[Les ‘trois huit’, shifts permanents et humanisés ] Port de Dakar : le SATS, syndicat leader des auxiliaires portuaires de transport du Sénégal, et Dubaï Port World (DP World Dakar) signent ensemble pour 03 shifts quotidiens de 08 heures
trois shifts quotidiens de 8h chacun
Désormais, les dockers embauchés (permanents et journaliers) par le SATS pour le compte de ses membres (acteurs portuaires, maritimes, et logisticiens), débarqueront les marchandises des conteneurs des navires arrivant à quai dans les eaux sénégalaises, en travaillant sur trois rotations horaires (shifts). Des shifts de 08 heures de temps répartis comme suit : shift de 06 heures à 14 heures, shift de 14 heures à 22 heures, et shift de 22 heures à 06 heuresAmadou Massar Sarr, en sa qualité de Secrétaire Général du SATS, et Clarence Rodrigues, en tant que Directeur Général de DP World Dakar, ont paraphé et contre-signé les documents de cet accord, qui est un véritable “game-changer”, un moment catalyseur, pour les Ports du Sénégal, y compris le futur port de Ndayane, qui est en perspective dans trois ans, pour bénéficier de ces évolutions modernes de la pratique professionnelle de manutention au sein de la chaîne logistique, dans notre pays qui a besoin d’augmenter sa productivité, pour rester au niveau de ce qui se fait de mieux.une innovation ‘game-changer’
Un pool important de dockers est concerné par cet accord entre le SATS et DP World : près de 300 dockers, que le SATS forme et équipe gratuitement en EPI (Équipements de Protection individuelle, soit chaussures de chantier, casques de chantier, tuniques). Comme dans tous les ports modernes du monde, et dans la tradition de ce métier d’homme, les dockers présentent plusieurs profils : dockers professionnels, dockers occasionnels et dockers sur carte d’identité.Tous ces dockers bénéficient déjà d’une formation et sont autorisés à accéder au Terminal DP World., Ce sont de grands professionnels, étant donné qu’ils sont tenus de respecter en tout temps les procédures Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE), le port des Équipements de Protection Individuels (EPI) et leur maintien à un état de propreté, ainsi que de suivre les formations obligatoires.Conscients des exigences du secteur maritime, le SATS et DP World se sont engagés à collaborer de manière constructive afin de garantir l’efficacité opérationnelle, la sécurité des biens et des personnes ainsi que la performance globale du Terminal, avec une réévaluation semestrielle de l’accord.Amadou Massar Sarr, Secrétaire général du SATS s’est réjoui de cette avancée, avec cet accord qu’il a qualifié de « gagnant-gagnant, porteur de croissance et de valeur ajoutée, et de véritable déclic pour renforcer le cycle vertueux de la valeur-travail chez nos manutentionnaires ».‘Une best practice qui doit faire tâche d’huile’
Le Secrétaire général Amadou Massar Sarr a tenu à le souligner : « je salue le caractère précurseur et la vision d’anticipation de cet accord, qui nous aidera à relever déjà les défis actuels du Port Autonome de Dakar ; mais aussi, les challenges du port de Ndayane encore en travaux, dénommé Port du Futur, pour lequel nous devrons être alignés, de longue date, sur les meilleures pratiques de manutention et de chaîne logistique portuaire, dans un monde maritime toujours plus globalisé. Les trois huit étaient déjà en pratique et opérationnels chez DP World Dakar, avec leur personnel. Mais pour nous, SATS, c’est une innovation, et nous espérons que cela fera tâche d’huile chez les autres acteurs. En tous les cas, cela augure bien d’un partage du temps de travail entre d’avantages d’acteurs. Avec, bien sûr, une humanisation, comme cela se fait dans les ports du monde entier. La réalité d’un monde qui bouge, exige de nous, acteurs portuaires, que nous avançons avec notre époque. Et donc, de pouvoir servir des prestations équivalentes à tous points de vue à ce qui se fait dans les meilleurs ports du monde. Nous commençons donc ici au PAD avec DP World. Et quand Ndayane sera en opération, dans trois ans, nos dockers seront déjà rodés à cette qualité de performances, qui respectent la durée légale du travail et les droits des travailleurs, que le SATS est fier de représenter, d’embaucher et de faire embaucher. Nous aurons maintenant 3 équipes chaque 24 heures au lieu de 2 équipes. C’est une ‘‘best practice’’ de standard international, que nous venons de mettre en place” ».Le SATS, leader manutentionnaire; portuaire et logisticien, avec ses 11 entreprises membres
