Bercail : Khalifa Sall et Barthélémy Dias retournent au Parti Socialiste

Tract – « Le bureau du conseil consultatif des Sages du parti Socialiste (PS) s’est réuni le jeudi 09 mai 2024 à la maison du parti, sous la présidence de son président M. Guirane Ndoye, à l’effet de discuter de l’ordre du jour portant sur l’évaluation de l’élection présidentielle du 24 Mars 2024, le bilan de la coalition « Benoo Bokk Yaakar » et les perspectives d’avenir du parti Socialiste. L’évaluation de l’élection et du bilan de la coalition BBY ont été passés en revue avec objectivité et sérénité. L’avenir du parti socialiste, au regard de l’évolution démographique, sa longue absence dans la conduite au premier chef de l’État et de la Nation a suscité un échange large et fécond », a d’emblée informé le bureau du conseil consultatif au sortir de sa réunion du jeudi 9 mai 2024.
S’agissant du tête-à-tête entre Aminata Mb. Ndiaye, Khalifa Sall et Cie. « En premier lieu, les Sages du PS ont salué l’heureuse rencontre à l’initiative de M.Khalifa Ababacar Sall, accompagné de MM. Barthélémy Dias et Jean Baptiste Diouf avec Mme Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire général du Parti socialiste. À l’instar du secrétariat exécutif national (SEN) qui s’est réjoui de cette entrevue, le conseil consultatif des Sages du PS estime qu’il y a là un début d’ouverture qui mérite une profonde et large réflexion pour le devenir de la doctrine socialiste au Sénégal face aux nouvelles générations. »
Non sans rappeler : « avant l’indépendance, les Sages qui ont vécu l’évolution du mouvement socialiste de la SFIO au Parti socialiste, pensent que le moment est venu de rassembler toutes les formations politiques issues de la pensée senghorienne dans un grand Parti Socialiste unifié, sans aucune exclusive. Ce sera une occasion de restaurer les valeurs du socialisme africain, comme levier puissant et legs aux jeunes générations futures. Les Sages rappellent que leur formation politique qui s’est illustrée historiquement au firmament de notre vie nationale, aussi bien dans la période post-indépendance et que dans celle de l’acheminement du Sénégal vers son accession à la souveraineté internationale, se doit d’ouvrir de nouveaux jalons de rassemblement. Cette étape devra également servir de moteur pour une synergie de tous les mouvements de Gauche. Les Sages rappellent que cet héritage a des dates phares qui resteront toujours gravées en lettres d’or sur les pages de la vie du PS depuis le 27 octobre 1948, où Léopold Sédar Senghor fonda le Bloc démocratique sénégalais (BDS). Cette dernière ayant pris de l’envergure, indiquent-ils, fusionnera avec plusieurs groupes politiques pour devenir le Bloc populaire sénégalais, avec Léopold Sédar Senghor comme leader politique et Mamadou Dia comme secrétaire général. Dans ces moments épiques, il y a eu la participation du Parti du Rassemblement Africain – Sénégal (PRA/Sénégal) dans la construction du pays avec son inclusion dans le PS. Un an après, le BPS fusionnera avec le Parti socialiste d’action sénégalaise de Lamine Guèye, pour donner naissance à l’Union progressiste sénégalaise, que le PRA/SÉNÉGAL rejoindra. Par la suite, l’UPS intégrera l’Internationale socialiste. Le nom du parti socialiste apparut un mois après ».
Les sages ont invité la jeunesse à consolider cet acquis. « C’est ce brillant flambeau historique que les jeunes du Parti Socialiste se doivent de tenir vaillamment et l’élever jusqu’au firmament de la vie politique nationale, sur le continent africain et dans le concert des Nations du monde. »
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Le coordonnateur aux USA du parti d’Idrissa Seck démissionne

Tract – Idrissa Seck et son parti Rewmi perdent un autre collaborateur important, avec la démission de Chouaib Coulibaly “Jacob” désormais Ex- Président RDS, Ex-Coordinateur Reewmi-USA, Ex-Président mouvement and Doléel Chouaib Nguir Idy. Dans une note reçue, il écrit ceci : « je vous informe de ma décision de démissionner de Reewmi, de toutes ses instances et mouvements associés, avec effet immédiat. Ce fut un plaisir et un honneur d’avoir travaillé dans ce parti , fréquenté une excellente école auprès du Président Idrissa Seck et noué des amitiés profondes. Portant le Sénégal dans mon cœur, je vous reviendrai très prochainement sur mon avenir politique ».
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Constitution : le panafricaniste littéraire Boubacar Boris Diop ne veut plus que tout candidat à la présidence soit obligé de savoir parler le français

