[LES MOTS DU CŒUR] Vieillir en beauté

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Tract-Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur ; sans remord, sans regret, sans regarder l’heure ; Aller de l’avant , arrêter d’avoir peur ; car à chaque âge ; se rattache un bonheur.Vieillir en beauté ; c’est vieillir avec son corps ; le garder sain en dedans, beau en dehors. Ne jamais abdiquer devant un effort. L’âge n’a rien à voir avec la mort.Vieillir en beauté c’est donner un coup de pouce à ceux qui se sentent perdus dans la brousse ; qui ne croient plus que la vie peut être douce et qu’il y’a toujours quelqu’un à la rescousse.Vieillir en beauté ; c’est vieillir positivement. Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan. Être fier d’avoir les cheveux blancs car, pour être heureux, on a encore le temps.Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour, savoir donner sans rien attendre en retour ; Car, où que l’on soit, à l’aube du jour , il y’a toujours quelqu’un à qui dire bonjour.Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir ; Être content de soi en se couchant le soir. Et lorsque viendra le point de non- recevoir, Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoirGhyslaine Delisle
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POLÉMIQUE SUR LA DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Pour Guy Marius Sagna, c’est une « obligation, une nécessité »

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Tract-Le régime actuel ne détient pas la majorité à l’Assemblée nationale suite á la perte du pouvoir du régime de Macky Sall. Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye devra soit cohabiter avec les députés majoritaires de la nouvelle opposition, soit, s’il y a blocage, dissoudre l’hémicycle. Interrogé sur cette dernière option, le député Guy Marius Sagna, membre du parti au pouvoir, est categorique. Selon lui,  » c’est une obligation, une nécessité de dissoudre l’Assemblée ».Avant d’expliquer : « Parce que les réformes, les ruptures sur lesquelles Pastef et la coalition Diomaye-Président ont battu campagne, ces ruptures-là ne peuvent pas être apportées par des députés appartenant à des coalitions qui n’ont pas battu campagne sur ces mesures. Donc ces députés-là ne défendront pas, ne voteront pas pour ces ruptures que le peuple sénégalais attend. Donc nécessairement, c’est une logique, il faut aller vers des élections législatives pour que le peuple sénégalais dise ce qu’il veut ».Risque d’une motion de censureContrairement á Moustapha Ndieck Sarré, ministre porte-parole du gouvernement qui, lors d’une sortie sur la Rfm, avertissait les députés majoritaires de la nouvelle opposition à l’Assemblée nationale contre toute tentative de dépôt d’une motion de censure pour faire tomber le gouvernement, Guy Marius Sagna lui n’y est pas pensé.« Je n’y réfléchis pas, je n’y pense pas, je n’éprouve aucune crainte. Je n’essaie même pas de me mettre en position de réfléchir sur s’ils vont l’utiliser ou pas. Et quand le Premier ministre ira à l’Assemblée nationale, ce qui arrivera est que le peuple sénégalais, qui en définitive est le souverain, est le seul souverain qui prendra une décision et saura quelle posture prendre en fonction de ce qui arrivera à l’Assemblée nationale. S’il y a une motion de censure, ce qui va se passer, c’est que le président Bassirou Diomaye Faye va nommer un nouveau gouvernement. C’est tout. En attendant qu’on organise d’autres élections législatives », a-t-il soutenu.

MAME MAKHTAR GUEYE : « Ousmane Sonko nous a déçus, l’homosexualité n’est pas tolérée au Sénégal »

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Tract-Les propos de Ousmane Sonko lors de la conférence de presse conjointe avec Jean-Luc Mélenchon sur les droits des personnes LGBT continuent de faire débat. L’ONG islamique Jamra dénonce et exprime toute sa déception face au discours du chef du parti Pastef-Les Patriotes. Mame Makhtar Guèye, a tenu à rappeler à Sonko sa position et ses promesses dans la lutte contre l’agenda des LGBT, lorsqu’il était dans l’opposition.« Nous avons été scandalisés par l’avocat des lobbies des homosexuels qui a fait de la provocation au niveau du temple du savoir. Comment peut-on dire que l’homosexualité est tolérée au Sénégal, ce n’est pas toléré ? Je suis déçu de la réponse de Ousmane Sonko. Nous sommes beaucoup plus que déçu. Si tu ne respectes pas tes promesses, nous allons te combattre comme nous l’avons toujours fait », a soutenu Mame Makhtar Guèye, vice-présidente de l’ONG islamique Jamra.Mame Makhtar Gueye et Cie annoncent une tournée nationale pour alerter les religieux. « Nous comptons traduire intégralement en arabe et en wolof les propos de propagande LGBT et d’apologie de l’homosexualité de Jean-Luc Mélenchon. Nous comptons dès la semaine prochaine dérouler un plan de riposte au niveau du territoire national pour faire le tour des cités religieuses », a-t-il fait savoir.

