GOS – Gouvernement Ousmane Sonko : les ministres ‘placés sous l’autorité directe du Premier ministre’; début de polémique

Tract – Tous les ministres du GOS sont placés sous l’autorité directe du Premier ministre Ousmane Sonko, selon les premiers décrets émis début avril. Une décision qui a fait réagir d’anciens politiques sénégalais.

Est-ce une manière de renforcer les pouvoirs du Premier ministre ? La question est posée par Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre du Sénégal ou encore Mamadou Thiam, ancien coordinateur de la communication de la présidence de la République.

C’est sur sa page Facebook qu’Abdoul Mbaye a fait part de ses réserves sur le nouveau rôle du Premier ministre au Sénégal qui jusqu’à tout récemment était de juste coordonner les actions du gouvernement. Mais depuis la publication des décrets relatifs aux attributions des ministres du gouvernement, le rôle du Premier ministre se trouve plus important.

Selon les textes officiels, les ministres sont « placés sous l’autorité du premier ministre », Ousmane Sonko. Ce qui, selon Abdoul Mbaye, pourrait avoir des conséquences en termes de responsabilités pénales. L’ancien Premier ministre d’expliquer qu’avec ce changement dans la formulation des décrets, le chef du gouvernement pourrait directement être responsable, par exemple, dans le cadre d’un faux rapport d’un ministre.

Mamadou Thiam, ancien coordinateur de la communication de la présidence de la République, se demande lui si ce changement est une manière d’augmenter les pouvoirs du Premier ministre, qui est dorénavant la seule autorité à qui les autres ministres doivent rendre compte.

Pour le porte-parole du gouvernement, il n’y a vraiment pas de quoi polémiquer. Selon Amadou Moustapha Ndieck Sarré, ministre de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement, le Premier ministre est un chef d’orchestre et tous les ministres, des membres de cet orchestre. Il est aussi le seul à rendre compte directement au président de la République, fait remarquer la radio RFI.

[REPORTAGE ‘TRACT’] PROLIFÉRATION DES CAS D’AGRESSION : Dakar indexe les conducteurs de moto, ces derniers plaident innocents

