AID EL FITR : La korité célébrée dans l’unité
Tract-Le Sénégal célébre la korité 2024 ce mercredi dans l’unité, malgré un début de Ramadan « dans la division ». La coordination des musulmans du Sénégal tout comme la commission de surveillance du croissant lunaire ont annoncé la date de l’Aid El Fitr le même jour ( ce mercredi).Depuis plusieurs années, la korité qui marque la fin du jeûne était célébrée dans la division.
DÉCÈS DE BOUN ABDALLAH DIONNE : La levée du corps prévue ce mercredi à l’hôpital Principal
Tract-La dépouille de Mahamad Boun Abdallah Dionne est arrivée á Dakar hier mardi. La levée du corps est prévue ce mercredi á l’hôpital Principal de Dakar á 12 heures suivie de l’enterrement à Touba.Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah est décédé en France vendredi dernier suite á une longue maladie. Il était candidat à l’élection présidentielle du 24 mars 2024. Malheureusement, il a stoppé sa campagne électorale pour une évacuation en France où il a rendu l’âme.
CONSEIL DES MINISTRES : Les cinq orientations majeures du ‘Projet’
Tract-Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce mardi 09 avril, son premier Conseil des ministres. Lors de la rencontre, le chef de l’Etat a rappellé la nécessité de définir et « de mettre en œuvre une politique inspirée par le « PROJET » DE TRANSFORMATION SYSTEMIQUE DU SENEGAL, décliné en cinq (5) orientations majeures ».Ces dernières, selon le Président Faye, doivent s’ériger en axes prioritaires de l’action gouvernementale .« Il s’agit de :
1. la jeunesse, l’éducation, la formation, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes et des femmes;
2. la lutte contre la cherté du coût de la vie et l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages;
3. la modernisation de la Justice, la protection des droits humains, la bonne gouvernance, la transparence, la reddition des comptes et l’amélioration de notre système démocratique et électoral;
4. la souveraineté économique et la prospérité du Sénégal, l’exploitation optimale des ressources naturelles et le développement endogène durable des territoires;
5.la consolidation de l’unité nationale et des solidarités dans un renforcement de la sécurité, de la paix et de la stabilité du pays », peut-on lire dans la note.
AVENIR DU FRANC CFA : ‘C’est aux États africains de décider ! ’ (Ministre français)
Tract-Le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, a estimé : « Nous avons fait notre part du chemin en sortant de la gouvernance du CFA. Maintenant, aux Etats africains de décider. »La France n’a pas à se prononcer sur l’avenir du franc CFA en Afrique de l’Ouest, que l’élection du candidat antisystème Bassirou Diomaye Faye à la tête du Sénégal plonge dans un peu plus d’incertitude, a estimé lundi 8 avril le ministre des affaires étrangères français, Stéphane Séjourné.
« Si les pays africains se mettent d’accord pour changer le nom, organiser différemment leur organisation monétaire, c’est de la souveraineté des Etats. Nous voulons bien accompagner ce mouvement. S’il s’agit uniquement du symbole du nom, il peut être changé. S’il s’agit d’une organisation différente de l’organisation monétaire, elle peut également être changée », a-t-il observé.
« Ce n’est pas à la France d’avoir un avis là-dessus. Nous avons fait notre part du chemin en sortant de la gouvernance du CFA. Maintenant, aux Etats africains de décider », a poursuivi le chef de la diplomatie française, interrogé sur RFI et France 24.Tenant d’une ligne souverainiste, le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a prôné pendant sa campagne une rupture avec la devise actuelle, utilisée dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin et Guinée-Bissau).
Une monnaie arrimée à un euro fort
Le franc CFA est également utilisé dans six pays d’Afrique centrale, dans une union monétaire distincte, où le débat sur une éventuelle sortie est pour l’heure moins intense. Les critiques envers le franc CFA, dont les billets sont toujours imprimés à Chamalières, en France, ne sont pas récentes. Sa parité, arrimée à un euro fort qui pénalise les exportations, est fréquemment visée par ses détracteurs.
