DRAME À WAKHINANE NIMZATT : Un jeune charretier poignardé à mort
Tract-Un jeune d’une vingtaine d’années a été poignardé à Wakhinan Nimzatt, dans le quartier Baye Laye.Selon nos confrères de Seneweb, tout est parti d’une altercation l’opposant à un autre garçon. C’est sur ces entrefaites que son belligérant lui a asséné un coup de couteau.Acheminée à l’hôpital pour des soins, la victime a rendu l’âme après quelques heures en observation. La police de Wakhinane Nimzatt a ouvert une enquête pour retrouver le présumé meurtrier.
[MÉDIAS] Le PCA du journal ‘Le Soleil’ remet sa démission à Bassirou Diomaye Faye
Tract-Abdoulaye Bamba Diallo n’est plus officiellement le Président du conseil d’administration (PCA) de la Société sénégalaise de presse et de publicité (SSPP) Le Soleil.Nommé par Macky Sall à ce poste en avril 2020, il vient de rendre sa démission au successeur de ce dernier, Bassirou Diomaye Faye, rapporte Enquête. Le journal indique qu’il «attend la suite qui sera donnée à cet acte de haute portée symbolique».Celui-ci rappelle l’épisode Ibrahima Gaye. Directeur général du Soleil au moment de la première alternance, en 2000, ce dernier avait rendu le tablier dès l’accession au pouvoir de Abdoulaye Wade, vainqueur au second tour devant Abdou Diouf, qui l’avait nommé patron du média public.
[GÉNOCIDE RWANDAIS] Capitaine Mbaye Diagne : 30 ans après, le ‘héros sauveur’ de plusieurs centaines de vies, toujours méconnu au Sénégal !
«Les plus grands parmi les héros, sont les héros de la paix, les héros de la non-violence, ceux qui n’ont pour armes que leur courage, leur détermination et leur foi en l’humanité. Ceux-là affrontent le danger à mains nues et font face à la mort le sourire aux lèvres.» (Louis Camara, écrivain et poète)
Tract – Cette citation retentit comme une fanfare de vérité exceptionnelle destinée à exhumer de l’anonymat le Capitaine Mbaye Diagne, cet officier sénégalais tombé, loin des siens, sur le champ d’honneur de l’humanitaire, en sacrifiant sa vie pour conserver des vies.
C’est à cette race d’hommes, il faut dire rares, qu’appartenait le Capitaine Mbaye Diagne qui, à lui seul, réussit à sauver, au cours de sa mission au Rwanda, plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants au péril de sa propre vie. D’ailleurs, les commémorations officielles ont débuté, ce dimanche 7 avril en terre rwandaise, jour anniversaire des premières tueries de ce qui deviendra le dernier génocide du XXe siècle, faisant 800.000 morts, majoritairement dans la minorité tutsi, mais aussi des Hutu modérés.Né à Coki dans le département de Louga le 18 Mars 1958, Mbaye Diagne à l’état civil, a fait des études de Droit à l’Université de Dakar avant de s’inscrire à l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) de Thiès, d’où il est sorti avec le grade de Capitaine de l’armée Sénégalaise. Ayant reçu le commandement de la 3e compagnie du 6e bataillon d’infanterie, il prend une part active dans le conflit casamançais, de 1989 à 1993. Au cours de cette même année 1993, il est envoyé au Rwanda dans le cadre d’une équipe d’observateurs militaires de l’OUA chargée de surveiller la guerre civile opposant les forces gouvernementales de la majorité Hutue aux combattants du Front Patriotique Rwandais (FPR) dominé par les Tutsis.Par la suite, il sera affecté à la MINUAR, une force de maintien de la paix des Nations-Unies chargée de superviser la mise en œuvre des accords d’Arusha (août 1993) destinés à mettre un terme à la guerre. Malheureusement, le président de la République du Rwanda, Juvénal Habyarimana, d’ethnie Hutue, est tué dans des circonstances troubles, l’avion qui le transportait ayant été abattu. C’est alors le coup d’envoi du terrible génocide des Tutsis par les extrémistes Hutus qui, en l’espace de cent jours, vont massacrer plus de 800 000 personnes dans des conditions atroces.C’est dans ce contexte tragique que va se révéler Mbaye Diagne, le « capitaine courage », grâce à l’héroïsme duquel des centaines de Tutsis et de Hutus modérés (un millier selon certaines estimations) vont échapper aux massacres organisés par les milices Interahamwe poussés par la sinistre et tristement célèbre « radio mille collines ». « Personne n’allait nous secourir. Nous étions littéralement abandonnés par le monde dans une Afrique lugubre. Il était absolument hors de question pour moi de m’en aller et j’aurais sacrifié toutes les vies sous mon commandement, de ceux qui ont décidé de rester avec moi et la mienne, pour être capable de sauver une Rwandaise ! Un Tutsi, qui tiendrait le monde pour responsable de ce génocide ! », confiera le Capitaine Mbaye Diagne à son ami le journaliste de la BBC Mark Doyle. « C’est l’homme le