DAGANA : Une centaine de champs ravagés par le feu

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Tract-Une centaine de champs de mangues, de bananes, et d’herbes aromatiques de Ndombo Alarba, exploités par des femmes, ont été ravagés par un feu de brousse dont l’origine reste inconnue.Le feu s’est déclaré lundi vers 18h, se propageant jusqu’au petit matin, malgré les multiples tentatives de l’éteindre, a déclaré Mar Sène, l’une des propriétaires des périmètres emportés par les flammes à l’Aps.Le feu a « causé beaucoup de difficultés aux productrices » et « on ne peut même pas imaginer l’ampleur des pertes, car cela a pris tout le monde au dépourvu », a-t-elle indiqué. Selon elle, ces pertes pourraient être estimées à des millions de francs CFA. Si l’on prend en compte les périmètres de bananes et de mangues et ceux dédiés à d’autres cultures.Mané Thioye, une des exploitantes de ces champs, invite les autorités à venir en aide aux propriétaires, qui sont des soutiens de famille. Elle précise que ces périmètres permettaient aux femmes de Ndombo Alarba de s’adonner à des activités génératrices de revenus.

KOLDA : FRAPP s’oppose à la construction d’une station d’essence

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Tract-Dans un communiqué rendu public ce mardi 14 mai, le Frapp section Kolda exprime ses profondes « préoccupations » face à la construction de la station-service SGF sur les berges du fleuve Casamance à Kolda.selon le document, « les travaux de construction de ladite station-service sont aux arrêts depuis l’arrêté préfectoral du 23 janvier 2023. À la surprise générale, une réunion s’est tenue ce mardi 7 mai 2024, ayant pour ordre du jour « levée de la suspension des travaux de construction de la station-service SGF sise au quartier Bouna KANE » par les différentes autorités locales et certains acteurs de la société civile, à la salle de conférence de la préfecture de Kolda », note le communiqué.Face à cette situation d’hésitation de l’autorité, le FRAPP section Kolda « témoigne son inquiétude » et réitère son plat désaccord tant soutenu face à ce projet de construction aux conséquences « environnementales et socio sanitaires dangereuses. Sans doute, cette construction constitue une menace imminente pour notre environnement et la santé des populations », indique le Frapp.Le Frapp soutient que « les stations-service sont de véritables sources de pollution des sols, des eaux et de l’air notamment en milieu urbain pour les riverains et sur tout l’environnement par l’effet corrosif des sols et des déversements d’hydrocarbure lors du remplissage des stockages ou de la distribution de carburant ».« En outre, le facteur déterminant et aggravant de ces pollutions est la porosité de la zone d’implantation de la structure, naturellement humide et inondable amplifiant les risques de condamnations de certaines maladies et le développement d’autres comme cardiovasculaires, cancéreuses, de troubles respiratoires, etc.Sur le plan de la gestion des inondations, il faut préciser que cette construction viole considérablement le Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal qui globalise un budget de plus soixante-dix millions d’euros pour la protection des zones urbaines du Sénégal contre les inondations par le drainage dans la mesure où elle pourrait constituer un blocage des évacuations des eaux de ruissellement qui proviennent des quartiers de la ville et des communes environnants ».Pour les membres du Frapp, « Construire une station-service aux berges du fleuve est un véritable crime écologique tenu compte de l’immensité de sa biodiversité et de l’importance des activités de subsistance qui s’y pratiquent. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler ce Projet de revitalisation du fleuve par son dragage qui constituerait l’une des plus grandes réussites des projets politiques entrepris depuis l’indépendance pour la haute et moyenne Casamance en permettant le renversement de la tendance en ayant une agriculture indépendante de la pluviométrie conformément au Projet de la rupture du président de la République, mais aussi la reprise effective de certaines activités en particulier la pêche, le maraîchage, etc. et le développement d’autres activités économiques au bonheur des populations de cette partie du sud du pays ».C’est d’ailleurs pour ces raisons et tant d’autres non mentionnées que le FRAPP Kolda « appelle à l’arrêt définitif des travaux de construction de la station-service sur les berges du fleuve Casamance afin de rendre justice à notre environnement, mais aussi de participer efficacement à sa protection pour un héritage plus durable pour les générations futures ».