TRACT – La prolifération des cas d’agression dans la ville de Dakar, notamment dans sa banlieue, est au centre des discussions des citadins ces jours-ci. Moins fréquentes ces derniers temps, les agressions sont reprises d’une certaine façon qui permet aux malfrats de pouvoir s’échapper rapidement avant toute intervention.Si les auteurs de ces agressions ne sont pas connus, une chose est sure, les conducteurs de moto sont pointés du doigt.Ainsi, dans le but de faire lumière sur ces accusations, nous avons interpellé des personnes, victimes ou témoins d’agression, ainsi que des conducteurs de motos pour mieux élucider la question.À ce sujet, Assane Sarr, trouvé à l’arrêt bus de Thiaroye, situé à côté de La Poste où il attendait la Ligne Tata 57, nous raconte cette histoire :« Je n’ai jamais été victime d’agression mais un de mes voisins, ami avec mon petit frère l’a été. Et justement, il a été agressé par deux individus à bord d’une moto T-Max selon lui. Il avait quitté son travail vers 21h pour aller sur la route et prendre un taxi, c’est en cours de route qu’ils l’ont intercepté et ont essayé de lui prendre son sac à dos. Il résistait et ils l’ont poignardé 3 fois sur le bras et la main avant de lui prendre son sac qui contenait son ordinateur et quelques affaires personnelles avant de prendre la fuite. Heureusement que le couteau n’avait pas touché une partie vitale de son corps, sinon ça allait être la mort pour lui. Maintenant à cause de cette histoire, je suis devenu très méfiant. A chaque fois que je vois un 2 roues derrière moi, je me mets sur mes gardes, prêt à résister », nous a raconté M. Sarr avec beaucoup de fermeté.Abdou Aziz Fall, vendeur de pièces détachées à quelques mètres de l’arrêt bus, s’exprime sur le sujet :« Ce qui est sûr est que les cas d’agression sont devenus de plus en plus nombreux lorsqu’on a commencé à noter une prolifération de motos Jakarta dans la ville. Dernièrement, toutes les agressions que j’ai entendues ont été commises par des individus à bord de moto. Certains disent que ce sont les conducteurs de Taxi-Jakarta qui se cachent derrière ce travail pour pouvoir commettre ces actes odieux sans être suspectés. Vrai ou faux, je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c’est que la majeure partie des gens se méfient d’eux. Je ne sais pas si c’est le cas ou pas mais on devrait réglementer la circulation des motos Jakarta en les fixant une heure limite de circulation ou peut-être les interdire de supporter quelqu’un à partir d’une certaine heure parce qu’apparemment les agressions dont on les accuse sont toujours commises par deux personnes. Je ne suis pas bien placé pour faire des propositions de solutions mais les autorités compétentes devraient se pencher sur la question », a-t-il suggéré.Latyr Bèye, un conducteur de moto trouvé dans un garage de mécanicien sur la route de Thiaroye, allant vers l’autoroute à péage, prend la défense des siens :« Ce n’est pas la première fois que j’entends de telles accusations sur nous les conducteurs de moto et c’est vrai que ça ne me fait pas plaisir. Mais il faut savoir que les gens qui commettent des agressions à bord d’une moto ne conduisent que la nuit alors que nous, c’est matin et soir. Nous conduisons nos motos pour aller travailler de la même façon que les autres conduisent leur voiture pour aller travailler. Et une chose est sure, les motos que conduisent la plupart des agresseurs ne leur appartiennent pas. Ils empruntent une moto d’un de leurs amis ou voisin pour commettre ce genre d’acte. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je ne prête jamais à quelqu’un ma moto au-delà de 21 heures », a-t-il éclairci.Moussa Faye lui, conduit un taxi-moto qui lui permet de gagner sa vie dignement. Selon lui, des agresseurs ont infiltré leur milieu et se font passer pour des ‘tiak tiak’ :« Si aujourd’hui on est pointé du doigt dans les cas d’agressions, c’est parce qu’il y a des intrus dans notre métier. Mais nous qui faisons ce métier, nous nous considérons comme des agents de transport, au même titre que les ‘taximen’ et les conducteurs de bus. Nous faisons notre travail avec responsabilité et nous nous comportons correctement. Nous savons maintenant que les clients, surtout les femmes, ne nous font plus confiance. Dès que nous nous approchons d’eux pour leur demander s’ils veulent faire une course, nous voyons automatiquement une certaine méfiance et parfois même ils nous répondent d’une façon déplaisante. Comme solution à ça, j’ai confectionné un badge avec ma photo et mes coordonnées que je présente à un client quand je m’approche de lui. Et ça marche bien, ils trouvent ça très professionnel et ça me permet de gagner leur confiance », nous a confié notre interlocuteur.Hadj Ludovic 

Figure emblématique du théâtre sénégalais : L’élève rend hommage au maître Seyba Traoré

 (Tract)- «Je n’aime pas célébrer les personnes méritantes après leur mort». C’est la phrase de la directrice du Centre culturel Blaise Senghor, Fatou Sène, qui a rendu hommage à Mamadou Seyba Traoré, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du Théâtre. Un mérite pour ce metteur en scène hors pair.

Il a été l’une des figures de proue du Théâtre national Daniel Sorano. Lui, c’est l’excellent metteur en scène, Mamadou Seyba Traoré dont le talent est un secret de polichinelle. Il a eu à former beaucoup de jeunes qui font la fierté du secteur de la culture.

Pour rendre à César ce qui est César, l’ancienne étudiante du metteur en scène, nommée récemment directrice du Centre culturel Blaise Senghor, Fatou Sène, a rendu un vibrant hommage à son maître.

Puisque inculquer du savoir à quelqu’un n’a pas de prix. Et meilleur moment ne pouvait être choisi pour honorer Seyba Traoré qui a tout donné pour le théâtre. Et à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du 4e art, «Père Seyba», comme l’appellent affectueusement les jeunes, a reçu tous les honneurs devant sa famille biologique et l’autre, celle du théâtre. Le lieu aussi est symbolique, puisque c’est à Blaise Senghor où tout a commencé pour M. Traoré.

