OPÉRATION DE DÉGUERPISSEMENT AUX PARCELLES ASSAINIES ET À GRAND YOFF : La mairie de Dakar nie toute implication

0
Tract-La municipalité de Dakar tient à démentir catégoriquement les vidéos qui circulent sur internet et prétendent que les opérations de déguerpissement menées aux Parcelles Assainies et à Grand Yoff ont été orchestrées par la mairie de Dakar. « Ces allégations sont totalement fausses et infondées », assène la maire de Dakar dans un communiqué.Le document souligne à ce sujet que « les opérations de déguerpissement sont conduites en stricte conformité avec les procédures établies par la loi. Les municipalités concernées bénéficient de notre plein soutien dans leur mission visant à maintenir l’ordre et à faire respecter la légalité dans leurs zones de compétence. »L’autorité municipale rappelle à ce sens les citoyens « l’importance cruciale de respecter les lois et les procédures en vigueur ».La mairie de Dakar réaffirme aux populations que son engagement « demeure intact pour assurer la sécurité, la dignité et les droits de tous les citoyens, tout en garantissant le respect des normes légales établies. Pour toute information officielle concernant les activités municipales, nous encourageons chacun à se référer aux canaux de communication officiels des autorités locales. »

PRÉPARATIFS DE LA TABASKI : L’Arabie Saoudite octroie 10.000 carcasses de moutons au Sénégal

0
Tract-L’Arabie Saoudite a offert un lot de 10.000 carcasses de moutons d’une valeur de 1,428.000 milliard provenant du Hadj 2023 soit le double du même soutien alimentaire ( 5 000 l’année dernière). Ce, dans le cadre du projet Adahib pour soulager les difficultés alimentaires des familles démunies et renforcer les relations entre les deux Etats amis depuis plusieurs années.La cérémonie de présentation s’est faite hier jeudi au môle 10 du Port autonome de Dakar ( Pad) en présence du ministre de la Famille et des Solidarités devant les directeurs du Fonds de solidarité nationale et du Port, Mountaga Sy.Pour éviter un partage de « Bouki », le ministre de la Famille et des Solidarités a attiré l’attention du Dg du Fonds de solidarité nationale. « J’invite à veiller à la distribution transparente et rigoureuse de cette aide alimentaire afin qu’elle parvienne, de manière efficace, aux ménages les plus démunies », a insisté Maïmouna Dièye.La distribution à travers le territoire national va se faire dans les premières semaines avant la fête de la Tabaski, prévue en juin prochain.

CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye ordonne de nouveaux audits et contrôles financiers

Tract-Bassirou Diomaye Faye persiste et signe : deux semaines après son investiture et pour son deuxième Conseil des ministres, le nouveau chef d’État multiplie les mesures de vérification des comptes publics. Après avoir demandé il y a une semaine à son gouvernement d’auditer le fonctionnement des différents ministères et de faire un point sur la situation des finances du pays, le président vient d’ordonner de nouveaux audits et contrôles financiers.Il y a d’abord cette demande à l’Inspection générale d’État de faire un rapport sur chaque passation de service au sein des différents ministères du Sénégal. En clair, les ministres sortants vont avoir à rendre des comptes sur la gestion de leur budget. Bassirou Diomaye Faye avait déjà annoncé la semaine dernière un audit des ressources humaines et budgétaires dans les différents ministères.Les institutions de contrôle priées de publier leurs rapports de ces cinq dernières années Mais la mesure phare que retiennent les Sénégalais, c’est l’ordre que les institutions de contrôle – à savoir la Cour des comptes, l’Office nationale de lutte contre la corruption et l’Inspection générale d’État – publient leurs rapports de ces cinq dernières années. Car, depuis 2019, ces trois organes de contrôle de l’usage de l’argent public n’ont publié aucun document. Au point que certaines organisations de la société civile ont accusé l’ex-président Macky Sall d’être responsable de ce blocage et d’encourager l’impunité.Cette publication est donc une demande forte de la société civile pour plus de transparence et pour que les Sénégalais sachent comment l’argent public est dépensé. L’ONG Legs Africa salue ainsi la décision présidentielle mais appelle d’ores et déjà à aller plus loin.« C’est un premier acte vers la fin de l’impunité. Le président, tout comme le Premier ministre, doivent assurer le suivi de cette directive-là jusqu’à ce que les résultats s’ensuivent, c’est-à-dire des décisions administratives et des décisions judiciaires », commente son président Elimane Haby Kane.Enfin, autre décision : celle de procéder à un audit du contrat qui a été conclu entre l’État du Sénégal, la société de gestion de l’eau dans le pays (Sen’eau), qui n’est autre qu’une filiale de l’entreprise française Suez. Là aussi, des organisations de la société civile avaient évoqué des « soupçons de corruption » au moment de la signature du contrat en 2019. C’est un premier pas là encore, mais pour Elimane Haby Kane, la démarche doit être élargie : « Tous les partenariats public-privé sur les grandes infrastructures comme ç’a été le cas pour l’autoroute à péage par exemple méritent d’être clarifiés pour que les citoyens puissent en avoir le cœur net. Et il y va non seulement de la transparence, mais aussi de la finalité de la transparence et l’efficacité de l’action publique. »Beaucoup de chantiers donc qui s’inscrivent tous dans la volonté affichée du nouveau président de prendre le temps de vérifier les comptes. Va-t-il en avoir le temps et les moyens ? « Diomaye fouille la gestion de Macky », titraient plusieurs quotidiens sénégalais ce jeudi matin. Les ONG, elles, appuient la volonté de Bassirou Diomaye Faye de prendre le temps de vérifier les comptes.

