un changement qui va en l’encontre surtout de leur religion ».
[L’ET DIT TÔT] Trois juges ‘jetés’ à Tambacounda : l’indigne ‘justice des vainqueurs’ du régime Diomaye-Sonko (Par Ousseynou Nar Gueye)
Tract – C’est la « justice des vainqueurs » (politiciens) qui s’abat ainsi sur le corps des magistrats et la corporation judiciaire.L’affectation en rafale de 3 juges à Tambacounda alias Niafoulène-les-bains (qui nous tient lieu et symbole de ville de Limoges) relève de la vendetta d’État. Contre les juges Oumar Maham Diallo, Abdou Karim Diop et Mamadou Seck.« Quand la justice des vainqueurs entre par la porte, le Droit est déjà sorti par la fenêtre ».Nous attendions du régime de Bassirou Diomaye alias, selon certains que je me permets de citer, « le Président de la République délégué auprès du Premier ministre Sonko », qu’il apaisât les cœurs et ressoudât le corps social de notre pays, bien malmené, effiloché et agressé ces quatre dernières années, avec un peuple sénégalais pris en otage et martyrisé (60 morts) dans la longue guerre politico-judiciaire où tous les coups étaient permis, entre sortants du Pouvoir et nouveaux entrants de ce Pouvoir.Nous attendions des nouveaux dirigeants qu’ils soient « les adultes dans la pièce », pour reprendre une expression anglo-saxonne.
Pas dans la continuation de ces chicanes vindicatives de cours de récréation, après que la tête de gondole de Pastef, pendant ces dix dernières années, ait été dans l’outrage permanent à magistrats, la défiance systématique envers « la justice de son pays » et la contestation régulière de la chose définitivement jugée.
Le chef de l’État est le président du Conseil Supérieur de la Magistrature. A cet égard, il doit protection aux magistrats contre toutes atteintes à leurs avantages acquis et à leurs intérêts moraux et matériels, tant collectifs qu’individuels et il se doit d’en être le garant premier et ultime : il en va de la préservation de l’indépendance de la Justice.
La Justice, qui administre la loi, est ce qui fonde et garantit, plus que toute autre chose, la solidité du Contrat social qu’est notre vie en société. Ne la sapez pas. Ne la saquez pas.
Ousseynou Nar Gueye Éditorialiste (Tract.sn) et Communicant
MADIAMBAL RÉPOND À SONKO : « Ce sera plainte contre plainte »
Tract-Madiambal Diagne a réagi, suite à la plainte annoncée par le pool des avocats de Ousmane Sonko.«Cela a tout l’air d’une dénonciation calomnieuse contre ma personne», a réagi le journaliste. Et d’avertir : « Dans un Etat de droit, ce sera plainte contre plainte. Même si je n’oublie pas que lors de la journée Set Setal, Sonko avait dit nettoyer la Justice des « mauvais magistrats » et nommer de « bons magistrats’ pour lancer des poursuites.»En effet, dans la matinée de ce samedi, le pool d’avocats du premier ministre Ousmane Sonko dit avoir constaté des attaques systématiques et injustifiées, parfois même injurieuses et / ou séditieuses, sans lien avec la critique objective de la gestion du pouvoir, contre le Premier ministre Monsieur Ousmane Sonko, Président du Parti Pastef-les-patriotes.«Ces faits sont constitutifs pour l’essentiel d’infractions, réprimées par notre dispositif pénal. En tant que citoyen, le Premier Ministre Ousmane SONKO, Président de Pastef-les patriotes entend, par le biais de ses conseils, user de son droit de saisir la justice. Sous ce rapport, une plainte sera déposée dès ce lundi 12 Août 2024au Parquet de Dakar, contre Madiambal Diagne notamment, pour diverses infractions», a annoncé Me Bamba Cissé.
OUAKAM : Un litige foncier provoque des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre
Tract-Ouakam (commune de la ville de Dakar) a été le théâtre de violents affrontements entre les jeunes du collectif « Momel Ouakam » et les forces de l’ordre. La tension est survenue suite à un litige foncier concernant l’attribution des terres dans la région.Les jeunes du collectif protestent contre l’octroi de terres à des projets privés. Ils réclament plutôt la création d’espaces verts et la construction de stades. Leur intention initiale était d’organiser une conférence de presse ce samedi pour dénoncer l’accaparement de leurs terres. Cependant, les autorités ont interdit cette manifestation, qui a conduit à des échauffourées.Des jeunes ont incendié des pneus lors des affrontements, ce qui a entraîné le blocage de la circulation et l’établissement de barrages dans plusieurs quartiers. Les routes sont devenues difficilement accessibles en raison des barricades et des projectiles utilisés pendant les affrontements.Selon des informations, la situation s’est finalement calmée, mais les perturbations demeurent notables avec plusieurs voies encore bloquées.Les autorités et les leaders communautaires sont appelés à trouver une solution pacifique pour apaiser les tensions et résoudre le conflit foncier qui secoue la commune depuis plusieurs années.