La montée du sentiment hostile à la politique française en Afrique dans plusieurs pays de la région, notamment au sein des populations les plus jeunes, a accentué l’impopularité de la devise.Il y a quelques mois, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, gouvernés par des régimes militaires qui ont tourné le dos à Paris et quitté la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour s’allier avec la Russie, avaient eux aussi évoqué une sortie du franc CFA.
Stéphane Séjourné a achevé lundi en Côte d’Ivoire sa première tournée africaine qui l’a mené au Kenya et au Rwanda, l’occasion de saluer « un partenariat équilibré » avec Abidjan, qui reste l’un des principaux alliés de Paris sur le continent.
« Construire des partenariats équilibrés »
« C’est le sens de l’histoire de nos nouvelles relations entre les deux pays : avoir des partenariats qui sont équilibrés, avoir une diaspora qui fait ce lien entre nos cultures et nos économies », a déclaré M. Séjourné lors d’un point presse avec le président ivoirien, Alassane Ouattara.
Evoquant les « bons résultats de l’économie ivoirienne depuis une décennie », il a également mentionné le rôle de la Côte d’Ivoire dans « la stabilité au niveau régional ». « Nous continuerons à œuvrer avec vous pour cette stabilité », a-t-il poursuivi.
DIOMAYE-SONKO, WADE-IDY, ABDOU DIOUF-HABIB THIAM, SENGHOR-DIA : Les duos qui nous ont dirigé
Tract-En nommant son ami et leader politique Ousmane Sonko comme Premier ministre, le nouveau président du Sénégal Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une histoire de duos à la tête de l’Etat.De l’indépendance du pays en 1960 à la nouvelle alternance politique de 2024, l’exécutif sénégalais aura été par moments incarné par de fortes personnalités, entre un chef de l’Etat ultra puissant tirant sa légitimité du suffrage universel et un premier ministre dont les prérogatives sont tirées de la Constitution.
L’histoire politique du Sénégal est en effet marquée par des duos emblématiques qui se sont transformées en dualités, le plus souvent au détriment du fonctionnement régulier des institutions.Le binôme qui va diriger le Sénégal ces cinq prochaines années est pour le coup inédit, le premier ministre Ousmane Sonko étant également le leader du parti Pastef, dont le président nouvellement élu Bassirou Diomaye Faye est redevenu membre simple, après avoir démissionné de ses fonctions de Secrétaire général après son intronisation comme cinquième président de la République.
C’est autour du slogan « Diomaye mooy Sonko » (« Diomaye, c’est Sonko ») que les deux hommes ont bâti leur campagne qui les a menés au sommet de l’Etat.
De par son aura et du fait de son poids politique, Ousmane Sonko occupera une place essentielle au sein de l’exécutif sénégalais. En tant que chef du gouvernement, il sera le véritable chef d’orchestre du projet politique dont son parti le Pastef, est porteur.
De là à attirer toute la lumière sur lui jusqu’à éclipser le président élu Bassirou Diomaye Faye, certains observateurs et analystes de la politique sénégalaise redoutent un éventuel choc des ambitions qui pourrait avoir des répercussions négatives sur la bonne marche de l’Etat, même si les deux hommes ont systématiquement rejeté cette hypothèse.
Par le passé, le Sénégal a connu des relations parfois tumultueuses entre les deux personnalités de l’Executif, aboutissant à des crises politiques graves.
BBC Afrique revient sur ces duos qui ont fini par se transformer en duels au coeur de la République.17 Décembre 1962 : la rupture entre Senghor et Dia
Léopold Sédar Senghor organise avec son ami Mamadou Dia la marche vers l’indépendance au sein du Bloc démocratique sénégalais fondé en octobre 1948, qui aboutit plus tard à la création d’un grand parti l’Union progressiste sénégalaise (UPS) fondée en 1958 après le ralliement du parti socialiste de Lamine Gueye.
Senghor et Dia sont les deux principaux dirigeants du parti et mènent ensemble la campagne pour l’accession à la souveraineté internationale.
A la proclamation de l’indépendance du Sénégal en 1960, Leopold Sedar Senghor devient le président du pays tandis que Mamadou Dia est président du Conseil, l’équivalent d’un premier ministre.