HAUSSE DES FACTURES : La Senelec dément !

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Tract-La Sénélec a tenu à démentir tout hausse des prix de l’électricité, notamment dans le secteur de la boulangerie.Dans un communiqué de presse qu’elle a diffusé ce mardi, Senelec informe que les prix de l’électricité ne sont pas fixés en fonction du secteur d’activité des clients.Mais selon l’usage qu’il soit domestique ou professionnel, et la puissance des appareils à faire fonctionner.Aussi, elle déclare que depuis le mois de décembre 2023 avec la décision N°2023-28 de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse), qui actait la suppression du prix de la troisième tranche du Woyofal, la grille tarifaire n’a fait l’objet d’aucune modification.

[COLY EXPRESS #4] Que ceux qui n’ont péché avec les licences de pêches lèvent la main droite! (Par C.T. COLY)

Tract – Le bilan de la filature des licences de pêche au Sénégal est préoccupant, avec les nombreux rapports de la Cour des comptes – et, j’en passe. Il met au grand jour des scandales ahurissants, des pratiques douteuses plongées dans les eaux bourbeuses au large de nos côtes. Des milliards de nos pauvres francs CFA sont dans les nasses de quelques conspirateurs qui commettent la pire de crise alimentaire.

 Ces incidents, au-delà de nous faire perdre une bonne partie de nos flux financiers, ont des conséquences désastreuses sur la communauté de pêcheurs et le collectif des consommateurs, menaçant la sécurité économique et alimentaire du pays. Là, en parlant de bouffe, je veux juste me souvenir du succulent ‘yabooy’ déversé à gogo sur la plage de Thiaroye et qu’on faisait braiser à défaut de le frire pour ensuite s’en régaler après assaisonnement au citron et quelques pincées de piment…Je revois encore ce poisson être dégusté gratis le long de la côte sénégalaise… Maintenant, le ‘yabooy’ est licencié de nos eaux pour le faire migrer vers d’autres berges. Je ne parle même pas du capitaine, du sompaat… C’est trop révoltant de ne plus sentir ces poissons se rétablir avec nos papilles gustatives.Le ‘céebu jënn’, notre plat national, est déprécié et n’est plus signé ‘Penda Mbaye’; le‘firiir’ n’a plus une grande place dans nos menus quotidiens, la sapidité du ‘kaldou’ s’est amoindrie depuis la Casamance… Que nous reste-t-il ? Plonger dans les eaux, à la recherche du poisson en haute mer ? S’agglutiner, comme sardines dans nos embarcations ne servant plus à pêcher le poisson, pour échouer dans le ‘poison’ de l’immigration clandestine ?Non ! Il est impératif de prendre des mesures sérieuses pour remédier à cette situation et assurer une gestion transparente et durable de nos ressources marines. Certainement, le désarroi des jeunes face à la situation des licences de pêche est une des raisons qui les poussent à risquer leur vie en prenant les pirogues pour émigrer en Europe. Cela souligne l’urgence de reprendre en main et ‘au filet’ ces problèmes de manière effective pour offrir des opportunités économiques viables et dissuader l’émigration clandestine.Mais d’abord, dire la vérité, avec fermeté – et compassion ?-, est déterminant, en invitant et en incitant tout le monde à la responsabilité pour un changement positif. Les autorités doivent prendre la décision de puiser dans la force de nos convictions et l’énergie de nos cultes et notre culture valorisant l’honnêteté et la franchise. Elles se doivent de parler avec clarté et objectivité, en utilisant des preuves solides et en soulignant l’impact des scandales sur la vie des gens.Il est temps d’encourager également l’engagement citoyen et la responsabilité collective pour remédier à ces situations qui, sans cesse, nous emportent dans les flots de sanglots et des récriminations.Alors, à tous ceux qui ont commis des fautes avec ces licences de pêches, aucun rêve ne leur est permis. Point de trêve, il faut les poursuivre, ‘night and day’. Il faut leur emballer leurs crimes dans une étoffe de cauchemar en plein sommeil de midi. Le temps de leur notifier leur voracité comateuse, leur narrer leur  perfidie écumeuse. Et les condamner en pleine eau, dans la tourmente de l’Atlantique! Après, viendront le ‘masla’ et – pourquoi pas ? – le pardon.Par Cheikh Tidiane COLY – Al Makhtoum
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[LE BIAIS D’O.N.G] SODAV : Madame la ministre de la Culture et d’autres choses, ‘peut mieux faire’ (Par Ousseynou Nar Gueye)