Tract – Personnalités de renom engagés pour la promotion des langues africaines, l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop et son ami Kenyan Ngugi Wa Thiong’o ont écrit au Président Diomaye. Dans cette lettre ouverte, les deux romanciers proposent la création d’un «Centre national d’interprétation et de traduction qui permettrait une symbiose et une fertilisation croisée entre les langues de votre pays et entre celles-ci et les langues de l’Afrique et du monde». Ils engagent me chef de l’Etat d’abroger «dès que possible l’étrange et embarrassant article 28 de la Constitution sénégalaise, qui exige de tout candidat à la présidence qu’il sache lire, écrire et parler couramment le français». «Aux Nations Unies, parlez dans une langue sénégalaise et votre propos pourra faire l’objet d’une traduction simultanée dans les langues de travail de cette organisation internationale. En d’autres termes, faites comme tous les autres présidents du monde, prononcez vos discours dans votre langue», martèle le duo Boris et Ngugi.
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[TRIBUNE] LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE BASSIROU DIOMAYE DIAKHAR FAYE, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL (Par Ngugi wa Thiong’o et Boubacar Boris Diop)

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Excellence, Monsieur le président de la RépubliquePermettez-nous de nous présenter avant d’en venir au cœur de notre propos. Nous sommes Ngugi Wa Thiong’o du Kenya et Boubacar Boris Diop du Sénégal. Tous deux romanciers et essayistes, nos œuvres les plus connues sont respectivement Decolonizing the Mind: The Politics of Language in African Literature (1986) et Murambi, le livre des ossements (2000), consacré au génocide perpétré en 1994 contre les Tutsi au Rwanda. Ce qu’il importe toutefois de souligner au regard de la motivation principale de cette lettre ouverte, c’est qu’en plus de notre production littéraire en anglais et en français – les langues des anciens colonisateurs – nous avons publié des ouvrages dans nos langues maternelles, le Kikuyu et le Wolof parmi lesquels Matigari (1986) et Bàmmeelu Kocc Barma (2017).Nous vous félicitons sincèrement pour votre investiture en tant que nouveau président de la République du Sénégal. Nos félicitations vont également à votre Premier ministre et compagnon de lutte, M. Ousmane Sonko. Par cette brillante élection qui n’a été contestée par aucun de vos rivaux, le peuple sénégalais ne vous a pas choisi comme son maître mais comme l’esclave de ses rêves. Il ne fait aucun doute à nos yeux que vous saurez vous hisser à la hauteur de ses espérances.Nous ne nous sommes certes jamais rencontrés en personne mais toute l’Afrique, en vérité le monde entier, vous connaît et nous savons que votre jeunesse même a fait souffler un vent d’optimisme sur le continent africain. C’est du reste pour cette raison que nous avons pris la liberté de nous adresser aujourd’hui à vous en tant que vos aînés, à l’africaine en quelque sorte, mais aussi en tant que deux de vos admirateurs.Si l’Afrique va aujourd’hui encore si mal, c’est la faute de ses leaders politiques qui, à quelques exceptions près, comme Kwame Nkrumah, ont trahi les populations africaines. De mauvais dirigeants ont tout simplement normalisé les anomalies du colonialisme et du néo-colonialisme, qui n’est rien d’autre que l’africanisation du système colonial. Voilà pourquoi nos ressources naturelles continuent depuis si longtemps à enrichir l’Europe et l’Occident. Au moment où les regards de ces complexés restent obsessionnellement tournés vers l’Occident, on ne peut manquer de s’interroger : où sont donc nos inventeurs ? Nos ingénieurs ? Nos explorateurs spatiaux ? L’Afrique aspire à un leadership capable d’enflammer l’imagination de sa jeunesse. Mais cela ne pourra jamais se faire avec des présidents  qui ne savent qu’imiter l’Occident, des présidents qui ne croient ni en eux-mêmes ni en leurs peuples. Vous, Excellence, vous avez la possibilité d’ouvrir pour votre peuple des sentiers nouveaux, vous pouvez lui redonner une telle confiance en lui-même qu’il traitera, tout naturellement, d’égal à égal avec toutes les autres nations de la terre. Gardez cependant à l’esprit que si vous choisissez cette voie, vous vous ferez bien des ennemis en Occident. Ce que l’Europe et l’Occident attendent de l’Afrique, c’est qu’elle n’arrête jamais de mettre ses matières premières à leur disposition sans rien recevoir en contrepartie. N’acceptez pas une telle iniquité. Et s’ils vous diabolisent pour cela, et ils ne manqueront pas de le faire, ne vous en souciez pas, car seul doit compter pour vous le jugement du peuple sénégalais.Nous aimerions à présent partager avec vous quelques brèves réflexions sur la question linguistique qui nous est très familière en tant qu’écrivains. Nous avons choisi de nous concentrer sur ce problème particulier parce que, à notre humble avis, sa résolution est un préalable à toute révolution économique, politique, sociale et culturelle, et donc au bien-être de vos compatriotes.Voici quelques points que nous tenons à souligner :
