L’HOROSCOPE DE CE MARDI 17 DÉCEMBRE
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE MARDI 17 DÉCEMBRE
- Le général de brigade Fulgence NDOUR, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, préside la cérémonie de baptême du Centre d’Entraînement Tactique numéro 4 (CET 4) de Patassy (Kédougou) du nom du colonel (er) Yoro KONÉ, ancien Sous-chef d’État Major général chargé des opérations (2000-2003). Il existe d’autres CET de l’armée sénégalaise notamment aux Almadies, à Thiès, Toubacouta, Elinkine, Dabo et Dodji.
- 17 Décembre 1990Premières inscriptions à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB). Le parrain était un philosophe et haut fonctionnaire français né à Saint-Louis du Sénégal le 1er octobre 1896 et décédé à Longjumeau en France le 13 novembre 1960. Il était connu principalement pour ses études sur Husserl et pour ses travaux sur la caractérologie et la prospective. Un centre culturel de Saint-Louis a été baptisé à son nom dès 1965.
- 17 Décembre 1981Signature à Kaur en Gambie du pacte de constitution de la Confédération sénégambienne qui entrera en vigueur le 1er février 1982. D’abord gelée en août 1989, la Confédération sera dissoute le 30 septembre de la même année à la demande du Sénégal.
- 17 Décembre 1962Crise politique au sommet de l’Etat : le Président du Conseil de gouvernement Mamadou DIA s’oppose au vote d’une motion de censure par l’Assemblée nationale en faisant investir les lieux par les forces de l’ordre. Malgré tout la motion de censure sera votée dans l’après-midi au domicile du président de l’Assemblée nationale et fera tomber le gouvernement. A partir de ce jour tout le pouvoir exécutif est détenu par le Président de la République.
- 17 Décembre 1962Le Commandant Jean-Alfred DIALLO est nommé Chef d’État-Major Général de l’Armée sénégalaise. Il remplace le Général Amadou FALL, radié de l’armée suite à sa posture dans la crise politique survenue le même jour après le vote par l’Assemblée nationale d’une motion de censure contre le gouvernement du Président Mamadou DIA.
- 17 Décembre 1895Bouna Alboury NDIAYE, dernier fils du Bourba Djolof Alboury Penda NDIAYE et de la Linguère Madjiguène Bassine NDIAYE, âgé de 18 ans, est intronisé Bourba Djolof à Yang-Yang. De son vrai prénom Yéli Birayamb, il remplace le Bourba Djolof Samba Laobé Penda NDIAYE qui était sur le trône depuis le 29 mai 1890 quelques jours après le départ en exil d’Alboury Penda. Samba Laobé sera par la suite déchu par l’administration coloniale française et interné au Gabon suivant une décision prise en conseil privé le 2 janvier 1896. Bouna Alboury NDIAYE est le dernier Bourba Djolof. Il est décédé le 28 juillet 1952.
- 17 Décembre 1891Un décret consacre l’autonomie des établissements français des Rivières du Sud par rapport à la colonie du Sénégal. Les établissements français des Rivières du Sud (Rio Nunez, Mellacorée, Rio Pongo) ont été créés par un décret du 12 octobre 1882 et rattachés à la colonie du Sénégal. Ils ont pris le nom de Guinée française à partir du 10 mars 1893.
YOFF TANGHOR: Le chauffeur du camion qui a percuté la passerelle placé sous mandat de dépôt
ARRÊT DU ‘FEUG DIAY’ : Serigne Gueye Diop reprécise ses propos
L’HOROSCOPE DE CE LUNDI 16 DÉCEMBRE
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE LUNDI 16 DÉCEMBRE
- 16 Décembre 2017Réunion à Kaolack de membres du comité central et du bureau politique du Parti Socialiste (PS) en présence de 265 délégués venus des 14 unions régionales. Ces derniers ont fustigé la décision de la direction du parti de rester dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) soutenant l’Alliance Pour la République (APR), parti au pouvoir.