Il faut noter, en effet, que l’introduction des trois huit au SATS préfigure d’une future importante contribution à la création d’emplois. Car les 11 entreprises membres du SATS ont un fort impact dans leur secteur, comme en témoignent leurs chiffres-clés de 2024 : ainsi, pour le tonnage, plus de 9 millions de tonnes sont manutentionnées annuellement par eux, sur un total annuel national de 22 millions de tonnes; ils ont un effectif de personnel permanent de 3 000 employés. Et enfin, en termes de travailleurs journaliers, ils comptent 3 000 travailleurs journaliers, avec une moyenne de 800 dockers par jour.1000 nouveaux emplois permanents à la clé
De ce fait, avec l’introduction des trois huit au sein du SATS, au moins 1000 nouveaux emplois permanents pourraient être créés rapidement. Cela rencontre aussi les attentes des autorités publiques du Sénégal, en la matière, que ce soit celles du Port de Dakar ou la tutelle ministérielle et gouvernementale : un dialogue public-privé permanent existe pour augmenter constamment les effectifs employés et pour que les acteurs portuaires du Sénégal se dotent, toujours plus, des moyens de pouvoir servir les clients armateurs et maritimes qui arrivent de tous les fuseaux horaires et donc, à toute heure. Dans le cadre de son Agenda National de Transformation « Sénégal 2050 », le Président Diomaye Faye a instruit son gouvernement de mettre en bonne place l’économie bleue, les Ports du Sénégal et les acteurs portuaires, avec une attention particulière accordée au conditions de vie et de travail des manutentionnaires, à commencer par ceux de Dakar, pointe la plus avancée du continent africain dans l’océan Atlantique.Focus gouvernemental sur l’économie bleue
Pour rappel, le Syndicat des auxiliaires de Transport du Sénégal (SATS) est affilié au Conseil National du Patronal du Sénégal (CNP). Les 11 membres du SATS en sont AGL, Dakar Terminal, SNTT, ITS, SIMAR, MSC, CMA-CMA Ceiba, Maersks, Diamond shipping, TSI et STIA. Quant à DP World Dakar, opérateur du Terminal à Conteneurs de la Zone Nord du Port autonome de Dakar, elle est une filiale du groupe émirati Dubaï Port World, un leader mondial de la logistique et de la gestion portuaire présent dans 69 pays sur tous les continents et employant environ 106 500 personnes en 2025.Par Damel Gueye, journaliste reporter d’images chez Tract Hebdo (www.tract.sn)

[INTERVIEW-VÉRITÉ] ‘Libérer les joueurs africains à 6 jours de la CAN, c’est pas normal !’ (Habib Béye)
[BAD BUZZ] La TotalÉnergies CAN Maroc 2025 clashée par Xuman et Keyti (JT Rappé)
[‘TRACT.SN’ fait sa ‘CAN’] Football au Sénégal : une équipe quasi prête pour la CAN 2025
Un premier tour contre des équipes de taille pour les Lions
Le Sénégal disputera ses trois matchs du premier tour à Tanger. Si le cadre semble idéal, le calendrier promet cependant des affrontements variés et spécialement mouvementés. Pour les Lions, le tournoi démarrera le 23 décembre prochain, au cours duquel ils s’opposeront à l’équipe du Botswana.Si jamais vous envisagez de parier sur l’une de ces deux équipes, pensez à le faire sur un site fiable, comme NetBet.fr, qui dispose d’une plateforme totalement sécurisée. Et il faut souligner que même si les Zèbres ne sont qu’à leur deuxième qualification depuis 2012, les Lions devraient se préparer en conséquence, car cette rencontre pourrait prendre un tournant inattendu. Voici un point à ne pas négliger au cas où vous seriez tenté de placer des mises sur ce duel.Lors du second match qui se tiendra le 27 décembre, le Sénégal affrontera la RD Congo, une équipe plutôt redoutable. Particulièrement confiants, après avoir vaincu le Cameroun et le Nigéria pendant les éliminatoires du Mondial 2026, les Léopards pourraient changer la donne. La RDC détient des éléments offensifs solides, que le Sénégal devrait craindre.Après cela, les Lions achèveront le premier tour contre le Bénin le 29 décembre. Bien que les Guépards aient déjà essuyé un échec face au Sénégal durant les présélections de la CAN 2023, ils ont, depuis, renforcé leurs jeux. Grâce à leur capacité et leur endurance, les joueurs béninois pourraient bien mettre la pression aux Sénégalais.En tout cas, quand bien même le groupe semblerait abordable pour le Sénégal, l’équipe a une longue route à parcourir avant de pouvoir s’en sortir. Entre la RDC qui évolue, le Bénin imprévisible et le Botswana, le Sénégal devra faire preuve d’un grand sérieux dès le début du tournoi s’il souhaite finir en tête et éviter une élimination précoce.L’équipe du Sénégal affiche une sélection plutôt satisfaisante