  1. Votre pouvoir tire sa force des citoyens sénégalais. Vous les défendez, ils vous défendent. Vous leur parlez, ils vous parlent. Mais vous ne pouvez pas le faire en utilisant une langue qu’ils ne comprennent pas. N’est-ce pas là une évidence, M. le président ?
  2. Les langues sénégalaises doivent être la pierre angulaire du nouveau Sénégal. Chaque Sénégalais a le droit d’exiger le respect de sa langue maternelle. Évitez toute hiérarchisation des langues. Priorité donc à la langue maternelle, qu’elle soit le pulaar, le seereer, le soninke, le wolof, le mandinka, le joolaa ou toute autre langue parlée au Sénégal. Mais si une langue sénégalaise, par exemple le wolof, devient celle qui permet la communication entre tous les Sénégalais, cela ne doit poser aucun problème. Voici notre conception de la politique linguistique : la langue maternelle d’abord. Ensuite, disons, le wolof. Ensuite, disons le swahili, le français, etc. Si vous connaissez toutes les langues du monde sans connaître votre langue maternelle, vous êtes en état d’esclavage mental. En revanche si après avoir maîtrisé votre langue maternelle vous y ajoutez toutes les autres langues du monde, vous n’en serez que plus riche et plus fort.
  3. Encouragez les traductions entre les langues sénégalaises. C’est à nos yeux un point fondamental. Nous proposons à cet effet la mise en place d’un centre national d’interprétation et de traduction qui permettrait une symbiose et une fertilisation croisée entre les langues de votre pays et entre celles-ci et les langues de l’Afrique et du monde. Votre Excellence, de nombreux Africains ont apprécié le fait que lors de votre première visite officielle en Gambie, vous et le Président Barrow avez échangé directement en wolof. Nous savons également que, contrairement à vos prédécesseurs, vous prononcez la plupart de vos discours à la fois en français et en wolof et nous pensons que c’est exactement ce qu’il faut faire. Faites votre discours dans une langue sénégalaise, puis mettez-le à disposition dans toutes les autres langues sénégalaises avant de le faire traduire en français. Aux Nations Unies, parlez dans une langue sénégalaise et votre propos pourra faire l’objet d’une traduction simultanée dans les langues de travail de cette organisation internationale. En d’autres termes, faites comme tous les autres présidents du monde, prononcez vos discours dans votre langue. En visite en France par exemple, faites-vous accompagner d’un interprète et adressez-vous dans une langue sénégalaise à votre homologue de l’Élysée. En bref, veillez à faire respecter partout les langues sénégalaises. Et cela doit commencer par l’abrogation dès que possible de l’étrange et embarrassant article 28 de la Constitution sénégalaise, qui exige de tout candidat à la présidence qu’il sache lire, écrire et parler couramment le français.
  4. Organisez les paysans et les ouvriers sénégalais. Stimulez leur créativité. Ils seront vos plus ardents défenseurs. Ne vous préoccupez pas des soi-disant élites intellectuelles qui, parce qu’elles auraient tant à perdre dans le développement des langues de votre pays, multiplient les manœuvres et les arguments fallacieux pour faire dérailler le train de l’Histoire.
  5. Les œuvres de Sembène Ousmane, notamment Les Bouts-de-bois-de-Dieu, et celles d’autres grands noms de la littérature comme Cheikh Hamidou Kane, devraient être disponibles dans toutes les langues sénégalaises. Quant à Cheikh Anta Diop, il est temps que ses livres soient au programme de toutes les écoles de votre pays.
  6. Nous souhaitons aussi que les littératures progressistes d’Afrique et du reste du monde soient disponibles dans les langues sénégalaises et enseignées dans vos écoles et dans vos universités.
  7. Nous savons bien que le Sénégal sera votre priorité. Mais il faudra ensuite vous tourner vers l’Afrique puis vers l’Asie et l’Amérique latine avant de penser à l’Europe. Et cette option devrait se refléter dans le système éducatif.
  8. Faites du Sénégal une nation de penseurs, d’inventeurs, d’artisans, d’explorateurs, une nation de créateurs, ouverte à tous les vents du monde et capable de faire respecter ses intérêts vitaux.
En espérant que ces idées et suggestions de deux compatriotes africains de bonne volonté retiendront votre attention, nous vous prions de croire, Excellence, à notre profond respect.Ngugi wa Thiong’o et Boubacar Boris Diop
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AFFAIRE KING FAHD PALACE : Le député Guy Marius Sagna s’en mêle et exige une commission d’enquête parlementaire

