MÉTÉO : ANACIM annonce un temps chaud et ensoleillé pendant 72 heures

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Tract-L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a publié ses prévisions météorologiques à courte échéance, couvrant la période du 3 mars 2024 à 00h00 au 6 avril 2024 à 00h00.Selon ces prévisions, un temps chaud et ensoleillé, voire dégagé par endroit, prédominera sur la quasi-totalité du territoire sénégalais au cours des prochaines 72 heures. Les régions Est et Centre du pays devraient particulièrement ressentir cette vague de chaleur, avec des températures maximales atteignant des niveaux élevés.En revanche, le long du littoral, le temps sera relativement clément, offrant un répit aux habitants de ces régions. Toutefois, la fraîcheur nocturne et matinale sera de plus en plus perceptible sur les régions côtières, invitant les résidents à se préparer à des températures plus fraîches pendant ces périodes.Les prévisions indiquent également une dégradation des visibilités dans les régions Nord du pays au cours des prochaines 24 heures, ce qui pourrait affecter la conduite et d’autres activités nécessitant une bonne visibilité.En ce qui concerne les vents, ils seront dominants de secteur nord-ouest sur le littoral et nord-est ailleurs, avec des intensités modérées à momentanément assez fortes sur les côtes.

MESSAGE À LA NATION : Ce que le MFDC reproche à Diomaye Faye

Tract-Le mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) a réagi suite au discours à la Nation prononcé par le tout nouveau président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye le soir du 3 avril, veille de la fête de l’indépendance du Sénégal. Hamidou Djiba de Mangoukoro, porte-parole de la faction proche de feu Abbé Diamacoune Senghor, constate pour le déplorer que le successeur de Macky Sall n’a pas évoqué le dossier casamançais aussi bien lors de son prestation de serment que dans son adresse à la Nation du 3 avril.« Diomaye, je le félicite d’avance d’avoir pris le trône. Mais, ce dossier l’attend. Dans ses deux discours, il n’en a même pas fait cas. Peut être que ce n’est plus une priorité pour eux», a déclaré Hamidou Djiba de Mangoukoro dans les colonnes de Bes Bi (le jour).Hamidou Djiba a appelé à Bassirou Diomaye Faye à « prendre ses responsabilités parce que nous l’attendons ». Cependant, a-t-il ajouté, « Nous espérons qu’il n’utilisera pas la façon de faire de ses prédécesseurs. Il est avec le fils (Ousmane Sonko) du terroir casamançais »Avant de se poser la question à savoir : « Ce fils va-t-il prendre des armes contre ses frères ? »Pour rappel, dans son adresse à la nation à la veille de la fête de l’indépendance du Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a promis de prendre « des mesures fortes dans les jours à venir » pour répondre aux besoins des Sénégalais qui sont « fatigués » de la vie chère. Aussi, il veut rendre au Sénégal sa souveraineté économique et surtout sa souveraineté alimentaire.Diomaye Faye a décliné sa feuille de route sur 5 axes prioritaires. D’abord, il veut combattre la corruption, ensuite il a promis de procéder à la refonte des institutions. L’intégration africaine fait partie de ses priorités. De même, il compte abréger la souffrance des femmes et des jeunes.Toutefois, le 5e président de la République du Sénégal a pour ambition immédiate de s’attaquer aux chantiers les plus urgents. Notamment : la réconciliation nationale et la reconstruction des bases de notre vivre-ensemble; la refondation des institutions ; l’allègement sensible du coût de la vie pour alléger les fardeaux du quotidien et en fin les concertations nationales inclusives sectorielles sur l’évaluation et la relance des politiques publiques »

PROCHAIN GOUVERNEMENT DE SONKO: Le sort de Mimi Touré reste flou (E-Media)