- 16 Décembre 2017Démarrage des festivités marquant le centenaire de l’Église Notre-Dame des Victoires de Diourbel. La messe qui a réuni les sept paroisses du doyenné a été dirigée par l’archevêque émérite de l’archidiocèse de Dakar, Monseigneur Théodore Adrien SARR.
- 16 Décembre 2016Arrestation à Dakar du lieutenant de l’armée guinéenne Aboubacar Sidiki DIAKITÉ alias Toumba, en cavale depuis le 3 décembre 2009, date de sa tentative d’assassinat du président Moussa Dadis CAMARA dont il était alors l’aide de camp. La Guinée demande au Sénégal son extradition pour répondre des massacres du stade de Conakry le 28 septembre 2009. Il sera extradé le 12 mars 2017.
- 16 Décembre 2009Décès à Kébémer, à l’âge de 46 ans, d’Issa Mbaye SAMB, ancien ministre des Sports. Pharmacien de formation et passionné de sport, il avait fait sa première entrée au gouvernement en 2003 comme ministre de la santé.
- 16 Décembre 2008Décès à Dakar, à l’âge de 73 ans, de Serigne Lamine DIOP. Statisticien de formation, il a eu à tenir différents portefeuilles ministériels entre 1980 et 1993, date de son retrait de la vie politique. Il a notamment été Secrétaire d’État chargé du Budget (1978-1980), Ministre du Développement Rural (1981-1983), Ministre de l’Industrie et de l’Artisanat (1983-1988), Ministre de l’Économie et des Finances (1988-1990), Ministre de la Justice (1990-1993).
- 16 Décembre 2000Ouverture à Ziguinchor des négociations de paix entre le Gouvernement représenté par le Ministre de l’Intérieur le Général Mamadou NIANG et le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) représenté par son Secrétaire Général l’Abbé Augustin Diamacoune SENGHOR, en présence de Monseigneur Maixent COLY, Evêque de Ziguinchor et de facilitateurs Gambiens et Bissau-guinéens.
- 16 Décembre 1985Ouverture à Dakar de la Xème conférence générale de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT). Créée en 1970 à la Conférence de Niamey, l’ACCT est devenue l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF) en 1996, intégrée au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) le 1er janvier 2006.
- 16 Décembre 1963Inauguration à Dakar par le Chef de l’État de l’École Nationale d’Économie Appliquée (ENEA). Devenu en 2008 l’École Supérieure d’Économie Appliquée (ESEA), l’établissement a été rattaché et intégré à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) la même année.
- 16 Décembre 1940Arrivée au débarcadère de Ziguinchor à bord de « l’Oued Grou » du marabout Seydou Nourou TALL dans le cadre de la mobilisation générale de la population pendant la deuxième guerre mondiale. Il a été accueilli par le conseiller colonial Auguste GOMIS, les chérifs Bachir AÏDARA de Djilacoune et Abba AÏDARA Ben Makhfoud de Darsalam et tous les notables musulmans de la ville.
- 16 Décembre 1829Demba Awa DIALLO, chef du Khasso, inflige une cuisante défaite à la coalition des gens de Logo et du Bambouck qui avaient attaqué sa capitale Madina. Le royaume du Khasso était constitué sur un territoire aujourd’hui à cheval sur le Sénégal et la région de Kayes au Mali.
[FOCUS-TRACT] L’explosion du commerce informel à Dakar : entre survie et innovation
Dans ses rues encombrées, sur ses trottoirs et jusque dans ses marchés improvisés, les scènes d’échanges économiques informels sont omniprésentes.Ce phénomène, bien que souvent perçu comme le symptôme d’une économie en difficulté, témoigne également de la résilience et de l’ingéniosité des Dakarois.
