Les Africains invités à utiliser les « 400 mille milliards de fonds dormants » pour réaliser des infrastructures

0
La représentante de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (ECA), Donna Sims Wilson a appelé, samedi, à Dakar, les pays africains à utiliser les « 400 milles milliards de fonds dormants représentant l’épargne africaine » pour réaliser des infrastructures.
« En Afrique, nous avons à peu près, 400 mille milliards de fonds dormants qui représentent de l’épargne africaine que nous pouvons utiliser pour faire de l’infrastructure, pour créer de l’emploi évidemment pour les jeunes africains », a-t-elle plaidé.
Mme Wilson intervenait lors de l’ouverture de la conférence sur les infrastructures, organisée par l’Association des investisseurs Américains (MIDA), en collaboration avec la commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (ECA).
Cette rencontre de deux jours réunit entre autres les représentants de l’Afrique du Sud, du Nigéria, du Ghana, du Gabon et du Kenya et le chef de la société nationale de pensions et des assureurs américains, une association qui représente à peu près 137 milles milliards de dollars en fonds d’investissements.
« Donc, 137 mille milliards de dollars de potentiel d’investissement sur le continent », a souligné Donna Sims Wilson, précisant que l’objectif de cette rencontre historique est de voir « comment mobiliser les fonds de pensions américains avec les fonds de pensions africains ».
Revenant sur le choix porté sur le Sénégal pour abriter cette rencontre, la représentante du ECA a soutenu que c’est parce que le Sénégal est un modèle pour avoir effectué des pas importants en termes de réalisations d’infrastructures.
« La délégation a visité [ce vendredi] le nouveau aéroport de Diamniadio, le nouveau central électrique, le port de Dakar et nous voyons déjà toute l’infrastructure qui est réalisée. Nous avons au Sénégal un contrat et une forme d’investissement public privé qui est déjà bien acquis », a expliqué Donna Sims Wilson.
Selon elle, les nouvelles technologies et le E-commerce, combinés à l’augmentation prochaine de l’échange intercontinental qui va passer de 17% à 25% avec la signature prochaine de la zone de libre-échange africaine, vont augmenter besoins et améliorations des infrastructures.
« Et en fédérant les financements étrangers avec les investissements locaux, nous espérons après ces deux journées, voir quel est le cadre réglementaire qu’il faut mettre en place pour que nous puissions davantage fédérer d’autre investisseurs étrangers », a-t-elle conclu.
 

Kémi Séba arrêté à Conakry et renvoyé vers Cotonou

0
Dans le cadre de sa tournée politique « le pouvoir au peuple » aux cotés de toutes les forces vives de la société civile guinéenne, l’autoproclamé panafricaniste Stellio Capo Chichi était attendu  à Conakry. Kémi Séba y a été arrêté, révèle-t-on sur sa page Facebook.« Nous apprenons par nos équipes sur place qu’une unité militaire est montée à bord du vol empêchant Kémi Séba de quitter l’avion et de rejoindre le peuple guinéen venue en masse pour l’accueillir », y note-t-on.Bloqué à l’aéroport de  Conakry, Kemi Séba est remis dans  un appareil d’Air Côte d’Ivoire qui l’a transporté à Conakry, puis éconduit vers Cotonou son pays d’origine.Nogaye Babel Sow, la porte-parole internationale de l’ONG Urgences panafricanistes (UP), a  expliqué que le président Alpha Condé et les autres dirigeants africains, qui sont dans une logique de soumission,  « se sentent menacés » par l’activisme de Urgences panafricanistes que  dirige Kemi Séba. Ce qui expliquerait selon elle cette décision.Mais officiellement, le gouvernement guinéen n’a pas communiqué sur les raisons du refus  de laisser Kemi Seba  descendre à Conakry et rencontrer la jeunesse de Guinée qui l’attendait, d’après  la porte-parole internationale de  UP.