MÉDIAS : La Direction de ‘Direct News’ présente ses excuses au khalife de la famille omarienne

0
Tract-Ce jeudi 18 avril 2024, le quotidien « Direct News » a fait état de tracasseries qu’aurait subies le khalife général de la famille omarienne, Thierno Mouhamadoul Bachir Tall, au niveau du salon d’honneur de l’aéroport international Blaise Diagne.Le journal reconnaît son erreur et présente ses plates excuses à la famille religieuse.« L’information qui nous vient d’une source fiable très introduite au niveau de la famille, avait pour but de dénoncer un crime de lèse-majesté. Au vu du grand respect que nous vouons à ce grand chef religieux, nous nous inclinons humblement devant lui pour lui présenter nos excuses ainsi qu’à nos lecteurs. Nous lui souhaitons aussi un bon séjour et un prompt rétablissement », lit-on dans une note de la direction.

DOTATION DE VOITURES : Les membres du Bureau de l’Assemblée nationale gâtés

0
Tract-Les membres du Bureau de l’Assemblée nationale (vices-présidents et secrétaires élus) ont reçu leurs voitures. Selon Les Échos, qui donne l’information, ils ont été dotés, chacun, d’un véhicule de marque Prado flambant neuf.La source avance que les présidents de commission ont, eux, reçu des Mitsubishi.Des privilèges qui s’ajoutent à l’indemnité mensuelle d’au moins 700 000 F CFA, pour le carburant, sans compter le salaire, et le passeport diplomatique pour le député et son conjoint, entre autres, relève le quotidien d’information.

[VIDÉO]Voici l’accueil populaire réservé au Président Diomaye en Mauritanie

Tract- Voici l’accueil très populaire réservé au Président Diomaye en Mauritanie, par les autorités de ce pays et par la communauté sénégalaise qui y vit :

[ÉDITO] 5e ‘symphonie présidentielle’, avec Diomaye Faye: du noviciat jusqu’à bon port? (Par C.T. Coly)

0

Tract – Après les batailles politiques très heurtées entre opposants ‘partenaires’ ou ‘dé-coalisés’ et parti au pouvoir assemblé en Benno Bokk Yaakaar, après une campagne express – peut-être la plus abrégée depuis le soleil des indépendances – en pleins Carême et Ramadan de cette année, après la victoire fulgurante, dès le premier tour, de Bassirou Diomaye Diakhar Faye devenu 5e président, le Sénégal a signé avec le Temps les prochains pas, déjà entamés, de son destin.  

