‘Tout à Tract!’ du 27 avril 2024 – Maurice Coulibaly et Ousseynou Nar Gueye sur la Présidentielle du 6 mai sous haut ‘Déby’ au Tchad; motion de censure contre Sonko?

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Dans le talk-show « Tout à Tract ! » de ce samedi 27 avril 2024, Maurice Coulibaly et Ousseynou Nar Gueye, éditorialistes de Tract.sn et Tract TV, dissèquent trois sujets:1- Le tsunami de nominations à, des directions générales de sociétés publiques et agences étatiques par le Président B. Diomaye Faye au Sénégal, ce 24 avril 20242- la cohabitation entre l’exécutif Sonko et l’Assemblée nationale où l’ex parti au pouvoir APR et sa coalition Benno Bokk Yaakar sont majoritaires3- la présidentielle a hauts risques du 6 mai 2024 au Tchad, opposant principalement les deux têtes de l’exécutif de transition que sont le Général Deby et le Premier ministre Succès Masra. Election jouée d’avance en faveur de Deby fils?

MINISTÈRE DE LA FONCTION PUBLIQUE : Le système de pointage biométrique démarre ce lundi

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Tract-Le ministre de la Fonction publique est passé à l’acte. Olivier Boucal a, à travers une circulaire signée ce vendredi, informé l’ensemble du personnel de son département qu’ « il sera procédé au démarrage effectif du système de pointage biométrique déjà mis en place, à compter du lundi 29 avril 2024 ». Ceci, dit-il, dans le cadre du contrôle et du suivi de la présence effective des agents.« Ce système, couplé à un dispositif de vidéo-surveillance permet d’une part, d’effectuer un contrôle d’accès au bâtiment et d’autre part, de monitorer le temps de présence, les retards et les absences des agents », lit-on dans ce document.M. Boucal rappelle,en outre, qu’aux termes du décret n° 96-677 du 07 août 1996 modifiant le décret n° 91-982 du 17 septembre 1991 fixant les horaires dans les services administratifs de l’Etat, les horaires de travail sont fixés du lundi au vendredi, de 8 heures à 17 heures avec une pause d’une heure entre 13h 30mn à 14h 30 mn.Le ministre invite, ainsi, tous les agents « à se signaler, à l’arrivée comme au départ, par empreinte, sur le terminal situé au Poste de police à l’entrée ou au Sous-sol. Toutefois, le personnel d’encadrement et les agents dûment autorisés ne sont pas concernés ».

ACCIDENT DE KOUNGHEUL : Les rescapés de l’accident racontent le film du drame

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Tract-Au lendemain du drame qui a secoué Koungheul, les esprits sont encore meurtris par le décès de 14 personnes, suite à l’éclatement des deux pneus avant d’un bus dit « Horaire » faisant la navette Dakar – Kédougou.Sur place, l’émotion est toujours vive. Un attroupement de curieux et de badauds s’est formé autour des décombres du bus. Informés du drame, quelques proches des victimes ont commencé à arriver hier soir sur les lieux du drame pour essayer de retrouver leurs proches.Cet après-midi, au district sanitaire de Koungheul, des consignes émanant du gouverneur de Kaffrine ont empêché les journalistes de pouvoir entrer en contact avec les blessés. Mais nous avons pu rencontrer le mari d’une des victimes. Répondant au nom d’Alpha Ba, le jeune homme a aussi perdu sa fille âgée de 8 mois. « C’est très difficile pour moi. J’étais en contact avec ma femme depuis leur départ à Dakar jusque vers les coups de 18 h. Après, j’ai été informé de l’accident et j’ai aussitôt rallié Koungheul. Je les ai cherchés partout sans les trouver. On a fini par me montrer leurs photos et j’ai pu les identifier », confie-t-il.Près de là, Abdourahmane Diallo, qui fait partie des 68 passagers du bus, a le moral au plus bas. Étalé sur le dos, 20 ans à peine, le jeune homme se rappelle qu’après l’éclatement du pneu, la panique s’est emparée des passagers. « C’était la panique. Je remercie le bon Dieu de m’avoir sauvé, car beaucoup n’ont pas survécu. Cet accident est vraiment tragique. Je souffre de partout. J’ai les côtes brisées, mais au moins je m’en suis sorti », explique-t-il.Trouvé sur place, un passager du deuxième bus « Horaire » en partance pour Kédougou ce jeudi, est toujours sous le choc. « Je devais normalement prendre le bus qui a fait cet accident. J’avais déjà acheté un ticket et mis mes bagages dans la malle. Mais au moment d’embarquer, on m’a fait descendre pour me faire embarquer dans le deuxième bus. Nous étions derrière le premier bus. Quand j’ai vu l’accident, je suis descendu pour m’enquérir de la situation de mes proches », indique-t-il le cœur lourd en tendant le ticket de son bus qu’il garde jalousement, toujours sous le coup de l’étonnement.Du côté des blouses blanches, le médecin-chef du district sanitaire de Koungheul, El Malick Niang, est désolé. Il a indiqué qu’après avoir été informés par les sapeurs-pompiers, ses services se sont immédiatement déplacés sur les lieux du drame avec plusieurs ambulances. « Nous avons immédiatement reçu de l’aide de la part du Samu, du district sanitaire et de l’hôpital régional de Kaffrine et de Tamba. Ce qui a pu faciliter le secours », souligne-t-il.De plus, parmi les 14 corps sans vie, deux restent à être identifiés. Le médecin-chef a aussi profité de l’occasion pour remercier les nombreuses personnes qui ont fait don de leur sang. Ce qui leur a leur permis de récupérer plus de 135 poches de sang.