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Tract-L’affaire King Fahd Palace risque de connaitre un nouveau rebondissement avec la commission d’enquête initiée par Guy Marius Sagna.En effet après avoir dénoncé la mauvaise qualité de service de l’hôtel King Fahd Palace et le licenciement de plus de 70 employés . Guy Marius Sagna envisage d’utiliser ses pouvoirs de député en initiant une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de l’hôtel.Après avoir parcouru le communiqué, voici les principales questions de l’enquête parlementaire.-Pourquoi la gestion du KFP a été donnée à la Société hôtelière africaine (SHA) sans appel d’offre ?Quel est le contenu des différents contrats signés entre l’État du Sénégal et la SHA?Pourquoi est-on passé d’une redevance sur le résultat brut d’exploitation (RBE) de 10% avec le groupe Starwood à 50% avec SHA? Quel apport ou contribution de la SHA justifie cette redevance sur le RBE de 50%?Pourquoi il n’y a pas de comité de gestion à l’hôtel KFPPourquoi le comité de gestion a-t-il été dissout? Combien de nuitées ont été accordées par la SHA et á qui ?Comment SHA a-t-il géré les ressources humaines du KFP ?Le KFP a-t-il été rénové?Quel est le taux d’occupation du KFP ? Quels sont les clients du KFP ?Quel est le chiffre d’affaires du KFP?La SHA at-elle versé ses redevances à l’Etat du Sénégal ?

[TRIBUNE DE L’EX-PRÉSIDENT MACKY SALL] Nos politiques monétaires et fiscales sont dictées par des banques centrales lointaines

Dans une tribune publiée le 8 mai 2024 sur le site de Context, une plateforme de la Thomson Reuters Foundation consacrée au changement climatique, aux impacts des technologies sur la société et aux économies inclusives, Macky Sall, l’ancien président devenu Envoyé spécial pour le Pacte de Paris pour les peuples et la planète depuis la fin de son mandat, dénonce le système financier international.

« Lorsque je réfléchis à mes 12 années passées en tant que président du Sénégal, une leçon se détache : à quel point le système financier international est déloyal envers les pays en développement comme le mien. Peu importe la solidité de nos politiques économiques, nous sommes considérés comme un pari risqué. Notre accès au capital est à la fois restreint et scandaleusement onéreux. Nos politiques fiscales et monétaires sont dictées, de fait, par des banques centrales lointaines. Et quand nous essayons de protester, nous découvrons que nous n’avons pas voix au chapitre.

Il a fallu une pandémie, et l’implosion économique qui a suivi, pour que ces failles deviennent visibles pour tous. Cela a conduit les Nations Unies et le Fonds Monétaire International (FMI) à appeler à un nouveau « moment de Bretton Woods » : une réforme en profondeur des institutions financières internationales.

Quatre ans plus tard, avec le Covid sous contrôle et une fragile reprise économique mondiale en cours, l’élan réformiste risque de s’estomper au fur et à mesure que le sentiment d’urgence s’estompe.

Mais pour la plupart d’entre nous dans le monde en développement, ces efforts ont été insuffisants. Les multiples crises auxquelles nous sommes confrontés n’ont pas disparu. Au cours des trois dernières années seulement, il y a eu 18 défauts souverains dans 10 pays en développement – plus que tous les défauts de paiement de la dernière décennie réunis.