Tract-Le suspense continue dans les coulisses du régime Diomaye. En effet, la liste des membres du gouvernement reste toujours dans l’ombre, même après la nomination de Ousmane Sonko. Les tractations sont intenses, mais les motivations restent floues. Si certains évoquent la nécessité d’enquêtes de moralité, selon le journaliste Abdoulaye Cissé, d’autres éléments viennent ajouter à la complexité de la situation.Le « cas Mimi Touré » semble préoccuper le duo Faye-Sonko. Bien qu’elle n’ait pas expressément demandé un poste ministériel, son passé en tant qu’ancienne Première ministre et ancienne présidente d’institution la place en tant que «candidate» à un «poste sénior», pour reprendre Jean Paul Dias. Le président Diomaye aurait même proposé de lui accorder le prestige de ministre d’État, en lui adjoignant soit au ministère des Affaires étrangères, soit à celui de la Justice. Cependant, des obstacles subsistent.Des rumeurs suggèrent que, face à l’opposition des Pastéfiens qui rejettent les « vétérans », Mimi Touré pourrait être chargée de superviser une commission chargée des réformes envisagées par le régime. Une source qui s’est confié à nos confrères de E-média, évoque également la possibilité de la voir à la tête de la Primature ou du Perchoir de l’Assemblée, en fonction des préférences de Sonko.Alors que les législatives se profilent à l’horizon, l’incertitude plane quant à la trajectoire politique de Mimi Touré et à la distribution des postes ministériels dans ce nouveau gouvernement.

FRANCE : Arouna Sangante placé en garde à vue puis remis en liberté

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Tract-À l’aube du sprint final, le Havre est empêtré dans une affaire extra-sportive.Selon les informations de France Bleu Normandie, Arouna Sangante a été placé en garde à vue à l’issue d’un contrôle routier le mercredi 3 avril. Le défenseur central, qui circulait sans permis de conduire, a rapidement été remis en liberté.Il ne sera pas sanctionnéToujours selon les informations de France Bleu Normandie, Arouna Sangante sera prochainement reçu par la direction havraise. En revanche, le défenseur central ne devrait pas être sanctionné. Il sera, sauf surprise, dans le groupe de Luka Elsner pour le déplacement à Lens lors de la vingt-huitième journée de Ligue 1 (samedi, 15h) GMT).

[CARIC’ACTU D’ODIA] Prestation de serment de BDF: les absents ‘indexés’

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Tract – Les traits de l’actu du vendredi 5 avril 2024. Barth ak Khaf ‘Taxawaalu’ ont ‘raté’ la prestation du 5e président de la République de Sunugaal. 

ODIA

[INTERVIEW] Jean-Patrick KETCHA: ‘Au Boukarou, nous travaillons au niveau des communautés territoriales’

Tract – Échange avec Jean-Patrick KETCHA, fondateur de Le Boukarou, incubateur camerounais qui soutient et accompagne les entrepreneurs africains dans la conception et la mise en œuvre des projets innovants.