Près de 800 enfants accompagnés par le projet Jokkokids

0
Le projet Jokkokids, impulsé par le programme Jokkolabs, un espace de travail collaboratif dans l’innovation ouverte, a accompagné près de 800 enfants. Le but, stimuler leur créativité avec le numérique.Le développement du numérique s’est amorcé et annonce de nouveaux défis. Au Sénégal, 21,7 % de la population ont accès à Internet. Ce sont des enjeux importants pour la diffusion du numérique autour de la problématique : comment prétendre à l’égalité des usages et la maîtrise des outils ?Pour l’espace de travail collaboratif dans l’innovation ouverte, Jokkolabs, les nouvelles technologies ouvrent de nouvelles voies et les enseignants constituent ainsi la pierre angulaire d’une éducation renouvelée et adaptée. Jokkokids propose d’y associer la qualité des animations périscolaires en fédérant des animateurs, clés de voûte du continuum à opérer entre l’école et « dehors », et entre les outils numériques et les apprentissages, pour accompagner les enfants d’aujourd’hui à devenir des adultes accomplis.Après deux années de fonctionnement, le projet Jokkokids, sous l’impulsion du programme Jokkolabs, a accompagné près de 800 enfants. Initié en 2016, avec le soutien de la Fondation Osiwa, Jokkokids est un projet pluridisciplinaire open-source et un réseau d’innovateurs, animateurs et organisations qui développent des opportunités éducatives afin de stimuler la créativité des enfants par l’usage des technologies, en lien avec l’expression de soi, au sein d’une démarche inclusive. Après cette phase expérimentale, l’idée de ce programme, a expliqué Fatoumata Niang Niox, directrice exécutive de Jokkolabs Sénégal, c’est de préparer les compétences des enfants pour le futur. Pour cela, elle a fait savoir, au cours d’une conférence de presse, samedi : « Nous sommes allés sur trois champs d’action : le numérique qui est une valeur sûre de nos jours, le développement de l’expression de soi et les potentiels en termes de fabrication ». Ces trois champs, par leur transversalité, ont été mis ensemble pour faire Jokkokids. Une fois le programme en marche, « nous avons mis en place des Kidslabs qui sont des espaces pour accueillir des enfants de 6 à 12 ans pour les préparer aux métiers du numérique », a détaillé M. Niox, relevant que beaucoup de séances de programmation simple pour les enfants ont été faites. S’y ajoutent des sessions sur la fabrication avec du matériel recyclé à utiliser pour en faire un micro, une voiture ou un petit hélicoptère. Autre volet du projet, le développement de l’expression de soi qui passe par la danse, l’écriture. « On s’est beaucoup focalisé sur l’écriture parce que les ateliers créatifs sont importants, car stimulant toute la créativité de l’enfant », a souligné Fatou Niang Niox. En règle générale, ces Kidslabs reçoivent les enfants pendant les week-ends ou les vacances scolaires. Un aspect du projet sur lequel la directrice exécutive a insisté, c’est celui du volet social qu’elle a jugé « très important avec l’implication des enfants vulnérables ».Au-delà du Kidslabs, le projet a développé beaucoup d’activités nomades, notamment au Samu social, à l’Institut français de Dakar où des enfants de la rue ont été invités grâce au partenariat avec l’association « Help the street children ».Le projet Jokkokids, c’est aussi des interventions dans les régions comme Kaolack et Ziguinchor.Après deux années d’expérimentation, Jokkolabs Sénégal entend pérenniser Jokkokids en l’intégrant dans le système éducatif national.

Momar Nguer, Dg Marketing et services de Total, exhorte à « arrêter de fantasmer sur les contrats pétroliers qui sont extrêmement transparents »

0
Le Directeur général de la branche marketing et services de la compagnie Total a été clair. Il a expliqué, hier, en conférence de presse, que les contrats pétroliers signés avec le Sénégal sont d’une extrême transparence.La compagnie française Total n’a rien à cacher des contrats pétroliers signés avec le Sénégal, le 2 mai 2017, a déclaré, hier, le Directeur général de la branche marketing et services de l’entreprise, Momar Nguer. « Total est une compagnie qui est extrêmement transparente et qui est au Sénégal depuis 70 ans. Si nous n’étions pas transparents, nous ne serions pas encore dans le pays 70 ans après notre arrivée », a-t-il soutenu, lors d’une conférence de presse au Musée Théodore Monod où l’entreprise française célèbre ses 70 ans de présence au Sénégal, à travers une exposition de photos d’archives. « Il y a des contrats qui ont été signés et c’est curieux parce que nous ne sommes pas les seuls à signer des contrats et j’entends beaucoup de bruits autour de ces contrats alors que les choses sont extrêmement claires du côté de Total et de celui de l’État sénégalais », a ajouté Momar Nguer qui souligne que la compagnie pétrolière travaille dans plus de 100 pays dans la transparence. « Nous faisons toujours les choses dans la transparence et nous n’avons rien à cacher des contrats que nous avons signé au Sénégal », a insisté le Directeur général de la branche marketing et services de Total.Il a rappelé que Total qui est une des 4 premières compagnies au monde est la première à avoir recherché du pétrole au Sénégal pour avoir démarré ses prospections à la fin des années 50 et au début des années 60 en Casamance. Ne comprenant pas la polémique qui entoure l’octroi des blocs Rufisque Offshore à la compagnie française, Momar Nguer estime que les contrats signés intéressent également d’autres personnes. « Il faut qu’on arrête de fantasmer sur ces contrats ; ce sont des contrats extrêmement transparents, regardés par des tas de gens dans le monde. Il n’y a aucun mystère là-dessus », a-t-il insisté, affirmant que Total prend tous les risques. « Nous avons signé au Sénégal pour faire de la recherche en dépensant des dizaines et des dizaines de milliards de FCfa pour chercher du pétrole et si l’on trouve, on va partager et la part qui revient à l’État est plus importante alors que c’est la compagnie qui a pris tous les risques », a-t-il expliqué. Et c’est cette transparence qui explique la présence de Total dans plus de 100 pays, soutenant que les contrats pétroliers sont négociés dans le monde suivant ce schéma que ce soit aux États-Unis, au Moyen orient, en Afrique ou en Europe.Le Directeur général de la branche marketing et services de Total dit qu’il ne « travaillerait jamais pour une compagnie qui exploite les Sénégalais », soulignant que Total Sénégal a ouvert son actionnariat aux Sénégalais qui détiennent 30 % du capital.Interpellé sur une probable surestimation des découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal, Momar Nguer a déclaré que celles-ci sont importantes. « Des découvertes significatives ont été faites au Sénégal et à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie ; ce n’est pas surestimé parce que nous ne sommes pas dans l’imaginaire et l’activité d’exploration continue », a-t-il ajouté.Le directeur général de Total exploration et production Sénégal, Eric Bonnin, a indiqué que quatre bateaux sont en mer notamment à 100 kilomètres des côtes pour l’exploration. Elle a été précédée par un travail de sensibilisation et d’information des pêcheurs. « 104 sites de communautés de pêcheurs sont visités pour une sensibilisation sur le travail fait et les perturbations engendrées par les opérations sismiques qui ont débuté en janvier se poursuivront jusqu’à l’été prochain », a-t-il indiqué.