 Nouvellement élu, avec un gouvernement mené par son Premier ministre et non moins mentor Ousmane Sonko ‘caramélisé’ avec tant de camarades de parti par les ‘printemps de braises pastéfiennes’, le président Bassirou Diomaye Faye pourrait-il réussir son pari de faire ramer Sunugaal dans les eaux clémentes d’une ère nouvelle, plus belle et moins rebelle ? Après des années de tempête en haute-mer politique, des mois de tumultes sur la berge sociale, les jours espérés de brise économique en pétrole et gaz pourront-ils étancher la soif d’un peuple qui a voulu le changement, ici et maintenant ?On avait parlait d’eux, les jeunes politiciens du parti Pastef et certains leurs alliés de la première et la dernière heure, d’hommes inexpérimentés qui n’avaient aucune once de la gestion d’un État. Certes, une part de vérité peut venir étayer ces réflexions d’analystes sophistiqués, en faisant comprendre que souvent, dans une entreprise, comme pour les appels d’offre d’emploi, l’on accepte seulement des candidats qui ont des années de pratique au minimum. Sauf que, dans cette nouvelle donne, de la présidence du Sénégal, les électeurs ne se sont pas laissés embaumer dans ce carcan et ont choisi de faire confiance à ces jeunes, quelques fois bouillants mais téméraires et ambitieux, envoyant ainsi à la retraite ou à la touche, les papys et amadoués du système, et autres caciques de la vie politique du pays de Senghor. Il y en a, dans cette caverne de dragons politisés, qui ont battu des records de longévité, vivotant et virevoltant entre les gouvernements établis depuis les premières lueurs d’indépendance au régime de Macky Sall.Bref, chose inédite au Sénégal, de jeunes fiscalistes jumelés «fils-qualité» – par leurs partisans en « Sonko mooy Diomaye » ou encore « Diomaye mooy Sonko »  – sont parvenus, non seulement à faire débarquer toute une catégorie politique tenace, mais surtout à le réaliser dès le premier tour. Et ainsi, le tour est joué, Sunugaal se réveille avec un nouveau capitaine à bord, le gouvernail entre ses mains de 44 berges. Alors, que peut-on attendre de cet homme venu au monde un 25 mars 1980, à Ndiaganiao ?Il faut noter que l’ascension de Bassirou Diomaye Faye à la présidence du Sénégal et son parcours aux côtés d’Ousmane Sonko sont vraiment inspirants, témoignant de leur persévérance et de leur détermination malgré les obstacles. Leur victoire dès le premier tour de l’élection présidentielle a été une surprise pour beaucoup, mais elle illustre la force de leur engagement envers leur objectif.En revenant sur le parcours du président élu ce 24 mars 2024, l’on peut ne pas être impressionné par le jeune président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Mais, sa voie allant de l’administration fiscale à la politique en passant par le syndicalisme désintéressé, montre, quelque peu, sa diversité d’expérience qui peut, à bon escient, apporter un nouveau souffle. Déjà, ses intérêts pour l’agriculture et l’élevage pourraient également influencer ses politiques en matière de développement rural parent pauvre de nos économies qui, pourtant, devraient décoller par ce secteur.En tant que président, on peut dire que son association avec le parti PASTEF dont il s’est desquamé du titre de Secrétaire général et sa relation avec Ousmane Sonko peuvent façonner son agenda politique et sa manière de gouverner. Sa jeunesse et son énergie pourraient apporter un souffle nouveau à la politique sénégalaise, mais il sera intéressant de voir comment il gère les défis économiques, sociaux et politiques du pays.Les priorités définies par le président Bassirou Diomaye Faye, telles que la réconciliation nationale, la lutte contre la corruption et l’évaluation des politiques publiques, reflètent un engagement envers le changement social et la justice. La volonté de répondre aux aspirations des citoyens et de construire un Sénégal souverain, juste et prospère montre une vision ambitieuse pour le pays. Son premier discours de tout nouveau Président, tout comme ses premières actions indiquent une prise de position ferme en faveur de la transparence, de la responsabilité et de la démocratie, mais la mise en œuvre effective de ces politiques sera essentielle pour évaluer leur impact sur la société sénégalaise.Le président Bassirou Diomaye Faye le dit, il compte travailler avec des personnes compétentes, intègres et patriotiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour mettre en œuvre le Projet du PASTEF. Son gouvernement, composé d’hommes et de femmes «sélectionnés pour leurs valeurs et leur expertise», afin de répondre aux besoins urgents du peuple sénégalais en matière d’alimentation, de santé, d’emploi, de logement, d’éducation etc.Toutefois, il faudra absolument, que la lutte contre la corruption soit cruciale pour l’émancipation économique et politique, en plus de contrer les dynamiques néocoloniales. La transparence et la reddition de comptes sont des outils puissants pour promouvoir une gouvernance plus juste et responsable, ce qui résonne particulièrement avec les aspirations des jeunes générations à la recherche de changements significatifs dans le système politique et social.Exactement, pour asseoir son leadership, le nouveau président devra démontrer sa compétence, son ouverture d’esprit et sa capacité à unir le pays autour d’objectifs communs. Cela impliquera de travailler avec diverses parties prenantes et de faire preuve de leadership inclusif pour répondre aux attentes de l’ensemble de la société sénégalaise.Par Cheikh Tidiane COLY – Al Makhtoum 

[CARIC’ACTU D’ODIA] Coudées franches: quand les dossiers « Ofnacés » refont surface

Tract – Les traits de l’actu du vendredi 19 avril 2024. Les rapports ‘Cour des comptes’, ‘Ige’ ou encore ‘Ofnac’ remontent à la surface de la… rue publique. Règlement des comptes, wala ‘des règlements’ de compte. ‘Weer ak toog siis’ !