Les inégalités mondiales continuent de croître

Selon la Banque mondiale, 60% des pays à faible revenu courent un risque élevé de surendettement ou y sont déjà. Les paiements d’intérêts de ces pays ont quadruplé au cours des 10 dernières années alors que les taux d’intérêt mondiaux ont bondi.

Pour honorer le remboursement de leur dette, les pays à faible revenu réduisent les dépenses dans l’éducation, la santé et autres services publics. Ce faisant, ils sacrifient aussi leur droit à un avenir meilleur.

L’Afrique paie désormais davantage en service de sa dette qu’elle ne consacre à investir dans la résilience climatique, estimée à 50 milliards de dollars par an. Sa dette extérieure a atteint 824 milliards de dollars en 2021, les pays y consacrant 65% de leur PIB pour rembourser ces obligations.

Lors des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI cette année, le FMI a mis en garde contre la croissance des inégalités mondiales, avec « les pays les plus pauvres qui s’éloignent encore davantage ».

Le besoin de rendre le système financier international plus équitable, plus réactif aux besoins réels du monde en développement, et plus représentatif de la communauté mondiale, est plus urgent que jamais.

L’année dernière à Paris, lors d’un sommet mondial convoqué par le président français Emmanuel Macron, 32 pays dont le Sénégal se sont mis d’accord sur le Pacte de Paris pour les peuples et la planète (P4).

Nos objectifs sont clairs : créer un monde où la pauvreté a été éradiquée et la planète préservée, et où les pays vulnérables sont mieux armés pour faire face aux crises. Pour ce faire, nous visons à mobiliser toutes les sources de financement, ce qui explique pourquoi la réforme du système financier international est au sommet de notre agenda.

Nous savons que de nombreuses institutions partagent nos objectifs et que nous ne souhaitons pas dupliquer leurs efforts. Au contraire, nous plaidons pour une nouvelle approche, que j’appelle le ‘multilatéralisme inclusif’.

Nous cherchons à rassembler le plus de pays possible, de tous les continents et niveaux de revenus, en surmontant les divisions – Est contre Ouest, Nord global contre Sud, pays verts contre pollueurs – qui ont nui aux initiatives par le passé.

Réécrire les règles de la finance mondiale

En tant que plateforme, nous pouvons d’ores et déjà pointer certains progrès. Par exemple, notre campagne en faveur d’une plus grande représentation des pays en développement dans la gouvernance des institutions financières internationales commence à porter ses fruits.

En octobre dernier, les membres du FMI ont approuvé l’élargissement de son Conseil d’administration pour inclure un troisième représentant africain sur 25, ce qui contribuera à renforcer la voix du continent dans les affaires économiques et financières.

Mais il nous reste encore un long chemin à parcourir.

Nous encourageons également les gouvernements à exiger des agences de notation des critères objectifs, transparents et mesurables dans l’évaluation du risque souverain.

Des recherches menées par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) montrent que ces agences attribuent systématiquement des notations de risque plus élevées aux pays pauvres, indépendamment des réalités économiques sur le terrain.

Cela a abouti à une situation où, en moyenne, les pays africains paient quatre fois plus pour emprunter que les États-Unis et huit fois plus que les économies européennes les plus riches. Notre accès au financement du développement et du climat dépend de la fin de cette discrimination financière.

Un autre objectif est d’attirer au moins un euro de financement privé pour chaque euro de financement public dépensé dans le développement, le climat et la nature.

Nous invitons davantage de pays à rejoindre le Pacte de Paris pour réécrire les règles de la finance mondiale, donner aux pays en développement une plus grande influence dans les institutions financières internationales et mobiliser le financement pour une croissance durable.