Tract – C’est une bonne avancée que notre ministre en charge de la Culture s’engage ce mardi 14 mai 2024, en visite à la Sodav, pour une adoption imminente des décrets d’application de la rémunération pour Copie privée, carence gouvernementale qui nous cause, à nous créateurs, et aux autres métiers annexes de la création, un manque à gagner de 20 milliards de FCFA par an depuis 2008.Toutefois, ce ne sera pas le tout. La rémunération dite équitable n’est pas réglée car jusqu’ici les interprètes n’ont pas touché un kopeck depuis 2013 que la Sodav existe.De même, le droit de reprographie n’est pas mis en œuvre et les écrivains, dont je suis, ont touché zéro franc depuis 2013 que la Sodav existe.Le salut passera, à la fin de l’actuel agrément de 5 ans accordé à nouveau par l’État du Sénégal à la Sodav, par la création de plusieurs sociétés de gestion collective du droit d’auteur et des Droits Voisins, au moins 7, pour chacune des disciplines créatives admises par le droit d’auteur, avec une ou deux sociétés communes pour ce qui de la gestion des droits partagés par tous les créateurs.La caporalisation de la création doit cesser.Les créateurs et les métiers connexes à la création au Sénégal ne demandent ni la charité, ni des faveurs. Ils réclament leurs droits économiques légitimes, le droit d’auteur et les droits voisins n’étant qu’un salaire différé.Et, « pour entrer dans ses droits, il faut (parfois) sortir de ses gonds ». Surtout quand le respect a déserté la pièce depuis si longtemps.Ousseynou Nar GueyeFondateur-éditeur de Tract
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[Jour Pour Jour] Un 14 mai : 2019, Macky supprime le poste de Premier ministre