POPENGUINE : Bassirou Diomaye Faye promet de finaliser le sanctuaire marial

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Tract-Dans un geste de courtoisie, le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite cet après-midi à l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye.Cette rencontre a été marquée par des échanges entre les deux hommes durant lesquels l’Église a offert ses bénédictions pour le succès du mandat présidentiel du Chef de l’Etat. Un sujet phare des discussions a été les travaux de finition du sanctuaire marial de Popenguine, où le Président a manifesté son engagement à garantir la finalisation de ce projet.De son côté, le chef de l’église a exprimé sa confiance quant à la capacité du Président de la République Bassirou Diomaye Faye à guider le Sénégal vers la prospérité.

EL MALICK NDIAYE SUR LE DRAME DE KOUNGHEUL : ‘Avec tout ce qu’on m’a dit sur ce bus, l’accident était inévitable’

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Tract-Le ministre des Transports, El Malick Ndiaye, est arrivé vers 3 heures du matin à Koungheul, où l’accident d’un bus a fait 14 morts et des dizaines de blessés. Selon le ministre, l’accident était inévitable à cause de la surcharge.« Il faut vraiment durcir les mesures contre la surcharge parce que, il faut le dire, c’est fait exprès et c’est de l’irresponsabilité. Avec tout ce qu’on m’a dit sur ce bus (la surcharge), l’accident était inévitable. Même si les pneus étaient neufs, ils allaient exploser parce qu’ils sont dimensionnés (à supporter une charge prédéfinie). Il faudra tout faire pour stopper ces pratiques. La grande partie des accidents est causée par la surcharge », a déclaré le ministre.El Malick Ndiaye annonce également une rencontre prochaine avec les différents acteurs du transport pour régler les problèmes liés à ce secteur.

MEURTRE À KIDIRA : Deux femmes accusés d’avoir maquillé un crime en suicide

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Tract-Respectivement maman et grand-mère et homonyme de la défunte, Dieynaba Ly, âgée de 39 ans et Maimouna Ly, âgée d’une soixante d’années, ont été arrêtées par la section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda. Les deux femmes sont accusées d’avoir tué la jeune Maimouna Ly, âgée de 18 ans, dans le village de Nayé de la commune de Kidira. Elles auraient maquillé leur crime en suicide par pendaison.Selon l’acte d’accusation, c’est dans la nuit du 15 avril dernier, vers 21 h, au moment où tous les membres de la famille Ly, du village de Nayé, dans la commune de Kidira, suivaient la télévision, que la jeune Maimouna Ly dite « Oureye », âgée de 18 ans, est sortie, accompagnée de sa cousine Fatoumata Ba dite « Néné Gallé », pour rendre visite à son petit ami Mady Hot. Ce dernier, qui habite le village voisin de Bélé, lui avait donné rendez-vous à la sortie ouest du village, derrière le poste de santé.Mais sa famille a constaté son absence, au retour de Fatima qui l’avait accompagnée. Interpellée, et pour protéger sa cousine, Fatimata a soutenu ignorer où elle se trouvait Oureye. Les recherches effectuées par ses parents sont restées vaines et sa grand-mère aurait menacé de la battre à mort, d’après Fatimata Ba.Suite à ces menaces, Fatimata a aussitôt appelé Oureye pour lui dire de rappliquer à la maison. C’est ainsi qu’Oureye est rentrée à la maison vers 23 h. Consciente des menaces de sa grand-mère, elle est rentrée par une porte dérobée et s’est dirigée directement dans les toilettes pour faire croire à ses parents qu’elle était en ces lieux pendant tout le temps qu’on la cherchait.Sa maman, qui n’a pas cru à ses déclarations, a piqué une colère noire avant de s’acharner sur elle. Il a fallu l’intervention des membres de la famille pour les séparer et calmer la maman.Croyant l’incident clos, tôt le matin du 16 avril à 6 h, la grand-mère invita Maimouna à venir la rejoindre dans sa chambre. Et c’est vers 11 h que le corps sans vie de Maimouna Ly dit « Oureye », suspendu au bout d’un foulard accroché au toit de sa chambre, a été découvert par une de ses cousines qui était de passage au moment où sa maman Dieynaba Ly prenait son bain. Ce sont ses cris qui ont ameuté la famille et les voisins.Après les constats d’usage, le corps sans vie est déposé à la morgue de l’hôpital régional de Tambacounda pour autopsie. Laquelle révèle que la jeune fille est morte par strangulation et que l’acte est causé par une personne ayant ascendance sur la victime. Un homicide maquillé en pendaison.Mises aux arrêts, la mère de la fille, Dieynaba Ly, et la grand-mère ont été conduites dans les locaux de la section de recherches de Tambacounda. Après audition sur procès-verbal, elles ont été déférées au parquet du tribunal de grande instance de Tambacounda. Elles feront face aux juges mercredi prochain pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans avoir l’intention de la donner.