CEDEAO : Rencontre entre Guy Marius Sagna et Moustapha Cissé Lo
Tract-Le député Guy Marius Sagna a annoncé sur les réseaux sociaux sa rencontre avec Moustapha Cissé Lô, le quatrième président du parlement de la CEDEAO.« Je suis allé aujourd’hui à la rencontre de celui qui a été le 4e président du parlement de la CEDEAO monsieur Moustapha Cissé Lô. Je lui ai posé beaucoup de questions. Je salue la disponibilité et la générosité du président Moustapha Cissé Lô. Il a répondu à mes questions et m’a fait plusieurs suggestions et prodigué des conseils.
Une autre Afrique de l’Ouest est nécessaire.
Une autre Afrique de l’Ouest est possible.
GMS, », a écrit Guy Marius Sagna, représentant du Sénégal au parlement de la CEDEAO.A noter que Moustapha Cissé Lô, ancien collaborateur de Macky Sall, a dirigé le Parlement de la CEDEAO pendant deux mandats consécutifs, de 2016 à 2020.
[Interview] Luchelle Feukeng: ‘Créer une Afrique verte’
Tract – Présentez-vous à nos lecteurs
Bonjour chers lecteurs, je suis Luchelle Feukeng, journaliste et actuellement je travaille comme chargée de la communication et du Storytelling Greenpeace Afrique, j’entretiens un dialogue essentiel avec l’organisation afin de tisser un avenir plus vert et durable sur le continent.Quel bilan personnel faites-vous de votre engagement en faveur de la lutte contre les changements au sein de Greenpeace ?Le premier bilan est la joie et la satisfaction de militer pour une cause vitale comme l’environnement. Vous savez, je n’ai pas grandi dans un contexte où les thématiques liées à l’environnement étaient les plus courantes. Et, en me frottant à ce domaine il y a 7 ans déjà, j’ai compris la nécessité et l’urgence d’agir rapidement pour sauver la planète de la crise à laquelle elle fait face actuellement. Quand je suivais ma formation en journalisme, je me disais qu’il fallait absolument de la communication pour construire, bâtir notre continent. Et, je suis satisfaite de mettre mon temps et talent au service de la planète. Comme mon titre l’indique, je communique, ou mieux, avec l’équipe, nous travaillons à créer une Afrique verte, à raconter les histoires des communautés impactées par les changements climatiques mais aussi et surtout à faire valoir les solutions qui sont proposées à la crise climatique, cette plaie qui ronge chaque jour notre précieuse planète.Dans le cadre de vos engagements environnementaux, comment gérez-vous la collaboration avec les autres générations?Chaque expérience est à valoriser. Mais quand il faut souvent concilier ces différentes perspectives, la tâche est moins aisée. On a d’un côté les dirigeants africains, qui pour la plupart estiment que l’Afrique doit se développer et ce à tous les prix. Ils ont été victime de la colonisation qui avait été une forme de tromperie et ne veulent rien faire pour permettre une bévue de plus. L’ouest s’est servi de ses ressources naturelles pour se développer et quand vient notre tour ils mettent en avant l’urgence de protéger la planète. D’autre part, il faut réussir à faire comprendre que l’exemple ne doit pas toujours venir de l’occident. Leur modèle de développement montre ses limites … car n’a pas accordé la priorité à l’épanouissement de l’individu… et que l’Afrique ne devrait pas avoir peur d’oser proposer quelque chose de différent au monde. Par ailleurs, il faut également réussir à faire comprendre que le modèle de développement basé sur l’extractivisme n’est rien d’autre qu’une forme de néocolonialisme qui enrichit les pays exploitant et appauvrit davantage les Etats africains. Et c’est cette dualité qui sous tend notre combat au quotidien et on est conscient que réussir à faire évoluer le récit actuel est un travail laborieux qui nécessite de la patience.Comment l’éducation peut-elle être améliorée pour mieux préparer les jeunes à relever les défis environnementaux ?L’éducation étant un levier essentiel de sensibilisation, intégrer l’éducation à l’environnement dès le plus jeune