Tract – Par un 14 Mai au #Senegal post-196014 mai 1919 : Naissance de Me Fadilou Diop. Cet avocat a défendu Mandela, Sékou Touré et surtout Ernest Ouandié de l’UPC, successeur à la tête de ce mouvement de légendes aussi prestigieuses que Félix Moumié et Ruben Um Nyobé ! Ce procès politique était perdu d’avance. Son client condamné à mort, l’avocat saint-louisien fera un ultime recours en grâce auprès du président camerounais Ahmadou Ahidjo. Celui-ci n’en tiendra pas compte. Ouandié fut fusillé le 15 janvier 1971 à Bafoussam. Me Fadilou Diop, dans son recours, avait invoqué le droit et la religion musulmane partagée avec le président camerounais pour préserver la vie de Ouandié. Aujourd’hui, c’est cette religion qui les fait reposer, tous les deux, au cimetière musulman de Yoff à Dakar. Ceyy aduna ! Pour en savoir bien plus sur cet avocat de la trempe des Lamine Coura Guèye, Ogo ou Badinter, je te conseille #jarbaat Aajiratu Umar de lire le livre de Elgas @Diamacoune « Fadilou Diop. Un juste ».14 Mai 2021 : Maram Kaïré, le Président de l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (ASPA), est honoré par l’Union Astronomique Internationale qui baptise de son nom un astéroïde du système solaire pour son apport considérable au développement de l’astronomie,. L’astéroïde initialement numéroté (35462) 1998 DW23 devient officiellement (35462) Maramkaïré. (Bon je ne me connais pas (encore) de #jarbaat astronome donc suis obligé de piocher dans le net pour savoir que l’astéroïde (35462) Maramkaïré, découvert le 27 février 1998 par l’équipe d’Alain Maury de la France, fait partie de la ceinture des astéroïdes qui se baladent depuis des milliards d’années entre les planètes Mars et Jupiter. Il est connu et suivi et a donc plus de 4 milliards d’années. Manaam, il est plus âgé que moi ! Déjà que pour moi la lune c’est bien loin, ne compter pas sur votre nijaay pour aller zieuter de près, derrière Neptune en plus ! Mais je vous donne la carte et vous verrez le point 35462. Le seul hic c’est que c’est un astéroïde qui a détruit les dinosaures il y a moins de 100 millions d’années après une collusion avec notre planète. Espérons que Maramkaïré sera aussi avisé que son toureundo pour nous épargner une catastrophe. Il y a des milliers d’astronomes dans le monde et ils ne sont sans doute pas nombreux les astronomes à avoir leur nom dans l’espace ! Tout cela prouve aussi que nous avons des compatriotes qui contribuent au développement de la science – exacte, humaine, sociale – dans le monde et même souvent depuis le sol national. Chacune et chacun de nous peut citer des Sénégalaises et des Sénégalais que font une travail remarquable dans des domaines scientifiques pointus. J’en connais notamment un jeune qui était dans le saint des saints des ingénieurs d’une marque leader mondial au Japon ! Et il ne faut pas les culpabiliser avec des « Revenez au pays ». Elles/ils n’auraient presque rien à faire dans notre écosystème pour le moment qu’à lire des tweet de nijaay Aas ou causer de politique ! Et encore !)14 Mai 2019 : Adoption de la loi constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Institué en 1970, il avait été supprimé une première fois entre 1983 et 1991. Il sera rétabli en décembre 2021. (Un coup on a un PM. Un coup pas de PM. Macky est même resté des mois sans nommer le PM dont le poste était pourtant dans la constitution et la mer n’avait pas débordé. Moi, je propose qu’on mette dans la Constitution : « Le Président PEUT nommer un PM. Dans ces cas, il définit dans le décret de nomination les pouvoirs du PM ». Ou bien « « Le Président PEUT nommer un PM. Et dans ce cas, ses pouvoirs prévus aux articles ABC et XYZ sont dévolus au PM. » Et voilà gassi, plus de révision constitutionnelle pour dugaal ou kajj PM. J’entends déjà les cris d’orfraie des puristes du droit hérité de la France avec ses rigidités légistiques !)14 Mai 1976 : Cérémonie de pose de la première pierre du siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (@BCEAO_Officiel) sur l’ancien site du camp Charles Mangin à Dakar précédemment occupé par les forces de Police. La cérémonie est présidée par le Chef de l’État Senghor. ( Jarbaat tout jeune, tu ne peux pas imaginer combien cet immeuble conçu par les architectes Cheikh Ngom et Pierre Goudiaby Atepa nous avait fasciné et il est encore tout majestueux ! Sénégal a changé depuis ! On allait même nous émerveiller à l’hôtel Teranga avec l’ouverture automatique de la porte d’entrée ! Petite blague sur cette porte de Teranga, en buvant mon lëwël : Un marabout mouride y entrant, la porte s’est ouverte. Et le bëk neeg de s’écrier admiratif «Mbacké Balle Aissa defati nga kiraama ». Et le marabout qui était, lui, au fait de la technologie de lui répondre calmement « Tee nga jàpp ni lii kiraama tubaab bila rek» ! Bon pas la peine de rigoler des Paa car je sais que des jeunes partent encore s’émerveiller devant les escalators de @seaplazadakar ! )Par un 14 mai au #Senegal ante-1960 et ailleurs14 Mai 1957 : Ibrahima Seydou Ndaw est élu Président de l’Assemblée territoriale du Sénégal. Cette assemblée qui siégeait à Saint-Louis avait été créée par une loi du 6 février 1952 pour remplacer le Conseil général mis en place en 1946. L’Assemblée territoriale du Sénégal fonctionnera jusqu’en 1958. 14 Mai 1881 : Signature d’un traité de commerce entre les Français d’une part, le Saloum, le Rip, le Niombato et le Niani d’autre part. 14 Mai 1856 : Interdiction par l’administration coloniale française d’exporter des armes et munitions de guerre sur toute la côte, de Gorée jusqu’à la Gambie.14 Mai 1854 : Achèvement des travaux de construction du poste administratif français de Thiès débutés l’année précédente.Mademba Aas Njaay
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(Tract)- Dégâts collatéraux d’une liberté de ton. L’animateur de la  célèbre émission « Temps boy » vient d’être privé du micro par le Directeur de la Radio Futurs Médias ( RFM). Elhadj Assane Guèye a sorti une note pour interdire à  Sidate Thioune de parler à l’antenne de ce support du Groupe futur médias ( Gfm) jusqu’à nouvel ordre.