plus courageux que j’ai rencontré au cours de mon existence », dira ce dernier de l’officier sénégalais.Notons que les cinq enfants de la Première ministre Agathe Uwilingyimana, une Hutue modérée, assassinée le 7 avril 1994, furent arrachés des griffes des miliciens interahamwe puis évacués vers la Tanzanie par le capitaine Mbaye Diagne. Ce fut sans doute l’un des premiers hauts faits du héros sénégalais qui continua de mener ses opérations de sauvetage, seul, sans armes et en dépit des ordres de la hiérarchie militaire. « Il s’en allait seul, puis il revenait avec des dizaines de personnes qu’il avait arrachées à l’orgie sanguinaire des génocidaires », témoignera le Général Roméo Dallaire, Commandant en chef de la MINUAR. Pour cet officier supérieur des « casques bleus » de l’ONU, le Capitaine Mbaye Diagne peut être considéré comme «l’homme le plus courageux ayant servi l’Organisation des Nations Unies».Et en effet, quand on compare la grandeur de ses actes à la petitesse de ses moyens, quand on replace les faits dans leur contexte, on peut même affirmer sans ambages que le Capitaine Mbaye Diagne fut l’un des plus grands héros du vingtième siècle. En Juillet 2010, sa veuve et ses deux enfants ont reçu des mains du Président Paul Kagamé le « Prix Umurinzi » accompagné de ces mots émouvants : « Pour votre bravoure et votre sacrifice pendant le génocide de 1994 et pour montrer au monde la vraie signification de l’Ubuntu africain, le peuple Rwandais vous sera toujours endetté ». En octobre de la même année, en Italie, Mbaye Diagne est célébré par le «Jardin des Justes» de la ville de Padoue. En 2011, à l’occasion du dix-septième anniversaire du génocide, le Capitaine est à nouveau honoré à titre posthume par la secrétaire d’état Hillary Clinton. En 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU décide de créer la «Médaille du Capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel» en son honneur.Au Rwanda, son souvenir reste gravé dans les cœurs et dans les esprits et chaque année, son nom est évoqué au moment des commémorations du génocide de 1994. Quid de son pays natal, le Sénégal ? En 2005, le Capitaine Mbaye Diagne a été décoré à titre posthume du grade de chevalier dans l’ordre national du lion. Cependant, aujourd’hui encore, ce chevalier des temps modernes reste peu connu de ses compatriotes. Aucun boulevard, avenue, rue ou édifice public ne porte son nom. Pour trouver des traces de Mbaye Diagne dans Dakar, il faut se rendre au musée des Forces armées, qui lui a dédié une ‘petite salle’. A Thiès, un camp militaire porte toutefois son nom. D’ailleurs, tout récemment, Macky Sall a inauguré, le vendredi 22 mars 2024 le mémorial du capitaine Mbaye Diagne. Un mémorial qui rend hommage à un homme qui «incarne les valeurs cardinales de notre société. Par ses hauts faits d’armes, par ses exceptionnelles qualités d’humanisme, il a grandement contribué au prestige du Sénégal», a affirmé l’ancien président de la république en prononçant son discours.Pourtant, comme le souligne sa veuve, Yacine Mar Diop, son histoire devrait être connue de tous les Sénégalais car, qui est plus grand que l’homme qui a fait don de sa vie à ses semblables ? «Mon souhait serait que le nom de mon mari puisse figurer dans les manuels scolaires du pays. Que son histoire puisse être connue de tous. Son attitude sur le terrain et son courage doivent inspirer les jeunes», affirme avec justesse l’épouse du Capitaine Mbaye Diagne.Par Fatima SédarC’est dans ce contexte tragique que va se révéler Mbaye Diagne, le ‘Capitaine courage’, grâce à l’héroïsme duquel des centaines de Tutsis et de Hutus modérés (un millier selon certaines estimations) vont échapper aux massacres organisés par les milices Interahamwe poussés par la sinistre et tristement célèbre «radio mille collines».
[AFRICA TIMES] Le leader maximo malien Assimi Goïta se crispe et suspend les partis politiques
Tract-Le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement qui a annoncé la nouvelle ce mercredi soir, a justifié cette décision par des raisons politiques et sécuritaires.Lors d’un point de presse, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, a expliqué que la situation sécuritaire sur le terrain est l’une des raisons de la suspension jusqu’à nouvel ordre des activités des partis et associations politiques du Mali.« Sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, pour raisons d’ordre public, les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations sur toute l’étendue du territoire national », dit un décret pris en conseil des ministres par le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, et lu devant des journalistes par le colonel Maïga.
