[TRIBUNE] Jusqu’à quand, Ousmane Sonko, abuseras-tu de notre patience ? (Par Ibrahima Hamidou Deme)
Tract – ‘Jusqu’où iras-tu dans la provocation, la menace et l’intimidation ? Combien de temps encore allons-nous faire semblant de ne pas entendre la voix d’un homme qui, dans ses fonctions régaliennes, parle et agit comme un chef de clan, rêvant tout haut d’un pouvoir dictatorial ?
Il y a deux mois, devant la représentation nationale, tu affirmais que tu allais « t’impliquer personnellement » pour faire taire des chroniqueurs jugés trop critiques. Hier encore, tu as franchi le rubicon en déclarant que si tu étais président de la République, « certaines personnes ne parleraient plus ».Ces propos ne sont ni des lapsus ni des excès de langage. Ce sont les mots d’un homme qui ne supporte ni la contradiction, ni la critique, ni la liberté d’expression.Et ces déclarations ne sont pas isolées. Elles s’ajoutent à une longue série de menaces et d’attaques contre l’opposition, la presse, la société civile, les institutions ; en somme, contre la liberté et la démocratie. Chaque mot que tu prononces, chaque promesse que tu formules, chaque menace que tu profères révèle ce que tu es vraiment : un dictateur en puissance, dissimulant de moins en moins son projet de gouvernance totalitaire.Tu dis vouloir «effacer» les voix discordantes. Mais tu dois savoir que nous avons choisi la République. Et la République n’a pas vocation à faire taire. Elle protège la liberté d’expression. Elle garantit la coexistence des opinions, même les plus critiques. Elle encadre cette liberté et, en cas d’abus, en confie la sanction à l’autorité judiciaire.Tu dis que certains ne parleraient plus. Mais qui t’a donné ce pouvoir ? Le silence que tu veux imposer à d’autres est celui que redoutent tous les peuples qui ont vu naître des tyrannies sous des promesses de rupture.Alors oui, j’ose te poser, comme Cicéron à Catilina, cette question : Jusqu’à quand abuseras-tu de notre patience ? Jusqu’à quand continueras-tu à parler au nom du peuple pour mieux l’abuser ? Jusqu’à quand penseras-tu que ta volonté fait loi, que ta parole fait vérité, que ta personne est au-dessus de toute critique ?Le Sénégal n’est pas une propriété privée. Le pouvoir ne confère pas le droit d’effacer qui l’on veut. Et la démocratie ne saurait se plier aux caprices d’un homme incapable de supporter la contradiction.Nous resterons debout. Nous parlerons. Et nous rappellerons, chaque fois que nécessaire, que la liberté est un droit constitutionnel, non une faveur octroyée par un prince.’IHD[FOCUS] Le déficit budgétaire, c’est lorsque les dépenses de l’Etat sont supérieures à ses ressources (recettes)- (Par Karim CAMARA)
Tract – Par exemple, la loi de finance rectificative (LFR) 2025 prévoit des recettes budgétaires de 4.668,9 milliards et des dépenses de 6.364,8 milliards, soit une différence de 1.695 milliards qu’on appelle déficit.
Ce déficit sera financé par des emprunts. C’est un procédé légal et banal utilisé par tous les pays du monde, du plus riche au plus pauvre.La dette publique (stock) peut être considérée comme l’accumulation des déficits (flux) sur plusieurs années. En langage simple, un déficit de 300 milliards en 2020 + un déficit de 600 milliards en 2021 donnent une dette de 900 milliards à payer à l’échéance qui peut être en 2027 et 2028.Toutefois ce déficit ne peut dépasser 3% du PIB, selon les normes communautaires.Le PIB prévu en 2025 étant de 21.690 milliards, le déficit du Sénégal devrait être de 650,70 milliards si on se conforme au taux de 3%. Toutefois, le gouvernement a décidé de creuser ce déficit à 1.695 milliards soit un taux de 7,82%.Pourquoi ce choix ? En vérité, il ne s’agit pas d’un choix mais d’une contrainte léguée par le «Makylleur et les resquilleurs» du régime sortant. En effet, « le déficit calculé et annoncé au FMI (par le régime de Maky SALL) est très loin de sa valeur réelle», d’après la Cour des comptes. Les lignes qui suivent l’expliquent :Dans l’audit de la situation des finances publiques – Gestion 2019 au 31 mars 2024, la Cour des comptes nous révèle les véritables chiffres du déficit :▪︎9,85% en 2019 ; ▪︎9,17% en 2020 ; ▪︎11,47% en 2021 ; ▪︎12,65% en 2022 ; ▪︎12,30% en 2023.Or, sous le Pr Maky SALL les déficits déclarés étaient respectivement 3,92%, 6,40%, 6,32%, 6,08% et 4,90%. Un véritable fossé pour ne pas dire du brigandage assumé.Ainsi donc, le déficit prévu par la première loi de finance (il s’agit de la loi de finance rectificative du 31 décembre 2024) voté sous l’ère du Pr Bassirou D. D. FAYE ne pouvait subitement passé de 12,30% (2023) révélé par la Cour pour s’abaisser au taux communautaire de 3%. Il a été prévu à 11,60% par le gouvernement du PM O. SONKO alors même que la loi de finance initiale de 2024 votée sous Maky SALL l’avait annoncé à 3,9% (encore lui).Avec la LFR 2025, le gouvernement a décidé d’abaisser le deficit à 7,82%. Ce qui permettra, à terme, d’atteindre progressivement le taux de 3% autorisé par les normes communautaires (on peut epiloguer sur la faiblesse du seuil pour des pays pauvres où le besoin de financement est abyssal).Lorsque le député Thierno A. SALL indique que le gouvernement s’est endetté à hauteur de 10.207 milliards en deux ans, il a tout faux et il le sait. Dans son calcul mental digne d’un élève du primaire, il cumule la couverture du besoin de financement global de la LFR 2025 soit 5.715.5 milliards et