 Au Cameroun, entre janvier et mars 2024(8 semaines), votre organisation Le Boukarou a dispensé une formation, dont le séminaire de clôture s’est tenu les 16 et 17 mars 2024, sur la transition écologique online à plus de 50 bénéficiaires issus des 10 régions du pays. Quelle est la portée d’une pareille formation ? Quel est son contenu ? (Durée, les modules etc.) ?Cette formation a été organisée conjointement avec l’association Je M’engage pour l’Afrique (JMA) dans le cadre du projet FSPI transition écologique financé par l’ambassade de France. Les formations avaient pour but de sensibiliser les apprenants à la transition écologique, de renforcer les connaissances sur les enjeux environnementaux, de promouvoir des bonnes pratiques écologiques et de créer une communauté engagée pour l’environnement.Au Boukarou nous travaillons énormément au niveau des communautés territoriales et il est de notre devoir de renforcer les organisations qui œuvrent sur le terrain afin de toucher un plus grand nombre de personnes.La formation s’est tenue sur 9 semaines de janvier mars 2024. Les modules couvraient les thématiques de la santé, l’agroécologie, la biodiversité humaine, gestion des déchets, eau et assainissement, transition énergétique, protection de la nature et les outils de la transition écologique.Cette formation a permis de créer une plateforme d’apprentissage en ligne interactive et collaborative, offrant des ressources pédagogiques variées, des sessions de discussion et des projets pratiques visant à encourager l’engagement des participants dans la transition écologique et à favoriser un changement positif dans leurs communautés.Il est clair que la démarche de Le Boukarou et de ses partenaires vise à renforcer les capacités des leaders des organisations de la société civile dans les pays africains. Pourquoi est-il nécessaire d’intégrer la transition écologique au cœur des projets/activités des organisations de la société civile en Afrique ?Intégrer la transition écologique au cœur des projets/activités des organisations de la société civile en Afrique est essentiel pour plusieurs raisons:
  • Son impact sur l’environnement :
    • La prise en compte de la transition écologique permet de limiter les impacts négatifs des activités humaines sur l’environnement en favorisant des pratiques durables. Il en va de tous les secteurs d’activités notamment l’agriculture qui reste la principale activité dans les territoires.
  • Adaptation aux changements climatiques :
    • La transition écologique aide les communautés à s’adapter aux effets des changements climatiques en promouvant des solutions résilientes et respectueuses de l’environnement.
  • Amélioration de la qualité de vie :
    • Les projets axés sur la transition écologique favorisent des environnements plus sains, des ressources naturelles mieux gérées et une meilleure qualité de vie pour les populations locales.
  • Responsabilité sociale :
    • Intégrer la transition écologique démontre l’engagement des organisations de la société civile envers la responsabilité sociale et environnementale, renforçant ainsi leur légitimité et leur impact positif.
En somme, en plaçant la transition écologique au cœur de leurs actions, ces organisations contribuent à un développement équilibré, durable et respectueux de l’environnement, tout en répondant aux défis actuels liés à la protection de la planète et au bien-être de nos communautés. Selon vous, les changements climatiques constituent-t-ils un obstacle à la croissance et au développement des pays africains ?Les changements climatiques représentent effectivement des obstacles majeurs à la croissance et au développement des pays africains pour plusieurs raisons :
  • Notamment l’impact qu’ils ont sur l’agriculture :
Les variations climatiques affectent la productivité agricole, menaçant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de nos populations rurales. L’exemple palpable au Cameroun reste la zone septentrionale qui en est la plus affectée. Avec les changements climatiques les sols sont devenus plus arides et la rareté des pluies a largement affectée les récoltes.
  • Les Ressources en eau :
La raréfaction de l’eau due aux changements climatiques entraîne des pénuries, des conflits pour l’accès à l’eau et compromets les activités économiques dépendantes de cette ressource. Une évaluation de la sécurité de l’eau dans le monde en 2023, récemment publiée par l’institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Université des Nations Unies, révèle que sur près de de 7,8 milliards de personnes réparties dans 186 pays, 5,2 milliards (72%) souffrent d’insécurité de l’eau. Ce chiffre inclut 1,3 milliards d’Africains soit la totalité de la population de l’Afrique. Les pays les plus touchés sont le Comores, Djibouti, Erythrée, la Libye et j’en passe.
  • Santé publique :
Les phénomènes climatiques extrêmes augmentent les risques de maladies liées à l’eau, aux vecteurs (comme les moustiques) et aux conditions environnementales précaires, affectant la santé des populations.
  • Infrastructures fragilisées :
Les événements climatiques extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses, endommagent les infrastructures essentielles, ralentissant le développement économique et social de notre continent.
  • Économie vulnérable :
Les secteurs clés de l’économie africaine, tels que l’agriculture, le tourisme et la pêche, sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques, compromettant la croissance économique.Il est donc crucial pour les pays africains de prendre des mesures d’adaptation et d’atténuation face aux changements climatiques, d’investir dans des infrastructures résilientes, de promouvoir des pratiques durables et de renforcer la coopération internationale pour lutter contre ce défi mondial qui entrave le développement et la prospérité des nations africaines.Le Boukarou : des projets en cours ? Et dans les cinq prochaines années ?Nous avons récemment soumis 10 entrepreneurs, sélectionnés dans le cadre du projet Startup 237 : 100 projets made in Camer financé par le fonds Equipe France et piloté par l’Ambassade de France au Cameroun. C’est 100 entrepreneurs à travers le Cameroun qui recevront chacun 10 000 euros pour booster leurs projets et ainsi que l’économie du pays. Dans ce cadre, le Boukarou s’occupera de l’accompagnement technique de ses entrepreneurs et assurera la bonne gestion des fonds qui leurs sont alloués.Également nous nous apprêtons à annoncer les bénéficiaires de notre programme Wasico (Waste in Common) financé par le fond IP Investisseurs et Partenaires. Wasico est une initiative du Boukarou pensé à la suite d’une déclaration du premier Ministre M. Joseph DION NGUTE sur l’insalubrité des villes camerounaises et en particulier la ville de Douala. Wasico est une réponse à cet appel. Nous prévoyons accompagner les entrepreneurs sélectionnés a la levée de fonds, disposer des coachs et experts pour suivre l’avancement des projets et assurer la communication avec toutes les parties prenantes particuliers, entreprises et organisations gouvernementales.Pour les 5 cinq prochaines années il s’agira de continuer à être présent dans les territoires, de renforcer les capacités de nos jeunes entrepreneurs a travers les programmes Bouka Club et Bosangi. Également de développer notre plateforme de financement BoukaSeeds.Nous gardons le reste pour les mois avenirs. Suivez nos actualités pour ne rien manquer !Propos recueillis par Baltazar Atangana