DAKAR-GUÉDIAWAYE : Le Général Jean Baptiste Tine effectue une ronde nocturne dans certains commissariats

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Tract-Le ministre de l’Intérieur a effectué une ronde nocturne dans certaines zones sensibles dans la nuit du samedi 18 mai de 22 h 45mn à minuit.Après le commissariat de Grand-Yoff, le Général Jean Batiste Tine a sillonné la banlieue de Guédiawaye en passant par la VDN 3, Gadaye, rond-point Malibu, rond-point Canada et le commissariat central de Guédiawaye. Cette visite de terrain a permis au ministre de l’Intérieur de constater la détermination des agents face aux défis sécuritaires.Après avoir terminé sa tournée, le ministre a promis de ‘’renforcer les ressources logistiques de la Police pour améliorer leur efficacité’’, note le communiqué parvenu à Tract. Une tournée dédiée à ‘’la sécurité qui témoigne de l’engagement du ministère pour la protection des citoyens’’, selon la même note.Le Général Tine était accompagné de Seydou Bocar Yague, Directeur Général de la Police Nationale, du Commissaire Divisionnaire Ibrahima Diop Directeur de la Sécurité Publique (DSP), du Commissaire Principal, Daouda Bodian, chef de service du commissariat central de Guédiawaye, des éléments du Groupe opérationnel de Dakar et du Corps urbain.

[REPORTAGE ‘TRACT’] RECRUDESCENCE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE : Indiscipline, négligence et causes surnaturelles listées comme origines 

TRACT – Les accidents de la route au Sénégal, notamment à Dakar, ont connu une hausse depuis environ deux semaines, avec un bilan de plusieurs morts et plusieurs blessés.  À ce sujet, le constat est que les transports en commun subissent plus d’accidents comparés aux voitures particulières. Pour preuve, les 4 accidents sur les 5 enregistrés sont des bus Tata et de 70 places.Ainsi, dans le but de recueillir l’avis de personnes évoluant dans le milieu du transport, nous avons interrogé Assane Thiaw.Entrepreneur dans le domaine de location et vente de voitures, M. Thiaw nous donne son avis sur le sujet :“ Conduire une voiture à Dakar est devenu un grand risque depuis des années, surtout présentement. Il ne suffit plus d’être un bon chauffeur pour être à l’abri du danger. Le plus important qu’on semble oublier, c’est l’état des voitures qui sont dans la circulation. Y’a certaines des voitures qui datent de mathusalem, avec beaucoup de manquement qui circulent librement. Inutile de vous dire que les voitures qui respectent les visites techniques sont minimes. Vous voyez des voitures qui roulent sans frein, sans lumière. Si les contrôles routiers étaient de rigueur, elles n’allaient jamais circuler. Je ne sais pas si c’est de la négligence ou du je m’en foutisme mais avec de telles voitures dans la circulation, ça ne me surprend pas de voir les accidents de la route devenus nombreux”, a tonné M. Thiaw.Si Assane Thiaw juge que les accidents sont causés par le mauvais état des voitures en circulation et une négligence sur l’entretien, Alphonse Diémé lui, estime que l’indiscipline est en réalité, la vraie cause des accidents:“ Ce qui étonne, c’est comment il se fait qu’il n’y ait pas des dizaines d’accidents par jour. Avec la façon dont les gens conduisent, il n’est pas surprenant qu’on voit les accidents de la route se multiplier. Ce que je vois à Dakar c’est du grand n’importe quoi, aucun chauffeur ne respecte le code de la route. Les chauffeurs de transport en commun conduisent comme s’ils faisaient une course sur la route rien que pour prendre des clients avant l’autre. Personne ne laisse la priorité à l’autre, ils conduisent d’une façon très indisciplinée et à cela s’ajoute l’indiscipline des taxi Jakarta. Nous avons tous vu des chauffeurs conduire en parlant au téléphone ou en lisant des messages vocaux sur whatsapp. Et nous savons que conduire demande une grande concentration et il est impossible de se concentrer sur une discussion et sur la circulation. C’est vrai que rien n’arrive sans que Dieu le veut, mais l’indiscipline notoire dont les chauffeurs font preuve est à l’origine de tous ces accidents que vous voyez”, a signalé cet ancien chauffeur converti en “koxeur”.Pour Mame Oumy Diop qui utilise les transports en commun tous les jours pour aller chercher des légumes à revendre, les “Djinns” ne sont pas à exclure dans la multiplication des accidents de la route:« Les jeunes d’aujourd’hui ne croient plus aux pratiques ancestrales, c’est pourquoi il leur arrive certaines choses. Quand on est chauffeur, on va avoir toute sorte de clients, des humains comme des “djinns”, si on ne se protège pas mystiquement et protéger sa voiture aussi, un accident peut vite arriver. Rien n’est naturel sur ces nombreux accidents que vous voyez, soit c’est des sacrifices soit l’œuvre de créatures surnaturelles qui sont parmi nous et qui ont l’apparence des humains. Il faut faire des offrandes comme nos anciens le faisaient à l’approche de l’hivernage sinon les catastrophes continueront d’avoir lieu. Malheureusement les chauffeurs qui sont là plupart des jeunes n’en feront rien parce qu’ils n’écoutent plus les personnes âgées”, a regretté la vieille dame.Hadj Ludovic 