celui de la LFR 2014 soit 4.491,4 milliards.Oui, ce besoin c’est de l’endettement. Mais pour faire quoi avec ? Souli bouki – soul bouki wala léb ngir fay bor… bor bi fi tapalèkate yi bayi tè lou bari dagnou ko neube.Pour 2025, ce besoin est principalement constitué par l’amortissement (remboursement) de la dette (3.384 milliards), le financement du déficit (1.695 milliards) et des arriérés sur ressources intérieures et extérieures (500 milliards).On voit nettement que le nouveau gouvernement ne fait que rembourser voire payer des dettes laisser par ses prédécesseurs, excepté le montant de 1.695 milliards qui relève d’un endettement réel du gouvernement SONKO. Pire ce remboursement de la dette n’est constitué que du principal. Il ne prend pas en compte le paiement des intérêts qui dépassent 1000 milliards.Le député SALL devrait avoir l’honnêteté morale de dire cette simple vérité au lieu d’annoncer me chiffre farfelu de plus de 10.000 milliards que Diomaye & Sonko auraient emprunté en deux ans.Le gouvernement est entrain de faire des efforts énormes pour assainir nos finances publiques mis à mal par des voyous financiers. Du banditisme de grand chemin orchestré par l’ancien Pr Maky SALL, ses ministres des finances, certains ministres et certains hauts fonctionnaires.Il faut les traiter à la mesure de leur audace. Certains actes doivent être criminalisés en ce qu’ils impactent négativement et durablement nos économies et la vie des populations plus que les vols et agressions des petits bandits.Karim camara Inspecteur des impôts et domaines[TRIBUNE] Dette du Sénégal: Ne pas tomber dans le piège de la manipulation des chiffres (par Mady Cissé)
Tract – Le besoin de financement de la LFR est de 5715 milliards. Il est composé du déficit budgétaire de 1695 milliards de FCFA, de l’amortissement de la dette de l’administration centrale de 3384 milliards de FCFA et l’apurement des arriérés de paiement intérieurs et extérieurs de 500 milliards de FCFA. L’amortissement de la dette qui se situe à 3384 milliards, soit 60% du besoin de besoin de financement (5715 milliards de FCFA).
L’amortissement n’est pas un flux générateur de dette. Il s’agit de payer la dette qui arrive à terme en 2025. Le flux générateur de dette reste le déficit budgétaire. Il est essentiel de savoir ce qu’est un flux de dette et ce qu’il ne l’est pas. Si quelqu’un assimile le besoin de financement brut de l’Etat a de la dette, c’est par ce qu’il ne comprend rien des finances publiques. Il ne sait pas ce qu’est un flux générateur de dette.La dette nouvelle de l’administration centrale du nouveau régime est le déficit budgétaire de 2024 et celui de 2025. A la lumière des conclusions du rapport de la cour des comptes, ces nouvelles autorités ne peuvent pas faire des dépenses extra-budgétaires.Pourquoi le remboursement de la dette (extérieure et intérieure) est ressorti à 3384 milliards dans la LFR contre 2923 dans la LFI. Il faudra se référer au rapport de la Cour des comptes. Dans le rapport de la Cour des Comptes, la dette de l’administration centrale est ressortie à 99,7% du PIB contre 73% du PIB avant rapport d’audit, soit une hausse de 27 points du PIB (environ 5000 milliards de FCFA).Cet écart de 27 points de PIB n’était pas retracé dans la dette officielle. Par conséquent, son intégration implique une révision à la hausse de l’amortissement de la dette (extérieure et intérieure) et des intérêts à payer. Le rapport de la Cour des Comptes a bien explicité les sources de la dette non retracée dans la dette officielle. Il s’agit de la dette bancaire directe (dépenses extra-budgétaires) et des emprunts projets au-delà de l’autorisation parlementaire dans les lois de finances. Par exemple, dans la LFR, l’Etat doit rembourser au titre de la dette bancaire un montant de 821 milliards. C’est l’audit de la Cour des Comptes qui oblige l’Etat a intégré ce remboursement dans la dette officielle.Concernant, l’apurement des arriérés de paiement, la Direction Générale du Budget est très explicite dans son rapport d’exécution budgétaire du quatrième trimestre. Il faut noter que ces arriérés cumulés sur plusieurs années ne sont pas pris en charge par le Trésor public car n’ayant pas de couvertures budgétaires. L’Etat a décidé d’apurer les arriérés de paiement de plusieurs années, afin de liquéfier l’activité économique. C’est une excellente mesure de l’Etat d’éponger les arriérés.Le nouveau régime s’est bien inscrit dans une trajectoire de faire baisser la dette en pourcentage du PIB sur le moyen et long terme. Le déficit budgétaire est passé de 11,6% dans la LFR 2024 à 7,8% du PIB dans la LFR-2025, soit une baisse de 3,8% du PIB. Le flux générateur de dette est le déficit budgétaire, et les nouvelles ont bien réduit le flux générateur dette dans la LFR-2025. Cette dynamique de réduction de déficit budgétaire se poursuivra.Mady Cissé[TRIBUNE] Attribution du marché des véhicules au Parlement: ‘Je suis allée à la source, ARCOP, DCMP, Parlement… la vérité des faits’ (Par Zaynab Sangarè)
Tract – Cela fait plus d’un mois que le marché public relatif à l’acquisition de véhicules pour les députés de la 15e législature alimente les débats. En tant que journaliste d’investigation, je ne pouvais me contenter des échos médiatiques, des bruits de réseaux ou des commentaires de couloir. J’ai décidé d’aller à la source : ARCOP, DCMP, Parlement. Ce que j’ai trouvé tranche avec les rumeurs.