C’était un chapelet de témoignages, de l’écrivain Colonel Moumar Guèye, les conteurs Babacar Mbaye Ndack, Dr Massamba Guèye ainsi que des comédiens, des étudiants, tous ont loué la dimension de la personne connue pour sa «simplicité», sa «rigueur dans le travail», sa «générosité» et surtout son «humilité». Il est considéré comme un monument.

Et comme disait Me Abdoulaye Wade, «un monument on ne le commente pas, on le contemple». Fatou Sène de témoigner : «Le théâtre représente notre vie de tous les jours, et Seyba Traoré qui fut mon professeur a joué un grand rôle pour le théâtre sénégalais. Je n’aime pas célébrer les personnes méritantes après leur mort.

«La charge commence à être un peu lourde»

Après tous ces éloges sur lui, l’ex-secrétaire général du Théâtre National Daniel Sorano n’a pu cacher son émotion. «C’est un sentiment de reconnaissance. Et il y a des moments comme ça où on a l’impression que ce qu’on a fait n’a pas été totalement inutile.

Et c’est bien, surtout que ça vient d’anciens élèves, d’anciens étudiants. Cette reconnaissance me rend à la fois fier et très ému avec ce sentiment de dire qu’on va encore faire mieux en pensant évidemment à transmettre. Car la charge commence à être un peu lourde pour nos épaules», a dit Seyba Traoré.

Avant de noter aussi que le lieu où il a reçu cette distinction, Blaise Senghor, est symbolique pour lui. «C’est ici que tout a commencé pour ma carrière. Je garde de ce milieu un souvenir extrêmement vivace. On a joué ici une pièce. Les textes qui m’ont le plus marqué sont ceux du poète Ibrahima Sall.

Il a des textes fabuleux. Il est tellement bon poète qu’on oublie qu’il est un excellent dramaturge, l’un des meilleurs romanciers de sa génération», déclare-t-il.

«Cette génération est très engagée et convaincue»

Parlant du sous-secteur du théâtre au Sénégal, il estime que dans tous les pays du monde, le théâtre est toujours en crise, et même mourant. «Mais je dis toujours que c’est la plus belle des agonies que je connaisse. Puisque c’est dans cette agonie là qu’il se renouvelle, qu’il se régénère. Ce qui se passe en un moment, c’est un rebond extraordinaire avec la créativité chez les jeunes.

Il y a une création tous les mois avec des pièces intéressantes qui épousent l’ère du temps», assure l’ancien Directeur de l’Orchestre national. A l’en croire, des expériences se développent avec d’autres formes de théâtre dans les régions. C’est pourquoi, note-t-il, il est plein d’espoir pour les jeunes.

«Cette génération est très engagée et convaincue que c’est possible. Je suis plein d’espoir, il y a une mise en scène, ils ont une démarche tout à fait nouvelle, en adéquation avec leur période. Ces jeunes sont en conformité avec leur époque, ils font des propositions tout à fait osées».

Enquête sur la santé nutritionnelle : Nestlé ajoute une teneur en sucre dans les produits Cerelac et Nido

 (Tract)-    Cerelac et Nido, deux des marques d’aliments pour bébé les plus vendues par Nestlé dans les pays à faibles et moyens revenus contiennent des niveaux élevés de sucre ajouté, alors que ce n’est pas le cas dans des pays développés. Telles sont les principales conclusions d’une enquête menée par Public Eye et le Réseau international d’action pour l’alimentation infantile (Ibfan). Au Sénégal, le volume de sucre ajouté est de 5,9 grammes. Alors que L’Oms prévient que l’exposition au sucre dès le plus jeune âge augmente le risque de développer l’obésité et d’autres maladies chroniques telles que le diabète ou l’hypertension.