4ème édition du FASO : Mboumba, carrefour urbain et traditionnel du Festival à Sahel ouvert

0
La 4ème édition du Festival à Sahel (Faso) ouvert a vécu. Mboumba (Podor), localité située à 580 km de Dakar, a abrité, du 23 au 25 février, l’évènement qui a mis l’accent, cette année, sur la rencontre des cultures urbaines et traditionnelles. Avec une affiche alléchante mettant en avant des artistes comme l’Angolais Bonga, les Sénégalais Omar Pène et Carlou D, le Camerounais Félix Sabal Leeco ou encore le danseur amazonien Tamangoh, Mboumba est devenu, le temps d’un weekend, le carrefour de la diversité culturelle africaine.Isolé aux confins du Sénégal, Mboumba s’est ouvert au mondele 24 février dernier. Cette localité qui, de coutume, offre calme et sérénité à ceux qui veulent guérir de l’inlassable et incurable agitation des villes s’est plongée dans une ambiance inhabituelle. Après les couacs techniques qui ont perturbé, la veille, les programmations artistiques, la 4ème édition du Festival à Sahel ouvert (Faso) a débuté dans cette petite commune du département de Podor.  Le podium, monté sur une vaste  étendue  sablonneuse, à quelques mètres des rives du bras du fleuve Sénégal, pour les  besoins des concerts et spectacles en plein air, est pris d’assaut par des centaines de festivaliers. Certains ont traversé le bras du fleuve via des pirogues, d’autres sont venus  des villages environnants à bord de charrettes pour répondre, dans la ferveur et la joie, à l’appel de la culture.A l’initiative de l’Association d’utilité publique Globe, ce festival est né de la « volonté d’artistes sénégalais et français de rendre la culture plus accessible aux populations du Fouta ». L’événement se veut ouvert sur l’Afrique avec une programmation représentant la diversité culturelle du continent. Pour cette 4ème édition, les festivaliers ont eu le bonheur de voir des icônes, à l’image du grand artiste angolais Bonga, le danseur Tamangoh ou encore le Camerounais Félix Sabal Leeco, considéré comme l’un des plus grands batteurs au monde, se produire sur scène. Côté sénégalais, Omar Pène, la tête d’affiche du festival, et Carlou D ont assuré leur show.Monté en premier sur scène, à 23 heures, Carlou D a fait parler son talent. L’artiste, muni de sa guitare, a débuté son spectacle avec de l’acoustique. Et pour accrocher un public majoritairement jeune, il n’y avait pas autre  chose de mieux qu’un chant d’amour aux relents poétiques. Avec quelques mots en pulaar, appris pour la circonstance, le « Baye Fall » de la musique sénégalaise a su conquérir, au bout seulement de quelques minutes, le cœur des festivaliers en chantant dans la langue du terroir.  Son énergie débordante et sa désinvolture sur scène ont aidé à donner, par la suite, une dimension exceptionnelle à son spectacle. Carlou D, qui a enchainé les morceaux « Mbeuguel », « Baye Fall », « Dembaniew »…, a bénéficié d’une belle complicité du public. Un accord rare qu’il a d’ailleurs apprécié. «Je suis super impressionné. Malgré la distance, je me sens comme à Dakar. Le public a participé au show… », a-t-il déclaré à la fin de sa prestation.DUO CARLOU D / FÉLIX SABAL LECCO L’artiste dont les musiciens étaient repartis à Dakar du fait des aléas techniques à l’origine du changement de sa programmation la veille a dû compter sur le talent du compositeur et batteur franco-camerounais Félix Sabal Lecco.  Un duo de rêve qui a ravi plus d’un. Les deux artistes qui venaient de se rencontrer pour la première fois sur scène n’ont même pas eu besoin de répétition. « Carlou D est un grand artiste, un leader. Il peut donc jouer avec n’importe qui », a souligné Félix Sabal Lecco qui a collaboré avec de grands noms de l’univers musical à l’image deYoussou Ndour, Salif Keïta, Manu Dibango, Prince. Ce batteur qui se plait dans le style afro-caribéen, du fait de ses origines camerounaises, mais aussi du jazz, du rock et de la pop est l’un des grandes stars du festival. Impressionné par la chaleur et la bienveillance des populations, il profite de l’événement pour travailler avec un groupe de musiciens de Mboumba.L’édition 2018 du Faso met en avant la rencontre des cultures urbaines et traditionnelles. Le festival « sollicite les artistes les plus prestigieux et les plus militants ».  Parmi ceux qui ont répondu présents à ce rendez-vous culturel international, figure le danseur, musicien et peintre amazonien Tamangoh.  Ce dernier a, dans son show, lancé un message futuriste aux enfants du monde.  Son spectaclede claquettes transforme « la danse en musique avec une fluidité stupéfiante et un sens aigu de l’instant ». Basé sur de l’improvisation avec des objets musicaux allant de la flûte aux percussions, le dialogue offert par Tamangoh allie dextérité et entrain pour le plus grand bonheur du public.Par Ibrahima BA, envoyé spécialLE FASO, UN MODÈLE ÉCONOMIQUE À DUPLIQUER Mboumba 2Après quatre éditions, le Festival à Sahel ouvert a fini de s’enraciner dans les dunes de sable de Mboumba. La manifestation s’offre, aujourd’hui, comme un exemple demodèle économique à dupliquer un peu partout dans le Sénégal. Cela, dans l’intérêt de faire jouer à la culture un rôle déterminant dans le développement des terroirs. L’appropriation du Faso par les villageois, à travers le bénévolat, et l’implication des partenaires commencent déjà à porter ses fruits. Grâce au Faso, ce village situé aux confins du Sénégal est sorti de l’anonymat. Il s’ouvre désormais au monde en accueillant des stars internationales et des centaines de festivaliers lors de chaque édition. En mettant l’accent sur la formation et la mise en place d’infrastructures culturelles (podium, studio de formation, local technique, salle de