L’affaire a pris une tournure grave : le journaliste Bachir Fofana a été placé en garde à vue après avoir allégué publiquement, sur une Web TV, qu’un marché de plusieurs milliards de francs CFA avait été attribué sans appel d’offres à un certain Cheikh Gueye, également accusateur de l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall. Ses propos ont déclenché une réaction rapide des autorités : convocation par la cybersécurité, placement en détention.Derrière cette vague médiatique, une vérité moins spectaculaire mais mieux documentée se dessine. Contrairement aux affirmations répandues, aucun franc additionnel n’a été sorti du budget parlementaire pour financer les véhicules. Le député Amadou Ba, membre de PASTEF, a été l’un des premiers à monter au créneau. Il a qualifié les allégations de « manipulation crapuleuse », insistant sur une volonté de rupture avec l’opacité antérieure. À travers une gestion budgétaire plus rigoureuse, le président de l’hémicycle, El Hadji Malick Ndiaye, affirme vouloir inscrire son action dans la transparence et la modernisation.Les accusations selon lesquelles une rallonge budgétaire exceptionnelle aurait été demandée et obtenue pour cet achat sont, selon Amadou Ba, infondées. Le 18 mai 2025, lors d’une sortie médiatique, il a qualifié ces allégations de « manipulation crapuleuse » et de « fake news », insistant sur le fait que toutes les actions de modernisation impulsées par le président El Malick Ndiaye s’inscrivent dans une gestion budgétaire rigoureuse, rompant avec l’opacité qui régnait auparavant.Mais le débat ne s’est pas arrêté là. Le 27 mai 2025, lors d’une interview accordée au journaliste Moustapha Diop, le président du Parlement, El Hadji Malick Ndiaye, a reconnu que sa déclaration sur l’achat des véhicules avait déclenché la polémique : « Si je n’avais pas parlé de l’achat des voitures, il n’y aurait pas eu de débat, et les députés vaqueraient simplement à leurs occupations avec leurs indemnités. À mon arrivée, j’ai trouvé un budget déjà établi. J’ai revu sa nomenclature et identifié des réajustements possibles pour réaliser des économies, rénover le bâtiment, améliorer l’image du Parlement, l’immatériel et le profil du député. »En concertation avec le questeur et le bureau du Parlement, le président a proposé d’arrêter le versement mensuel de 900.000 F CFA au titre des indemnités de transport, pour privilégier l’achat de véhicules. Il a rappelé que la 12ᵉ législature disposait d’un modèle de véhicule haut de gamme, la 13ᵉ de Prados, et que la 14ᵉ devait en recevoir, mais cela avait été bloqué, peut-être pour des raisons politiques liées à l’opposition.Les 900.000 F CFA étaient par ailleurs accompagnés d’une dotation en carburant. Après discussions avec les députés, la majorité a validé la proposition d’acheter des véhicules en contrepartie de la suppression des indemnités, ce qui a été mis en œuvre dès janvier 2025. Depuis, aucun parlementaire ne perçoit ces indemnités, pourtant considérées comme des acquis. Le président explique que les députés, souvent en difficulté logistique, lui réclament désormais régulièrement les véhicules.Fort de son expérience de 16 ans dans le secteur privé et dans des multinationales, El Malick Ndiaye affirme ne pouvoir cautionner aucune pratique douteuse. Pour la première fois depuis 1960, une cellule de passation de marchés a été mise en place au sein du Parlement. Il affirme avoir reçu une lettre de félicitations de l’ARCOP, qui plaidait depuis longtemps, tout comme la société civile, pour que le Parlement se conforme au Code des marchés publics. Selon ses dires, la Direction centrale des marchés publics (DCMP) a été saisie et la procédure a été respectée à la lettre. Un expert indépendant externe a également été sollicité pour garantir la transparence du processus. Le président du Parlement assure n’être intervenu à aucun niveau dans le processus, si ce n’est pour exiger que la maintenance soit incluse dans le coût du marché, ce qui n’était pas le cas auparavant.Le 26 juin 2025, le député Ayib Daffé, président du groupe parlementaire PASTEF, est intervenu publiquement pour confirmer les propos du président El Hadji Malick Ndiaye. Il a révélé que la question avait été discutée collégialement les 28 et 29 janvier 2025, et qu’un consensus avait été trouvé sur la suppression des indemnités en faveur de l’achat de véhicules.Toutefois, du côté de l’opposition, la position du député Thierno Alassane Sall, confirmée par le porte-parole du parti La République des Valeurs, Samba Faye, joint par téléphone, indique que leur leader a dénoncé une gestion solitaire du dossier, affirmant avoir découvert l’information dans la presse.Le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana a, pour sa part, allégué lors d’une émission diffusée sur une Web TV qu’un certain Cheikh Gueye, par ailleurs accusateur de l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, aurait obtenu ce marché sans appel d’offres. À la suite de ces déclarations, il a été convoqué par la cybersécurité et placé en garde à vue le mercredi 25 juin 2025.En tant que journaliste d’investigation indépendante engagée pour la liberté d’expression et contre l’intimidation des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions dont je suis victime, j’ai décidé de mener une enquête à la source. À l’ARCOP, j’ai été reçue par l’assistante de la chargée de communication, qui m’a informée que cette dernière était en congé et donc indisponible pour répondre à mes questions. Cette situation souligne une nouvelle fois la difficulté d’accès à l’information pour les journalistes : les administrations ne répondent pas aux appels, les sites internet ne sont pas mis à jour, et les journalistes en quête de vérité se heurtent à une absence de réponse sur place, en dépit de leur mission d’information.