Primature : voici pourquoi Sonko n’aurait pas dû y aller (Par Ousseynou Nar Gueye)

Tract – Dans l’immédiat, après que le Président Bassirou Diomaye Faye l’ait consulté pour sa nomination à la Primature, Ousmane Sonko aurait dû décliner pour s’effacer un temps de la « scène »…A moins qu’en lieu et place de consultation par le Président Diomaye, il y ait plutôt eu des tractations entre les deux hommes.Le timing et cette proximité dans l’exercice du pouvoir ne sontbpas judicieux. Même si c’était le scénario naturel que tout le monde (la grande majorité des votants PASTEF) attendait.Même si il est vrai que la Vérité est Universelle. Mais, quand c’est aussi évident, bon.Bref, il eut été plus stratégique et plus sain de capitaliser sur O.S pour continuer à battre le macadam pour les échéances législatives, en tant que chef du parti Pastef. Et oui : viser la présidence de l’Assemblée Nationale.Pour l’heure, il aurait dû être ministre conseiller du président ou conseiller du Président avec rang de Ministre.Mais TOUT, sauf un scénario où il y a un « rapport hiérarchique ». Voire d’autorité », si fort.Ousseynou Nar Gueye Fondateur de Tract.sn

TOUBA : Un début d’incendie vite maîtrisé au marché Ocass

Tract-Un nouvel incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi au marché Ocass en occasionnant des dégâts dans deux cantines contenant des tissus selon Sény Dieng, délégué dudit marché.Mais l’intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis de maîtriser le feu. » Un gardien m’a informé d’un début d’incendie au marché au moment où on est en train d’effectuer la prière du nafila. Le feu a causé d’énormes dégâts dans une cantine contenant des tissus. Une autre place a été également touchée » déclare M.Dieng délégué du marché Ocass de Touba.Les éléments du commissariat spécial de Touba étaient sur les lieux du sinistre pour procéder au constat.

PRESTATION DE SERMENT DE DIOMAYE FAYE : Guy Marius Sagna explique les raisons de son absence