répétition…), l’Association Globequi a initié le Faso pose les bases d’une véritable politique de l’industrie de la culture. Ainsi, en s’inscrivant dans une politique de décentralisation des actions culturelles, le festival participe à la promotion du tourisme local. Mboumba et ses populations affichent un certain élan de fierté culturelle faisant de leur terroir un terreau fertile du tourisme. Aujourd’hui, il n’est pas nécessaire de faire des études pour mesurer l’impact direct de cette manifestation sur le quotidien des villageois. Les initiateurs du Faso comptent travailler à « la valorisation ou réhabilitation des maisons d’accueil ». Le Festival à Sahel ouvert est l’un des rares événements culturels périodiques à ne pas bénéficier d’une subvention du ministère de la Culture. Pourtant, depuis 2010, le Faso œuvre sans cesse pour le développement économique et social de Mboumba via des activités autour de la préservation de l’environnement, la formation, des campagnes de sensibilisation contre certaines maladies, des consultations spécialisées…Par Ibrahima BA, envoyé spécialOMAR PÈNE COMME ON L’AIME En prenant part à la conférence de presse sur les préparatifs de laquatrième édition du Festival à Sahel ouvert, le 24 janvier, à Dakar, Omar Pène avait promis des surprises à la population de Mboumba. Une promesse à laquelle il a entièrement tenu au regard de la qualité de son passage sur scène le 24 février passé.Dans une nuit étoilée, où la fraicheur du soir se mélange à un petit vent soufflant le long de la rive du bras du fleuve, le leader du groupe Super Diamano a fait découvrir au public quelques-uns de ses chefs-d’œuvre. Quand il ouvrit le bal avec son titre mythique « Soweto », sorti en 1987 et qui lui avait valu beaucoup de succès à l’époque, il faisait 2 heures 20 minutes. Mais, en dépit de l’heure tardive, la fièvre monta d’un cran. Au milieu de la foule en délire, des groupes de danse se formèrent çà et là et des amas de poussière s’envolèrent au-dessus du podium. Entre afro-feeling et mbalaxbien rythmé, Omar Pène a enchainé les morceaux dans une ambiance digne des grands soirs. Les fans n’ont pas vu le temps passé.Pendant près de deux tours d’horloge, il a enchanté la foule qui en demandait encore. Son dernier morceau,« Afsud », chanté à la gloire de ses fans, a clôturé ce beau spectacle sous le ciel lamineux de Mboumba.I. BABONGA OFFRE UN VOYAGE MUSICAL INÉDIT Mboumba BongaPrésent au Sénégal dans le cadre de la 4ème édition du Festival à Sahel ouvert (Faso), l’artiste angolais Bonga, acteur majeur de la scène africaine, a livré,le 24 février, un grand concert à Mboumba. Avec sa voix cassée et avenante, il a offert une ballade musicale inédite aux accents angolais.Il était, sans doute, la principale attraction de cette 4ème édition du Festival à Sahel ouvert. Bonga, qui porte le poids de ses 75 ans, a quitté Lisbonne pour Dakar.Mieux, il a ensuite fait près 600 km en vue de donner un concert aux confins de la capitale sénégalaise. Mais, ceci n’est que le reflet de l’intérieur de cet artiste au parcours fascinant et exceptionnel et quiallie humanisme, liberté et résistance. Samedi dernier, sur la scène jouxtant la rivière du village, le vieil homme semblait retrouver une seconde jeunesse. Sa voix éraillée avait surement réveillé les dieux du fleuve. Ce qui lui garantissait une force irréductible au fur et à mesure. La musique est un langage universel qui parle à tous les peuples. Le public de Mboumba et d’ailleurs, captivé par les premiers morceaux du chanteur, a été très vite conquis par cette variété musicale aux accents angolais. Bonga a puisé dans son passé tumultueux, dans ses fameux « Recados de fora » (messages d’ailleurs), pour entrainer la foule dans un voyage musical inédit et à travers plusieurs générations. Entre spleen et félicité, ses chansons ont drainé un flot d’émotions. L’artiste angolais a parcouru une partie de sa riche carrière aux 31 albums pour offrir une promenade musicale époustouflante. Pour ce faire, il n’a pas oublié des titres comme « Mona kingixica », « Kambuá», des chansons inscrites dans le temps de l’éternité et qui résisteront à l’infini. Les chants deBongacharrient fantaisie et allégresse sous l’effet des instruments comme la flute ou le dikanza. Toutefois, quand l’artiste angolais s’est mis au Semba (musique de son Angola natal), l’atmosphère devient du coup survoltée et la vaste étendue sablonneuse percée par le doux et éclatant reflet lunaire se transforme en une piste de danse.45 ans de carrière, 400 chansons Le chanteur qui n’a pas voulu se prêter au jeu de l’interview après son spectacle avait annoncé, lors de sa conférence de presse à Dakar, sa joie de participer à ce qui est en train d’être construit à Mboumba autour de la culture. Avec une carrière artistique pleine, cet Angolais a joué, à travers sa musique, un rôle fondamental dans la construction d’une identité africaine. « Je participe à cette œuvre immense qui est la rencontre des êtres humains réunis par les sons et les rythmes sans aucun préjugé », avait-t-il soutenu. José Adelino Barcelo de Carvalho à l’état civil, Bonga est né en 1942 à Kipir, ville située à une soixantaine de kilomètres de la capitale angolaise, Luanda. Figure emblématique de la lutte contre la colonisation, il fait partie des voix les plus engagées du continent. Bonga, c’est aussi un grand conservateur qui tient à ses racines africaines en général et angolaises en particulier. La clé de son succès, a-t-il avoué, c’est la tradition. «Après l’école, l’information que nous avons reçue dans la rue, à travers les vieux africains, a beaucoup contribué à notre éducation en un temps où l’Afrique n’était pas encore brimée par les modernités », a