âge, permettrait aux jeunes de faire face plus aisément aux enjeux environnementaux et les doter des compétences nécessaires pour y répondre. Ceci peut se faire, en introduisant des notions simples sur la nature, le recyclage, la biodiversité, en développant des programmes complets abordant les causes et les conséquences du changement climatique, la gestion des ressources naturelles, les énergies renouvelables, etc. dans les cours des écoles primaires et des collèges. L’un des éléments clés ici va être dans la manière de transmettre ces connaissances: il n’est pas question de donner l’impression aux jeunes qu’ils doivent apporter une solution à un problème qu’ils n’ont pas causé car on sait tous que les émissions de gaz à effet de serre sont les plus faibles en Afrique. Mais il s’agira de leur présenter la nature comme un trésor, un bien commun dont on doit tous prendre soin.Quelles innovations technologiques vous inspirent-elles le plus dans la lutte contre le dérèglement climatique, et comment peuvent-elles être mises à l’échelle efficacement au niveau du Cameroun particulièrement ?Mon coup de cœur, sont les énergies renouvelables, surtout l’énergie solaire et éolienne. C’est passionnant de voir comment la technologie permet de produire de l’énergie électrique grâce au soleil. L’Afrique est le “continent du soleil” et reçoit plus d’heures d’ensoleillement que n’importe quel autre continent dans le monde. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie, sur les 60% de ressources solaires mondiales, l’Afrique ne possède qu’un 1% de la capacité de production solaire. Un contraste qu’il est complexe d’expliquer. D’après les économistes, l’un des moyens clés pour les Etats de se développer est d’investir dans le secteur ou ils disposent le plus de ressources. Je pense que les Etats africains devraient davantage tirer profit du solaire pour produire de l’énergie. Et le développement des davantage de centrales solaires et éoliennes devrait permettre de pallier le problème de délestage auxquels font face plusieurs Etats en Afrique subsaharienne.Malgré les défis environnementaux, êtes-vous optimiste quant à l’avenir de notre planète ?L’espoir fait vivre. Si on n’y croyait pas, on cesserait tout simplement de lutter. C’est vrai que les effets se font de plus en plus ressentir. L’année 2023 a battu le record de l’année la plus chaude jamais connue et le mois de février 2024 a battu le record des mois de février les plus chauds… et l’année 2024 qui est actuellement en cours risque elle aussi de battre le même record à son tour. Cette année, des écoles ont été temporairement fermées au Soudan du Sud à cause de la canicule. Une pression qui vient ainsi fragiliser le pays déjà suffisamment fébrile à cause des conflits. Et c’est cela le réel problème, la crise climatique vient se greffer à d’autres problèmes comme les conflits, l’insécurité alimentaire, la migration clandestine etc. et honnêtement, ça craint. Mais à côté, il y a aussi des initiatives de part et d’autres dans le monde qui donnent envie de continuer de croire et de battre pour un lendemain meilleur. La lutte pour la protection de l’environnement n’est pas comparable à un match de football qui se gagne en 90 minutes. Il faut du temps pour refaire le système de pensées et des modèles de développements qui sont restés ancrés depuis des décennies. et ça ne se fait pas en un clic. Un avenir meilleur pour notre planète est possible! et cela dépendra de notre capacité à agir collectivement pour relever ces défis.Si je vous donne maintenant une baguette magique, comment imaginez-vous un avenir durable, et quelles étapes clés devons-nous franchir pour y parvenir?Alors je ne suis pas une fan de la magie mais je crois que par la parole nous pouvons recréer le monde.Les pollueurs doivent cesser de polluer et commencer à payer les dommages causés par leurs actions afin que justice soit faite. Les rendez-vous, comme la COP à venir, doivent être de