[AUDIO] Ousseynou Nar Gueye, Invité de la Matinale d’Africa Radio Paris, ce mercredi 27 mars 2024

Sénégal :  » Ousmane Sonko pourrait devenir président de l’Assemblée Nationale »

Ousseynou Nar Gueye, est éditorialiste et analyste politique sénégalais, fondateur du site d’infos Tract.sn. Il était l’invité d’Africa radio mercredi 27 mars 2024 à 07h45

Ousseynou Nar Gueye

27 mars 2024 à 8h58 par Nadir Djennad

Au Sénégal, alors que la publication officielle des résultats de la présidentielle est encore attendue, la victoire de Bassirou Diomaye Faye dès le premier tour semble se confirmer, bien qu’il y ait des disparités. Il manque toutefois des chiffres encore, comme pour les départements les plus importants en nombre d’électeurs, comme dans la région de Dakar, Thiès ou Mbour.

Le nouveau président élu l’a largement emporté dans les départements urbains de la banlieue de Dakar, comme Pikine ou Guédiawaye. Ces derniers sont d’importants réservoirs d’électeurs et notamment des jeunes. Pas de surprise dans la région de Ziguinchor, en Casamance. Dans ce fief d’Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye pulvérise ses concurrents. Et ce dans les trois départements de Ziguinchor, Bignona et Oussouye.

Lors de sa première intervention publique après la confirmation de sa victoire, Bassirou Diomaye Faye a indiqué que ses « chantiers prioritaires » seraient « la réconciliation nationale », la « refondation des institutions » et « l’allègement sensible du coût de la vie ». Quelle va être la place d’Ousmane Sonko ?

Selon Ousseynou Nar Gueye, des élections législatives sont à prévoir, et Ousmane Sonko pourrait devenir président de la future assemblée nationale.

L’AFROPÉEN BAYE-DAME CISSÉ ‘RAKAAJOO’ : Entre coups de poings et coups de peinture