En vertu de la nouvelle Constitution qui institue un exécutif à deux têtes, le Président de la République est le chef de l’Etat. Il «assure la continuité de la République et le fonctionnement régulier de ses institutions » et le Président du Conseil « détermine et conduit la politique de la Nation et dirige l’action du Gouvernement ».
Dans ce système bicéphale, le président Senghor est davantage préoccupé par la politique extérieure tandis que le président du Conseil Mamadou Dia s’occupe de la politique intérieure.
Les deux hommes connaissent de profonds désaccords, notamment sur les orientations à donner au pays et la politique menée par Dia.
On assiste à une dégradation brutale des relations entre Mamadou Dia et Léopold Sédar Senghor.
Le différend entre les deux têtes de l’Etat sénégalais atteint des proportions graves lorsque le lundi 17 décembre 1962, Mamadou Dia fait évacuer l’Assemblée nationale et déploie un cordon de gendarmerie autour du bâtiment afin d’empêcher le dépôt par les parlementaires d’une motion de censure contre son gouvernement.
La motion de censure finit par être adoptée par les parlementaires au domicile du président de l’assemblée nationale d’alors Maître Lamine Guèye.
Accusé d’avoir préparé un coup d’État, Mamadou Dia est arrêté le 18 décembre avec quatre de ses ministres.
Mamadou Dia sera finalement condamné en 1963 à la déportation à perpétuité puis transféré à Kédougou (sud-est) avant d’être libéré douze ans plus tard, en 1974.
Un projet de loi constitutionnel, prévoyant l’élimination du poste de premier ministre et l’instauration d’un régime présidentiel est ensuite adopté par référendum le 3 mars 1963.
En décembre de la même année, Leopold Sedar Senghor, seul candidat en lice est élu à la présidence.
L’élection du président au suffrage universel suite à la réforme de 1962 a eu des répercussions déterminantes dans les rapports entre les deux têtes de l’exécutif.
À partir de ce moment, la prééminence du chef de l’État est définitivement établie.
Abdou Diouf – Habib Thiam, une amitié à l’épreuve du pouvoirEntre le président Abdou Diouf et l’ancien Premier ministre Habib Thiam, c’est plus de cinquante années de compagnonnage et d’amitié.
La relation entre les deux hommes a débuté à la fin des années 50 en France et a traversé toutes les phases de la vie politique sénégalaise.
Ami intime, proche et fidèle collaborateur de son ami de président, Habib Thiam a occupé la fonction de Premier ministre à deux reprises entre le 1er janvier 1981 et le 3 avril 1983 quand Abdou Diouf prit la succession de Léopold Sédar Senghor à la présidence, puis du 8 avril 1991 au 3 juillet 1998.
Il aura joué un rôle important dans l’ascension de l’ex chef de l’Etat depuis son poste de directeur de cabinet de Senghor jusqu’à la magistrature suprême.
Le Premier ministre Habib Thiam fut pendant longtemps l’homme de confiance de l’ancien Président de la République.
Toutefois, son compagnonnage avec Diouf n’aura pas été qu’un long fleuve tranquille. La relation entre les deux amis a été par moments mise à rude épreuve notamment à cause de divergences politiques.
Habib Thiam, qui a toujours revendiqué sa liberté et son indépendance, s’est opposé aux dérives présidentialistes du régime et en a fait les frais.
En 1983, le président Abdou Diouf décide de supprimer le poste de Premier ministre créé par Senghor en 1970.
Ainsi dans son allocution radiotélévisée du 3 avril 1983, Diouf annonce la nouvelle au peuple sénégalais.
Le premier ministre Habib Thiam, qui n’était pas averti du projet présidentiel fut le premier surpris par cette décision qu’il a vécue comme une trahison de la part de son ami de président.
Les relations entre les deux hommes prirent un coup de froid et le président Diouf n’avait d’autre choix que de trouver un point de chute à son ancien premier ministre.
Ce dernier devient alors président de l’Assemblée nationale à la faveur des élections législatives remportées par le Parti Socialiste en 1983.
Le 7 avril 1991 il redevient Premier ministre pour aider le président Diouf alors englué dans une situation économique et politique délétère depuis 1988, à reprendre en main la situation.