[LE BIAIS D’O.N.G] Ousmane Sonko honnête : le gordjiguénisme n’est pas une ‘abomination’ importée au Sénégal par la Toubabie (Par Ousseynou Nar Gueye)

Ousmane Sonko, le premier des membres du GOS a été honnête en indiquant hier à l’UCAD que gordjiguéne n’est pas un concept importé ou une pratique sournoisement introduite (bon, évitons de parler d’intromission sur le sujet..) par les Toubabs.Ce qui est nommé dans une langue existe dans cette société. Le gordjiguénisme était accepté dans ce pays jusque dans les années 80 et même 90 et les homos hommes étaient des goorous mbotaay et les animateurs de nos cérémonies familiales surtout festives (mariages, baptêmes) et s’y occupaient aussi de la cuisson des mets. Une acceptation (plus qu’une tolérance donc) à une époque où les manuels de médecine psychiatrique du monde occidental classaient l’homosexualité comme une maladie mentale qu’il fallait soigner.La haine généralisée et les appels publics au meurtre et à l’exhumation de cadavres désormais notés contre les gordjiguénes en cette époque post-Ben Laden : ce n’est pas un progrès, ni humain, ni humaniste, ni spirituel. C’est une djihadisation lente des esprits qui sourd ainsi.Laissez les homos vivre en paix dans notre société sénégalaise, épargnez y de votre inquisition ceux qui ont la mine gay.Les lois actuelles sur l’homosexualité au Sénégal sont un héritage direct du régime vichyssois honni et moisi de Pétain. N’ajoutez rien à ces lois mais gardons au moins le statu quo.Pour ceux Sénégalais d’entre les homos qui voudraient se marier ou se bécoter dans la rue, ou encore adopter des enfants, que les ambassades des pays occidentaux qui le reconnaissent dans leurs législations et aussi l’Afrique du Sud sur notre continent, leur offrent l’asile. Ou encore le Cap-Vert, la Guinée Bissau, ou les Seychelles qui ont dépénalisé l’homosexualité.Personne ne souhaite que son enfant devienne hmosexuel(le) en grandissant. Mais la grande abomination serait de le louer pour cela. Et le bannissement en Afrique subsaharienne est un meurtre social, quoique symbolique.Les minorités, quand elles sont discriminées par les pratiques populaires et populistes, doivent au moins être protégées par la loi.Le Sénégal n’est pas un pays de charia. Si c’était le cas, on y mettrait à mort des centaines de personnes, et très peu d’entre ces personnes pour cause de délit ou crime de la mine gay.Ousseynou Nar Gueye Fondateur-éditeur de Tract.sn

[COLY EXPRESS #5] Fini le pointage des chefs d’État africains à l’heure champêtre de l’Élysée

«Impossible n’est pas français, pardon, n’est pas Afrique-hein !»