véritables lieux d’échanges et qui aboutissent à des solutions concrètes. Nous ne voulons plus de fausses solutions, mais que la justice climatique commence maintenant. Les fonds verts doivent effectivement être dirigés aux réels destinataires pour leur permettre de se construire sans créer une entorse à la nature.L’un des grands tueurs silencieux de notre époque est le plastique à usage unique. Parcourez les rues de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne et vous le verrez joncher les rues. Et en cas de pluies, certains quartiers se retrouvent inondés parce que l’eau de torrent ne peut circuler efficacement. Et comme vous le savez, 99 % du plastique est produit à base des combustibles fossiles dont le rôle prépondérant dans le réchauffement de la planète n’est plus à démontrer.L’homme a été créé pour vivre en harmonie avec la nature et en prendre soin. Le changement de mentalité dans le combat contre les changements climatiques est crucial. Il faut changer les narratives qui veulent qu’on regarde nos ressources comme des commodités, et les considérer plutôt comme un trésor à préserver et à prendre soin. Et pour y parvenir, l’éducation pour moi occupe une place de choix, car il faut assez tôt inculquer aux générations actuelles des valeurs vertes qui leur permettront de prendre des décisions et définir des politiques de développement centrées sur la protection de l’environnement.Propos recueillis par Baltazar AtanganaCÉRÉMONIE D’INVESTITURE DE PAUL KAGAME : Ousmane Sonko bien arrivé à Kigali
Tract-C’est le premier déplacement officiel de Ousmane Sonko à l’étranger depuis qu’il est chef du gouvernement, en avril dernier.Comme annoncé hier vendredi, le Premier ministre est actuellement au Rwanda pour représenter le Président Bassirou Diomaye Faye à la cérémonie d’investiture du président de la République du Rwanda, Paul Kagame, prévue dimanche à Kigali.La cérémonie d’investiture se déroulera en présence de nombreux invités, dont des chefs d’Etat et de Gouvernement et leurs représentants de différents pays.Paul Kagame a été réélu pour un quatrième mandat avec 99,18 % des voix, selon les résultats officiels annoncés le 18 juillet 2024.
PLAINTE DE SONKO CONTRE MADIAMBAL DIAGNE : Alioune Tine alerte !
Tract-Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center, a réagi à l’annonce de la plainte du pôle d’avocats d’Ousmane Sonko contre le journaliste Madiambal Diagne. Sur son compte X (anciennement Twitter), M. Tine a lancé un avertissement au nouveau régime, mettant en garde contre les dangers de l’emprisonnement des politiques et des leaders d’opinion.« Attention, la prison pour les politiques et les leaders d’opinion est un couteau à double tranchant», a-t-il averti.Alioune Tine a souligné que l’emprisonnement de Madiambal Diagne pourrait se retourner contre le pouvoir en place. Selon lui, cela risquerait de faire du patron de Avenir communication un « héros » aux yeux du public.« En prison vous ferez de Madiambal Diagne, un héros. La perception de l’opinion sera l’emprisonnement d’une figure politique de l’opposition radicale. Sonko était une figure de l’opposition radicale, un « guerrier » et un « héros » pour beaucoup de jeunes sénégalais et africains. Il nous faut sortir du cercle vicieux par la politique de l’ubuntu, de la palabre, du dialogue. La démocratie c’est le conflit, c’est pas la guerre, les acteurs qui s’affrontent sont des adversaires pas des ennemis », a-t-il écrit.Le fondateur d’Afrikajom Center a également invité Ousmane Sonko à ignorer les provocations.« Qu’est-ce que Madiambal n’a pas dit sur moi. Pourtant je l’ai sorti de prison. Sonko est le Premier Ministre le plus puissant de l’histoire politique du Sénégal. Il a des pouvoirs exorbitants, c’est « normal » que toutes les attaques contre le pouvoir soient orientées sur lui. C’était aussi le sort d’hommes politiques puissants comme Mamadou Dia, Colin ou Idrissa Seck après l’alternance de 2000 », a dit M. Tine.