Il conservera son poste jusqu’au 3 juillet 1998, lorsque Mamadou Lamine Loum lui succèdera.
Dans l’ouvrage Habib Thiam, l’homme d’Etat co-écrit par les journalistes sénégalais Mamoudou Ibra Kane et Mamadou Ndiaye, l’ancien chef d’Etat Abdou Diouf apporte des témoignages sur ses relations avec son premier ministre et ami : « Nous avons cheminé ensemble dans la vie, à l’Ecole, dans les administrations, jusqu’aux sommets de l’Etat. De Paris, après études et stages de formation, nous avions ensemble pris le chemin du retour, répondant à l’appel de la mère patrie. Il était déjà au gouvernement, au lendemain des regrettables événements de 1962. Il était aussi à mes côtés quand le Président Léopold Sédar Senghor m’a nommé Premier ministre. Il fut à deux reprises mon Premier ministre, non parce qu’il était mon ami mais parce que son expérience et son sens politique aigu, sa formation et son parcours, sa passion pour le pays et la confiance que je plaçais en lui, le désignaient tout naturellement pour m’accompagner et m’épauler dans la lourde tâche qui était la mienne à la tête de l’Etat du Sénégal ».
Abdoulaye Wade – Idrissa Seck : de duo à dualité au sommet de l’EtatLes relations entre Abdoulaye Wade, président du Sénégal de 2000 à 2012 et Idrissa Seck son Premier ministre de 2002 à 2004, ont été marquées par une lutte de pouvoir et une rivalité politique.
Avant d’être nommé Premier ministre par le président Wade, Idrissa Seck a été son homme de confiance, occupant le poste de directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade pour la présidentielle de 1988, puis directeur de cabinet du président nouvellement élu de 2000 à 2002.
Cependant, leur relation n’a pas résisté à l’exercice du pouvoir et s’est détériorée au fil du temps.
Les principales questions politiques à l’origine des tensions entre Abdoulaye Wade et Idrissa Seck sont les soupçons de corruption, de détournement de fonds publics, les luttes de pouvoir et la rivalité politique.
Premier ministre et longtemps N° 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS), il entre en disgrâce au sein de sa propre formation politique avant d’être limogé de son poste de Premier ministre en 2004.
L’ex chef d’Etat sénégalais accuse son ex-bras droit d’avoir détourné 44 milliards de francs CFA dans le cadre du dossier dit des chantiers de Thiès, des fonds prévus pour les travaux de modernisation de Thiès, la deuxième ville sénégalaise, dont Idrissa Seck était le maire à l’époque.
« Il faut qu’il explique aux Sénégalais comment l’argent a été utilisé. Il n’y aura alors aucun problème », avait justifié à l’époque le président Wade.
Idrissa Seck avait rétorqué que « jusqu’à l’extinction du soleil », aucun sou détourné ne pourrait lui être imputé.
Arrêté et mis en prison en juillet 2005, Idrissa Seck bénéficiera d’un non-lieu et sera libéré le 7 février 2006.
Malgré leurs divergences, Seck qui avouera plus tard avoir beaucoup d’affection pour Wade, a beaucoup en commun avec l’ex président, ayant été ministre à deux reprises dans les gouvernements d’union nationale sous le règne du président Abdou Diouf et ayant été les principaux artisans de la première alternance politique au Sénégal en 2000.« Dangers de l’hyper-présidentialisme »Dans son programme de gouvernance présenté aux sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye a promis une réforme des institutions afin de mettre fin à l’hyper-présidentialisme, c’est-à-dire la concentration des pouvoirs entre les mains du Président de la République.
« L’hyper-présidentialisme avec comme corollaire une mainmise de l’exécutif sur le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, est la principale tare de notre système politique. Nous avons assisté à une judiciarisation de l’espace politique par le Président de la République qui a fait de la justice un levier pour emprisonner et éliminer, ses opposants des joutes électorales. La justice qui devait être à l’avant-garde pour combattre la corruption, le détournement des deniers publics et le gaspillage de ressources de l’État est aujourd’hui manipulée à des fins politiques. L’Administration sénégalaise qui devait être exclusivement orientée vers la satisfaction des usagers est aujourd’hui gangrenée par le népotisme, un manque d’efficacité et une politisation à outrance» .
La nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre va « tempérer les pouvoirs du président de la République, cette hyper-présidentialisation va être rationalisée de fait », selon Maurice Soudieck Dione, Enseignant-chercheur en Science politique à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, qui s’exprimait sur les ondes de la radio privée Walf FM ce dimanche 07 avril.
« Je pense qu’il faut avoir un à priori positif par rapport à ce qu’il n y aura pas de dualité au sommet de l’État. Oui, il y a toujours des risques de dualité, mais ces risques de dualité peuvent être évités si chacun a une claire conscience de l’étendue de ses compétences et que s’il y a une concertation permanente entre les deux. Ce sont des compagnons politiques depuis une décennie au moins, je pense que s’ils discutent régulièrement, s’ils se concertent et s’ils mettent en avant le projet en sachant clairement les compétences du Premier ministre et du président de la République, je pense qu’ils peuvent transcender ces contradictions qui ne peuvent manquer dans la conduite des affaires d’une nation. Donc, ici, on va certainement avoir une lecture parlementaire de la Constitution. Ça va de fait tempérer les pouvoirs du président de la République, cette hyper-présidentialisation va être rationalisée de fait, avec un Premier ministre qui, quoi qu’on puisse dire, a été la cheville ouvrière, l’élément catalyseur de cette victoire éclatante et de l’élection brillante du président Bassirou Diomaye Faye », estime M.Dione.
« Je pense qu’il faut donner à ce duo un préjugé favorable au regard des actes qui ont été posés par Ousmane Sonko jusque là, et au regard aussi de la personnalité de Bassirou Diomaye Faye qui encore une fois est quelqu’un d’intelligent, de structuré, de pondéré et qui n’a pas un égo surdimensionné « , a ajouté l’Enseignant chercheur en Science politique.
Les ‘exigences’ (sic) de Birahim Seck au Pr Diomaye Faye
(Tract) – Pour lutter contre la corruption, le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck invite le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, à rappeler à son gouvernement, lors du conseil des ministres, l’obligation de respecter la loi et d’aller faire leur déclaration de patrimoine.‘ Nous attendons lors de la première réunion du Conseil des ministres, que le président de la République annonce au Premier ministre et aux ministres l’obligation de respecter la loi et d’aller faire leur déclaration de patrimoine même s’il est vrai qu’après la nomination, ils ont trois mois pour le faire mais on souhaiterait que l’annonce officielle soit effectuée par le Président de la République ‘, a déclaré Birahim Seck.De plus, le coordonnateur du Forum Civil souhaite que cette semaine marque le début du respect des engagements. ‘ Les rapports de la Cour des comptes sont déjà disponibles, les rapports de l’Ige également de même que ceux de l’Ofnac mais aussi les rapports de l’Arcop (Autorité de Régulation de la Commande Publique). Donc il faut impérativement que ces rapports commencent à sortir cette semaine parce que nous avons déjà un gouvernement ‘, a-t-il fait savoir lors d’un entretien avec Seneweb.TRACT(Tract.sn)
Du haschisch saisi par la gendarmerie de la Foire à Dakar
Tract – Dans le cadre de la lutte contre le trafic et l’usage de stupéfiants, la brigade territoriale de la foire a saisi 20 boulettes de haschisch, le 8 avril 2024.Selon le communiqué de la Gendarmerie, la drogue saisie vient du Maroc et est interceptée grâce à une dénonciation anonyme.Pour le chef de la Division communication de la Gendarmerie, la drogue était soigneusement dissimulée dans les poignées d’une valise envoyée par GP.TRACT(Tract.sn)
Cheikh Gueye, Teungueth Fc : ‘On va rester humbles’