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Tract-Baye-Dam Cissé, mieux connu sous le pseudonyme de Rakajoo, alterne entre coups de poings et coups de pinceaux. Alors qu’il vient de clôturer sa première exposition personnelle au Palais de Tokyo, cet autodidacte mi-boxeur mi-peintre veut sonoriser l’« afropéanité » et les personnes issues de l’immigration, encore trop sous-représentées dans le monde de l’art.En entrant dans son atelier à Choisy-le-roi, c’est d’abord le froid qui nous saisit. Rakajoo n’y a pas mis les pieds depuis plusieurs jours. Ses pinceaux sont propres et la peinture a séché sur sa palette, abandonnée en cours de route sur une chaise. Trop occupé à plancher sur sa première BD : Entre les cordes (Casterman, octobre 2024), il y a seulement fait un crochet pour ranger les tableaux de son exposition « Ceinture Nwar », qui a quitté les locaux du Palais de Tokyo en janvier. Depuis, une dizaine de grandes toiles sont entassées dans un coin de la pièce. Ici et là, le bleu fait frémir les tableaux : il contraste avec le visage cerné du peintre sur son autoportrait, illumine la tenue de sa mère décédée, rehausse les pommettes d’un de ses personnages. Rakajoo, de son vrai nom Baye-Dam Cissé, étale à leur surface plus que de la peinture. Il y dépeint des souvenirs du quartier de la Goutte d’Or où il a grandi, des scènes du club de boxe d’Aubervilliers où il s’exerce, des références à Dragon Ball Z ou au Sénégal, le pays de ses ancêtres. « C’est un mélange sans réelle chronologie de tous les univers dans lesquels j’ai baigné et qui définissent mon parcours de vie », résume Rakajoo, veste à carreaux rouges boutonnée jusqu’au cou.Un « oiseau en cage »Son « parcours de vie », c’est d’abord sa rencontre à l’âge de 9 ans avec les portraitistes qui pullulent sur la Butte-Montmartre. Il y découvre l’art et se passionne pour les musées, qu’il appelle « ses temples », où il voue un culte à Picasso et Toulouse-Lautrec. Les tableaux lui permettent d’échapper à l’appartement situé rue Myrha où sa famille vit à quatre dans 23 mètres carrés, après une expulsion de leur deux pièces en Seine-Saint-Denis. « Là-bas, j’étais comme un oiseau en cage », grimace le peintre. S’il s’imagine déjà lui aussi extérioriser ses frustrations sur un chevalet, on lui fait vite comprendre que là n’est pas sa place. « On m’a dit : « Si tu veux être un artiste, va en BEP dessiner des circuits électroniques » », se rappelle-t-il, la mine dépitée. Le verdict est sans appel : Baye-Dam devra se contenter de dessiner entre les marges de son cahier et de vendre ses BD dans la cour de récré. C’est au club Boxing Beats que son talent finit par exploser, par hasard, sans prévenir. « Avant chaque cours, je dessinais dans mon coin », se rappelle l’athlète. Un jour, son entraîneur, Saïd Bennajem – qui fut aussi celui de Sarah Ourahmoune, médaillée d’argent aux JO de Rio en 2016 –, se penche sur son épaule. Il lui propose aussitôt de troquer ses gants de boxe pour un pinceau et de dessiner une fresque sur un mur de la salle. « C’est la première fois que quelqu’un me fait confiance et c’est aussi le moment où je découvre qu’on peut vraiment gagner de l’argent en faisant du coloriage », ironise-t-il. Ce projet, financé par la fondation d’Arnaud Lagardère, le propulse dans le monde du cinéma d’animation.Fuir au Sénégal pour échapper à l’entre-soi du monde de l’artUn monde qu’il abandonne moins de deux ans après l’avoir intégré, de crainte de devenir « un outil dans la chaîne de production » et que celle-ci « éteigne son désir de raconter des histoires ». Pourtant, lorsqu’il laisse aller sa créativité, ses projets rencontrent peu de succès, que ce soit pour ses jeux mobiles ou les expositions auxquelles il participe. « Même si le public était là, je n’avais aucun écho au niveau des institutions », confie-t-il la main levée, comme pour peindre ce moment de sa vie. « Pour moi, le monde de l’art était censé être celui de l’ouverture et de l’universalisme. À cette époque, je le percevais plutôt comme un entre-soi : le peu de fois où j’explorais des galeries, je voyais les regards qui se posaient sur moi. » De là lui vient l’idée de reconnecter avec le Sénégal, pays qu’il a boudé toute sa vie en voyant qu’il « vivait dans la misère pendant que [sa] mère sacrifiait tout pour ceux là-bas ». Rakajoo, qui signifie « têtu » en wolof, porte bien son surnom : s’ils ne séduisent pas à Paris, il espère que les thèmes qu’il aborde seront mieux compris de l’autre côté de la Méditerranée. Inspiré par le pouls de la terre de ses parents qu’il n’a pas foulée depuis trente ans, il prend un nouveau souffle.« Je fuyais partout sauf là-bas. »Le peintre finit par rentrer à Paris en découvrant le lancement de la section « art et images » à l’école Kourtrajmé, qui propose des formations gratuites aux jeunes talents n’ayant pas eu accès aux écoles d’enseignement supérieur. « Je me suis dit qu’il fallait que je laisse une dernière chance à mon pays, parce que la France est partout dans mon ADN », soutient-il. Et ce sans jamais avoir l’impression de retourner à la case départ, mais plutôt de commencer une nouvelle vie : « c’était l’opportunité de découvrir les codes très opaques du monde de l’art ». Tordre le cou à la « représentation stéréotypée » Mis en avant avec l’école au Palais de Tokyo lors de l’exposition à succès « Jusqu’ici tout va bien », où il traite des « violences policières », il décide de « s’étaler partout » plutôt que de se contenter du petit mur qu’on lui propose. « C’était une victoire à la fois personnelle, mais aussi collective, parce que ça contrevenait au discours de « ces sujets-là ne parlent à personne » », explique l’artiste de 37 ans. À cette occasion, il est repéré par la galeriste Magda Danysz, dénicheuse d’artistes contemporains et urbains. « Quand elle m’a annoncé qu’elle allait m’exposer, j’ai explosé de joie chez moi, comme un fou. Je me suis dit que je n’avais pas fait tout ça en vain. » Face à la « représentation stéréotypée » des Français issus de l’immigration, Rakajoo décide « d’entrer dans un processus d’affirmation ». Dans son exposition « Les Trois Châteaux », il dépeint les couloirs de la station de métro de Châtelet, les coiffeuses de Château d’Eau et les rues grisâtres de Château Rouge. Trois endroits qui l’ont façonné, tous « marqués par cette présence ». Un pied-de-nez aux galeries qui s’obstinent à représenter « soit des artistes afro-américains, soit africains, sans jamais se faire l’écho des personnes issues de la diaspora et nées en France », abonde Baye-Dam. C’est, entre autres, cette envie d’en découdre qui séduit le jury du Prix des Amis de 2021, devant qui il présente son entraîneur de boxe comme critique d’art. Il y arrache sa première exposition personnelle en institution, entre les murs du Palais de Tokyo. Malgré sa « peur panique » et le décès de son père une semaine après le début de l’exposition, Rakajoo la voit comme « ce qui [lui] a permis de [s’en] sortir » et de « montrer qu’on est plus qu’une couleur de peau ou un quartier ». Sitôt achevée, Baye-Dam garde une pile de projets sous le coude : exposition pour accompagner la sortie de sa BD, long-métrage d’animation, documentaire… Le tout en continuant la boxe, son « exutoire », qui a toujours nourri sa créativité. « Moi, je n’abandonne jamais les projets, je les fais juste dormir dans un tiroir », conclut-il dans un sourire.