ODIA

[TRIBUNE] ‘Wolof, Sérère, Pulaar, etc… : Qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue’ (Mathiam Thiam, FASTEF)

Cher Docteur Mbacké Diagne,Permets à ton professeur d’hier, et non moins collègue Inspecteur Général aujourd’hui, de te porter la contradiction par le biais de ton post Facebook sur le projet PASTEF et langues.Tu as parfaitement raison sur la subtilité de la nuance entre desenseignements bi-langue et bilingue, celui-ci étant plus complexe que celui-là. Enseigner en Anglais est différent d’enseigner l’Anglais parallèlement avec une autre langue. Cette concession faite, attaquons le vif du sujet en ce qui concerne le français qui, semble-t-il, « sème tous les germes d’échec pour nos apprenants … langue étrangère et à culture exogène» (sic).J’attribue cette assertion aussi imprécatoire qu’abusive, à une dérive de la plume impulsée par une confusion conceptuelle entre le français langue de communication internationale et le français langue du colonisateur français. Ce Français porteur de « germes d’échecs » que tu voues aux gémonies ne saurait s’appliquer, ni à moi ni à toi qui as brillamment fait tes études jusqu’au doctorat en français bien châtié. Qu’est ce qui a changé ? Toi et moi sommes des anglicistes qui manions le français avec bonheur parce que nous avons été éduqués par des instituteurs très bien formés, ni en six mois, ni recrutés expéditivement par des politiciens en quête de popularité. Dans ces conditions, si vous injectez 5000 enseignants dans le système éducatif, sans compter les dégâts incommensurables infligés vingt-cinq ans auparavant à l’école par les Volontaires, Contractuels et « Ailes de dindes » de l’ajustement structurel des années 80, s’en prendre au français devient un déni de réalité, voire une quête de bouc émissaire (Scapegoating). Les professeurs Mary Teuw Niane, Sakhir Thiam et Cheikh Anta Diop n’ont pas tracé des tangentes, ni appris les intégrales ou dérivées en Wolof! Ils maîtrisent le français langue d’acquisition et de transmission de ces connaissances fort complexes! Quand Samba Diouldé Thiam et Maguette Thiam, tous deux mathématiciens, animaient Andd Soppi en français, chacun de leurs articles était un régal littéraire parce que, comme tout bon scientifique, ils maîtrisent le français. Que dire de Pathé Diagne, héraut des langues nationales et leur transcription, fin connaisseur de la langue française dans toutes ses subtilités esthétiques? Je me souviens encore de la remarquable « Volée de bois vert » (titre de son article) qu’il avait administrée sur les langues nationales à Kader Fall, alors ministre de l’éducation. Ma génération a la légitime nostalgie de ces débats de haute facture en français à cette époque où il était ni étrange ni étranger! Que s’est-il passé entretemps? On n’ose point supputer une érosion des intelligences ou une altération génétique générationnelle! Cher collègue, j’ai l’impression que le débat sur le français et les langues nationales est biaisée par l’intrusion furtive de considérations idéologiques surgissant de la mémoire d’un orgueil national meurtri par les canons du colon français qui, selon Cheikh Hamidou Kane, nous a « recensés, répartis, classés, étiquetés, conscrits, administrés.» Il ne faudrait pas enfermer le débat dans une logique de repli identitaire et revanchard tel que le configurent certaines assertions du genre, « aucun pays ne s’est développé dans une langue étrangère !» Soit! Reprendre à satiété cette assertion péremptoire est révélateur d’un déficit d’historicité et d’approche anthropologique. Ceux qui ont cette posture évoquent de grands pays développés comme la Chine, la Corée et le Japon. La Chine n’a jamais subi une présence coloniale de longue durée comparable à la nôtre. Tout au plus, elle a été brièvement dominée économiquement et militairement par des puissances occidentales qui n’y ont pas laissé leur empreinte linguistique et culturelle. Le même scénario est valable pour la Corée, surtout celle du Sud qui a grassement bénéficié de la présence Américaine pour s’enrichir de la langue anglaise, des dollars de Uncle Sam et de la technologie des GI’s venus endiguer la déferlante Nord-Coréenne des années cinquante. Comme quoi, les phénomènes d’hybridation sont plus fécondants que les obsessions de la pureté! Quant au Japon, son insularité et sa puissance militaire aidant, il a su préserver son intégrité sociolinguistique. Que dire du Sénégal ? Toute une autre histoire (Another ball game) ! L’histoire coloniale du Sénégal atteste de la présence du français dans notre pays depuis le XVI siècle. En six ou sept cents ans, le français a pensé et structuré l’administration civile et militaire, irrigué le champ éducatif et scientifique de notre pays dont la vulnérabilité était accrue par sa tradition orale. Cette langue française a donné naissance aux plus belles élites intellectuelles d’Afrique. Donc, par un trait de plume, on ne peut ni l’effacer ni la rétrograder au risque de nous heurter au mur épistémologique qui a compromis l’Arabisation dans certains pays arabes. L’adoption accélérée de l’Arabe comme langue de substitution par des revendications nationalistes les a coupés du corpus scientifique universel écrit en français et surtout en Anglais, pour les enfermer dans le ghetto linguistique « d’une métamorphose inachevée » : ils ont cessé de maitriser le Français sans acquérir l’arabe classique. De cette impasse est née une nouvelle caste de locuteurs appelés les « Nilingues »! Soyons prudents et opportunistes comme la Grande Royale de Cheikh Amidou Kane. Certes notre rencontre avec l’Occident fut « une naissance qui se fit dans la boue et le sang » (sic); mais par intelligence stratégique écoutons la: « Il faut aller apprendre chez eux l’art de vaincre sans avoir raison… L’école étrangère est la forme de la nouvelle guerre que nous font ceux qui sont venus. Il faut y envoyer notre élite en attendant d’y pousser tout le pays » ! Cette exhortation à assumer son histoire avec réalisme et sans complexe fut le crédo du Japon qui n’hésita pas à envoyer des cohortes d’étudiants en occident pour s’approprier les armes de leur vainqueur !Cher Collègue, je te félicite pour le travail de pionnier-défenseur de la scolarisation en langues nationales par l’application du Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS) qui utilise les langues nationales dans les enseignements-apprentissages en même temps que le français. En didactique de l’Anglais, je prône l’utilisation intelligente des langues nationales et du Français pour faciliter les apprentissages au nom du concept de compétence plurilinguistique qui permet des associations et transferts entre ces langues selon les circonstances. Ma seule crainte est le débat inachevé voire négligé sur la baisse des performances scolaires dues fondamentalement à une mauvaise maitrise du français, aussi bien par les apprenants que les enseignants. Quelque soit la langue de transmission des connaissances, Mandarin, Anglais, Français ou langue nationale, elle doit être maitrisée. Même si Boileau nous dit que « Ce qui se pense clairement s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », il faut ajouter à condition que la langue d’énonciation soit maitrisée. Ne pas régler le problème du Français par la formation et le diaboliser pour légitimer d’autres alternatives risque de nous fourvoyer dans des impasses. Langues nationales oui, mais accompagnées par la réhabilitation du Français. Evitons les enfermements stériles pour dégager des espaces d’altérité cognitive fécondante auxquels nous convie Goethe dans cette diatribe: « Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue.»Mathiam Thiam Inspecteur Général (Anglais) Fastef, Département de didactique de l’Anglais

CONSEIL DES MINISTRES : Sonko annonce la tenue d’un séminaire gouvernemental les 27 et 28 avril 2024

Tract-Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont pris une batterie de mesures hier mercredi.Lors du Conseil des ministres, le chef du gouvernement a annoncé la tenue d’un séminaire gouvernemental les 27 et 28 avril 2024, conformément aux instructions du Président Diomaye Faye. Il a aussi informé ce dernier « de la démarche d’élaboration du plan d’action du Gouvernement ». Pour ce faire, avance M.Sonko, »chaque ministère devra lui soumettre sous huitaine en plan sectoriel ».Ousmane Sonko ne s’est pas arrêté là. Il a informé « de la tenue prochaine des réunions interministérielles suivantes : un Conseil interministériel consacré à la préparation de la Tabaski 2024 ; un Conseil interministériel consacré à la campagne de production agricole 2024 ; un Conseil interministériel consacré à la préparation de l’hivernage ; un Conseil interministériel consacré à la préparation des examens et concours ; une réunion interministérielle de suivi des engagements du Gouvernement dans le cadre de la préparation du pèlerinage à la Mecque, édition 2024 ».