Tract-Son absence a été l’une des plus marquante lors de la cérémonie d’investiture de Bassirou Diomaye Diakhar Faye hier mardi au centre des expositions de Diamniadio.Guy Marius Sagna qui ne manquait aucune occasion pour être á coté de Ousmane Sonko même les moments les plus difficiles, n’a pas assisté á la prestation de serment du dauphin de ce dernier.  » je suis hors du Sénégal », a-t-il fait savoir dans un post du Facebook.D’emblée le député et membre du Pastef Les Patriotes a tenu á souligner que ceux qui sont élus ont besoin d’être encouragé et non félicité comme on a l’habitude de faire ici au Sénégal. « Ceux qui sont élu.e.s, encore plus celles et ceux qui sont nommé.e.s, n’ont pas besoin d’être félicité.e.s mais d’être encouragé.e.s. Ils n’ont pas besoin d’être félicité.e.s mais que nous leur disions de ne pas nous faire honte. Ils n’ont pas besoin d’être félicité.e.s mais que nous portions nos vêtements de deuil et que nous soyons tristes pour eux. Ils n’ont pas besoin d’être félicité.e.s mais de conseil », a-t-il avancé.Guy Marius Sagna est d’avis que « La rupture nous devons l’attendre de ceux que nous avons élu e.s, de ceux qui vont être nommé.e.s, mais aussi et surtout de chaque citoyen.ne, de chacun.ne d’entre nous ».Avant de revenir sur les raisons de son absence de la cérémonie. « Je suis hors du Sénégal. Voilà pourquoi je n’étais pas présent hier à la prestation de serment du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.Bon courage et bonne chance au président de la république Bassirou Diomaye Diakhar Faye ! Bon courage et bonne chance au premier ministre Ousmane Sonko ! « , a-t-il lancé.Le dèputé a donné plus de détails sur son voyage. « Je suis convoqué au parlement de la CEDEAO pour l’installation de la 6e législature. Avec mes autres collègues nous allons prêter serment ».Il a informé á ceux qui souhaitent le rencontrer, que  » De Abuja (Nigéria) où je suis, soyez assurés que je reçois toutes vos demandes de rencontres vous qui souhaitez me parler des injustices et des oppressions dont vous êtes victimes. Je reçois aussi les récits des injustices que vous vivez encore ».« De retour au Sénégal, a-t-il promis, comme d’habitude, je vais recevoir les Sénégalais qui demandent à rencontrer leur représentant à l’Assemblée nationale, leur serviteur que je suis. Hâte de vous recevoir et d’entendre le Sénégal vu d’en bas et de voir avec vous comment trouver des solutions à tout cela ».

FÊTE DE L’INDÉPENDANCE : Voici l’intégralité du discours à la Nation de Bassirou Diomaye Faye