CINÉMA SÉNÉGALAIS : Canal + investit dans Marodi, le champion de nos séries télé

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Tract-Canal+ renforce sa présence dans l’audiovisuel en Afrique.Le groupe français, filiale de Vivendi aux mains de Vincent Bolloré, devient actionnaire minoritaire de la société sénégalaise de production Marodi TV, dont elle diffusait déjà le catalogue de séries télévisées en Afrique de l’Ouest.Maîtresse d’un homme marié, Pod et Marichou, Karma… Les séries de Marodi TV ont cartonné, en wolof et en français, sur les plateformes digitales (trois milliards de vues sur YouTube) ou les chaînes de télévision locales et panafricaines. Mais la société de production sénégalaise avait besoin d’un nouveau souffle financier. « On avait besoin de fonds pour faire plus de production et distribuer un peu partout dans le continent,explique Serigne Massamba Ndour, son fondateur et dirigeant. Au lieu de choisir un fonds d’investissement classique, on a préféré choisir Canal+ qui est un partenaire stratégique avec qui on partage la même vision et les mêmes ambitions pour l’Afrique et avec qui on travaille depuis plus de cinq ans ». Étoffer le catalogue Canal+ ne pouvait passer à côté de cette opportunité : les produits africains, dont ceux de Marodi déjà à son catalogue, sont en tête des audiences auprès de ses désormais 8 millions d’abonnés sur le continent. Et ils font plus que jeu égal avec les produits américains sur le premium. « Il y a 20 ans, nos offres s’adressaient à une élite en partie expatriée et en partie locale, mais très internationale, qui s’accommodait d’une offre de télé internationale, rappelle Fabrice Faux, directeur des programmes de Canal+. Aujourd’hui, notre expansion s’est faite dans toutes les capitales africaines, puis des capitales vers les provinces. Les familles qui nous rejoignent sont en attente de produits, d’histoires qu’elles comprennent et qui leur ressemblent et qui sont donc africaines. » Avant l’arrivée des plateformes Des histoires africaines et de plus en plus en langue locale. « C’est important, vis-à-vis du public et stratégiquement vis-à-vis d’autres opérateurs qui pourraient être nos concurrents demain, de disposer de contenus dans ces langues vernaculaires, souligne Fabrice Faux. Et c’est le cas de Marodi. Installé au Sénégal, il sait produire en wolof, en pulaar et en français. » Après avoir acquis Rok Studios au Nigeria, Plan A en Côte d’Ivoire, et Zacu Entertainment au Rwanda, Canal+ poursuit donc ses investissements pour étoffer son catalogue en produits audiovisuels entièrement créés et fabriqués en Afrique. Avec 2 000 à 2 500 nouveaux épisodes par an et des droits de longue durée, la chaîne française à péage espère pouvoir résister à la concurrence des plateformes américaines, lorsqu’elles débarqueront en Afrique.

LE PREMIER MINISTRE DE DIOMAYE FAYE : Birame Soulèye prend la parole

Tract-Quel jour Bassirou Diomaye Faye nommera son premier ministre pour mettre en place son gouvernement ? Vice-président à Pastef, Birame Souleye Diop a donné une réponse à cette question.Au plus tard le mercredi, c’est-à-dire au lendemain de la cérémonie de passation de pouvoir au palais, Bassirou Diomaye Faye fera connaître son premier ministre. L’information a été livrée par Birame Soulaye Diop.«Il aura, probablement, d’ici mardi ou mercredi, son premier ministre», a lâché Birame Soulaye Diop sur la Rts. Et le régime sera, dit-il, dans une très grande rationalisation pour pouvoir prendre en charge les préoccupations des sénégalais.«En tout cas, on va partir sur quelque chose de très fondamental. La réduction du train de vie de l’Etat, la rationalisation des institutions, fondamentalement», dévoile-t-il.

BIRKELANE : Des ossements humains découverts sur un chantier, les travaux suspendus !