RAPPORT OFNAC SUR L’ASSEMBLÉE NATIONALE : ‘Ne soyons pas étonnés de découvrir des choses plus graves’ (Guy Marius Sagna)

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Tract-Les enquêteurs de l’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ont conclu « une escroquerie sur les deniers publics » à l’Assemblée nationale. Il s’agit du Rapport d’enquête n°7/2022 relatif à l’entretien et à la réparation des véhicules de l’Assemblée nationale.Le député Guy Marius Sagna n’est pas resté insensible à cette situation. « Ne soyons pas étonnés de découvrir des choses plus graves » , a-t-il commenté. Guy Marius ajoute : « C’est pour éviter que l’Assemblée nationale du Sénégal ne soit citée dans un rapport de l’OFNAC que je me battais pour le fonctionnement de la commission de comptabilité et de contrôle dont j’étais le premier vice-président. Pour que les ressources des Sénégalais servent aux Sénégalais, c’est-à-dire l’intérêt général ».Le membre du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi (YAW) a révélé, qu’en tant que vice-président de la commission de comptabilité et de contrôle, que cette dernière « n’a jamais été convoquée et ne s’est jamais réunie », et déclare n’avoir jamais reçu de « documents et de rapports comptables liés à la gestion du budget de l’Assemblée nationale ».Et pourtant, poursuit-il, j’ai alerté le président de l’Assemblée nationale par écrit, du haut de la tribune de l’hémicycle. En vain. Faisant le lien entre la conclusion du rapport de l’OFNAC et le blocage de la commission de comptabilité et de contrôle de l’institution, Guy Marius Sagna soutient que « l’Assemblée nationale du Sénégal ne doit pas être une zone de non-droit en termes de gestion de son budget ».Des réformes « en profondeurs s’imposent à l’Assemblée pour qu’elle soit nationale, démocratique, populaire et panafricaine », a conclu le parlementaire.

MOSQUÉE OMARIENNE : Le Président Diomaye Faye promet ‘d’achever les chantiers’

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Tract-Le Président Bassirou Diomaye Faye, a effectué la traditionnelle prière du vendredi à la Grande Mosquée Omarienne de Dakar. Le chef de l’Etat était en compagnie de son directeur de cabinet Mary Teuw Niane, du secrétaire général de la présidence, Oumar Samba Bâ, du ministre des transports aériens, El Malick Ndiaye, du Secrétaire d’Etat Alpha Ba et de l’honorable député Abass Fall, selon une note de la Présidence de la République.L’imam Seydou Nourou Tall a saisi l’occasion pour évoquer les chantiers inachevés de la mosquée en construction.Prenant la parole, le Chef de l’État a souligné l’importance de la mosquée en tant que lieu de rassemblement pour tous les musulmans. Le président de la République a ensuite rappelé le rôle crucial des chefs religieux dans la stabilité du pays.Il a réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre les travaux de la mosquée et à collaborer avec les autorités religieuses.Le Président Faye a sollicité des prières auprès du Khalife Thierno Madani Tall. Parce que, dit-il, les attentes sont nombreuses et son souhait est de répondre aux préoccupations des populations.En signe de considération, la famille Omarienne a offert au chef de l’État un livre de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, ainsi qu’un ouvrage retraçant l’histoire de Thierno Seydou Nourou.