Il nous a été donné de constater à travers une vidéo diffusée dans les réseaux sociaux de votre part, des propos irrespectueux et relevant d’une insubordination hiérarchique à l’encontre de Monsieur le Directeur de la RFM.

Par conséquent nous vous notifions par la présente votre interdiction d’antenne à compter de ce mardi 14 Mai 2024 jusqu’à nouvel ordre.

Pour rappel, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, Cheikh Sidaty Thioune critiquait le comportement du Directeur de la RFM, El hadj Assane Guèye à l’endroit du nouveau régime dirigé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

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Festival de Cannes 2024  Tous les continents à la table, sauf l’Afrique 

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Avec, pour démarrage la projection du film hors compétition ‘Le Deuxième acte’ de Quentin Dupieux, la cérémonie d’ouverture de la 77eme édition du Festival de Cannes a eu lieu ce soir, en présence de l’invitée d’honneur, l’actrice américaine Meryl Streep. A l’occasion, lui sera remis un Palme d’or d’honneur. Du 14 au 25 mai, il y aura au programme plus de 100 films ainsi que 400 séances pour donner rythme à ce grand rendez-vous du cinéma mondial, avec malheureusement une présence africaine insignifiante : aucune réalisation du continent ne faisant partie de la Compétition officielle.La 77eme édition du Festival de Cannes, la plus prestigieuse au monde, sur les plus de 300 organisés chaque année, va dévoiler en images le secret de ses écrans, sous les pétillants flashs de photographes boulimiques, attardés sur la croisière pour l’amour du sensationnel et de l’inoubliable.Réplétion d’une tradition, la sélection officielle passera sous le regard averti d’un(e) réalisateur(rice) désigné (e) comme Président(e) du Jury. Et cette année, une en prend les commandes, accompagnée des autres membres. Elle se nomme Greta Gerwig, réalisatrice américaine, ayant ‘enfanté’ l’année dernière « Barbie », un long-métrage au succès commercial qui donne le tournis et au contenu filmique sources de polémiques enivrantes, surtout dans le monde arabo-musulman.Sa filmographie accroche à tous égards les critiques spécialisés du 7eme Art. « Je suis bouleversée, enthousiaste et empreinte d’humilité de devenir la Présidente du Jury du Festival de Cannes. J’ai hâte de découvrir quels voyages nous attendent ! », réagit-elle. Âgée de 40 ans, elle est décrite comme la ‘première cinéaste américaine à endosser le rôle de Présidente du Jury du Festival de Cannes’ et ‘la plus jeune personnalité à occuper cette fonction après Sofia Loren qui n’avait que 31ans en 1966’.Au bout de l’enchaînement de plusieurs histoires différentes les unes les autres, sera désigné l’opus qui succédera à ‘Anatomie d’une chute’ (Palme d’or 2023) de la réalisatrice française Justine Triet, aux 11 nominations aux Césars 2024, derrière ‘Le Règne Animal’ de Thomas Cailley (12 nominations), présenté en ouverture d’Un Certain Regard.De ces voyages, les possibilités découlent d’une sélection de longs-métrages nés des horizons divers du monde, éprouvé par des épreuves douloureuses, pointant le naufrage de l’humain, et aussi par les incertitudes se bousculant aux portes d’un avenir qui tangue dangereusement : paix fragilisée, catastrophes écologiques, tensions entre nations, refus de la solidarité, hypocrisie commerciale au détriment de la sauvegarde des vies humaines…Les Films du monde…Pour ne pas ouvrir une porte sur la désolation, une vision raccourcie pour avoir une idée d’ensemble des films en compétition cette année. Ils sont au nombre de 22 en compétition officielle pour la Palme d’or venant des Amériques, de l’Asie, de l’Europe. On peut en citer Megalopolis de Francis Ford Coppola ; The Shrouds de David Cronenberg ; The Substance de Coralie Fargeat ; Grand Tour de Miguel Gomes ; La Plus Précieuse des Marchandises de Michel Hazanavicius ; Marcello Mio de Christophe Honoré ; Feng Liu Yi Dai de JIA Zhang-Ke (Caught by The Tides), entre autres.