Tract- Solide, leader de la Ligue 1, après sa victoire (2-1) obtenu ce dimanche face à Diambars, Teungeuth FC s’achemine à grand pas vers le titre de Champion du Sénégal. Avec une avance de cinq points sur son poursuivant Jaraaf, à sept journées de la fin du championnat, le club rufisquois est bien parti pour remporter un deuxième sacre. L’entraîneur du club Rufisquois, Cheikh Gueye refuse toutefois de s’enflammer et prône l’humilité. Selon lui, rien n’est encore jouer .‘ La défaite face Guédiawaye est oubliée depuis longtemps. Mais nous sommes en Football et il y’aura encore des nuls et peut-être des défaites. L’essentiel c’est de continuer à performer et on verra si le titre est à portée ou pas. Les cinq points d’avance sur notre dauphin sont importants mais ce n’est rien par rapport aux 21 points qui restent. Donc, on ne peut pas dormir sur nos lauriers ou se permettre un relâchement.On va rester humbles et continuer le travail. Il faut aller chercher le maximum de points sur les 21 points. On va essayer d’avoir des points pour se maintenir et jouer le titre. Quoiqu’il en soit, l’objectif de Teungueth cette saison, c’est de jouer les grands rôles dans ce championnat ‘ , a confié le technicien.PAPA OUSMANE DIAGNETRACT(Tract.sn)
Keur Massar, calvaire : les voies fermées à la circulation
Tract – Les travaux d’entretien de la route des Niayes qui relie la commune de Keur Massar aux localités de Tivaoune Peulh, Ndiakhirat, Sangalkam etc. sont à l’origine de nombreux désagréments pour les usagers des transports publics qui empruntent ce trafic pour rallier le centre-ville de la capitale Dakar et autres quartiers environnants. A ce calvaire s’ajoutent d’autres difficultés occasionnées par la déviation créée à Castor, sur la route du Front de Terre, dans le cadre des travaux de construction de l’autopont sur les deux voies.Pas un seul véhicule ! L’«arrêt station», nom emprunté de la station d’essence, est devenu inaccessible ou presque. Situé à quelques mètres du rond-point de Keur Massar, les véhicules en partance pour Darou Thioub, Niacoulrab, Niague, Sangalakam, Ndiakhirat, entre autres, stationnaient ici. Le décor a changé. Des barricades sont érigées, empêchant tout accès aux voitures, pour transporter des clients. Le bulldozer est en action sur une chaussée défoncée. Il dégage l’asphalte. Les gravats s’amoncellent, formant ainsi un grand tas finalement vidé par des camions bennes. Les pluies diluviennes enregistrées ont endommagé la route. L’intersection des deux voies, à hauteur du rond-point du marché, surtout pendant l’hivernage, ressemble à un étang. Les gens pataugent dans les eaux pour se frayer un passage. Elle est le réceptacle des eaux de ruissellements et usées. Car les canaux d’évacuation des eaux pluviales sont défectueux.Les habitants des localités citées ci-dessus sont exaspérés par les travaux d’entretien qui perdurent. ‘La circulation, fermée sur cette voie depuis la saison des pluies, n’est pas encore rouverte. Alors que moins de 2 kilomètres de l’axe sont concernés par les travaux’, a déclaré amer, un riverain. Par ailleurs, ces voisins espèrent, ‘une fois l’entretien achevé’ qu’ils ‘seront à l’abri à des eaux qui envahissent nos maisons pendant la saison des pluies’.LE CASSE-TETE DES EVACUATIONS SANITAIRESLes évacuations sanitaires sont un goulot d’étranglement pour les populations. Il n’existe qu’un seul hôpital dans la zone, le centre de santé de Keur Massar. A part celui de Rufisque, l’hôpital Youssou Mbargane Guissé, très éloigné.Le prix du transport flambe en période hivernale. L’axe impraticable pendant l’hivernage est source de cette flambée du prix du transport. ‘Quand on a un malade, il faut payer cher pour son évacuation, qui se déroule dans des conditions déplorables, à l’hôpital de Keur Massar. Les nombreuses secousses compliquent les évacuations’, confie un habitant de Niacoulrab.Les populations s’interrogent quand est-ce que les travaux vont s’achever sur cet axe très fréquenté. ‘Le pavage de la chaussée, ayant démarré depuis la fin de l’hivernage dernier, n’est pas encore achevé. Chaque jour, certains clients des ‘bus Tata’ sont obligés de marcher sur de longues distances pour prendre un autre véhicule qui va les amener à destination’, ont-elles