Des Assises nationales sur le foncier (Amnesty Sénégal)

Tract  –  Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal Seydi Gassama a plaidé, jeudi, à Bignona, pour la tenue des Assises nationales sur les questions foncières afin d’opérer des réformes nécessaires sur cette problématique. 

 Il a fait ce plaidoyer lors d’un atelier de formation axé sur le thème “la problématique de l’accès au foncier”.Cette session de formation initiée par Amnesty International et présidée par le préfet de Bignona a mobilisé des maires et des chefs de village du département de Bignona.“Nous demandons à l’Etat du Sénégal et aux nouveaux dirigeants de mettre en œuvre très rapidement leurs visions pour le monde rural ; et mieux opérer des réformes sur la question foncière”, a déclaré M. Gassama.“Il faut que les paysans aient des titres de propriété. Il faut qu’on opère des réformes dans ce pays pour que chaque famille, chaque communauté ait un bail, un titre foncier ; et qu’elle puisse utiliser ce titre de propriété pour avoir des prêts bancaires pour moderniser leur agriculture”, a t-il insisté.Pour Seydi Gassama, le Sénégal ne connaîtra pas l’autosuffisance alimentaire en comptant sur les gros investisseurs.”L’excédent commercial d’Asie qu’on déverse en Afrique vient des petits producteurs familiaux qui produisent et qui sont organisés en coopératives. Donc il faudra vraiment donner aux paysans des titres de propriété sur les terres qu’ils occupent depuis des générations et des générations pour leur permettre de pouvoir moderniser leurs exploitations agricoles”, justifie-t-il.Et le directeur d’Amnesty Sénégal de renchérir : ”Je pense que pour le foncier, il faut aller au-delà d’une commission de réforme et même aller vers les assises du foncier où les communautés, les collectivités territoriales, l’Etat, la société civile se retrouveront ensemble pour définir vraiment ce que nous voulons en matière de politique foncière”.Cette vision doit être axée, selon lui, sur le renforcement des petits producteurs ruraux qui doivent avoir des titres de propriété, des crédits garantis par l’État pour investir et pouvoir produire 12 mois sur 12.”Aujourd’hui, le problème que nous avons, c’est qu’à cause du manque d’eau, on travaille 4 mois sur 12 dans le monde rural. Mais si l’Etat investit dans le monde rural et leur donne la capacité de pouvoir accéder à l’eau, les gens vont produire 12 mois sur 12 ; et le pays atteindra l’autosuffisance alimentaire et pourra même exporter”, soutient-il.Une manière pour M. Gassama d’inviter les décideurs politiques à aller véritablement vers ces réformes, estimant que ”ce sont elles qui vont justement sortir la grande majorité des Sénégalais qui sont dans le monde rural de la misère où elle se trouve aujourd’hui”.”Cette formation entre dans le cadre d’un programme que nous mettons en œuvre depuis quelques années dans les régions du centre et maintenant en Casamance ; notamment dans les départements de Ziguinchor et surtout Bignona qui constitue le plus grand département de la région et qui compte le plus de Villages et où également les questions foncières sont très présentes”, a expliqué le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal , Seydi Gassama.Selon le défenseur des droits de l’homme, ”le but recherché à travers cette rencontre est de faire en sorte que les conflits fonciers qu’ils opposent des privés, c’est a dire des communautés entre elles, ou des privés et des investisseurs, puissent se résoudre de façon pacifique sans qu’il y ait un recours à la violence”.”Pour cela, il faut connaître la législation en place ; il faut que les communautés se l’approprient ; que les collectivités territoriales connaissent bien aussi cette législation de sorte que lorsque que les demandes d’affection de terres sont faites, on puisse procéder au respect de la loi sans qu’on finisse avec des conflits qui peuvent mener au tribunal ou qui peuvent contribuer à la violence. Donc c’est le but de cet atelier”, a-t-il ajouté.El Hadj Diop, responsable du service du bureau des domaines de Ziguinchor, est d’avis que les litiges fonciers sont occasionnés par la méconnaissance des lois.”Et nous avons formé les chefs de village pour la distinction qu’il faut faire sur les différents domaines de l’Etat notamment le domaine national, le domaine public de l’Etat ; mais aussi nous les avons formés sur les procédures d’affection et de désaffectation des terres du domaine national”, a t-il expliqué.Selon lui, ”c’est donc une formation qui est utile car ils ont été capacités pour leur permettre de réussir les procédures d’affection et de désaffectation”.”Il faut savoir que c’est des lois démocratiques, bénéfiques pour tout le monde ; notamment la loi 64 qui régit le domaine national. C’est une loi qui permet une démocratisation de la terre, pour que la terre soit accessible à tout le monde. Qu’une personne ne s’approprie la terre parce que tout simplement il a les moyens, c’est l’objet de la loi et on doit le savoir pour éviter tous ces litiges”, a dit le responsable des domaines de Ziguinchor.TRACT(Tract.sn)