À la DCMP, j’ai été accueillie par une équipe de communication professionnelle, bien que travaillant dans des conditions matérielles vétustes. Ils m’ont expliqué que la DCMP ne communique des informations qu’aux tiers contractants et aux organes de contrôle, tout en publiant les données semestriellement sur le site des marchés publics. Ce marché étant en cours, les informations n’y figurent pas encore.Au sein du Parlement, l’attachée de cabinet du président El Malick Ndiaye a démenti fermement les allégations de Bachir Fofana. Selon lui, Cheikh Gueye ne figure même pas parmi les soumissionnaires, et le marché est toujours en cours d’exécution, donc non attribué.El Malick Ndiaye, le poids qui dérange ou le signal des réformes qui commencentDepuis son arrivée à la tête du Parlement, une nouvelle ère, marquée par la jeunesse au pouvoir, semble s’être imposée avec clarté. El Malick Ndiaye incarne un souffle de renouveau, une révolution administrative et politique qui ne s’était plus vue depuis les temps de Léopold Sédar Senghor, en passant par Amadou Cissé Dia, Abdoulaye Fofana, Moustapha Niasse, jusqu’à Amadou Mame Diop. Ce jeune président du Parlement force le respect, par son talent politique, sa résilience et surtout son ambition de réformer en profondeur l’hémicycle sénégalais, avec pour horizon une institution véritablement souveraine, alignée avec les attentes du peuple sénégalais. Ce peuple, qui attend de ses députés qu’ils traduisent fidèlement ses préoccupations quotidiennes, trouve dans cette dynamique une lueur d’espoir nouvelle.Cette volonté réformatrice est d’ailleurs visible sur le terrain. À l’entrée du vieil immeuble abritant le Parlement, les signes de rénovation sont évidents. Les premières actions ont touché l’état vétuste des infrastructures. En son sein, on croise désormais des groupes d’élèves venus de Touba ou d’ailleurs, accueillis pour des visites guidées. Pour la première fois, l’hémicycle ouvre ses portes à la jeunesse scolaire, brisant le mythe d’une institution perçue de loin à travers les écrans. Cette ouverture physique et symbolique illustre une volonté forte d’ancrer le Parlement dans sa mission citoyenne et éducative.Mais réformer, c’est aussi bousculer les codes et affronter les résistances. Toute réforme profonde est par nature anticonformiste. Tous ceux qui s’y sont aventurés avant El Malick Ndiaye ont essuyé les foudres des conservatismes installés. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de porter une ambition historique : un vaste programme de vingt-quatre réformes révolutionnaires qui touchent aussi bien à la gouvernance, à l’éthique parlementaire, à la transparence qu’à la transformation numérique. Parmi elles, la suppression des 150 000 francs de crédits téléphoniques, des 100 000 francs de primes de plénière, des appuis de Korité évalués à 300 000 francs et ceux de Tabaski à 500 000 francs, la réduction de moitié des frais de mission, la suppression des Sukëru Koors, la réduction du quota de pèlerins à La Mecque de 70 à 30, la réforme du règlement administratif et du statut du personnel, la refonte du règlement financier, la création d’une commission sur l’évaluation des politiques publiques, la mise en place d’une chaîne parlementaire, la réforme du règlement intérieur, le développement du site web officiel du Parlement (www.assemblee.sn), la création d’une messagerie électronique interne, l’instauration d’un système de pointage numérique, le lancement de quatre projets de transformation digitale et de modernisation, la remise de tablettes électroniques de type Windows Surface Pro aux députés, la digitalisation du vote parlementaire, la modernisation et la réfection du bâtiment, des avancées concrètes dans le traitement des revendications syndicales, la mise en place d’un système de comptabilité interne, la création d’un organe interne de passation des marchés, la promotion de la diplomatie parlementaire et enfin la création d’un logo officiel, d’une charte graphique et d’une image de marque.Ce vaste chantier ne saurait aboutir sans un engagement sincère en faveur d’une communication transparente et d’un accès réel à l’information publique. Dans un contexte où la désinformation prolifère et la manipulation menace les fondements de l’opinion, garantir aux citoyens l’accès à la vérité devient un impératif démocratique. C’est dans cet esprit que je m’adresse, en tant que journaliste indépendante, au président du Parlement, à propos du cas de Bachir Fofana.Le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana, actuellement en détention pour avoir soulevé certaines affirmations autour du marché des véhicules au sein du Parlement, mérite un traitement apaisé. Mon enquête a permis de clarifier certains faits, mais elle ne doit pas faire oublier que la place d’un journaliste, même imprudent ou mal informé, n’est pas derrière les barreaux. L’histoire récente du journalisme sénégalais nous l’a rappelé à travers les cas de Pape Alé Niang, Madiambal Diagne et d’autres encore. Aucun journaliste ne devrait porter le combat d’intérêts cachés ou se faire l’instrument d’une manipulation médiatique, mais nul ne doit non plus être privé de liberté.On peut être manipulé de bonne foi, mais le véritable danger commence lorsque l’on choisit, en conscience, de rester complice de la manipulation. C’est pourquoi, au nom de cette noble profession que je défends, au nom du droit à l’information, de la liberté de presse et du dialogue républicain, je demande solennellement au président El Hadji Malick Ndiaye de pardonner à Bachir Fofana son erreur afin qu’il soit libéré et que cette affaire serve de leçon à tous.Zaynab Sangarè[TRIBUNE] Chronique d’une trahison budgétaire (par Thierno Bocoum)
Tract – Alors que l’investissement public s’effondre, la présidence, la Primature et l’Assemblée s’octroient près de 10 milliards supplémentaires. Ce régime n’a pas redressé les priorités. Il les a renversées.