souligné Bonga. A propos du changement de son nom d’origine, le chanteur a dit ceci : «Quand j’ai commencé à faire de la musique, je me suis dit que mon nom d’origine n’a rien à voir avec le rythme et la musique que je fais. C’est ainsi que je me suis donné le nom de Bonga Kuenda ».Malgré plusieurs décennies à l’étranger, Bonga est plus que jamais lié à sa terre natale, à son « cordon ombilical ». Il a su garder cette forme de résistance, cette capacité de résilience face à la force de la modernité. Et c’est aussi ce qu’il cherche à mettre en évidence dans ces chansons. José Adelino Barcelo de Carvalho a toujours vécu avec la musique qu’il a fini de sublimer. Avec plus de « 400 chansons revendiquées », il est rentré dans l’histoire pour ne plus en sortir. Après 45 ans de carrière, l’ancien champion du 400 m du Portugal respire encore une fraîcheur divine. Sa musique est une fête et son spectacle une somme d’harmonie et gaieté. Même loin de son Angola natale, Bonga continue de faire de la musique « un outil de résistance politique et culturelle ». Il garde un œil sur la situation que traverse son pays et « amène partout avec lui les espoirs d’un Angola juste ».I. BAINFRASTRUCTURES CULTURELLES : LE THÉÂTRE DE VERDURE DE MBOUMBA INAUGURÉ En s’inscrivant dans un modèle de développement via la culture, le Faso compte miser sur les enjeux des collectivités. Pour répondre à la demande culturelle et de tenue de spectacles dans la région, un projet d’infrastructures culturelles a été initié par l’Association Globe. L’inauguration, au dernier jour du Festival à Sahel ouvert, du Théâtre de verdure de Mboumba, regroupant un podium et un fond de scène, est la concrétisation d’une vision à la fois réaliste et salutaire. En outre, le projet prévoit des loges, un studio de formation, un local technique et une salle de répétition.CARDIOLOGIE, DEPISTAGE DU DIABETE… : 430 PERSONNES CONSULTÉES La décentralisation de l’action de soin a été au cœur du Festival à Sahel ouvert de cette année. Pour soulager les populations de Mboumba et environs, la Chaine de l’espoir a fait venir des cardiologues et spécialistes des maladies cardio-vasculaires pour mener des consultationsgratuites au profit des habitants de la localité. Le poste de santé de la commune a été pris d’assaut durant les deux jours. Au total, 430 personnes ont été consultées, entre autres, en cardiologie et en dépistage du diabète.Pourtant, d’après la coordonnatrice de la Chaine de l’espoir au Sénégal, Laura Davenel, l’objectif au départ était fixé à 300 personnes. Les équipes médicales qui sont venues de Dakar et Saint-Louis ont apporté du matériel pour les besoins de l’électrocardiogramme et de l’échographie. Des séances de sensibilisations ont été aussi improvisées dans l’enceinte de la structure sanitaire.I. BAXAVIER SIMONIN, DIRECTEUR DU FASO : « NOTRE MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT CULTUREL PASSE PAR L’APPROPRIATION… » Simonin MboumbaAprès trois éditions, le Festival à Sahel ouvert a pris un cachet populaire du fait de l’engouement qu’il a suscité auprès des populations. L’événement a permis, d’après Xavier Simonin, directeur du Faso, de créer un modèle de développement décentralisé  grâce à l’action culturelle.La 4ème édition du Festival à Sahel ouvert a vécu. Quel bilan peut-on en tirer? Cette année, on a été confronté à d’énormesdifficultés. Mais, le village avec lequel on organise l’évènement a très bien réagi. Au premier jour, il y a eu une panne d’électricité. On était obligé d’annuler la soirée. A 600 kilomètres de Dakar, on veut faire la démonstration qu’il y a des savoir-faire, des compétences et une rigueur. Dans un événement de cette dimension,en cumulant des vedettes sur le même plateau, on a réussi, en une nuit, à contrer toutes les difficultés. C’est donc pour moi une satisfaction. Après des années de travail,on est capable de faire face à toutes les situations, y compris celle d’une interruption totale du festival.Au-delà des festivités, le Faso participe également au développement de la collectivité… Le modèle de développement par la culture qu’on est en train de mettre en place passe par une phase d’appropriation. Il s’agit de voir comment les gens arrivent à s’impliquer face un projet développement… Actuellement, on arrive à cette phase d’appropriation de la part des villageois. La deuxième étape consistera à doter un programme d’infrastructures culturelles. Après l’étape d’appropriation, toute l’année, avec les populations et les infrastructures de fonctionnement, on a la possibilité de produire des œuvres culturelles locales. Lesquelles s’exporteront dans la région, dans le pays, dans la sous-région et à l’international. Il y a tout un travail de structuration qu’on est en train de faire.Le Faso existe seulement depuis 2010, mais vous réussissez,à chaque édition, defaire venir des stars internationales. Comment faites-vous pour convaincre les grandes icônes ? Je pense que c’est lié au fait que je sois moi-même artiste. Cela me permet de créer une complicité immédiate avec les artistes que je rencontre. Dans notre corporation d’artistique, on n’a pas de problème de ségrégation. On s’intéresse d’abord à notre art avant de s’arrêter sur nos différences qui nous enrichissent au lieu de nous diviser. Il faut savoir aussi qu’il s’agit d’un projet qui les touche. Je ne les convaincs pas avec un chèque que je n’ai pas. Je mets deux ans à parler et à convaincre ces stars internationales. Je les implique de plus en plus dans le programme à tel enseigne qu’au départ, sur une base de négociation tout à fait classique, elles finissent par s’engager… Ce festival est un filtre. Ceux qui viennent ici s’engagent vraiment.
Avec le Soleil.