Tract-Mes chers compatriotes,Demain, 4 avril 2024, nous célébrons le 64e anniversaire de l’indépendance de notre pays. A toutes et à tous, j’adresse mes chaleureuses félicitations.Je rends hommage à chacune et chacun de vous pour votre attachement aux vertus cardinales de paix et de démocratie qui fondent notre vécu quotidien.Les changements significatifs que nous venons de vivre de façon paisible, témoignent, une fois de plus, de la maturité de notre peuple, de la vitalité de notre démocratie et de la force de nos institutions. Nous devons tous être fiers de cette belle performance. Cette année encore, par la grâce divine, notre fête nationale se déroule sous le signe de la communion spirituelle, avec la semaine sainte pascale qui vient de conclure le carême et le mois de ramadan qui tire à sa fin.Compte tenu des circonstances, en lieu et place du défilé traditionnel, je présiderai demain au Palais de la République une cérémonie de levée des couleurs, sobre et symbolique.Ce soir, alors que nous célébrons notre liberté retrouvée, mes pensées vont à nos vaillants résistants, héros célèbres ou méconnus, qui, se donnant corps et âme, ont défié l’odieux système colonial et sa prétendue mission civilisatrice, pour défendre la liberté de notre peuple et ses valeurs de culture et de civilisation.Je voudrais également saluer avec respect et affection nos anciens combattants, qui ont sacrifié leur jeunesse loin de leurs familles, au prix de leur vie et de leur liberté.Je rends un vibrant hommage à mes prédécesseurs, les présidents Senghor, Diouf, Wade et Sall, qui, chacun, a apporté sa pierre à l’œuvre de construction nationale. C’est sur la base de ce legs que je veux poursuivre avec vous notre quête collective du Sénégal de nos rêves.Mes chers compatriotes, La fête nationale met à l’honneur nos Forces de défense et de sécurité.A vous, officiers, sous-officiers et militaires du rang, qui avez choisi le métier risqué des armes, je réaffirme la reconnaissance de la Nation. Je vous exprime ma fierté, mon soutien et mon entière confiance dans vos missions au service de la patrie, de la paix en Afrique et dans le monde.Je salue la mémoire de nos Jambaars tombés au champ d’honneur et souhaite prompt rétablissement aux blessés. L’Etat restera toujours solidaire de leurs familles, avec soin et compassion.Le thème de cette édition, Les Forces armées au cœur de la cohésion nationale, nous interpelle par son actualité et sa pertinence. Il nous rappelle qu’au-delà du cérémonial, la fête nationale est surtout l’occasion d’une introspection individuelle et collective sur notre commun vouloir de vie commune.Nos Forces de défense et de sécurité, sous le concept Armée-Nation, symbolisant la diversité et la cohésion de leurs composantes socio-culturelles, nous offrent un bel exemple de ce que doit être le vivre ensemble sénégalais.En tant que Chef suprême des armées, et garant de l’unité nationale, je suis déterminé à préserver notre vivre ensemble hérité de nos ancêtres ; parce que nous n’avons qu’une seule patrie : le Sénégal, notre abri commun, que nous aimons tous, qui ne commence pas par nous, et ne finit pas avec nous.Dans cet esprit, mon rôle, et je compte l’assumer pleinement, est de tendre la main à toutes et à tous, pour rassembler, rassurer, apaiser et réconcilier, afin de conforter la paix, la sécurité et la stabilité indispensables au développement économique et social de notre cher pays. De l’est à l’ouest, du nord au sud, je souhaite que notre cher Sénégal reste uni et indivisible, en paix et en harmonie avec notre devise nationale : Un Peuple-Un But-Une Foi. Nous le devons à nous-mêmes. Nous le devons à nos enfants. Nous le devons aux générations futures.C’est pourquoi notre vibrante jeunesse, cœur battant de la nation, restera au centre de mes préoccupations. Chers jeunes du Sénégal, je fais miens vos rêves, vos aspirations, et vos ambitions légitimes de réussir pour être utiles à vous-mêmes, à vos familles, vos communautés et votre pays.L’éducation, la formation aux métiers, l’emploi, l’entreprenariat des jeunes et des femmes restent des défis majeurs à relever. J’en ferai une priorité élevée des politiques publiques, en concertation avec le secteur privé. Nous devons, à cet effet, revisiter les mécanismes existants, les améliorer et les rationaliser afin qu’ils répondent mieux aux besoins d’emploi et autres activités génératrices de revenus pour les jeunes.Pour encourager la création d’emplois, je compte m’appuyer sur un secteur privé fort parce que soutenu par l’ETAT. Sur la base de nos besoins prioritaires, nous travaillerons ensemble pour endogénéiser notre économie. Bien entendu, le secteur privé international aura son plein rôle à tenir.Les Sénégalais sont braves mais ils sont fatigués et attendent de nous des solutions contre la vie chère. La question du coût de la vie me préoccupe particulièrement et retient toute mon attention.Dans les jours à venir, des mesures fortes seront prises dans ce sens, après les concertations que j’entreprendrai avec les acteurs concernés.Mes chers compatriotes, De l’indépendance à nos jours, notre système politico institutionnel et judiciaire a vécu bien des péripéties, les unes plus heureuses que les autres.Soixante-quatre ans après, le moment me semble venu de tirer les leçons de nos réussites et de nos échecs pour une gouvernance publique plus