[REPORTAGE ‘TRACT’] QUAND LA PRESSE EN LIGNE TUE LA PRESSE ÉCRITE: Les adeptes des deux camps portent leur robe d’avocat

TRACT – La presse écrite, étant un moyen de s’informer depuis la nuit des temps, devient de nos jours, de moins en moins convoitée, laissant place à la presse en ligne qui est devenue le choix de plus d’un. Ce constat a été confirmé par nos interrogés lors d’un échange sur ce sujet. Pour la plupart des jeunes intéressés par l’information, sinon tous, s’informer à partir de la presse en ligne est ce qu’ils préfèrent à la place de la presse écrite. C’est en effet le cas de Lamine Dieng.Assis sur une moto, en train de manipuler son téléphone avec beaucoup de concentration, M. Dieng a attiré notre attention sur lui.Interrogé sur le sujet, il articule :“Je suis un accro à l’information, je suis toujours à la recherche de nouvelles pour être au courant de ce qui se passe dans le monde, précisément au Sénégal et celà depuis plusieurs années. Mais j’avoue que ça s’est accru davantage avec les événements sociopolitiques de mars 2021. Et pour être franc, les journaux ne peuvent pas me donner ce dont j’ai besoin, ils sont trop limités en matière d’information. Et ce que je déplore le plus est qu’ils parlent tous de la même chose et qu’ils ne parlent que de politique. Voilà l’une des raisons qui font que je préfère m’informer à travers l’internet, c’est plus ouvert et plus pratique. J’ai pas besoin de me lever, de marcher loin pour aller m’informer. Avec mon téléphone je reste dans mon lit et je défile dans plusieurs sites, en plus des statuts whatsapp qui sont devenus comme des radios pour m’informer”, a soutenu le jeune homme de 27 ans.Contrairement à Lamine Dieng, Pa Arfang Sané lui, est de ceux qui préfèrent la presse écrite. Deux journaux à la main, il s’entretient avec nous :“Nous on est de la vieille école. Ce que nous connaissons c’est de nous informer par la radio, la télévision ou par les journaux. Maintenant il y a l’internet par lequel les jeunes peuvent s’informer mais pour nous, les journaux sont plus fiables, plus crédibles. De plus, je suis plus à l’aise en lisant dans un papier. Avec le papier, l’information est vivante, c’est comme si j’étais en contact direct avec l’information. Parfois mes fils me font lire une information avec leur portable mais c’est avec beaucoup de mal que je fais ça. C’est une lecture pénible, je me demande bien comment ils font pour être concentrés et avoir une lecture plaisante. En plus de cela, il faut le dire, un journal papier coûte moins chèr que de se renseigner sur internet. Avec 100 fcfa ou 200 fcfa, tu peux t’informer sur la politique, la culture, la société, l’environnement, le sport, etc. Alors que si c’est sûr internet, il te faudra 1.000f minimum pour acheter de la connexion, vous voyez la différence ? C’est vrai que le monde a eu des avancées mais vraiment moi, je préfère le papier que le numérique”, nous a laissé entendre l’homme âgé de 63 ans.Alphousseyni Bâ, revendeur de journaux, nous explique:“ La presse en ligne a totalement tué la presse écrite. Je ne te parle même pas de vente, mais rien que voir quelqu’un se mettre devant les journaux pour lire les Unes de presse est devenu rare. Avant de comprendre la cause de tout ça, je croyais que c’était parce que les gens ne s’intéressent plus à l’information ou qu’ils ne donnaient plus de crédibilité aux informations de la presse écrite. Mais en réalité, il n’en est rien de tout ça. C’est avec le temps que j’ai compris que les gens se sont tournés vers la presse en ligne. Avant, tu pouvais voir des inconnus venir acheter après lecture de ‘La Une’ d’un journal ou venir tout simplement acheter pour s’informer davantage sur une information reçue. Mais maintenant c’est chose rare de voir ça et ça se ressent sur nos chiffres d’affaires. Je continue de vendre des journaux parce que j’ai des personnes qui sont des abonnés. Tous les jours, elles viennent prendre un ou deux journaux et elles sont au maximum 7 personnes, toutes du troisième âge. C’est pourquoi vous me voyez vendre d’autres articles à la fois parce qu’avec seulement les journaux, je ne vais pas m’en sortir”, nous a confié notre interlocuteur de 32 ans.Hadj Ludovic 