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[TV] ‘Tout à Tract !’ du 20 avril 2024 – Maurice Coulibaly et Ousseynou Nar Gueye sur le conflit Israël-Iran, la Direction des Affaires Religieuses et diplômés arabophones à la Présidence

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Émission « Tout à Tract ! » de ce samedi 20 avril 2024, avec le duo d’éditorialistes Maurice Coulibaly(Consultant en ingénierie d’affaires) et Ousseynou Nar Gueye(Communicant- Axes & Cibles Com. Ils livrent ici leurs vues sur trois sujets d’actualité de la semaine écoulée :
1) la langue française au Sénégal : handicap et survivance coloniale dont il faut se débarrasser ? Ou butin de guerre dont nous avons beaucoup de motifs de nous féliciter, notamment pour nos échanges avec le reste du monde?
2) Création d’une Direction des Affaires religieuses et de l’insertion des diplômés arabophones, logée à la Présidence de la République du Sénégal : discrimination positive bienvenue ou attaque contre la laïcité républicaine?
3) Conflit Iran-Israël : paix armée ou déstabilisation du Moyen-Orient ?
Votre duo d’éditorialistes décrypte l’actualité de la semaine ici au Sénégal et ailleurs sur la planète.

Le régime putschiste du Niger expulse les soldats américains

Tract – Les mille soldats américains engagés au Niger dans la lutte antidjihadiste vont quitter le pays, ont annoncé plusieurs responsables américains vendredi 19 avril, après la dénonciation par le régime militaire de Niamey d’un accord de coopération.

Le numéro deux de la diplomatie américaine, Kurt Campbell, a accepté la demande des autorités nigériennes lors d’une rencontre à Washington avec le premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, ont détaillé ces responsables sous le couvert de l’anonymat, tel que relaté par le quotidien Le Monde.

L’accord prévoit l’envoi d’une délégation américaine au Niger dans les prochains jours pour s’accorder sur les détails du retrait. La télévision publique nigérienne avait déjà annoncé un tel déplacement plus tôt vendredi.

Les Etats-Unis ont suspendu l’essentiel de leur coopération, y compris militaire, avec le Niger après le coup d’Etat ayant renversé le président élu Mohamed Bazoum le 26 juillet dernier. En mars, le Niger a dénoncé l’accord de coopération militaire signé en 2012 avec les Etats-Unis, estimant que celui-ci avait été « imposé unilatéralement » par Washington.

Rapprochement avec la Russie

Les mille soldats américains présents au Niger sont engagés dans la lutte antidjihadiste au Sahel et disposent d’une importante base de drones à Agadez (nord). Samedi, des milliers de personnes ont manifesté à Niamey pour exiger leur départ sans délai à l’initiative notamment d’un regroupement d’une dizaine d’associations soutenant le régime.

Après son arrivée au pouvoir, le nouveau régime militaire a rapidement exigé le départ des soldats de l’ex-puissance coloniale française et s’est notamment rapproché de la Russie, comme le Mali et le Burkina Faso voisins, eux aussi gouvernés par des militaires.

Mi-janvier, la Russie avait annoncé avoir convenu d’« intensifier » sa coopération militaire avec le Niger. Une délégation russe s’était rendue à Niamey en décembre pour discuter avec les militaires et des accords sur le renforcement de la coopération militaire avaient alors été signés.

Foot : à peine monté en Ligue 2 avec le Red Star, coach Habib Béye courtisé par des clubs de Ligue 1

Tract – Habib Beye, un nouveau tournant dans sa carrière

Le Red Star valide son ticket pour la Ligue 2 la saison prochaine, une étape cruciale dans son parcours sportif. Malgré une défaite à domicile face à Dijon (2-0), l’émotion était palpable chez les supporters, qui ont envahi la pelouse pour célébrer ce retour tant attendu. Au cœur de cette victoire, une figure emblématique : Habib Beye. L’ancien joueur de l’OM, désormais entraîneur, écrit une nouvelle page de sa carrière d’une manière prometteuse.

Ambitions élevées et choix cruciaux

Habib Beye, sollicité par l’OL en début de saison, a déjà les yeux rivés vers de nouveaux horizons. Malgré des propositions alléchantes de clubs de haut niveau, il reste concentré sur sa vision à long terme. Sa déclaration, sans équivoque, témoigne de sa détermination à mener une équipe vers les sommets : « Ma réflexion est bien avancée. Elle ne dépend pas des opportunités, j’en ai eu notamment deux clubs de très haut niveau, qui sont dans le top 10 en France. J’aurais pu les exiger à mon président parce que je ne pouvais pas les refuser. Vous savez qu’il y a eu Lyon, c’était clair et établi. Le club a refusé et je ne pouvais pas aller contre ça », affirme-t-il avec conviction.