Un ‘secteur refuge’ pour les exclus du système formel
Le commerce informel à Dakar est en grande partie une réponse aux réalités socio-économiques difficiles. Selon les dernières statistiques, plus de 40 % des jeunes Dakarois sont sans emploi.Face à un marché du travail formel incapable d’absorber cette population en quête de revenus, nombreux sont ceux qui se tournent vers l’informel pour survivre.Les acteurs de ce secteur ne sont pas seulement des vendeurs de rue ou des marchands ambulants. On y retrouve des diplômés chômeurs, des femmes chefs de ménage, et même des artisans spécialisés, tous engagés dans des activités allant de la vente de fruits et légumes à la réparation de téléphones mobiles.Ces activités, bien que modestes, permettent à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins, en contournant des barrières comme l’accès limité au crédit ou la rigidité des réglementations fiscales.L’innovation au cœur d’un chaos organisé
Si le commerce informel est souvent associé à la précarité, il est également un vivier d’innovations.En l’absence de structures officielles de soutien, les vendeurs déploient une créativité impressionnante pour attirer et fidéliser leur clientèle.Les plateformes numériques, autrefois réservées aux grandes entreprises, sont aujourd’hui investies par les acteurs informels.Sur WhatsApp, Facebook, et même TikTok, il n’est pas rare de voir des tailleurs, des restaurateurs ou des commerçants promouvoir leurs produits et services.Par ailleurs, des solutions innovantes comme le paiement mobile via Orange Money ou Wave facilitent les transactions, tout en renforçant l’intégration de l’informel dans l’économie numérique.Certains acteurs informels réussissent même à franchir la barrière de la précarité pour atteindre une certaine forme de structuration.Des groupements de vendeurs s’organisent en coopératives pour négocier de meilleures conditions d’approvisionnement ou accéder à des espaces de vente plus stables.Ces initiatives montrent que l’informel n’est pas synonyme d’anarchie, mais peut devenir une force économique structurée, pour peu qu’il soit accompagné.Un défi pour les autorités et les décideurs
L’explosion du commerce informel pose cependant de nombreux défis pour les autorités sénégalaises.D’une part, ce secteur échappe en grande partie à l’impôt, privant l’État de ressources cruciales pour le financement des services publics.D’autre part, l’occupation désordonnée des espaces publics entraîne des tensions avec les autorités municipales et des difficultés de circulation pour les citoyens.Face à cette situation, la réponse gouvernementale oscille souvent entre répression et tentatives de régulation.Les opérations de déguerpissement, bien que spectaculaires, offrent rarement des solutions durables. Elles déplacent le problème sans s’attaquer à ses causes profondes : chômage, pauvreté, et exclusion sociale.Au lieu de voir le commerce informel comme une menace, il serait judicieux de le considérer comme une opportunité à encadrer.La mise en place de zones de commerce dédiées, l’accès facilité à des microcrédits, et des formations adaptées aux réalités de ce secteur pourraient transformer ce vivier d’activités en un moteur de croissance inclusive.Vers une intégration formelle de l’informel
Le commerce informel, bien qu’imparfait, reflète l’âme résiliente de Dakar. Ses acteurs, armés de courage et de créativité, pallient les défaillances du système économique formel.Mais pour que cette dynamique se transforme en véritable levier de développement, une meilleure collaboration entre les autorités, les acteurs économiques et les citoyens est essentielle.Plutôt que de chercher à l’éradiquer, Dakar doit apprendre à coexister avec son commerce informel, tout en trouvant des moyens de le formaliser progressivement.En investissant dans des politiques inclusives et innovantes, la ville pourrait convertir cette explosion informelle en une opportunité économique durable pour tous.Hadj LudovicDaaras d’hier versus daaras d’aujourd’hui et écoles franco-arabes : une éducation en mutation
Les daaras d’hier : entre spiritualité et résilience