…Et une Afrique sur les bas-côtésL’absence du continent pour la course au Palme d’or réveille à nouveau le doute sur la qualité de ses contenus cinématographiques, même s’il faut reconnaître la vivacité de la création et l’arrivée d’une nouvelle vague qui cherche à se donner les moyens de s’exprimer. Contrairement à l’édition de l’année dernière où l’on pouvait s’enorgueillir de voir deux films : ‘Banel e Adama’ de la Franco-Sénégalaise Ramata-Toulaye Sy & ‘Les filles d’Olfa’ (‘Fourd Daugthers’, son titre en anglais), de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania qui sera récompensé d’un Œil d’or.Pour 2024, l’Afrique se retrouve dans les Sections Un Certain Regard, avec ‘On becoming a Guinea fowl’ du Zambien Rungano Nyoni, lequel scrute sous le mode du rire les relations humaines, dans une comédie dramatique vibrante ; ou encore ‘The Village Next to Paradise’ du Somalien Mo Harawe, portant à l’écran l’histoire d’une famille vivant dans le désert d’un pays en proie à de nombreux fléaux comme la guerre, la sécheresse, l’absence de perspectives, et qui pourtant a la manie de trouver le chemin de la résilience ; mais aussi dans la Section ‘Cannes Première’, le film du réalisateur marocain Nabil Ayouch, ‘Everybody loves Touda’, l’histoire d’une jeune chanteuse traditionnelle surfant sur les thèmes sociaux et politiques, éloignée de la pudeur et de la censure, mais encore ‘Le portrait d’Ernest Cole’ par le réalisateur Haïtien Raoul Peck (1940 – 1990), dans la Section ‘Séances Spéciales’, qui présente le premier photographe noir freelance sous le régime de l’apartheid d’Afrique du Sud.Bassirou NIANG______________________________________[Encadré]

Cannes 2024

Pour un humanisme debout

Dans un monde qui ‘nous glace le sang par endroits’, rien de mieux qu’un rendez-vous majeur entre cinéphiles, stimulant les débats, échanges, et faisant se rencontrer des cultures tout en vivant l’émerveillement à l’ouverture à soi et aux autres.

Le pouvoir salvateur du cinéma dans un monde qui traverse des douleurs, a été évoqué lors de l’ouverture de la 77eme édition du Festival de Cannes (14 – 25 mai), par la maîtresse de cérémonie, en l’occurrence Camille l’actrice française Camille Cottin. Comme pour inciter à la recherche de la délivrance, la vérité qu’elle livre est philosophique : ‘Quand on plonge dans l’obscurité, c’est pour y trouver la lumière’, dit-elle. Cela, quand tout tangue partout et devient source d’inquiétude, avec ‘des lignes de fractures profondes’ divisant les peuples, ‘dans un moment où là planète brûle, où notre intelligence collective pourrait devenir artificielle’. Le Festival de Cannes devient alors, selon elle, ‘une chance’. Un souhait de renouvellement des humanités ou de l’humanisme dans un temps festivalier durant lequel tout le monde ne parle pas forcément la même langue, et que pourtant l’on se comprend malgré tout. Le cinéma en devient une humanité partagée, et un prétexte de se souvenir que nous en sommes et en serons toujours les membres.