Affichant l’un des effectifs les plus complets du continent, le Sénégal se rend au Maroc avec un mix entre joueurs tantôt expérimentés et matures, et tantôt jeunes et talentueux. À l’arrière, nous retrouvons Kalidou Koulibaly, le pilier incontesté de la défense, toujours solide et irréprochable dans l’engagement.Ce dernier s’entoure de Moussa Niakhaté, Ismaïl Jakobs ou encore de jeunes footballeurs, tels que Mamadou Sarr et El Hadji Malick Diouf, qui apportent de la fraîcheur et de la polyvalence. Cette sélection aurait pu être complétée avec de jeunes footballeurs prometteurs, comme Lassana Traoré, qui a dernièrement signé à Saint-Étienne.Dans les buts, Édouard Mendy reste jusqu’ici une valeur sûre. En milieu, Idrissa Gana Gueye se veut toujours indispensable, et cela n’est pas étonnant, étant donné son expérience et son volume de jeu. Il joue aux côtés d’une nouvelle génération brillante, incluant Pape Matar Sarr, Pape Gueye, sans oublier Mamadou Lamine Camara qui progresse à une vitesse impressionnante.À l’avant, le Sénégal peut se targuer de profiter d’une véritable armada. Malgré ses faibles performances en 2021, Sadio Mané demeure le leader technique de l’équipe. Autour de lui, les options sont multiples : Nicolas Jackson, Iliman Ndiaye, Habib Diallo, Boulaye Dia, Ibrahim Mbaye ou Assane Diao. C’est ainsi que se composera l’équipe sénégalaise à l’occasion de la CAN 2025. Si vous désirez connaître le calendrier officiel de la compétition, sachez qu’elle est déjà disponible.La rédaction / Tract.snDiplomatie ? Le Président Diomaye ne doit pas etre contredit par son Premier ministre
Dialogue imaginaire : De ‘Diomaye mooy Sonko’ à ‘Diomaye moins Sonko’
QUAND SONKO MOOY DIOMAYE TEND VERS DIOMAYE « MOINS » SONKO (PAR LE PROF ABOU KANE)
J’ai l’impression que Sonko et Diomaye se comprennent mais n’ont pas les mêmes préoccupations pour le moment .
SONKO : Président, je dois prendre un vol, je reviens bientôt.
DIOMAYE : quoi ? tu as toujours dit que voler c’est pas bon. Tu veux prendre quoi ?
SONKO : Toi aussi, « prendre un vol » c’est prendre l’avion, tu dois le savoir tout de même !
DIOMAYE : Ah d’accord ! Mais j’ai déjà appuyé sur le bouton qui alerte la justice (que je vais recevoir) et l’armée. On va procéder à une restructuration pour être en sécurité.
SONKO : Pourquoi « restructuration » ? J’ai déjà dit qu’il n y aura pas de restructuration de la dette. Si c’est ce que le FMI veut, on ne le fera pas !
DIOMAYE : qui te parle de restructuration de la dette ? Je parle de la marche de l’Etat; je vais parallèlement restructurer la coalition.
SONKO : La marche de l’Etat ou de l’armée ? Je t’ai vu participer à la marche des militaires !
DIOMAYE : En tant que chef suprême des armées je peux le faire non ?
SONKO : Pourquoi tu amènes la cour suprême dans notre discussion ?
DIOMAYE : Non, j’ai dit « chef suprême des armées »; je n’ai pas dit « cour suprême ».
SONKO : c’est vraiment compliqué ! Écoute, je vais devoir prendre congé de toi pour ne pas rater mon vol; on en reparlera.
DIOMAYE : Mai tu avais déjà pris tes congés ! Si tu en prends encore il faut te reposer jusqu’en 2029.
SONKO : Non ! « prendre congé de toi » c’est une manière polie de te dire que je vais partir.
DIOMAYE : Ah d’accord ! je pense qu’il faudra qu’on parle le même langage pour éviter des divergences inutiles et sans fondement. Je pense tellement à 2029 !
SONKO : c’est parce que tu penses à 2029 qu’on ne parle plus le même langage ; celui de Pastef.
DIOMAYE : Pourtant je mets du Pastef dans tout ce que j’ai fait jusque-là. Pastef signifie « détermination » et je suis déterminé.
SONKO : Moi je parle du parti Pastef et toi tu me parles du mot « Pastef ». Tu as besoin d’une mise à jour ou d’un recyclage car tu oublies vite !
DIOMAYE : C’est vrai qu’au palais on te dit tout ce que tu dois faire et parfois on réfléchit pour toi alors que dans le parti tu réfléchis et tu fais parfois du mimétisme pour pouvoir échapper à certains adversaires.