Sonko au Grand Théâtre ce dimanche : ‘ Un rendez-vous historique… ‘ (Ngagne Demba Touré)

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Tract  –   La Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) annonce avec enthousiasme la tenue d’une conférence politique majeure, ouverte à toute la jeunesse sénégalaise, le dimanche 9 juin 2024 à partir de 16 heures, sur l’esplanade du Grand Théâtre.Le thème central de cette conférence sera : « Le rôle de la jeunesse dans le projet. » Cette rencontre promet d’être un moment d’échanges riches et constructifs sur l’implication et l’engagement de la jeunesse dans le développement et l’avenir du pays.L’animation de cette conférence sera assurée par M. Ousmane Sonko, Président de PASTEF, une figure politique reconnue pour son dynamisme et son engagement envers la jeunesse et les questions sociales.Pour Me Ngagne Demba Touré, coordinateur de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS), cette conférence revêt une importance capitale dans le paysage politique sénégalais. Il souligne que cet événement représente un rendez-vous historique entre le Chef du Gouvernement et la frange majoritaire de la population, à savoir la jeunesse.
La JPS invite ainsi tous les jeunes sénégalais à participer activement à cette conférence. C’est l’occasion unique de faire entendre leur voix, de partager leurs idées et de contribuer à la construction d’un avenir meilleur pour le Sénégal.
TRACT(Tract.sn)

Mbour lutte contre les inondations : de belles initiatives communautaires émergent

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Tract  –    Les habitants du quartier Zone Sonatel, dans la partie Sud-Ouest de la commune de Mbour, ont, dans un élan communautaire, pris l’initiative de lutter contre les inondations et les eaux de ruissellement, pour le bien-être et un cadre de vie assaini. En effet, hier, ils ont fait des remblais en déversant 30 camions de gravats sur les sites argileux, un véritable pataugeoire en hivernage.Selon Jeanne Ndione, leur porte-parole, ces initiatives sont prises dans le but de permettre une mobilité dans le quartier en saison des pluies. Ainsi, des cotisations ont permis de collecter 900.000 francs auprès des habitants du quartier, le prix des 30 camions de gravats. Les habitants du quartier sont sous la hantise des inondations à la veille de l’hivernage. Ils regrettent la sourde oreille des autorités communales, malgré de multiples sollicitations.En plus, El Hadji Amadou Wade, le président du Stade de Mbour, leur est venu au secours, en payant les services d’une pelle mécanique pour un coût de 200.000 francs. Ce dernier s’est investi dans la zone, en installant des poteaux et des lampes électriques.Pour rappel, la zone Sonatel dispose d’un Collège d’enseignement moyen (CEM), d’une pouponnière et d’une école primaire (élémentaire) publique, sans compter une chapelle. La zone Sonatel est le bassin versant de la lagune «Le Mballing». L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) y a construit des ouvrages soulageant en partie les populations. Une grille-avaloir capte les eaux pluviales pour les rejeter vers la mer.TRACT(Tract.sn)