Tract – N’insistez pas, je semble être au bord du rouleau, d’un bobineau de rêve, aux entours des contours de jaljali saupoudré au Némmali. Je ne sais pas où j’ai chopé cette odeur. Je pense que j’ai un problème avec mon odorat. C’est clinique ?

 Eh ben non, je suis assis là, en face d’une d’une femme qui me fixe de ses yeux gros et brillants comme lampadaires solaires et, son sourire livrant ses mots, m’amène au large des côtes sénégalaises où il n’y a presque plus de pêcheurs sénégalais pour apporter du bon poisson, dans le panier de la ménagère. Plutôt que des coupables qui vont vite devenir des ‘pro-prêcheurs es logorrhées’ quand sonnera le coup de gong annonciateur de la grande vague des redditions des comptes. La discussion s’anime, se lasse du poisson de Sunugaal. Et, on fait du Coq français à l’âne, pardon, au Lion sénégalais.Et, on parle de Jean-Luc Mélenchon, à Dakar. Lui qui veut – il est dans son rôle d’homme politique français – mélanger les genres à l’UCAD. Bon, on lui permet ce débat dans le temple du savoir, parce qu’on est entre intellos au galop d’un Sénégal qui s’impulse autrement, dans un tempo pastéfien. On est encore à l’heure du ‘Projet’ qui se pointe encore timidement face à l’effigie iconique du PSE, avec un point commun de ne pas se travestir sur la question Lgbt… En France, pays de Marianne on peut continuellement se le permettre, au Sénégal, peuple de Kocc Barma, on va toujours s’en démettre. La réponse de Sonko, mitigée ? Pas très ferme ? On lui rappelle ce que Macky avait « mis sous le coude » concernant les homos, ce que lui, Sonko ‘mu sell mi’, avait autant martelé dans le sillage de la criminalisation… En tout cas, la polémique enfle.Bref, pendant ce temps, Jean Luc Mélenchon, lui, est l’invité des nouveaux élus sénégalais. Avant les autorités gouvernementales françaises, s’il vous plait. Qui l’eut cru, il y a quelques bonbonnes d’années ? Bon, entre nous et entre Pastef et la France Insoumise, c’est une visite de travail commanditée. Et Mélenchon, bien que Français semble être le plus tropicalisé depuis les bobos créés aux indécrottables de Pastef, le mieux africanisé, entre Kinshasa et Ndakaru,  jusqu’à avoir bizarrement le teint d’un souverainiste énigmatique. Jean-Luc, c’est un toubab qui dit tout haut, ce que le « français-politiquement-correct » prononce tout bas. C’est un insoumis quoi, Mélenchon.Lui, il a compris depuis longtemps qu’il faut changer sa philo-zoophile d’épaule. On ne fait plus dans la politique de safari africain sans permission. Et il a raison. Voilà qu’il est là, convié par un Sonko enthousiaste, pour faire monter la température, agiter avec lui les pulsations entre Paris et Dakar. Macron a tout compris, il a du pain sur la planche dans les cuisines du Quai d’Orsay.Alors, après les piques d’Ousmane, on attend la réplique – peut-être franco-fauve – d’Emmanuel. Ah, ce n’est plus la Françafrique là. Ça, il faut le poinçonner, en lorgnant l’agenda du président Bassirou Diomaye Faye. Le successeur de Macky Sall s’est résolument détourné de la première ‘visite-allégeance’ classiquement, symphoniquement et symboliquement réservée à Paris, marquant une ère inédite.L’enfant de Ndiaganiao parait siffloter un bel air, un refrain à la Yandé Codou Sène,  pour signifier à l’ancien colon-coloc, qu’à partir de maintenant, ce sont les voisins, les parents d’abord : Nouakchott, Banjul, Bissau, Abidjan, Abuja, Accra… En tenant compte de ce décalage horaire et du mouvement climatique, fini le pointage des chefs d’État africains à l’heure champêtre de l’Élysée.Cheikh Tidiane COLY – Al Makhtoum