Ils se sont octroyés 9,5 milliards de francs CFA supplémentaires pour faire fonctionner la présidence, la Primature et l’Assemblée nationale mais n’ont accordé que 2,64 milliards à l’investissement public exécuté par l’État au premier trimestre 2025. Ce régime n’a pas redressé les priorités. Il les a renversées.La présidence bénéficie de +1 104 462 037 FCFA, la Primature de +6 100 333 345 FCFA, l’Assemblée nationale de +2 339 204 667 FCFA. Trois institutions contrôlées directement par le pouvoir politique, qui concentrent à elles seules les hausses les plus substantielles dans le projet de Loi de Finances Rectificative 2025, révélé en partie par la presse.Dans le même temps, l’investissement public, ce moteur du développement, est laissé à l’abandon. 2,64 milliards exécutés sur plus de 308 milliards prévus, soit moins de 1 %. Sur l’ensemble des dépenses en capital, 13,99 % seulement ont été réalisées à fin mars 2025.Ce contraste ne relève pas d’un hasard ni d’un problème technique. Il traduit une politique budgétaire assumée qui celle de renforcer l’appareil d’État, étendre son périmètre, soigner ses sommets et laisser les chantiers économiques et sociaux au second plan.La preuve en est que la masse salariale à elle seule a absorbé 357,07 milliards FCFA dès le premier trimestre. L’État s’est donné les moyens de se payer, mais pas de transformer. Il a fait le choix de l’entretien de sa propre structure plutôt que de la relance des secteurs vitaux.Quand l’État investit, il crée de l’activité, génère de l’emploi, rénove les écoles, répare les routes, renforce les structures de santé, stimule les PME. Il prépare l’avenir. Quand il ne le fait pas, tout s’enlise. Les entreprises attendent, les chantiers se figent, les jeunes se découragent, les besoins s’accumulent. Et parallèlement, le haut de la pyramide budgétaire se porte à merveille. Ce gouvernement a préféré renforcer son propre fonctionnement au lieu de soutenir la dynamique nationale.Ils avaient promis de changer le logiciel. Ils se contentent de changer les bénéficiaires. Les 9,5 milliards supplémentaires auraient pu financer une relance ciblée de la commande publique, soutenir les coopératives agricoles, les entreprises privés, couvrir les dettes fournisseurs de l’État… C’est une question de volonté.Une volonté manifestement absente ou peut-être remplacée par une moquerie bien organisée.Thierno Bocoum[ÉDITO] Un an de ‘Diomaye mooy Sonko’, nous vaut…régime alimentaire et serrage de… ceintures (Par Cheikh Tidiane COLY)
Tract – Il y a un peu plus d’un an, l’impulsion des Patriotes au pouvoir. Durant trois, quatre années des batailles ont éclaté çà et là jusqu’à pertes de vies humaines pour extraire Macky Sall et ses «marrons du feu» du perchoir pouvoiriste. Et au crépuscule d’un deuxième mandat ‘Sallement’ têtu, les populations se sont propulsées en un seul souffle de scrutin, un nouveau vent de changement selon la position adoptée, voulue ou imposée dans la barque Sunugaal. La majorité avait voté et scandé: ‘Diomaye mooy Sonko’
C’était plutôt l’apothéose. De ces millions de jeunes trappeurs politiques, grands batteurs de casseroles, l’espoir d’une vie meilleure vibrant au rythme de ces ustensiles de cuisine pour faire faire bouillir la marmite pétille dans leurs yeux, illumine leur être. Ils se sont battus des années durant avec détermination et, à peine quelques mois après la prise de fonction du tandem ‘Diomaye mooy Sonko’, les voilà qui se lassent parce que ‘dara doxul’, rien ne marche. Et pourtant, ils sont d’accord que l’on fasse autrement avec la nouvelle ‘bonbonne gouvernance’ mise en place. Ils étaient d’accord pour ce… temps mort.Le temps de mettre l’ordre dans notre espace commun, faire le ménage, désinfecter la cuisine, laver bols, assiettes, tasses et autres casseroles, mettre les ustensiles à l’endroit, faire du ‘tann céeb’ parce que le riz est encore bourré de cailloux des manifs, vérifier le gaz – heureusement trouvé entre Sangomar et Mauritanie– pour qu’il flambe au meilleur de son exploitation et encore… L’on trouve que les zones – entre la Présidence, les ministères et directions et services de l’état – sont hantées, il faut les désenvoûter. Des bruits fusent, cris de possédés, clameurs de ceux qui possédaient et détenaient le pouvoir. N’est-ce donc pas là le coup de gong de la reddition des comptes, ou le coup de balai crissant une chasse aux sorcières ? Alors, certaines personnes ne dorment plus du sommeil de juste depuis qu’on a soufflé dans la trompette pour annoncer l’heure de l’exorcisme. D’abord, un répertoire de gabegie et d’injustices à combattre est déclamé pour ramener l’ordre politico-social dans la cité. Plutôt s’agit-il là du seul hic économique sénégalais à débrouiller si l’on suit affirmation du Premier ministre Ousmane Sonko à la veille du dialogue national version 2025.Aux premières lueurs du pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, la situation économique malaisée infligeait déjà une manne de désagréments aux foyers sénégalais. Entre deux embarcations de candidats à l’immigration constamment habités par le désespoir de leur quotidien de vie de ‘sunugalériens’, la traque est lancée contre les ‘spéculateurs fonciers’, les détourneurs de deniers publics, les mauvais payeurs d’impôt avec une vigoureuse et maladroite indexation de la presse grande râleuse devant l’Éternel. Les entreprises dans le dur béton étouffent et battent de l’aile, l’espace de la com’ et de l’info démuni et essoufflé rit jaune pendant que dans les réseaux on s’en pourlèche les babines. Les populations embrouillées, seule tasse de thé à la main, rêvent de lendemains meilleurs. Il n’y a même plus ‘ataya’ à gogo et pourtant le président de la 15e législature, El Malick Ndiaye passe commande de belles bagnoles pour tous les nouveaux locataires de l’Assemblée nationale. M. Ndiaye se justifie. Tout le monde n’est pas tenu de le comprendre quand son ‘céebu jënn’ est concocté Penda Mbaye à grand-peine. Parce que le poisson qui rend délicieux ce plat national s’est fait rare le long de nos côtes plus fréquentées aujourd’hui par les pirogues convoyeuses d’immigrés. Sur ce registre, les pêcheurs sont les premiers clients des convois ‘Barça walla Barsaq’, victimes qu’ils sont de la tempête de désordre soupirant dans le secteur qui les faisait vivre. Le flot continue de gronder entêté, l’écume se déverse sur les rives mélancoliques et cadavéreuses. Malgré les efforts et la volonté des nouvelles autorités, il y a toujours des candidats maladivement obstinés qui passent entre les mailles du filet.Ce filet qui ne peut même plus prendre finalement de produits de mer est plutôt déployé sur la terre ferme, entre les directions et les ministères, pour prendre d’autres gros poissons sauriens fonctionnaires spécialisés dans le pompage des ressources de la Nation. Et voilà que la traque des biens mal acquis se poursuit en pleine république où les milliards subtilisés réintègrent en compte-gouttes les caisses de l’état. Pendant ce temps, à travers la rue publique, l’argent se raréfie. Les investisseurs sont sur le qui-vive, les drapelets des ombrageux affairistes et téméraires dealers sont en berne, l’argent sale a du mal à se faire une