SONKO : Qu’est-ce que Mimi Touré vient faire dans notre discussion ?
DIOMAYE : Non j’ai dit « mimétisme »; c’est le fait d’imiter ou si tu veux, le fait de montrer un visage qui n’est pas le tien pour te protéger des autres.
SONKO : D’accord, pourtant tu ne m’as pas imité alors que je t’ai bien dit que Sonko moy Diomaye. Je constate que tu veux faire du Diomaye « moins » Sonko ; c’est le signe (-) que tu veux utiliser pour aller sans moi.
A suivre…..
Dans tous les cas, il leur faudra beaucoup de Pastef (détermination) pour régler cette crise au sommet de l’Etat qui ne peut pas être sans conséquences sur l’économie et sur la stabilité du pays.
Pr Abou KANE
FASEG/UCAD
‘Camarades Diomaye et Sonko, qui sera notre candidat en 2029 ?’

LETTRE OUVERTE – Nous sommes à peine à deux ans de la victoire et à trois ans de la fin du mandat présidentiel.
Nous sommes confrontés à l’exigence du « redressement » des finances publiques dans la transition vers la souveraineté nationale. Les dégâts dont nous avons hérités doivent être réparés. Nous devons sur la base des lois et des institutions néocoloniales, en attendant une future révision constitutionnelle pour un régime parlementaire, satisfaire la demande sociale de reddition des comptes financiers et des crimes de sang. Le double jeu des institutions de Bretton Woods (FMI/BM/Agences de notation) a pour objet de nous imposer un diktat impérialiste libéral.
Voilà le contexte dans lequel surgit la contradiction secondaire entre le PR et le PM par ailleurs PR du parti; contradiction qui prend la forme visible de nominations contestées de deux représentantes de la Coalition, l’une venant du PS puis du PDS et l’autre de l’APR/BBY.
Accepter comme alliés des libéraux dans la lutte pour bouter hors du pouvoir la dictature néocoloniale de l’APR/BBY était une tactique juste pour affaiblir puis vaincre l’État hors la loi de l’APR/BBY.
Le parti est l’instrument stratégique de la conquête et de la préservation du pouvoir pour avancer résolument vers la souveraineté nationale et réaliser le moom sunu reew parce que doomu reew moy tabax reew. La tactique doit être et est au service de la stratégie.
Résoudre les inévitables contradictions secondaires et secondairement antagoniques qui vont jalonner notre longue marche est le moyen efficace de faire face victorieusement à la contradiction principale qui oppose notre camp souverainiste au camp néocolonial laquais de l’impérialisme.
Pour résoudre l’actuelle contradiction secondaire, il nous faut :
– écarter les deux nominations à la tête de la Coalition;
– stopper l’actuel processus vers deux coalitions distinctes;
– nos deux camarades, PR et PM, doivent trouver sur ce point le compromis nécessaire en s’appuyant sur la médiation actuelle du BP;
– refaire revivre le parti comme entité fonctionnelle démocratique de la base au sommet, d’espaces de décisions démocratiques collégiales de la base au sommet et de liaison avec les masses populaires;
– rétablir le primat du parti (stratégique) sur la coalition (tactique), donc la seconde doit démocratiquement être animée par le premier ;
– Dépersonnaliser les prises de positions pour ou contre un tel pour remettre le parti en tant que collectif organisé de la base au sommet au centre de la vie politique du pays.
A deux ans de la prise du pouvoir et à trois ans de la fin du mandat, nous n’avons aucun intérêt à la division et à une bataille prématurée sur l’élection présidentielle de 2029 :
– 2029 sera l’année où le peuple jugera notre bilan;
– QUI sera notre candidat en ce moment ? Cette question prématurée aujourd’hui, à défaut d’avoir été tranchée par notre candidat naturel empêché arbitrairement et illégalement pour 2024 et notre candidat désigné par le premier, devra trouver une réponse démocratique par le parti au moment approprié;
– Halte aux propos outranciers visant l’un ou l’autre des camarades membres du parti, l’un PR et l’autre PM; d’ailleurs sur ce point remarquons que le PM et PR du parti n’a pas utilisé les mots « traître » ou « workat »;
– Faisons focus sur le redressement de la transition pour dé-néocoloniser l’appareil d’État néocolonial dont notre camp et notre parti souverainiste, panafricain ont hérité pour préparer efficacement la rupture et la transformation systémique à laquelle nous nous sommes engagés.
Tel est le chemin du dépassement de l’actuelle contradiction secondaire qui ne peut et ne doit diviser durablement notre parti, notre coalition, notre camp souverainiste.
Par Fodé Roland Diagne (France)