Ce dernier a expliqué que la reprise de la ville de Kidal, en novembre 2023, des mains des ex-rebelles ainsi que d’autres localités ne signifie pas la fin du terrorisme, des questions de sécurité. Il y a, a-t-il poursuivi, d’autres défis sécuritaires à relever, alors qu’au même moment, la classe politique malienne mène « des débats stériles » et est coupable de « subversion ».Le ministre fait référence aux voix politiques locales de plus en plus nombreuses et audibles qui affirment que la période de transition a pris fin depuis le 26 mars dernier. Et qu’il faut un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
CULTURE : La bibliothèque de feu Léopold Sédar Senghor, menacée de ventes enchères
Tract-« En Afrique, un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle », a-t-on coutume de dire. En Normandie, une bibliothèque qu’on vend, c’est un patrimoine qui est dispersé… En l’occurrence, ce sont les milliers d’ouvrages ayant appartenu à l’ex-président sénégalais Léopold Sédar Senghor qui vont être vendus aux enchères le 16 avril prochain à Caen, en France.Ce sont plus de 300 lots qui sont mis en vente, pour des sommes allant de 20 à 3 000 euros. Un trésor littéraire et patrimonial qui risque d’être éparpillé.
Le groupe de recherche international Léopold Sédar Senghor (groupe de chercheurs et d’universitaires fondé en 2022) appelle, dans une lettre adressée aux nouvelles autorités de Dakar, à racheter le lot avant qu’il ne soit trop tard, comme l’avait fait le gouvernement précédent en 2023 lors de la vente d’effets personnels du « président poète » disparu le 20 décembre 2001, à l’âge canonique de 96 ans. Le « président poète » sénégalais s’est éteint dans son domicile de Verson, en Normandie, où il s’était installé avec son épouse, après avoir quitté volontairement le pouvoir en 1980.« On a, à peu près, un millier d’ouvrages de la bibliothèque personnelle de Senghor. Il y a tous les ouvrages des amis de Senghor et du mouvement de la négritude, Aimé Césaire, qui dédie par exemple le Discours sur le colonialisme à ce vieux Léopold Sédar Senghor, explique l’universitaire Céline Labrune-Badiane, au micro de Frédéric Garat, de la rédaction Afrique de RFI.
On a aussi des livres d’Aragon qui lui sont dédiés. On a le livre de Jean Price-Mars, donc l’ethnologue haïtien, qui a été vraiment très important dans la construction de la pensée de Senghor, et beaucoup d’ouvrages d’auteurs sénégalais, ouest-africains, qui constituent un patrimoine absolument majeur de la littérature sénégalaise et ouest-africaine, qui ont contribué donc au mouvement de la négritude.
Les modalités de leur rapatriement au Sénégal ne nous appartiennent pas, néanmoins, on voudrait attirer l’attention des nouvelles autorités, du futur ministre de la Culture, sur la nécessité, justement, de ramener ce patrimoine au Sénégal afin qu’il puisse être accessible au public. L’État du Sénégal peut très bien racheter au moins une partie de ces ouvrages. »
NOUVEAU GOUVERNEMENT : Sonko va auditer la fonction publique pour traquer les emplois fictifs
Tract-En conseil des ministres, mercredi 10 avril, le président Bassirou Diomaye Faye a demandé à son Premier ministre Ousmane Sonko d’auditer le fonctionnement des ministères et de faire la situation générale des finances publiques. Des premières mesures annoncées saluées par les organisations de la société civile qui suivent les questions de bonne gouvernance.La réduction du train de vie de l’État du Sénégalest demandée depuis longtemps par la société civile. Cela se fera d’abord par un audit des ressources humaines et budgétaires dans les différents ministères. Un effort nécessaire pour Moundiaye Cissé, de l’ONG 3D : « Je pense que dans le budget de l’État, la moitié est consacrée par les dépenses du personnel. On a l’habitude de voir du personnel fictif partout. Il faut rationaliser ce personnel-là et faire en sorte que ce soit du personnel effectif. Il y a également beaucoup d’agences de l’État, ils ont annoncé qu’ils vont les regrouper. »Cette rationalisation devra aussi passer par un audit plus en profondeur de toutes les finances publiques qui est inscrit dans le code de transparence sénégalais depuis 2012. Le président a les trois premiers mois de son mandat pour le faire. Pour Elimane Kane du groupe de réflexion Legs Africa, c’est un chantier primordial pour le pays : « Nous avons un encours de la dette assez important, donc il faut mobiliser les ressources domestiques. Je pense que ça, c’est au niveau de l’assiette fiscale que ça peut se faire immédiatement. Il faut aussi maximiser la mobilisation des recettes parce qu’il y a beaucoup de manque à gagner sur le plan fiscal : beaucoup d’évitement, d’évasion fiscale. »Pour réduire la dépense, le programme du Pastef prévoit aussi la suppression de certaines institutions, comme le Conseil économique et social, et le Haut Conseil des collectivités territoriales.