Mise a niveau des entreprises : 757 millions de FCFA accordés à 7 Pme de Saint-Louis

0
Des conventions de financement portant sur 757, 6 millions de FCfa dont 521 millions d’investissements approuvés et 236,6 millions de primes octroyées, ont été signées, hier, à Saint-Louis, par le Directeur général du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf et le Directeur général adjoint de la Saed, Aboubakry Sow. Ce financement est destiné à 7 entreprises des régions de Louga, Saint-Louis et Matam.En présence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, du Secrétaire général du ministère du Commerce, Makhtar Lakh, du Directeur général adjoint de la Saed, Aboubakry Sow, le Directeur général du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, a réitéré son engagement à poursuivre cette collaboration avec ces entreprises de l’axe Nord. Il s’agit de Syka Entreprise, dirigée par deux jeunes, qui s’activent dans le domaine de la transformation et de la commercialisation du riz blanc et qui ont bénéficié d’un financement de 43 millions de FCfa d’investissement approuvés et de 21 millions de FCfa de primes octroyées, du Gie Darou Mbodjéne, dirigé par un jeune diplômé en gestion, de l’université Gaston Berger qui mène également des activités dans le domaine de la production, de la transformation et de la commercialisation du riz blanc (69,4 millions d’investissements approuvés et 31,4 millions de primes octroyées). Agropal a aussi bénéficié d’un financement de près de 92 millions de FCfa d’investissement approuvés et de 42 millions de primes octroyées, qui lui permettra de poursuivre ses activités dans les domaines de l’aviculture et du maraîchage. Mfk/Glaces, entreprise de fabrique et de commercialisation de glace dirigée par une femme, s’est retrouvée avec un financement de 70 millions, 272.600 de FCfa d’investissements approuvés et de 30 millions, 335.040 de Cfa de primes octroyées. Agroval est aussi une autre entreprise dirigée par une femme et qui s’active dans le domaine de l’horticulture, de la culture vivrière. Elle a bénéficié d’un financement de 62 millions, 722.859 de FCfa d’investissement approuvés et 29 millions de Cfa de primes octroyées. Établissement Aïssatou Gaye, dirigée par une femme, se déploie dans la production, la transformation et la commercialisation du riz (103 millions, 337.915 de Cfa d’investissements approuvés et 45 millions, 655.166 de Cfa de primes octroyées). Gie Delta Linguère a aussi signé, avec Bmn, une convention de financement portant sur 80 millions, 673.623 de FCfa d’investissements approuvés, sur 37 millions, 114.926 de Cfa de primes octroyées.Selon Ibrahima Diouf, à la fin du Plan de mise à niveau, il est attendu, de ces sept entreprises de l’axe Nord, une augmentation du nombre d’emplois de 58%, soit 28 nouveaux emplois permanents, une augmentation du nombre d’emplois temporaires, de 15 à 150 %. Ces 7 Pme de la zone Nord font travailler actuellement 48 personnes dont 7 femmes (emplois permanents) et 127 autres personnes dont 13 femmes (emplois temporaires).Avec ces financements, a-t-il précisé, le Bureau de mise à niveau espère enregistrer une augmentation de la capacité de production et de la qualité des produits, grâce à la modernisation de l’outil de production et l’augmentation des surfaces cultivées, une augmentation du chiffre d’affaires variant entre 51% et 300%, une augmentation de la rentabilité, une optimisation des consommations énergétiques, un renforcement des capacités du personnel en techniques de production agricole, gestion, comptabilité, une meilleure organisation par la mise en place de manuel de procédures administratives et financières.S’adressant à la presse, Ibrahima Diouf a rappelé que le Programme « Développer l’emploi au Sénégal, Renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ » est financé par l’Union européenne, avec délégation à l’Agence française de développement, pour une durée de quatre ans (2017/2020). Il a été officiellement lancé le 10 mai 2017. Doté d’un budget global de 26 milliards de FCfa, dont 7,7 milliards pour la Mise à niveau des entreprises, ce programme vise à soutenir la création et le développement des Pme, ainsi que la formation et l’insertion professionnelle des jeunes dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Kédougou, Tambacounda, Saint-Louis, Louga et Matam, afin de lutter contre les causes profondes de l’émigration clandestine.
Avec le Soleil