moderne, plus républicaine et plus respectueuse des droits humains.C’est pourquoi, après avoir démissionné de mon poste de secrétaire général de PASTEF-Les Patriotes, pour ainsi me mettre au-dessus de la mêlée, je convoquerai de larges concertations avec la classe politique et la société civile sur : Ø La réforme du système électorale notamment ; ü Le remplacement de la CENA par une Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec un renforcement de ses moyens de fonctionnement et de ses prérogatives ; ü La rationalisation du nombre de partis politiques, ainsi que leur financement ; ü L’inscription sur le fichier électoral concomitamment à la délivrance de la pièce nationale d’identité Par ailleurs, pour redorer le blason de la justice, lui redonner le prix qu’elle mérite et la réconcilier avec le peuple au nom duquel elle est rendue, j’entends organiser des assises regroupant les professions du métier (magistrats, avocats, huissiers, greffiers et autres auxiliaires de justice), les professeurs d’université et les citoyens pour identifier des pistes de solution aux problèmes de la justice.Dans la quête d’un Sénégal meilleur au bénéfice de tous, j’entends instaurer une gouvernance vertueuse, fondée sur l’éthique de responsabilité et l’obligation de rendre compte.En outre, j’engagerai sans tarder une politique hardie de bonne gouvernance économique et financière par : Ø La lutte sans répit contre la corruption ; Ø La répression pénale de la fraude fiscale et des flux financiers illicites ; Ø La protection des lanceurs d’alertes ; Ø La lutte contre le détournement de deniers publics et le blanchiment d’argent ;Ø L’amnistie des prête-noms et leur intéressement sous condition d’auto dénonciation ; Ø La publication des rapports de l’IGE, de la Cour des comptes et de l’OFNAC.De même, l’exploitation de nos ressources naturelles, qui, selon la constitution, appartiennent au peuple, retiendra particulièrement l’attention de mon gouvernement.Ainsi, en plus de la mise en ligne déjà effective des contrats miniers, pétroliers et gaziers, sur le site de l’ITIE Sénégal, je ferai procéder à la divulgation de la propriété effective des entreprises extractives, conformément à la Norme ITIE, à l’audit du secteur minier, gazier et pétrolier et à une protection plus soutenue du contenu local au bénéfice du secteur privé national.Au demeurant, je voudrais dire à tous nos partenaires privés qu’ils sont les bienvenus aux Sénégal. Conformément aux lois et règlements en vigueur, les droits de l’investisseur seront toujours protégés, de même que les intérêts de l’Etat et des populations. A nos pays amis et partenaires, je voudrais assurer que le Sénégal reste un pays ouvert et accueillant pour tous.Nous veillerons, sans cesse, à maintenir et raffermir les relations de bon voisinage et de solidarité agissante au sein de nos organisations communautaires, notamment la CEDEAO et l’UEMOA.Héritiers de l’idéal panafricaniste de Cheikh Anta Diop et de Léopold Sédar Senghor, un des pères fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine, nous demeurons fermement engagés dans la construction de l’intégration africaine et la réalisation des objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine.Nos partenaires étrangers de tous horizons sont d’égale dignité pour nous. A tous, nous devons respect et considération. Et de tous nous demandons respect et considération.Nous resterons engagés pour une gouvernance mondiale plus juste et plus inclusive, dans le respect de l’égale dignité des valeurs de cultures et de civilisations.Mes chers compatriotes, La fête nationale, symbole de notre souveraineté, nous rappelle que nous sommes seuls face à notre destin, et que personne ne fera à notre place ce que nous ne sommes pas disposés à faire pour nous-mêmes. Nous avons la responsabilité historique de conforter notre souveraineté en rompant les chaines de la dépendance économique par le culte permanent du travail et du résultat.Dans cet esprit, l’Administration doit agir à tous les niveaux de façon plus accueillante et plus efficace pour les usagers du service public. Nous devons bannir de nos pratiques les procédures et formalités indues qui altèrent l’efficacité de l’Etat.Dans cet objectif, nous entendons investir massivement dans la digitalisation des services et des procédures administratives.De même, il y a urgence à gagner notre souveraineté alimentaire en investissant plus et mieux dans l’agriculture, la pêche et l’élevage, les trois mamelles nourricières de notre pays.Je tiens particulièrement à ce que les subventions substantielles dépensées chaque année dans la campagne agricole bénéficient aux véritables producteurs et non à des acteurs intermédiaires. En définitive, mes chers compatriotes, l’indépendance que nous célébrons demain est certes un évènement festif, mais aussi et surtout un test de résilience et de grandeur pour la nation.Notre mérite et notre honneur, c’est de réussir l’épreuve, en affichant une confiance résolue en nous-mêmes, pour vaincre nos peurs et nos doutes, surmonter les obstacles devant nous, et poursuivre ensemble notre marche solidaire vers notre destin commun, main dans la main, épaule contre épaule. C’est à cela que je vous invite, dans la communion des cœurs et des esprits.Vive le Sénégal, en paix et en sécurité, uni, libre et prospère ! Bonsoir et bonne fête de l’indépendance.