SÉPARATION STRICTE DES POUVOIRS : Me Bamba Cissé oppose son véto

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Tract-«Lorsque Montesquieu parlait de la séparation des pouvoirs, il ne voulait pas parler d’une séparation parfaite, il voulait parler d’une collaboration mutuelle des pouvoirs ». Ces mots sont de l’avocat Me Bamba Cissé. Il s’exprimait ainsi lors de la conférence de presse organisée par les étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et d’anciens détenus politiques au Centre international de commerce extérieur du Sénégal, ce jeudi 6 juin.Ainsi, le conférencier, en présence de son confrère français Me Juan Branco, a exposé : « On parle de la présence du Chef de l’État au Conseil supérieur de la magistrature (CMS) mais cette présence n’est pas politique. Elle est dans l’organigramme. C’est dans la normalité. Si sa présence était politique et qu’il puisse avoir la possibilité, selon son bon vouloir, d’influer sur la justice, de nommer à des postes, là on ne serait pas d’accord mais c’est aussi pour éviter le gouvernement des juges ».« Lorsqu’on veut changer un pays , on doit être dans les principes et non pas à phagocyter des textes »Selon Me Cissé, « il ne faut pas laisser ces derniers décider en Conseil supérieur de la magistrature ».Puis, il fera savoir : « Pour moi, que le Président de la République sorte du CMS, c’est une grosse erreur. Il faut qu’il reste et qu’il ne politise pas le CMS. Et, là on l’attend du Président Bassirou Diomaye Faye car c’est un technocrate. Il est dans les rails et je sais qu’il ne peut pas dérailler ». Mieux, dit-il, le Premier ministre, Ousmane Sonko est plus que dans les principes.Par ailleurs, Me Bamba Cissé a rappelé qu’une révolution n’est jamais acquise. Du coup, il faut continuer le travail pour une bonne gouvernance.«Le droit ne peut s’accommoder de la politique et vice-versa. C’est la raison pour laquelle, je ne suis pas dans une démarche académique mais celle de la précision. Lorsqu’on veut changer un pays, on doit être dans les principes et non pas à phagocyter des textes », a laissé entendre la robe noire.

[MBEUK MI] 50 migrants périssent en mer

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Tract-Encore 50 migrants morts dans leur tentative de rallier l’Espagne. Ces migrants étaient tous à bord d’une pirogue qui a finalement chaviré. La barque d’après nos informations contenaient en tout et pour près de 120 personnes qui au cours d’un long périple en mer n’ont pas pu atteindre leur destination.Et d’après seneweb se basant sur des sources espagnoles, « seules 67 personnes ont été secourues, 66 encore en vie et 6 autres sont à l’hôpital.Il faut reconnaître que le voyage en mer pour rallier l’Europe ne fléchit pas encore. Il ne se passe pas un jour sans que l’on signale l’interpellation de pirogues remplies de jeunes se dirigeant vers les côtes espagnoles.

TABASKI 2024 : Une fête, deux (2) dates !

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Tract-La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) a fixé la date de la prière de l’Aïd-al Kabir ou Aïd-al Adha (Tabaski), le 17 juin 2024.De son côté, la Commission d’Observation du Croissant Lunaire (C.O.C.L.) de la Coordination des Musulmans du Sénégal (C.M.S.) qui s’est réunie ce jeudi 6 juin 2024 informe que la célébration de la Tabaski, ou fête du sacrifice, est prévue le dimanche 16 juin 2024.Comme il est de coutume au Sénégal, les musulmans vont une fois de plus célébrer la fête de Tabaski dans la division.

THIÈS : La place de France portera désormais le nom d’un Thiessois

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Tract-Le lancement officiel des travaux de réhabilitation de la place de France de Thiès, ce jeudi 6 juin 2024, par le maire de la ville, en présence de nombreuses autorités locales, a été une occasion pour Dr Babacar Diop de partager sa vision pour ce projet ambitieux.Pour l’édile, la place de France, au cœur de Thiès, est un site emblématique, un espace que le projet de réhabilitation vise à transformer en « un jardin public exceptionnel et accessible à tous », promet le maire qui envisage de donner le nom à un illustre fils de Thiès.« Nous envisageons un espace vert magnifiquement aménagé où la nature et la modernité se rencontreront harmonieusement », confie-t-il. Cet espace comprendra des allées piétonnes, des aires de jeux pour enfants, des zones de repos ombragées ainsi qu’un monument sculpture, un monument aux morts et un jet d’eau. Toutes ces infrastructures respecteront l’environnement. Le coût du projet s’élève à 325 millions F CFA, entièrement financés par la mairie de Thiès. Les travaux, qui commencent ce mois-ci, devraient s’achever en décembre 2024.Selon le maire, cet investissement illustre l’engagement du conseil de ville d’améliorer la qualité de vie des citoyens et de créer des espaces publics de haute qualité.En outre, le maire a révélé l’importance de la dimension démocratique de ce projet, entendu que ce jardin se veut « un espace démocratique, un lieu où chaque citoyen, sans distinction, pourra venir et se sentir chez lui. L’accès au jardin sera gratuit afin de garantir que tous les habitants puissent en profiter ».La réhabilitation de la place de France résulte d’une concertation approfondie avec les Thiessois. « Vos suggestions, vos idées et vos aspirations ont été prises en compte dans la conception du projet », a-t-il affirmé. Il a remercié tous ceux qui ont contribué à sa conception et à sa mise en œuvre.Le maire a également partagé sa vision pour l’avenir de Thiès, souhaitant en faire une ville de premier plan au Sénégal et sur la scène internationale. Il a évoqué d’autres projets, comme le programme Cœur de ville, un vaste chantier urbain qui s’étendra de la place Agora à la Promenade des Thiessois. Ce projet vise à développer des infrastructures modernes tout en respectant la vocation première des espaces publics.Cette tribune a également été l’occasion d’annoncer la troisième phase de la modernisation de l’éclairage public. Ce projet, d’un coût de 300 millions F CFA, prévoit de remplacer les ampoules en sodium par des LED écologiques et plus économiques.Pour terminer, le maire a exprimé sa fierté et son amour pour Thiès, incitant les citoyens à participer activement à la réflexion sur le nouveau nom que pourrait porter la place de France après sa réhabilitation.