beauté dans l’immobilier, ou dans les réjouissances familiales et communautaires. La Banque mondiale, le Fmi à qui l’on a transmis les ‘états financiers truqués’ du régime précédent, écarquillent les yeux, et la direction de la Banque africaine de développement (Bad) nous glisse entre les mains comme mérou pour frétiller, sur l’autre rive du fleuve Sénégal, dans la nasse de nos frères mauritaniens.Tout compte fait, il faut dire que la continuité dans la rupture, ou la rupture dans la continuité vaut de grands aménagements. Quand on opte pour le grand ménage d’un pays tel que décrit, c’est à grande eau qu’il faut le faire. Il faut accepter de se retrousser les manches, savoir être patient avec cette team en train de trouver ses marques, d’étoffer ses carnets d’adresse, de faire des efforts diplomatiques en ânonnant, de chercher enfin les finances pour appuyer son Projet.Les nouvelles autorités ont bien promis, depuis le temps encore brûlant passé dans l’opposition, que rien ne sera plus comme avant. Que le Sénégal sera souverainiste, jaloux de son indépendance s’éternisant véritablement à se départir du joug néocolonialiste en train de lâcher prise, sans plus de bases de cette Françafrique mise en place par… de Gaulle. Et depuis, il faut comprendre que l’autonomie est un long chemin nécessitant du courage, de la privation, de l’abnégation mais surtout de la diplomatie et de la sagesse. Par Cheikh Tidiane COLY Al MakhtoumTabaski au Sénégal… Sacrée moutonnerie (Par Cheikh Tidiane COLY)
Tract – La Tabaski est fête pour les uns, un don de soi, un sérieux et crucial sacrifice personnel pour les pères et responsables de famille. Pour les autres, elle est enrobée d’un effluve de supplice. Car à Sunugaal, même en pleine crise économique partout décriée, ne pas s’adonner à l’égorgement du mouton constitue un déshonneur familial, un sacrilège communautaire.
Pourtant, cette tradition religieuse est surérogatoire quand l’évaluation de vos propres finances ne peut vous le permettre. Dès lors que l’immolation de la bête cause autant d’épreuve dans la gestion des charges quotidiennes à venir, vous êtes exempté. Alors pourquoi s’entêter à vouloir vaille que vaille tirer le diable par la queue pour tenir le bélier par les cornes?Mais pourquoi donc, à beau entendre partout cette fameuse rengaine du goorgoorlu ‘dëkk bi doxul’, on se surmène toujours pour acheminer le mouton chez soi ? Certains oseront vous dire en profiter parce qu’ils n’ont pas assez dégusté de viande rouge toute l’année, autant que la blanche du reste aussi chère à Sunugaal. Alors, la Tabaski devient l’occasion pour cette catégorie de se goinfrer en famille. On décrétera un congé traditionnel pour se prélasser au village – en ville également – et pendant des jours, on fera la peau jusqu’aux os à ce mouton qui a fini mitonné en chipotant avec les parents et autre mbokk.Toutefois, beaucoup de responsables de famille sont à plaindre, parce que bien plus victimes que les moutons immolés. Ils se démènent comme de beaux diables avant le rituel mais, à la première goutte de sang sacrificiel, ils sentent perdre eux-mêmes leurs âmes qui, accompagnant celle du bélier tué, se brassent déjà dans l’humus des surendettés pour finir dans le caveau des sacrifiés. Ils ne mangeront presque pas de cette viande, parce que leur cerveau, envahi par le ‘déchiffrement des dettes contractées’ pour la fête, ne permet plus l’irrigation de leurs papilles gustatives. Les barbecues et autres ‘toufé’ assaisonnés et suintants, roulés entre moutarde et confit-piment, ne peuvent leur donner l’eau à la bouche.Rien n’y fait, ils sont à sec dans un Sénégal exposé au surendettement qui n’a pas la même ‘aada’ que le Maroc où réside l’ex-président Macky Sall. Pourtant dans ce pays si cher au couple Sall et smala, le roi Mohammed VI, pour des raisons sociales et économiques, a demandé aux populations – mieux loties que les sénégalais – de surseoir à sacrifier, cette année, le mouton.Qui ose réclamer cela à nos compatriotes ? Surement pas Macky Sall et son épouse Marième Faye Sall vivant leurs nouvelles citoyenneté et marocanité au-delà du Sahara. Ndeysaan, l’ex-première Dame, avait l’habitude à l’occasion de la tabaski de ‘Servir le Sénégal’ – nom de sa fondation – en moutons à gogo aux quatre coins du pays. Et l’argent circulait à tout va au petit bonheur de plusieurs familles. A ces bons souvenirs pour certaines personnes, s’est muée une situation délétère d’accusation de dilapidation de nos deniers publics. L’actuel pouvoir nous fait savoir que le Sénégal qui semblait marcher à la queue leu leu pour chercher le mouton chez Marième Faye Sall, vivait dans l’illusion avec «une dérive incontrôlée de la masse salariale, une explosion de la dette et de ses intérêts, ainsi qu’une gestion des subventions totalement chaotique» dans des «manipulations volontaires et cachées, entraînant une explosion incontrôlée de la dette». Et voilà, c’est dit, c’est résumé, on n’aperçoit plus la queue du démon…Mais, la justice à travers le Pool judiciare et financier (Pjf) se fait entendre en cherchant cet appendice caudal du diable pour nous tirer d’affaire. Et bien avant la tabaski, des têtes sont tombées comme celles de Farba Ngom, Mansour Faye ‘goro’ de Macky, de Tahirou Sarr autre gendre de l’ex-chef de l’Etat… Combien sont-ils à être poursuivis pour biens mal acquis ? La liste est longue – avec le traitement de plusieurs dizaines de dossiers et l’arrestation de plus d’une centaine de personnes -, les milliards s’amoncellent en caution. Voilà pourquoi avec les bruits qui courent pour hisser Macky Sall à l’Onu ne trouvent pas caution auprès des nouvelles autorités.Surtout pas avec Adjaratou Mimi Touré et sa collègue Mme Yacine Fall qui n’entendent pas se sacrifier à cette… moutonnerie. Elles veulent tuer dans l’œuf cette rumeur ‘baladeuse et tâteuse’, en mettant à nu toute les maroquineries faites de nos biens et ressources non sans dénombrer les autres crimes commis par leur ex-mentor, sa famille, son fiston, ses ‘goros’, ses camarades et alliés.Par Cheikh Tidiane COLY[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] Le Sénégal(le Pm Sonko?) écartelé entre l’Aes ‘anti- impérialisme français’ et l’Uemoa ‘Macron -compatible'(Abidjan) (Par Ousseynou Nar Gueye)
Tract – Cet édito débutera par une longue digression : eh bien, c’est la loi du genre éditorialiste qui autorise cette « licence poétique/politique » et d’emprunter ces « voies de contournement Nord » .Qui permettent tout de même, in fine, d’arriver au but. Souvent, en devançant quelques-uns de nos alter egos, chez Tract Hebdo et Tract.sn et ‘TAT!’… Justement, tout d’abord, où ont été Tract Hebdo et Tract.sn, respectivement notre périodique numérique dont le slogan est « journal opinionné. De gauche mais avec une belle droite ! » ; et Tract.sn, notre quotidien en ligne, dont le credo est TAQ! (Tract Au Quotidien !); et enfin, notre excellente émission YouTube « Tout A Tract! », en abrégé…. »TAT! » (n’y voyez aucun mauvais esprit …), animé par les duettistes éditorialistes sénégalais O.N.G et l’excellentissime Maurice Coulibaly (qui, lui, intervient le plus souvent, de Bamako au Mali ou de Tananarive sur la Grande Île, Madagascar) ?