Faible insertion professionnelle des diplômés en droit : Plus de 2500 maîtrisards et doctorants en chômage

0
Beaucoup de jeunes diplômés sont en chômage. Les sortants des facultés de droit et des établissements privés enseignant cette discipline ne sont pas en reste. Selon un document du ministère de la justice, plus de 2500 doctorants et maîtrisards sont sans emploi.Plus de 2500 diplômés en droit ayant le niveau de la Maîtrise ou du Doctorat sont en chômage. Le nombre est d’une recherche menée par le ministère de la Justice et publiée hier, jeudi 1er mars, en marge d’un forum sur l’insertion des jeunes diplômés en droits, dans les métiers du droit. Le document signale que l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, à elle seule, produit en moyenne 300 maîtrisards par an.  A ce nombre, viennent s’ajouter les sortants des autres universités comme l’Université Gaston Berger (Ugb) de St-Louis, les centres universitaires régionaux et les établissements privés.C’est donc pour faire face à cette situation que le ministère de la Justice, de concert avec les associations de jeunes diplômés sans emploi, a initié le forum pour trouver des pistes de solutions. Il conviendra donc, pour le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, de faire en sorte que les concours sur les métiers de droits soient tenus annuellement. Pour le Garde des Sceaux, il faut également que la possibilité soit donnée aux étudiants en droits de faire des stages afin qu’ils puissent choisir le domaine où ils pourront exercer un métier dans le futur.Mis en part ces deux engagements, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice informe aussi de la volonté des autorités d’insérer ces jeunes diplômés dans d’autres emplois qui, même s’ils ne sont pas spécifiques au droit, pourront être des réceptacles pour ces jeunes en quête de travail. Le recours à un Conseil juridique devra aussi être promu. Car, outre le fait que le Conseil juridique pourra être un moyen de gagne-pain pour ces jeunes diplômés, il constitue également une exigence pour le citoyen afin qu’il puisse prendre en compte ses droits.  Afin d’appuyer les jeunes diplômés en droit, il est aussi envisagé l’accompagnement de ceux qui ont des projets pour leur permettre de développer leurs propres activités.Avec Sud Quotidien.

Procès Khalifa Sall : l’ambassade du Cameroun à Dakar réprouve la plaidoirie du bâtonnier Kamga

0
Par le canal de sa représentation diplomatique camerounaise basée à Dakar, l’État camerounais s’indigne des propos tenus par l’avocat camerounais, Me Jackson Francis Kamga, au procès Khalifa Sall. Une position qui avait suscité un grand tollé chez les compatriotes du Président Macky Sall, occasionnant ainsi la réplique des avocats de l’Etat sénégalais, estimant que le pays de la Teranga n’a pas de leçon à recevoir de l’Etat dirigé par Paul Biya.Les propos tenus par l’avocat camerounais, Me Jackson Francis Kamga, lors des plaidoiries dans le cadre du procès du maire de Dakar, Khalifa Sall, n’ont pas plu à la représentation diplomatique camerounaise basée à Dakar. Dans un communiqué parvenu à WalfQuotidien, l’ambassadeur, Jean Koe Ntonga, a exprimé sa gêne suite à cette «incartade». «A la suite de la réponse du juge Lamotte et des répliques des Maîtres Samba Bitéye et Boubacar Cissé, avocats du Sénégal, l’ambassade du Cameroun au Sénégal, qui a saisi, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, émet ses regrets et condamne les propos de Me Kamga, lesquels ne reflètent aucunement l’esprit et la qualité des liens d’amitié et de coopération qui unissent le Cameroun et le Sénégal», note le document. Qui rappelle que l’avocat parlait à titre personnel et défendait les intérêts de son client, Khalifa Sall, maire de Dakar en prison depuis le 7 mars 2017, pour détournement de deniers publics présumé. «Il ne parlait pas au nom de l’Etat du Cameroun et encore moins des autorités camerounaises. Les propos désobligeants tenus à l’endroit des Sénégalais, n’engagent par conséquent que lui-même et non le Cameroun. En effet, le principe cardinal et intangible de la politique extérieure du Cameroun est la non ingérence dans les affaires des autres pays. C’est pour cette raison que l’ambassade n’émet aucune opinion ni sur la forme ni sur le fond de la réponse du juge et des répliques des avocats de l’Etat du Sénégal», précise le diplomate.Par ailleurs, le diplomate camerounais souligne que la coopération sénégalo-camerounaise est régie par un cadre juridique constitué de plusieurs accords. Et aussi par une Grande commission mixte de coopération instituée par le traité d’amitié et coopération signé le 16 janvier 1972. Il ajoute que cette grande commission a déjà tenu plusieurs sessions et la prochaine est prévue à Yaoundé. Le 22 février dernier, Me Jackson Francis Kamga, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun et avocat de Khalifa Sall avait affirmé lors de sa prise de parole pour les plaidoiries : «Les Sénégalais habituellement loquaces sont devenus silencieux.  Sont-ils castrés, tétanisés ?». Des propos qui n’avaient pas plus au juge Malick Lamotte et aux avocats de la partie civile. En réponse à ces propos, les avocats de l’Etat du Sénégal avaient considéré que le pays de la Teranga n’a pas de leçon à recevoir d’un quelconque pays d’Afrique (voir ci-contre).