Ces mots ont été prononcés hier lors de la cérémonie d’ouverture de ce prestigieux rendez-vous du ghota cinématographique mondial venu des horizons géographiques aussi proches qu’éloignés. Et en présence des membres du Jury longs-métrages en compétition officielle pour la Palme d’or 2024, presidé par la réalisatrice americsine Greta Gerwig, composé d’Ebru Ceylan, Lily Gladstone, Eva Green, Nadine Labaki, Juan Antonio Bayona, Pierfrancesco Favino, Kore-eda Hirokazu et Omar Sy.

‘Chaque année, à Cannes, on vient prendre une photo de notre humanité, on vient faire le plein d’espoir… c’est infiniment beau’,  conclut Camille Cottin.

Construction sur le Littoral : Les deux décisions majeures du Pm Oumane Sonko

(Tract)- Qui disait que le gouvernement avait arrêté les travaux sur le littéral de Dakar ? Il a tout faux. Puisque le tandem Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Diakhar Faye  ne lâchent pas l’affaire.

Une Commission ad hoc chargée du contrôle et de la vérification des titres et occupations sur les anciennes et nouvelles dépendances du Domaine public maritime dans la région de Dakar a été prise par le Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce, à  titre conservatoire, il a décidé de faire arrêter les travaux de construction sur ces sites pour une durée de 2 mois, le temps que la commission termine son travail.

En effet, le  Pm  a signé un arrêté portant création d’une Commission ad hoc en atteste un document daté ce 13 Mai 2024. Elle est chargée du «contrôle et de la vérification des titres et occupations sur les anciennes et nouvelles dépendances du Domaine Public Maritime (Dpm) dans la Région de Dakar», Ladite commission sera logée à la primature et sera placée sous la présidence du Ministre Secrétaire général du Gouvernement et coordonnée par le Ministre des Finances et du Budget. Le ministère de l’Urbanisme assurera le Secrétariat.

Ainsi, le document de renseigner que la commission sera composée d’au moins vingt membres. Parmi eux : trois représentants de l’Assemblée nationale, un représentant du Conseil Économique, social et Environnemental, un représentant du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, trois représentants du ministère des Finances; deux représentants du ministère de l’Urbanisme, un représentant du ministère de la Justice etc.

Ladite commission est aussi composée de deux groupes de travail et pourra aussi s’adjoindre les compétences de toute autre personne. Ses travaux devront être sanctionnés par un rapport qui sera soumis à l’attention du Président de la République.

Dans le même arrêté, le premier ministre a donné instruction au Directeur Général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol, de procéder à la suspension de toutes les constructions et autres travaux sur les anciennes dépendances du Domaine Public Maritime (Dpm) dans la Région de Dakar, pour un délai de deux mois.

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Situation des artistes : La promesse ferme des autorités en charge de la Culture

(Tract)- Rendre et redonner aux artistes leur dignité. Tel est le vœu pieux des nouvelles autorités en charge de la Culture. Ce mardi matin, le ministre de la Culture Khady Diène et le secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et du Patrimoine historique, Bacary Sarr étaient dans les locaux de la SODAV. Ils ont fait d’une pierre deux coups, car cette visite leur a permis de s’enquérir de la situation de la boîte qui gère les intérêts des artistes et des acteurs culturels, mais également une séance de travail avec les gestionnaires.

Après avoir écouté religieusement les présentations de la présidente du Conseil d’administration Ngoné Ndour et du directeur gérant Ali Bathily sur la situation sur les avancées et les perspectives, selon emedia les deux ministres se félicitent du chemin parcouru avant de donner des gages sur un délai de 3 mois pour, enfin, rendre effectif le statut de l’artiste et de la rémunération de la copie privée, une vieille doléance du secteur.

Est-ce un effet d’annonce ou une stratégie de communication pour faire les yeux doux au monde de l’art et de la Culture ? Nous donnons notre langue au chat. Rendez-vous est pris pour 3 mois. Le chrono tourne pour le Pr Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son premier ministre Ousmane Sonko.

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