Un avenir à définir

En fin de contrat avec le Red Star, Habib Beye se trouve à un carrefour décisif de sa carrière. Son avenir dépendra des discussions à venir avec le président Patrice Haddad. Sa décision, intimement liée à son plan de carrière et à ses aspirations, sera mûrement réfléchie. Il exprime avec clarté ses attentes : « Mon contrat se respecte. Si mon président ouvrait la porte… Ma décision est liée à mon plan de carrière, mon ambition et ma volonté de travailler dans un club qui me donne les moyens de m’exprimer en tant que coach. Il y aura une réflexion avec le président aussi : je vais être très clair, je veux une équipe pour monter en Ligue 1. C’est peut-être très ambitieux mais si demain je suis l’entraîneur en Ligue 2, l’objectif sera d’aller en Ligue 1 le plus rapidement possible ».

Selon le Parisien, les performances de Habib Beye ont attiré l’attention de clubs prestigieux tels que Reims et Lens. Son profil suscite l’intérêt en cas de départ de certains entraîneurs en place.

Situation politique du Sénégal: El Hadji Ngagne Diagne pointe la presse

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Tract –  Dans un entretien accordé à nos confrères de Besbi, le célèbre animateur et chroniqueur de lutte a fait sa lecture avec l’avènement de Bassirou Diomaye Faye au pouvoir, plébiscité par les sénégalais.  

 

«Personnellement, c’est avec l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête du Sénégal que j’ai réalisé véritablement que c’est Dieu qui donne le pouvoir à qui il veut. Trois mois auparavant, en passant devant la Mac de Rebeuss, personne ne pouvait imaginer que le prochain président de la République y est incarcéré. Combien de fois, Diomaye a entendu de l’intérieur de la prison les sirènes du cortège de Macky Sall passant par la corniche ? Mais en aucun moment, il ne se doutait que dans trois mois, ce serait son tour», commente l’enfant de la Medina, plus précisément au quartier de Diecko. Poursuivant, il ajoute : «Qui a travaillé le plus dans le projet Pastef et qui est le plus connu dans ce parti ? C’est incontestablement Ousmane Sonko. Mais c’est Dieu qui en a décidé autrement».

A l’en croire, il est persuadé que le Président Bassirou Diomaye Faye lui-même a tiré une leçon de la façon dont il a été élu. Ce qui lui fait dire qu’il ne doit pas accepter qu’on le détourne de sa trajectoire en l’invitant sur le chemin de la vengeance. « Moi, je pense qu’il a été mis sur le chemin des Sénégalais par Dieu, car c’est Birame Souléye Diop, le numéro 2 de Pastef, il y a aussi d’autres cadres qui sont dans Pastef, hormis les alliés comme Cheikh Tidiane Dièye et Habib Sy. En fait, c’est parce que justement, Ousmane Sonko sait qu’il est un homme de valeur. Je pense que tous les Sénégalais doivent s’unir derrière le nouveau gouvernement. Qu’on arrête un peu la politique pour retourner au travail. Et sur ce coup-là, j’accuse la presse », tonne-t-il.

A la question de savoir quel est son degré de responsabilité dans tout cela ?, sa réponse est acerbe : « Parce que c’est la presse qui encourage ce débat dans l’espace public. On a l’impression que la presse n’a pas de programme. En tout cas, elle doit revoir les lignes éditoriales. On ne parle que de politique dans ce pays, on a que des débats politiques, matin et soir. Alors que le pays regorge de personnes de valeur, qui peuvent aider le pays à avancer ou donner de bons exemples à la jeunesse ».