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres

 «Le Sénégal n’a pas de leçon à recevoir du Cameroun, ni d’un quelconque autre pays que ce soit. Le bâtonnier Kamga ne peut pas nous donner de leçons de démocratie, de procès équitable ou d’avancées en matière de Justice, en tant qu’avocat. L’attaque du bâtonnier Kamga n’est pas dirigée contre la Justice sénégalaise, mais contre tout le Sénégal». Telle a été la réplique apportée par Me Samba Bitèye, au procès Khalifa Sall où la partie civile avait la parole, pour les répliques aux plaidoiries de la défense. Me Bitèye, avocat de l’Etat du Sénégal dans cette procédure, répondait à Me Jackson Francis Kamga, avocat de Khalifa Sall qui avait estimé qu’il avait l’impression que les Sénégalais sont «castrés». Faisant allusion à leur passivité face aux pratiques du régime en place. «Je fustige cette déclaration. C’est choquant. Les Sénégalais ne sont  pas castrés», avait rétorqué Me Bitèye à son confrère du camp adverse. Ces propos de Me Kamga ont été à l’origine d’un incident qui avait poussé le juge Lamotte à bouder l’audience. Ce qui va donner une autre tournure à ce qui devait être un simple incident d’audience, comme on le constate depuis le début du procès, le 23 janvier dernier.

En effet, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Mbaye Guèye, était entré dans la danse en intimant au juge l’ordre d’«arrêter de juger les avocats». Au final, les protagonistes avaient soldé leurs comptes en privé. Mais Me Kamga a campé sur sa position. «Je n’ai utilisé aucun terme choquant. Je dirige un ordre d’avocats qui comporte 3 300 membres. Je suis celui qui enseigne la déontologie et réprime les fautes disciplinaires et les manquements à nos règles. Je n’ai commis aucune faute déontologique. Les expressions que j’ai utilisées au tribunal, je les réutiliserai et ça ne donnera lieu à aucun commentaire. Je suis son avocat mais je suis obligé de le défendre selon la ligne de défense qu’il donne. Il est persuadé que c’est le procès politique et il l’a suffisamment démontré. C’est un procès politique dans sa motivation et dans sa mise en œuvre», a réagi le bâtonnier du Cameroun après l’incident. Mieux encore, il avertit qu’«il est interdit à quiconque de commenter les plaidoiries d’un avocat», en ce sens que «l’avocat bénéficie d’une immunité de plaidoirie». Avec Walf

Abdoulaye Wilane appelle à « factoriser Idrissa Seck par zéro »

0
Les nombreuses sorties du président du Conseil départemental de Thiès, contre Macky SALL, ne sont pas du goût du maire de Kaffrine. Hier mercredi, face aux journalistes, il a tenu à le faire savoir.« Idy nous a parlé de grappes de convergence dont l’exemple qui a semblé réussir est celui de Thiès. Mais si on compare ces grappes de convergence au PUDC, au PUMA, à la Promo Ville, on se rend compte que les projets de Macky SALL ont eu beaucoup plus de retombées. Partout dans le pays, vous verrez de nombreux villages qui ont été transformés radicalement », explique Abdoulaye WILANE. Le porte-parole du Parti socialiste demande toutefois à ce que la mouvance présidentielle ne prenne plus la peine de répondre à l’ancien Premier ministre. « Idy ne peut pas gérer un parti politique ou arbitrer des contestations dans sa formation. Il parle de « dynastisation » du régime de Macky SALL, alors que dans son propre parti ce sont des liens de sang qui justifient des choix pour la direction. Je demande à la mouvance présidentielle de le factoriser par zéro. Il ne vaut pas la peine de lui répondre », martèle-t-il. Avec Walf

Le PDS rameute le reste de l’opposition pour ce 09 mars

0
Suite et pas fin de la levée de boucliers de l’opposition contre le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Le Parti démocratique sénégalais répond favorablement à l’invite de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied) au Sénégal pour exiger, lors d’un rassemblement pacifique à tenir le 09 mars prochain, le départ du ministre de l’intérieur.
La formation libérale l’a fait savoir hier, jeudi 1er mars 2018, à l’issue de son comité directeur tenue à la permanence Mamadou Lamine Badji.Pour autant, Oumar Sarr et cie affirmeront : « Le Comité directeur constate que la déclaration scandaleuse du ministre chargé des élections, Aly Ngouille Ndiaye, crée une situation politique nouvelle. Lorsque ce ministre déclare que sa tâche principale est de faire élire Macky Sall dès le premier tour, il fait un aveu de taille. Son départ est devenu une exigence fondamentale dans la lutte pour des élections sincères. Le Comité Directeur, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) et l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied), ainsi que beaucoup de patriotes et des membres de la société civile ont exprimé leur indignation. Au demeurant, notre parti s’associe à l’appel lancé par l’Ied pour un rassemblement pacifique, le vendredi 9 mars, devant le ministère de l’Intérieur pour exiger son départ ».Dans la foulée, le Pds appelle ses militants et sympathisants à participer massivement à cette manifestation et à « se tenir prêts et mobilisés pour des manifestations permanentes jusqu’à son départ et l’installation d’une Haute Autorité Indépendante chargée d’organiser et de superviser les élections ».