[PORTRAIT] Découvrez l’histoire du Commissaire Mamadou Nago Gueye qui a tenu tête à Senghor lors des événements de Décembre 1962

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Tract-Né le 14 juillet 1920, à Dakar, Mamadou Nago Guèye, était un Commissaire divisionnaire de police de Classe exceptionnelle. Après ses études coraniques et son cycle primaire à Louga, il rejoint l’école de la Chambre de commerce de Dakar. Mamadou Nago Guèye entra ensuite dans la police où il gravit les échelons au Sénégal, avant d’être envoyé au Dahomey, puis en France. Décédé le 25 avril 1999, à Dakar, il fut le premier sénégalais à être Commissaire central de la Ville de Dakar. Considéré comme un grand patriote, il avait marqué son hostilité à l’utilisation de ses troupes pour des actions partisanes, notamment avec l’arrestation de ses camarades qu’il considérait comme arbitraire.Il était inséparable avec son cousin Amadou Mahtar Mbow et Assane Diop PathéFeu Mamadou Nago Guèye a grandi chez sa grand-mère à Louga où il a fait ses études coraniques et son cycle primaire. Il entra à l’école coranique de Mame Malick Sall, grand-père de Sérigne Moustapha Sy Jamil, en même temps que son cousin Amadou Mahtar Mbow et Assane Diop Pathé. Ainsi, les trois garçons seront inséparables et entrent à l’école française grâce à Blaise Diagne qui avait incité le père de Amadou Mahtar Mbow à l’envoyer à l’école française. Après l’obtention du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), les trois garçons sont envoyés à l’école de la Chambre de commerce de Dakar. Puis, Amadou Mahtar Mbow réalise la carrière que tout le monde connaît aujourd’hui, Assane Diop Pathé se lance dans les affaires et Mamadou Nago Guèye, quant à lui, entre dans la Police nationale au début des années 40. Ici, il gravit rapidement les échelons au Sénégal, avant d’être envoyé au Dahomey, puis en France, à partir de 1957.Premier Sénégalais Commissaire central de DakarLes trois hommes étaient comme des frères. Ils militaient tous les trois pour l’indépendance de leur pays, le Sénégal. A son retour au Sénégal au moment des indépendances, Mamadou Nago Guèye devient Commissaire central de la ville de Dakar, tandis que Amadou Mahtar Mbow retourne dans l’enseignement et Assane Diop Pathé entre au Cabinet de Mamadou Dia, avec des compagnons tel que Mamadou Moustapha Dramé.Lorsque éclatent les événements de 1962 et que Senghor lui demande d’arrêter des personnalités dont son ami d’enfance Assane Diop Pathé et Waldiodio Ndiaye avec qui il travaillait et avait développé de profondes relations d’amitié, Mamadou Nago Guèye refuse catégoriquement. Il s’expose ainsi aux violentes représailles de Senghor frôlant même sa radiation de la police, avant d’être exilé à Ziguinchor pendant plusieurs années. Mamadou Nago finira par être rappelé à Dakar. Ici, il est réintégré dans l’élite de la Police nationale où il occupera différents postes, notamment au Port de Dakar et à la Sûreté nationale, avant de devenir Directeur de la police judiciaire puis Chef du bureau de l’Interpol.Un grand policier avec une riche carrièreMamadou Nago Guèye était un grand policier, tant par la taille que par la carrière. Il fut, tour à tour, médaillé d’honneur de la Police (France), Chevalier de l’Etoile Noire (Bénin), Chevalier de l’Ordre du Mérite (France) et Chevalier de l’Ordre National du Lion (Sénégal).Un patriote avant l’heureMamadou Nago Guèye était un patriote et le prouvait par ses actes puisqu’il avait marqué son hostilité à l’utilisation de ses troupes pour des actions partisanes, notamment l’arrestation de ses concitoyens comme Assane Diop Pathé, Mamadou Dia et Waldiodio Ndiaye qu’il appelait affectueusement Waly. Des arrestations qu’il considérait comme arbitraire. Ce que l’on appellerait aujourd’hui un grand patriote.Juste quelques années avant sa retraite, le Président Senghor lui proposa le poste d’ambassadeur mais Mamadou Nago avait décliné cette autre promotion pour rester auprès de sa mère vieillissante et pour se consacrer davantage à l’éducation de ses enfants.Doudou Guèye Nago, comme l’appelaient les dakarois, était connu pour sa droiture, sa générosité et sa piété. Il était admirateur et ami de Sérigne Abdoul Aziz Sy.Fatima Sédar Gueye