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une ville française arrache la mosquée de ses 2000 habitants musulmans, à cause d’un imam radicalisé

Le 29 juin 2021, la commune de Bagnols-sur-Cèze avait consenti à l’association des Musulmans du Gard Rhodanien la jouissance d’un immeuble relevant du domaine public communal pour une durée de 18 ans. L’objet de ce bail était l’exercice d’un lieu de culte, l’extension du bâtiment existant et l’obligation pour l’emphytéote de supporter toutes les charges d’entretien et de réparation des bâtiments. Cependant, les agissements de l’imam Mahjoub MAHJOUBI, vice-président de l’Association, ont compromis l’accomplissement de cette mission.

En novembre dernier, le Préfet du Gard Jérôme Bonet avait décidé de fermer une école coranique située au sein de la mosquée Ettaouba, dirigée par l’Imam Mahjoubi. En décembre, l’article 40 du code de procédure pénale avait été utilisé pour réaliser des signalements à l’encontre de l’imam. Le 21 février 2024, un arrêté du Ministre de l’intérieur et des outre-mer lui retirait son titre de séjour et l’expulsait du territoire français. Cet arrêté était fondé sur les propos discriminatoires et haineux tenus par l’imam dans le cadre de ses prêches, incitant notamment à la haine envers les juifs et faisant l’apologie du jihad et de la charia.

Le 4 mars 2024, le Juge des référés du tribunal administratif de Paris rejetait le référé-liberté présenté par l’imam à l’encontre de cet arrêté. La commune de Bagnols-sur-Cèze, recevable et bien fondée à considérer que les faits décrits dans l’ordonnance étaient établis, a décidé de résilier le bail emphytéotique administratif du 14 septembre 2022 de manière anticipée et sans indemnité.

Les motifs détaillés de la demande de résiliation : (Propos lus par Jean-Yves Chapelet) :

Jean-Yves Chapelet indique que “Le BAILLEUR peut demander la résiliation du bail en cas d’agissements de l’EMPHYTÉOTE de nature à compromettre l’accomplissement de la mission qui lui a été confiée”.

Ces faits sont décrits dans l’ordonnance n° 2404728/9 du Juge des référés du Tribunal administratif de Paris du 4 mars 2024 qui a rejeté le référé-liberté présenté par Monsieur Mahjoub MAHJOUBI à l’encontre de l’arrêté du Ministre de l’intérieur et des outre-mer du 21 février 2024 lui retirant son titre de séjour et l’expulsant du territoire français. Cet arrêté est fondé sur la circonstance que Monsieur Mahjoub MAHJOUBI a, depuis le début du mois de février 2024, proféré dans le cadre de ses prêches, de manière explicite et délibérée et à plusieurs reprises, des propos discriminatoires à l’égard des femmes, des non musulmans ainsi que des musulmans d’autres courants que le salafisme, provoquant à la haine envers les juifs, et faisant l’apologie du jihad (guerre sainte pour propager l’Islam) et de la charia (loi islamique).

Pour établir l’importance et la permanence du risque de la présence en France de Monsieur Mahjoub MAHJOUBI, l’arrêté du 21 février 2024 prend en compte son influence importante sur la communauté musulmane du Gard, l’intéressé prêchant régulièrement le vendredi au sein de la Mosquée Ettaouba de Bagnols-sur-Cèze, étant membre de plusieurs associations cultuelles et diffusant ses prêches sur les réseaux sociaux.

Il ressort en effet des extraits de prêches prononcés par Monsieur Mahjoub MAHJOUBI au sein de la mosquée Ettaouba de Bagnols-sur-Cèze les 2, 9 et 16 février 2024, et de surcroit mis en ligne sur sa page Facebook, produits et discutés devant le Juge des référés du tribunal administratif de Paris, que les propos de Monsieur Mahjoub MAHJOUBI sont soit de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’Etat, soit des actes de provocation explicites et délibérés à la discrimination ou à la haine contre une personne déterminée ou un groupe de personnes au sens de l’article L. 631-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’ordonnance du 4 mars 2024 considère que si Monsieur Mahjoub MAHJOUBI fait valoir qu’il se borne, dans le cadre de prêches ayant pour thématique « la fin des temps », à citer des Hadîth (paroles attribuées à Mahomet), il ressort de la note blanche produite par le Ministre de l’intérieur, précise et circonstanciée, que Monsieur Mahjoub MAHJOUBI en fait une appréciation littérale sans rappeler leur caractère symbolique et les utilise pour rejeter des valeurs communément acceptées dans les sociétés occidentales contemporaines et les symboles de la République française, opposer les musulmans et les non-musulmans, inciter à la haine envers les juifs et Israël, ou faire l’apologie du jihad et de la charia.