DIC : Cheikh Bara Ndiaye libéré après sa confrontation avec Thérèse Faye

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Tract-Cheikh Bara Ndiaye a déféré ce jeudi matin à la convocation des éléments de la Division des investigations criminelles.Le chroniqueur de Walf Tv a été interrogé par les hommes du commissaire Principal Adama Sarr, chef de la Dic, pendant des heures sur la plainte déposée contre lui par Thérèse Faye.Il s’en est suivi une confrontation entre la plaignante et son accusateur. Au terme de son interrogatoire, Cheikh Bara Ndiaye a été libéré.

[REPORTAGE ‘TRACT’] NOMINATIONS DE JEUNES AUX POSTES DE DIRECTEURS GÉNÉRAUX: Des Sénégalais, optimistes, apprécient, d’autres, d’après leur vécu, émettent des réserves

TRACT – Les nominations de jeunes aux postes de directeurs généraux par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye est actuellement le sujet de discussion de plus d’un dans les grands places du Sénégal. En effet, les récentes nominations de Me Ngagne Demba Touré, coordinateur national de la JPS (Jeunesse Patriotique du Sénégal) au poste de Directeur général de Société des Mines du Sénégal et de Jean Michel Sène, vice coordinateur national de la JPS au poste de Directeur général de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rural (ASER) ont suscité beaucoup de polémique dans le débat public.Appréciées différemment par des sénégalais, ces nominations rassurent certains qui accordent une totale confiance à la jeunesse qu’ils estiment avoir tout pour réussir. Ce qui n’est pas le cas pour d’autres qui, d’après leur vécu, préfèrent l’expérience des personnes âgées pour une bonne gestion des postes de responsabilités.Parmi nos interrogés, Moustapha Ndiongue, tailleur de profession âgé de 54 ans, donne son avis sur la question:

“À la fleur de l’âge on a la santé, l’énergie et la force…Les jeunes sont animés par la volonté de faire plus que leurs prédécesseurs, ils ont toujours manifesté une volonté de servir leur pays”

Je trouve que c’est une bonne chose de faire confiance aux jeunes et de les responsabiliser. À la fleur de l’âge ils ont la santé, l’énergie et la force, ce que je trouve être un atout que les personnes âgées n’ont peut-être pas. Les jeunes sont animés par la volonté de faire plus que leurs prédécesseurs, ils ont toujours manifesté une volonté de servir leur pays. Maintenant qu’on les responsabilise, c’est le moment pour eux de montrer ce qu’ils valent. S’ils réussissent à faire leur preuve, ça sera une bonne chose, ça va donner conscience aux autres jeunes qu’ils doivent être des acteurs directs pour le développement de notre pays. Mais s’ils échouent, ce que je ne leur souhaite pas, ça va vraiment être un désastre et ils donneront raison à ceux qui préfèrent l’expérience de la vieille école à la place de la jeunesse”, a soutenu notre interlocuteur qui dit avoir confiance à la réussite des jeunes dans ces postes de responsabilité. Ramatoulaye Mbow, membre du personnel administratif à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, étudie la question sur un autre angle:

“On peut bel et bien être jeune et gérer un poste de responsabilité… Mais est-ce que la famille, nos mamans en particulier, ne vont pas les mettre une certaine pression financière pour vouloir montrer à tout le monde que son enfant est un directeur général” 