Les daaras traditionnels, nés au cœur des communautés, sont fondés sur une pédagogie axée sur l’apprentissage du Coran et des sciences islamiques. Ils incarnent une forme d’éducation solidaire où les maîtres coraniques (marabouts) jouent le rôle de guides spirituels et pédagogiques. Les élèves, appelés talibés, y recevaient une éducation qui allait au-delà de l’instruction : discipline, humilité, et valeurs communautaires.Dans ce modèle, l’autonomie financière des daaras reposait souvent sur les contributions des familles et l’aumône. Malgré des conditions modestes, ces écoles étaient perçues comme des espaces d’épanouissement moral et spirituel.Cependant, avec la colonisation et l’introduction du système éducatif occidental, les daaras ont dû coexister avec un modèle scolaire plus structuré et mieux doté.Les daaras d’aujourd’hui : entre tradition et modernité
Aujourd’hui, les daaras font face à des défis majeurs : précarité, sureffectifs et critiques concernant les conditions de vie des talibés. Les abus signalés dans certains daaras ont alimenté un débat sur la pertinence de ce modèle éducatif dans une société en pleine mutation. Néanmoins, des initiatives récentes visent à moderniser ces institutions.Le programme des Daaras Modernes, lancé par l’État sénégalais, propose d’intégrer des matières comme les mathématiques, les sciences et le français au cursus coranique. Cette démarche ambitionne de donner aux élèves des compétences leur permettant de s’intégrer dans une économie globalisée tout en restant ancrés dans leur foi.Toutefois, cette transition reste entravée par des résistances culturelles et le manque de financement.Les écoles franco-arabes : un pont entre deux mondes
Les écoles franco-arabes, en plein essor, se positionnent comme une alternative prometteuse. Alliant enseignement religieux et éducation académique moderne, elles répondent à la demande croissante des parents souhaitant offrir à leurs enfants une éducation équilibrée. Ces établissements forment une nouvelle génération capable de naviguer entre spiritualité et compétitivité professionnelle.Cependant, le modèle franco-arabe n’est pas exempt de défis. Les critiques portent sur la qualité des enseignements, le manque d’enseignants qualifiés, et une reconnaissance limitée des diplômes au niveau national et international.Malgré tout, ces écoles incarnent une dynamique éducative où modernité et tradition coexistent harmonieusement.Vers une réforme éducative inclusive
Face à ces transformations, une réforme inclusive de l’éducation semble indispensable. L’enjeu réside dans la capacité du Sénégal à valoriser son patrimoine éducatif tout en l’adaptant aux exigences du monde contemporain. Cela implique :Premièrement, moderniser les daaras : l’amélioration des conditions de vie des talibés et la professionnalisation des enseignants coraniques sont cruciales. Les daaras modernes doivent devenir des espaces où les enfants peuvent s’épanouir intellectuellement et spirituellement.Deuxièmement, renforcer les écoles franco-arabes : un soutien étatique accru, des formations pour les enseignants et une meilleure articulation avec le système éducatif national sont essentiels pour consolider ce modèle.Troisièmement, sensibiliser les communautés : le changement doit être porté par les communautés elles-mêmes. Il est impératif de sensibiliser les parents et les acteurs locaux sur les bénéfices d’une éducation équilibrée.Quatrièmement, investir dans l’éducation : le financement reste un obstacle majeur. Des partenariats avec des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et des institutions internationales pourraient contribuer à surmonter ce défi.Pour clore, nous pourrons dire que les daaras d’hier, symboles d’une éducation enracinée dans la spiritualité, et les daaras d’aujourd’hui, en quête de modernité, représentent les deux faces d’une même médaille.Par ailleurs, les écoles franco-arabes, par leur approche hybride, incarnent une réponse aux défis éducatifs du Sénégal moderne.Entre traditions et réformes, l’éducation sénégalaise doit trouver un équilibre capable de préparer les générations futures à relever les défis du XXIe siècle tout en préservant leur identité culturelle et spirituelle. C’est à ce carrefour que se joue l’avenir éducatif du pays.Hadj Ludovic