Ce faisant, nous espérons créer un nouvel ordre financier mondial inclusif et à la hauteur des enjeux du 21ème siècle. »

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AIBD : « Une sortie de piste » de l’avion TRANSAIR fait 11 blessés dont 4 graves

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Tract-Un incident a secoué l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) ce jeudi 09 mai 2024 à Olh14, alors que le vol HC301 d’Air Sénégal, en direction de Bamako et opéré par Transair, a brusquement fait une sortie de piste au moment du décollage.Ce vol, à destination de Bamako, avait à son bord 78 personnes. 11 blessés ont été dénombrés dont 4 graves, selon Lima-AIBD-Summa (LAS), le gestionnaire de l’aéroport Dakar Blaise Diagne.Aussitôt alertés, les services de secours de l’aéroport se sont déployés sur les lieux de l’accident pour évacuer les passagers. On dénombre 10 blessés dont un pilote. Le ministère des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens informé de la situation a pris les rênes de la coordination de la réponse d’urgence, présidant la réunion du Comité de crise au Centre des Opérations d’Urgence (CDOU). El Malick Ndiaye, accompagné des principaux responsables du secteur aéronautique, a personnellement supervisé les efforts de secours et s’est assuré de la prise en charge appropriée des passagers blessés, visitant même les structures hospitalières pour s’enquérir de leur état.Alors que les passagers ont été acheminés vers un hôtel pour se reposer et recevoir les soins nécessaires, le Bureau d’Enquête et d’Analyse (BEA) a déjà entamé ses investigations pour déterminer les causes exactes de cet incident regrettable. La reprise des opérations à l’AIBD est prévue ce matin à 09h30, alors que les autorités s’engagent à assurer la sécurité et la fiabilité des voyages aériens dans la région.

NOUVEAU DIRECTEUR DE LA RTS : Pape Alé annonce la levée de son contrôle judiciaire et la publication de son livre

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Tract-Le nouveau directeur général de la RTS, Pape Alé Niang annonce la fin de ses directs sur la chaîne YouTube du site Dakarmatin, la levée de son contrôle judiciaire et la sortie de son livre sur le dossier Sweet Beauty intitulé : « Affaire Adji Sarr, Ousmane Sonko, le complot d’Etat : comment le capitaine Seydina Oumar Touré a été sacrifié? ».Il a fait des révélations mardi. Le journaliste a remercié le peuple sénégalais et confié que d’autres vont continuer le travail qu’il faisait sur ladite chaîne, YouTube de Dakar Matin. Revenant sur son nouveau statut, Pape Alé a confié qu’il est le directeur de la RTS certes, mais il reste journaliste.Pape Alé a aussi indiqué que le juge d’instruction Mamadou Seck a levé son contrôle judiciaire mardi.

CONTRÔLE JUDICIAIRE : Me Moussa Diop recouvre la liberté

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Tract-Maitre Moussa Diop est libre de tout mouvement.Tract a appris que le juge d’instruction du 2e cabinet, Mamadou Seck, a répondu, hier, favorablement à la requête déposée par Me Moussa Sarr, pour solliciter la mainlevée du contrôle judiciaire de son client.Pour rappel, l’ancien directeur général de la société de transport public Dakar Dem Dikk a été emprisonné dans l’affaire des contrats d’armements et de diamant. Il avait bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire dans le cadre de la décrispation de l’espace politique.

COOPÉRATION MILITAIRE : Les États-Unis font un don de 30 véhicules à l’armée sénégalaise

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Tract-Les Etats Unis ont fait un geste louable à l’endroit de l’armée sénégalaise. C’est au total 30 voitures qui sont offertes aux Forces armées sénégalaises. Ce geste s’inscrit dans le cadre du programme américain Global Peacekeeping Operations Initiative (GPOI. C’est l’ambassade américaine à Dakar qui a procédé à la cérémonie de remise des véhicules. Laquelle cérémonie s’est déroulée ce mardi à Thiès au centre d’entrainement tactique capitaine Mbaye Diagne. C’était aussi en présence du général de division Fulgence Ndour, sous-chef d’Etat-major des armées.« Les États-Unis saluent les services et les sacrifices consentis par les forces armées sénégalaises depuis plus de 60 ans, dans le respect des normes de professionnalisme les plus strictes, tout en accomplissant des missions particulièrement difficiles », a magnifié, l’ ambassadeur des Etats Unis à Dakar, Michaël Raynor.Entre les Etats Unis et le Sénégal existe une coopération vivante dans tous les domaines, notamment dans le domaine militaire. Car, depuis les années 60, le pays de l’Oncle Sam multiplie des actes tendant à renforcer cette coopération. En témoignent, ce lot de 30 voitures, la construction d’infrastructures du Centre national de formation de Mont Rolland, Centre d’Entraînement tactique de Toubacouta etc.Ces voitures offertes sont réparties comme suit : 10 camions cargo Mitsubishi, 15 Land Cruiser et les 5 Hi-Luxes.