[L’ET DIT TÔT] Voile ? Ousmane Sonko, ne déchirez pas le tissu social de notre pays (Par Ousseynou Nar Gueye)
Tract – « On ne tolèrera plus qu’aucune école interdise le port du voile » : M. Ousmane Sonko, avec cette mâle déclaration, vous avez planté un bien vilain coup de poignard dans le dos de la République du Sénégal, tout Premier ministre que vous en soyez.Et les contorsions sémantiques interminables de votre ministre de l’Éducation Moustapha Mamba « Guirassi », après qu’il soit allé tenter, ventre à terre, de jouer au sapeur-pompier chez l’autorité ecclésiastique, n’y changent rien.Le mal est fait et il est profond. Le malaise est là et il est aigu.M. Ousmane Sonko : en pompier-pyromane, vous avez déchiré le tissu social de notre pays, pour cette affaire de textile symbolique à mettre sur la tête de certaines de nos petites têtes crépues, prétendument, selon vous, dans toutes les écoles du Sénégal.Par inclination naturelle, je suis de l’école qui veut que les écoles publiques ou écoles privées, laïques ou confessionnelles, sont maîtresses chez elles et de leur règlement intérieur.J’estime qu’on a trop fait entrer la société dans l’espace de l’école, au motif de faire « vivre leur milieu » aux élèves.Après, les spécificités d’un Sénégal, juxtaposition de communautés en même temps que nation, pousseront de plus en plus à la prise en charge de ces spécificités communautaires dans tous les espaces sociaux. Par pur populisme.« Je suis convaincu, au nom de la liberté, qu’on ne saurait accepter l’interdiction du port du voile dans les écoles de la République. Et selon ma compréhension, les établissements visés ne le souhaitent pas. Pire, l’État du Sénégal, en concertation avec le Diocèse a réglé cette question depuis 2019 », écrit mon jeune frère énarque Hamidou Anne sur cette polémique. Que nenni, Hamidou.On nous parle de tolérance dont il faudrait faire montre ?Tolérance égale condescendance, pour moi.On ne tolère que ceux à qui on se croit supérieurs. Pas ceux à qui on se croit égaux.On nous parle de liberté ?Mais enfin : chacun a la liberté d’inscrire ses enfants dans l’école, collège ou lycée dont le règlement intérieur est conforme à ses choix de vie et à ses convictions spirituelles. Il y a bien suffisamment d’écoles au Sénégal.Même les bars, les restaurants et les boîtes de nuit, qui ont besoin d’un agrément de l’État pour exercer, peuvent refuser l’accès de leur lieu à un client potentiel, pour raison de « dress-code » contrevenant, laissé à la libre appréciation de ces boites de nuit, restaurants et bars.Votre gouvernement GOS veut imposer l’acceptation du port du voile à ces écoles qui ne veulent pas du voile parce que votre État leur donne des subventions ?Eh bien, les bars, restaurants et night-clubs ont aussi eu vos subventions publiques, pendant le Covid-19.Ousmane Sonko, apprenez à respectez les « accommodements raisonnables » entre communautés spirituelles de notre pays.Pas des « accommodements raisonnables » au sens canadien, qui consiste à donner de l’espace à chaque communauté dans le champ public.Mais plutôt des « accommodements raisonnables », au plein sens sénégalais du terme, qui consiste à ne pas empiéter sur les plates-bandes d’aucune communauté socio-religieuse.A cet égard, quand on a voulu construire une église à Tivaouane, les habitants ont brûlé le chantier et la famille maraboutique de Tivaouane a fustigé le projet de construction d’église. Tivaouane n’est pourtant le titre foncier d’aucune famille, fût-elle maraboutique.De même, il ne vient à l’idée d’aucun chef d’État du Sénégal de former son Gouvernement sans y inclure au moins deux ministres de confession chrétienne, et plus précisément, catholique.M. Ousmane Sonko, respectez nos équilibres socio-communautaires. La tectonique des plaques que vous avez voulu susciter avec votre affaire de voile musulman généralisé dans toutes les écoles de ce pays, publiques comme privées, laïques comme confessionnelles, ne vous grandit pas. Et ses répliques sismiques n’épargneront personne, si le tremblement de terre que vous souhaitez advient .Mais comme vous avez pu le voir, les communautés concernées ne se laisseront pas faire. Car, communautés majoritaires comme communautés minoritaires de ce pays sont d’égale dignité, au sein de la République sénégalaise. Que ce soit en termes de droits quantitatifs comme qualitatifs.Tenez-vous le pour dit, après l’avertissement sans frais que vous avez reçu du clergé catholique, du laïcat catholique, et aussi de la part de larges pans de notre pays, y compris de (dignitaires) musulmans.Ousseynou Nar Gueye
Éditorialiste (Tract.sn) et Communicant
NÉCROLOGIE : Tall Ngol Ngol de la 2stv n’est plus !
Tract-El Hadj Tall Ngol Ngol, maître de la parole n’est plus.Le célèbre animateur de la 2stv est décédé ce samedi, comme l’a annoncé la 2stv sur sa page Facebook.« La 2stv en deuil. Nous venons d’apprendre le rappel à Dieu d’El Hadj Tall Ngol Ngol, animateur à la 2stv. En ces douloureuses circonstances, la 2stv et l’ensemble de son personnel présentent leurs condoléances à sa famille ainsi qu’au monde audiovisuel. »