Eh bien, posez la question, c’est y répondre : nous étions passés sous terre dans le sas de décontamination sombre et sans lumière imposé par le ministre de la Communication Alioune Sall, sous couvert de plateforme à laquelle les médias devaient s’inscrire et être validés en rapport avec leur conformité vis-à-vis le Code de la Presse, ce petit livre rouge que ne renierait pas le Grand Timonier Mao Ze Dong, le Chinois fondamental qui fit faire le Grand Bond en avant à son pays asiatz. Au Sénégal, cette plateforme d’inscription du ministère de la Communication a plutôt fait faire un passablement grand bond en arrière : certains ont été admis d’office, des recalés comme Dakaractu et Sen TV ont été repêchés sur intervention du patron de l’association APPELS, Ibrahima Lissa Faye qui sait vitupérer en public, en matinée et murmurer à l’oreille du ministre en soirée . Mais les choses s’arrangent aimablement, même si Aissatou Diop Fall est allé se plaindre à la Cour Suprême pour ses journaux Public.sn…Pour les Coumba Amoul Ndeye que sont les publications de la société Axes & Cibles Com (éditrice de Tract Hebdo, Tract.sn et de l’émission youtube TAT!), nous avons fait le dos rond, avec la défense quand même par notre propre association RAPPELS (Réseau des Auteurs et Producteurs de la Presse En Ligne du Sénégal) et entamé de lents mais progressifs pourparlers avec la tutelle administrative. Bingo ! : nous voilà de retour, quelques mois après. Un mauvais arrabgznt vaut toujours lieux qu’un bon procès, n’est ce pas ? Nos abonnés Tract Hebdo sont bien sûr pour leur abonnement annuel à 24.000 frs CFA, rallongés de 6 mois jusqu’en décembre 2025. Ce n’est que justice et un hommage à leur empathie collective faite de beaucoup de compréhension de leur part devant notre passage à vide, ce qui a motivé, en retour, notre propre résilience.Détours toujours? Poursuivons. Qu’en est-il du Directeur Général de Tract Hebdo et Tract.sn, votre serviteur Ousseynou Nar Gueye ? J’ai sévi sur RFI, BBC, Jeune Afrique, Télé Rwanda.Et surtout j’avais poursuivi mon engagement politique commencé en août 2023 en direction de la présidentielle du 24 mars 2024 (initialement prévue le 25 février 2024, mais bon, Macky Kor Marieme a des problèmes avec les durées de mandats genre quinquennat ou septennat homogènes: lui, il créé ses propres durées de mandats, les Salltennats.Le candidat Birima Mangara que j’ai soutenu à partir d’août 2023 n’a pas eu les parrainages en décembre 2023. Nous avons néanmoins décidé de « continuer le travail pour l’alternative et l’alternance ».Avec l’UDP-Kiraay, Union Pour La Démocratie et le Progrès, le parti de B. Mangara, qui en a d’ailleurs accueilli le meeting de Diourbel, nous avons rejoint très tôt et soutenu la Coalition Diomaye Président. Alors au lendemain de son élection, le Président Diomaye a réuni la centaine d’organisations membres de la Coalition Diomaye Président à la Salle des Banquets du Palais de la République et leur a dit : « il n y aura pas de partage de gâteau « . Mais gérer des postes de ministres, de PCA et de DG, ce n’est pas se partager de la boustifiaille comme des goinfres! Peut-être Mangara à pris cette phrase trop à la lettre. C’est ainsi que nous avons eu notre Coalition Pôle Alternatif 3ème Voie Kiraay ak Naatangué aux législatives du 17 novembre 2024, en dehors de Pastef . Or, moi, dans une tribune de Septembre 1914 sur Seneweb, j’ai déclaré que « je m’engageais pour de grands arcs Républicains de Coalitions en soutien Parlementaire au Président Diomaye ». Mais bon voilà, bien que 3eme Voie, nous avons été catalogués opposants au régime Pastef. C’est faux, c’est une abberation pour nous qui avons fait élire le PR Diomaye. Bien sûr, durant la campagne des législatives, jai tenu des propos de campagne, qui comme l’on sait sont durs, mais cherchent surtout a derider les électeurs comme quand je traitais la tete de liste de Pastef, Ousmane Sonko, d’Ouvrier Spécialisé, en jouant sur ses initiales, ou d’OS de Mor Lam.. Senghor n’a t-il pas attaqué Wade sur sa calvitie en disant qu’une tête qui ne peut porter de cheveux ne pourra pas supporter de porter un pays…Mais fort heureusement, les choses sont claires maintenant : à travers son Président, le docteur en communication Dr Mohamed Diallo, et à travers son Chargé de Communication que je suis, moi Ousseynou Nar Gueye, nous avons clairement ancré la Coalition Pôle Alternatif 3ème Voie Kiraay ak Naatangué dans le camp de la Majorité Présidentielle Diomaye / Sonko. Et nous en avons informé qui de droit. Cela est tout aussi clair que cela l’est pour mon mouvement Option Nouvelles Générations, qui est de la majorité présidentielle élargie.Bon, notre député unique M. Mangara est un non-inscrit à l’Assemblée nationale : sur cette situation, je dis , « wait and see ». Mais la légalité et la légimité sont