[PORTRAIT ‘TRACT’] Secrets de vie : Pape Gallo Thiam, brillant ‘athlète-oiseau’ et futur ingénieur des Travaux Publics (Par Fatima Sedar)

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Pape Gallo Thiam vers les années 1950
Tract-Dans les années 50, il n’y avait pas que Mohamed Ali qui pouvait voler «comme un papillon».De l’autre côté de l’Atlantique, Pape Gallo Thiam, brillant athlète, surnommé «le surdoué du saut», volait plus haut. A 2 mètres 03, il n’a pas seulement dépassé la barre du saut en hauteur lors des championnats de France, mais il a aussi fait voler en éclats quatre siècles de stéréotypes et de préjugés raciaux. Son nom ne vous dit peut-être rien. Mais, il est certainement un des plus illustres champions que le Sénégal ait connu. Pape Gallo Thiam, né le 24 janvier 1930, est un athlète accompli qui a laissé à la postérité des lettres de noblesse dans un domaine où il s’est vaillamment illustré et dont les jeunes ont tout à apprendre. Cet amoureux de l’athlétisme, a fait la fierté de ses frères sénégalais en France, en battant, à plusieurs reprises, le record de saut en hauteur.C’est à l’âge de 16 ans qu’il noue ses premiers amours avec l’athlétisme. Durant son cycle secondaire au lycée Van Vollenhoven devenu Lamine Guèye, il s’exerce à la pratique du saut en hauteur. Très vite, il s’illustre dans le domaine. Des compétitions scolaires, il gravit les échelons et atteint les clubs civils du Sénégal. C’est le début d’une riche carrière en France, de 1946 à 1956.1947 est l’année de sa consécration. Alors que Pape Gallo Thiam évolue en cadet, il bat le record de l’Afrique occidentale française (Aof) avec un bond de 1 m 73. L’année suivante, il pulvérise son propre record et atteint la barre de 1,9 m lors des championnats de France d’Athlétisme à Paris. En 1949, il vole encore plus haut en franchissant la barre placée à 1 m 99. Mais le meilleur restait à venir pour celui que l’on surnommait à l’époque le «surdoué du saut». Durant plusieurs années, il domine le saut en hauteur français en optant pour un rouleau costal personnalisé, rapportent des témoins de ses prouesses.Le 27 avril 1950, il bat le record de la FranceAinsi, à la grande stupéfaction des dirigeants et techniciens de la Métropole, l’athlète sénégalais réussit le 27 avril 1950 sur le sautoir du Lycée Van Vollenhoven de Dakar une performance historique faisant tomber plusieurs barrières psychologiques et autres préjugés tenaces. Pape Gallo Thiam atteint la barre des 2 m 03. Du jamais vu ! Et venait tout simplement d’améliorer le record de France qu’il tient durant 6 ans. Il venait d’avoir 20 ans.Sa performance lui ouvre les portes d’une carrière exceptionnelle en équipe de France. Sa carrière prend un nouveau tournant. Il capitalise 23 sélections et 12 victoires internationales. Excusez du peu ! Mais en 1952, sa carrière connait un flottement. Blessé, il ne participera pas aux jeux olympiques d’Helsinki.A côté de Battling Siki, premier champion du monde noir, d’Abdou Sèye considéré comme le sprinter le plus doué de son époque, Habib Thiam, brillant champion de France et du monde universitaire, Malick Mbaye, cet autre prince des sautoirs, Lamine Diack, premier Sénégalais à culminer à près de 7 m 70 à la longueur, Idrissa Dione qui s’appuya sur ses gants pour conquérir l’Europe et la boxe après Assane Diouf, Pape Gallo Thiam a réussi des prouesses qui le classe au panthéon de ces grands sportifs sénégalais.Mais l’un des titres les plus honorifique et prestigieux qu’il a porté c’est celui du trophée «Champion des champions 1950». Cette année là, Pape Gallo Thiam était resté invaincu. Il avait réussi à élever le record de France du saut en hauteur à 2,03 m, égalant les meilleurs records américains, devenant ainsi le premier noir sacré “champion des champions”. D’ailleurs, chaque année depuis 1946, le quotidien L’Equipe met en compétition un magnifique challenge donné en garde pour un an au meilleur champion français de l’année. Il s’agit d’un trophée détenu par Jean Sepheriades (aviron en 1946), Alex Jany (natation en 1947), Marcel Cerdan (Boxe en 1948), Alain Mimoun (athlétisme en 1949). Thiam y occupe la tête de liste dans le classement des 10 premiers. Il est le premier champion noir à recevoir la prestigieuse distinction de Helms Fondation des Usa en 1950. Membre de l’équipe de France d’athlétisme durant dix ans, il met fin à sa carrière en 1956 pour poursuivre ses études d’ingénieur à Paris.Un esprit sain dans un corps sainEn effet, Pape Gallo Thiam n’était pas simplement un sportif. Il était aussi un brillant étudiant devenu ingénieur des travaux publics.Il est un sortant des écoles des Beaux arts de Paris et Institut d’Urbanisme de Paris en 1957, puis de l’école spéciale des travaux publics de Paris où il a obtenu son diplôme d’ingénieur en 1959.Il a ensuite travaillé jusqu’en 1961 comme ingénieur-projecteur au Bureau technique André Bott à Paris avant de rentrer au Sénégal pour officier comme ingénieur des travaux à la Sosepar, Société créée par des Sénégalais à Dakar de 1961 à 1963. Entre 1963 et 1967, il a travaillé à l’entreprise générale africaine des travaux publics (Egatp), Société créée par un groupe d’entrepreneurs sénégalais, en tant que Directeur technique avant d’être le Directeur général de l’entreprise.Pape Gallo Thiam a poursuivi ses activités dans le secteur du bâtiment et des travaux publics en collaboration avec l’Ohlm, la Sicap et le Génie rural, pour la réalisation de divers programmes de construction (Hlm 1, Hlm 2, Hlm 3, Hlm 5, Allées du Centenaire, Sicap Liberté 4, Sicap Mermoz, Liberté 6, Sacré Coeur 2, Sacré Coeur 3).Il a participé à la construction de la Foire de Dakar, au siège de la Bceao et de la centrale du Cap des Biches.Ambassadeur honorifique, il a été décoré tour à tour de l’«Ordre Olympique», de la médaille d’Officier de l’Ordre national du mérite sénégalais, de la médaille d’Officier de l’Ordre du mérite français et est titulaire de Iaaf vétéran (Médaille de Vétéran). Le 14 janvier 2001, il a tiré sa révérence à Paris. Il était alors âgé de 71 ans. Il repose au cimetière de Yoff, à côté de son père.Fatima Sédar