Jean-Yves Chapelet, qui a refusé de lire les propos tenus par l’Imam Mahjoubi a invité les conseillers municipaux à adopter la même appréciation des propos de Monsieur MAHJOUBI que celle du Tribunal administratif de Paris.

Les représentants de l’Association ont été reçus par le Maire et le Directeur général des services le 14 mars 2024 et ont indiqué qu’ils essayaient de dissocier l’Association de l’image de l’imam Mahjoub MAHJOUBI. L’Association a également fait part de son intention d’engager un travail de reconstruction apaisé et encadré par un souhait de bon respect des exigences des lois républicaines. Cependant, ces observations ne permettent pas de remettre en cause les motifs de résiliation du bail identifiés par la commune.

La date d’effet de la résiliation du bail a été fixée au 10 juin 2024, accordant ainsi à l’Association des Musulmans du Gard Rhodanien un délai suffisant pour déménager du bâtiment objet du bail. La Mosquée Masjid At-Tawba ferme donc ses portes, mettant fin à une affaire ayant suscité de vives réactions dans la commune et au-delà.

À la suite de l’exposé du maire Jean-Yves Chapelet sur la résiliation du bail emphytéotique accordé à l’Association des Musulmans du Gard Rhodanien, les conseillers municipaux ont réagi diversement. Bernard Nass a remercié le maire pour son action, tandis qu’Olivier Wiry a qualifié la délibération de clivante et a interpellé les autres conseillers sur leur capacité à se regarder dans la glace. Jérôme Jackel a posé des questions sur la gestion des locaux publics et le respect des normes de sécurité, tandis que Thierry Vincent a également évoqué le caractère clivant de la délibération.

Jérôme Jackel a déposé un amendement demandant à éviter l’annulation du bail emphytéotique, argumentant que la communauté “musulmane ne devait pas être stigmatisée et que l’association s’était dissociée de l’imam en question”. Cependant, l’amendement a été rejeté avec seulement 3 voix pour.

Le maire Jean-Yves Chapelet a répondu aux préoccupations des conseillers en rappelant que “la laïcité garantissait la séparation de l’État et des institutions religieuses, mais ne protégeait pas contre les conséquences légales en cas de non-respect des lois et des contraintes”. Il a également souligné que “la décision était purement juridique et qu’il n’y avait pas de stigmatisation”.

Au final, trois élus (Olivier Wiry, Jérôme Jackel et Guillaume Sanchez) se sont opposés à la résiliation du bail, qui a été adoptée à la majorité. Les conséquences de cette décision restent à construire d’ici le 10 juin, et le maire a assuré que “tout était envisageable” alors que Jérôme Jackel a appelé à favoriser l’apaisement et le vivre-ensemble après cette tempête médiatique qui a secoué la ville

GRAND YOFF : Le maire Madiop Diop ne compte pas reculer devant les marchands

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Tract-Madiop Diop, maire de Grand Yoff, n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Le maire de cette commune, théâtre d’affrontements depuis hier entre marchands et forces de l’ordre, ne compte pas reculer d’un iota dans ces opérations de désengorgement.Abordant ce sujet tout à l’heure sur les ondes de la RFM, le premier magistrat de cette commune de confier, « c’est des opérations qu’on a démarrées depuis 2014. Nous sommes dans la continuité ».Ces opérations, à en croire l’édile de la commune de Grand Yoff ne sont pas entrepris in extenso, » on a donné des sommations depuis début avril. Je ne vais pas recaser personne, parce que je n’ai donné aucune autorisation aux ambulants. D’ailleurs, je n’ai même pas de lieu pour les recaser et il n’y aura pas de politique d’accompagnement également. »Sur ce, monsieur Diop a clairement défini sa position par rapport à cette situation. Elle risque tout de même de dégénérer, car de part et d’autre, l’on dénote une farouche détermination.