du côté de la Coalition Pôle Alternatif 3ème Voie Kiraay ak Naatangué.Et de son Président de Coalition, M.Diallo.Vous avez dit écartèlement ? Venons en donc à celui du Sénégal, tiraillé entre pays de l’AES fortement présumés anti-francais d’un côté et Abidjan qui est à tu et à toi avec Emmanuel Macron.Le PM Ousmane SONKO a été reçu par son homologue PM ivoirien Dr Beugré Mambé pour une séance de travail. Avant d’être reçu par le PR ivoirien, dans sa résidence privée. Et non pas au Palais présidentiel, donc la primauté du domaine réservé du Président Diomaye a été préservé. Du point de vue UEMOA franco-compatible, si le Sénégal veut ne serait-ce que changer le nom colonial du Franc CFA, comme cela est proclamé en haut lieu par le PM Sonko, il doit le faire en intelligence avec la Côte d’Ivoire, première économie de l’ UEMOA . Le Franc CFA est d’ailleurs déjà indépendant de la France : il n’y a plus aucune réserve de CFA déposée à la Banque de France et il n’y a plus aucun administrateur français dans le conseil des gouverneurs de la BCEAO. La Banque de France garantit juste la parité fixe du CFA par rapport à l’euro. Comme nous disait De Gaulle en 1958 à nos porteurs de pancartes de la Place Protêt : « Vous voulez l’indépendance ? Alors, prenez-la ». Nous aimons de baptiser les rues et avenues, debptisons le FCFA et la.souverainete de cette monnaie, notre monnaie, sera aussitôt acté. Le FCFA est déjà souverain, sauf onomastiquement.Tout comme il faudra aller à deux, Sénégal et Côte d’Ivoire, en.tant que tandem leader de l’UEMOA dans la poursuite de longue haleine de la monnaie ECO de la Cedeao_Ecowas , face au mastodonte nigérian.Si, aussi, nous voulons agir contre le djihadisme dans le Sahel (la RCI a été touchée par un attentat à Grand-Bassam), comme proclamé par le PM Sonko dans un pays de l’AES (le Burkina), alors que nos deux pays font partir les bases militaires françaises : ce sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal qui devront prendre le lead, main dans la main.Toutefois, il est évidemment malvenu, inadéquat, incongru et porteur de germes de troubles futurs que Laurent Gbagbo, Cheick Tidjane Thiam, Soro Guillaume Kigbafori et Charles Blé Goudé ne puissent pas être candidats à la présidentielle d’octobre prochain. Pour ce qui est du ADO President AlassaneDramane Ouattara , il en est à son premier mandat sous l’égide de la nouvelle Constitution ivoirienne : il va falloir le battre dans les urnes, comme nous avons fait contre Gorgui Abdoulaye Wade « l’homme-siècle », en 2012, lors de sa tentative bien constitutionnelle de 3ème mandat.Le PM Sonko a rencontré Gbagbo à Abidjan, suscitant l’ire de Ouattara : louable mais périlleux pour notre diplomatie. Qui a d’ailleurs échoué à faire élire le Sénégalais Hott, face au Mauritanien Ould Dah soutenu par… Abidjan. Mais le PM Sonko a été fair-play dans la défaite et a félicité et reçu chaleureusement le Président-elect de la BAD, Sidi Ould Tah, qui prendra fonction le 1er septembre 2025.Pour en revenir à nos Présidents de la République, je suis contre le dogme démocratique africain sub-saharien de deux mandats maximum comme si nous étions des « démocratures » : nos Présidents de la République pourraient faire 3 ou 4 mandats électifs de 4 ans ou 5 ans, pour autant qu’ils…travaillent fort.Les Présidents des pays de l’AES travaillent-ils fort ? Ousmane Sonko a été reçu par le Président en treillis Ibrahim Traoré pour inaugurer le nouveau mausolée Thomas Sankara et de ceux tués avec lui en octobre 1987 par Blaise Compaoré. Mais le PR Diomaye piétine sur place pour ce qui est de faire revenir les pays de l’AES dans la CEDAO.Au Niger, le Général Tiani ne veut pas faire passer son pétrole par le pipeline vers le Bénin. Ce pétrole nigerien passera-t-il par le Sénégal ou l’Algérie? Bref, choisissons de voir le verre à moitié plein et persuadons-nous de ceci : « Il n’y a pas de problème : il n y a que le choix entre plusieurs solutions ».Ousseynou Nar GueyePrésident Option Nouvelles Générations[EXCLUSIF TRACT] Le jeune Lassana Traoré a signé mercredi à Saint-Etienne
Tract – Lassana Traoré, jeune latéral gauche international sénégalais, a signé au sein de l’AS Saint-Étienne. À seulement 18 ans, ce talentueux défenseur formé à l’académie Diambars, réputée pour son excellence dans la formation des jeunes en Afrique, s’engage avec les Verts jusqu’en 2029, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère prometteuse pour lui et le club.
Lassana n’est pas un inconnu sur la scène continentale. Il a été un pilier de l’équipe du Sénégal lors de la CAN U17 2023, compétition qu’il a remportée avec brio en étant titulaire à chaque match. Plus récemment, il a confirmé son potentiel sportif en participant à la Coupe d’Afrique des Nations U20, démontrant une maturité et une régularité impressionnantes pour son âge.