Mon souci est que les jeunes aiment la belle vie et nourrissent un rêve de devenir riches et célèbres. Seront-ils capables de laisser ce rêve de côté et de se limiter à ce qu’il gagne honnêtement comme salaire ? Est-ce que leurs familles ne vont pas leur mettre une certaine pression financière ? Voilà des questions à se poser. Parce qu’on se dit la vérité, nous sommes tous sénégalais et nous savons comment fonctionnent les familles surtout nos mamans. Quand un de leurs fils réussit, elles vont vouloir montrer à tout le monde que leur enfant est un tel ou un tel. Elles vont également se dire que c’est fini les problèmes financiers. Elles vont attendre de lui qu’il règle tous les problèmes d’argent et matériels, sans parler des voisins, des amis, de la lointaine famille etcetera. Avec toutes ces attentes, si le jeune en question n’est pas mentalement solide, il risquera de confondre sa poche et l’argent du contribuable. Un jeune peut bel et bien gérer un poste de responsabilité à condition que son entourage, sa famille et surtout ses femmes et maman en premier, comprennent le pourquoi il est nommé à tel poste. Elles doivent comprendre ce qu’on attend de leurs fils et maris, les aider en ce sens et se départir du voyez moi et de certaines façons de faire les choses quand un des leurs devienne membre du gouvernement ou de l’appareil étatique”, a jugé Mme Mbow comme étant un détail très important pour la réussite de ces jeunes dans leur poste. Mandiaye Ndiaye, commerçant et propriétaire d’une chaîne de boutiques, se montre moins optimiste que nos précédents interrogés:

“Un jeune qui était hier dans les rues en train de barrer les routes, de brûler des pneus et des biens publics ou privés, devenus aujourd’hui responsable, ne peut pas avoir du jour au lendemain le sens de la responsabilité et de gérer les biens publics”

“En tout cas, les vieux qu’on est en train d’écarter pour les remplacer avec des jeunes ont plus d’expérience et savent mieux que les jeunes comment marchent les choses. Je ne suis pas contre qu’on confie des postes de responsabilité à des jeunes mais le mieux, pour moi, c’était de les mettre aux côtés de ces personnes expérimentées pendant au moins 2 ans pour qu’ils observent et apprennent. Une personne qui a servi pendant plus de 10 ans voire 20 ans ne doit pas être écartée juste à cause de son âge. L’expérience est ce qu’il faut pour gérer, pour diriger et ces soi-disant vieux qui n’ont pas encore atteint l’âge de la retraite en ont mille fois plus que ces jeunes récemment sortis des universités. Nommer comme directeurs généraux des jeunes qui n’ont jamais occupé de grands postes auxquels ils n’ont pas été préparés ne me rassure pas trop. Il serait mieux de les préparer d’abord à ces postes, de les encadrer, les laisser ramper petit à petit jusqu’à ce qu’ils aient une certaine maturité avant de faire d’eux des Directeurs généraux. Un jeune qui était hier dans les rues en train de barrer les routes, de brûler des pneus et des biens publics ou privés, devenus aujourd’hui responsable, ne peut pas avoir du jour au lendemain le sens de la responsabilité et de gérer les biens publics. Mais bon, confions les choses au temps, d’ici peu on verra ce que ces nouveaux changements vont donner”, a argumenté M. Ndiaye qui dit avoir vécu 63 ans pour avoir assez vu des jeunes échouer là où des vieux ont réussi.Hadj Ludovic  
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BRANCO ‘PERSONA NON GRATA’ À L’UCAD : L’avocat s’adresse aux étudiants au CICES

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Tract-Juan Branco va s’adresser aux étudiants ce jeudi à 17 heures, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), salle 4 avril.L’avocat franco-espagnol qui fait l’annonce sur son compte X précise que Pape Abdoulaye Touré et Falla Fleur, avaient, contrairement à ce qui a été affirmé, demandé l’autorisation de l’administration de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) afin de l’y inviter.D’après lui, le Recteur qui avait « acquiescé » dans un premier temps est revenu sur sa décision à minuit.Voici l’intégralité de son messageApparemment, les héros du peuple ne sont pas les bienvenus à l’UCAD. Pape Abdoulaye Touré et Falla Fleur, martyrs, avaient, contrairement à ce qui a été affirmé, demandé l’autorisation de l’administration de l’UCAD afin de m’y inviter. Celle-ci avait acquiescé. Leurs noms, cependant, parvenus à l’oreille du recteur, n’ont semble-t-il pas fait son bonheur. Celui-ci, à minuit passées, a donc décidé de communiquer. Il semblerait qu’il soit plus facile pour certains de fermer un an durant leur université, que d’y laisser quelques dignes paroles prospérer. Je n’ai pas l’intention de m’abaisser à discuter ou polémiquer avec ces êtres qui ont par le passé tant de fois atteint à leur dignité. Je m’adresserai donc aux étudiants, et à ceux qui font, ont fait, et feront, l’honneur du Sénégal, ce jour à 17H, au CICES, salle 4 avril.