VISITE DE MÉLENCHON À DAKAR : Mamadou Ibra Kane tire sur sur Ousmane Sonko

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Tract-Journaliste et homme politique, Mamoudou Ibrahim Kane s’est prononcé sur le discours du député de La France insoumise, hier jeudi, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), en marge d’une visite qu’il effectue au Sénégal sur invitation du président du Pastef Ousmane Sonko.« #Senegal Après de Gaulle et La Baule, après @NicolasSarkozy, @fhollande et @EmmanuelMacron, la #France est encore venue nous parler avec @JLMelenchon. Nous dire ce que nous devons être et ne devons pas être… Où est la rupture ??? », s’est interrogé, sur X, le leader du mouvement Demain, c’est maintenant.Selon lui, Jean-Luc Melenchon n’était pas venu dire que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Mais « il tenait à dire ceci : ‘Je suis le 1er législateur français qui ait déposé un texte de loi’ sur le mariage homosexuel. Il est applaudi. Le recteur de l’@UCAD_Senegal est hué ».A ce titre, ce proche de l’ex-Premier ministre Amadou Ba se demande : « Avions-nous besoin que @JLMelenchon vienne nous dire qui nous sommes ?! Nous le savons mieux que les donneurs de leçons qui changent de costume tout en restant les mêmes ! Déshabiller Pierre pour habiller Paul. Le problème reste entier.”