révélé.Le transport urbain demeure est un casse-tête chinois pour les habitants de cette banlieue lointaine. Pour Mouhamed, ‘les infrastructures sont laissées à l’abandon. Les véhicules, quand ils arrivent tout neuf, au bout de quelques années, ils sont inaptes pour le transport. A cause de l’état de dégradation de nos routes’.ENTRE DESORDRE ET DIKTAT DES MARCHANDS TABLIERS OCCUPANT LES TROTTOIRSLe désordre est total au niveau de ce point de passage ‘obligé’ ou presque pour les usagers en partance ou en provenance de Keur Massar et environs. La situation est indescriptible. La chaussée et l’intersection des deux voies sont envahies par les commerçants. Difficile de se frayer un passage. Ils (les commerçants) ont occupé la chaussée et les trottoirs, laissant à peine le passage aux piétons et les «pousse-pousse men», pour signifier les manutentionnaires. Des tables de fortunes sont installées çà et là, sur lesquelles sont exposés divers articles. Il s’agit des tissus, des vêtements, de la friperie, des chaussures et accessoires de femmes, entre autres. Des mégaphones diffusent des annonces relatives aux articles ainsi que leurs prix, en cette veille de la fête de l’Aïd el-Fitr, la fête musulmane célébrant la fin du mois de Ramadan, appelée également Korité.Il faut user de la force, au risque de se faire parfois abreuver d’insanités par ces tabliers qui se plaignent que leurs étals soient secoués pas des piétons, pour se frayer difficilement un passage et venir à bout du chantier. Des engins lourds étant toujours en action sur la chaussée décapée. Certains prennent même le risque de descendre sur la chaussée en chantier, malgré les barricades et les mouvements des bulldozers et sans aucun équipement de protection dédié (chaussure de sécurité…), pour ne pas avoir à affronter le calvaire sur les trottoirs aménagés pour les piétons mais occupés par les marchands ambulants et autres tabliers. Le comble c’est aussi quand des motos viennent forcer ces passages.Une vendeuse déclare : «nous nous sommes installés au beau milieu de la route. Car la circulation est fermée temporairement aux véhicules. A cause des travaux d’entretien sur le trafic. Ce marché est trop petit pour contenir tout ce beau monde qui exerce dans le petit commerce. Avec la fête de Korité, il va sans dire que chacun voudra trouver un bon endroit pour vendre sa marchandise».Et, une fois cet obstacle de Keur Massar franchi, les usagers à destination des localités desservies par l’avenue Bourguiba (Castor, HLM, Jet d’Eau… jusqu’à Fann, etc.) doivent faire face à d’autres difficultés. Ils sont désormais tous les jours confrontés à des embouteillages monstres, occasionnés par la déviation créée à Castor, sur la route du Front de Terre, dans le cadre des travaux de construction de l’autopont sur les deux voies.LE ROND-POINT DE LA STATION, UN CROISEMENT D’OUVRIERS A LA RECHERCHE DE CHANTIERSEn outre, la station d’essence sous l’autopont de Keur Massar est un point de ralliement de nombreux ouvriers en quête d’un travail… temporaire. Particulièrement dans le secteur du bâtiment. Ils sont maçons, carreleurs, mouleurs (de briques), ferrailleurs-coffreurs, etc. et viennent essentiellement de l’intérieur du pays. Ce phénomène appelé exode rural ne fait pas que des heureux. Car la vie dans la capitale est différente de celle des villes de l’intérieur voire des villages. Compte tenu de la cherté de la vie.Moussa est l’un d’eux. ‘Nous avons fini de récolter nos exploitations. Avec mon métier de maçon-coffreur, je suis revenu dans la capitale pour gagner de l’argent afin de subvenir aux besoins de la famille. Mais, c’est dur. Il est difficile de trouver un chantier. Même quand on en trouve, la rémunération est en-deçà de notre niveau de qualification. Normalement, un maçon-coffreur doit gagner 7000 FCFA par jour (au moins). Les employeurs nous payent moins de ce montant ‘, confie-t-il. Par contre, ceux qui ne sont pas qualifiés gagnent 3000 FCFA la journée.TRACT(Tract.sn)