Tract-Des employés de l’Ageroute ont eu hier la mauvaise surprise de découvrir des ossements humains sur un chantier sis dans la commune de Ségré Gatta de la région de Kaffrine. Les travaux ont été suspendus et la gendarmerie a ouvert une enquête.Dans le cadre du projet de construction de la route Mabo – Birkelane, la mairie de Ségré Gatta a désigné un site destiné à l’implantation d’un marché. C’est lors des travaux de l’Ageroute sur le site qu’ont été découverts des restes humains sur le chantier, selon Seneweb.En creusant, les ouvriers ont trouvé des ossements enfouis. Ainsi, l’entreprise chargée du chantier de construction du marché a avisé la brigade territoriale de Birkelane. Séance tenante, les hommes du commandant Abdoulaye Samba Bâ se sont transportés, hier samedi, sur les lieux pour les besoins du constat.Il ressort de l’enquête de voisinage que le site choisi par la mairie de Ségré Gatta pour abriter le marché était un cimetière qui a été abandonné depuis les années 1924. « J’ai construit ici, en 2008, la tombe de mon grand-père. Il est décédé avant ma naissance, en 1952 », déclare le notable A. Niass aux gendarmes, qui ont suspendu les travaux jusqu’à ce que la mairie et l’Ageroute trouvent une solution.

TOUBA : Un Gambien retrouvé pendu dans une maison en chantier

Tract-Drame à Touba où le corps en état de décomposition d’un ressortissant gambien a été découvert. La victime, K. Cissé, âgée de 23 ans, ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Le jeune homme avait quitté sa Gambie natale pour venir se soigner dans la capitale du mouridisme, selon des témoignages recueillis par Seneweb.C’est le vendredi dernier que la brigade de proximité de Touba Bélel a été informée de la disparition de K. Cissé. Le gendarme en chef a alors lancé un avis de recherches et une enquête a été ouverte.C’est ainsi que K. Cissé a été retrouvé mort pendu dans une maison en construction. Le corps en état de putréfaction a été déposé à la morgue de l’hôpital Cheikhoul Ahmadou Khadim de Touba par les pompiers, après le constat de la gendarmerie de Bélel.

MÉDIAS : La Rts et Walfadjri en guerre sur les réseaux sociaux !

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TRACT-C’est « la guerre des médias », pourrait-on dire. Walfadjri, sur le réseau social X, a envoyé quelques piques à la RTS. Et la chaîne nationale a répondu.Tout a commencé par les articles publiés par la RTS sur le nouveau président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye. La télévision nationale, souvent taxée d’être pro-gouvernement en étant muet sur l’opposition, a rapidement changé de ligne éditoriale en traitant les informations relatives à Diomaye… Et la RTS a même publié un article sur les manifestations à Pikine suite à la mort du jeune prétendument tué par la police.« Keur gou makk aka nio meune thioubou » (la télévision nationale sait comment changer de vestes, en wolof), a écrit Walfadjri sur la publication de la RTS suite à la rencontre Diomaye, Sonko et Macky, nommée : « Le Sénégal des Grands Hommes : Une élégance républicaine et une démarche patriotique ».Cette pique de Walfadjri, qui a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, a poussé le « jeune frère » de la RTS, la RTS 2, à répondre. « Imagine, tu avais le vent en poupe et la popularité, une réelle opportunité de créer un relais de croissance adapté au numérique. Newsletters, abonnements, podcasts, contenus dédiés… Maintenant, ça troll sur le compte officiel d’un média. Fall ligueylene link dou nonou », a écrit la RTS.

ZIGUINCHOR : La Coalition Diomaye Président attribue leur victoire au peuple

Tract-Les membres du comité électoral communal de la coalition Diomaye Président de Ziguinchor ont tenu une réunion ce week-end. Celle-ci a pour but principal de remercier et féliciter le peuple sénégalais, mais surtout les populations de Ziguinchor qui ont porté leur choix sur leur candidat Bassirou Diomaye Faye lors de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 dernier.Cette victoire a été manifeste à Ziguinchor commune, selon les membres du comité communal de cette coalition. Les populations de Ziguinchor commune auraient contribué à hauteur de 77% des suffrages pour la victoire du Président Bassirou Diomaye Faye, élu 5ème Président de la République, au premier tour, avec plus de 54% des voix. » Cet excellent résultat obtenu dans la commune de Ziguinchor est le fruit d’un travail acharné et sans relâche sur le terrain « , a déclaré Seydou Mandiang, le porte-parole du jour.Le comité électoral communal Diomaye Président a tenu à rendre un vibrant hommage à leur mentor, Ousmane Sonko. Selon Seydou Mandiang, c’est grâce à Ousmane Sonko que tout ceci est devenu possible.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE BBY À SAINT-LOUIS : Mansour Faye promet une opposition républicaine

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Tract-Une semaine après l’élection présidentielle et la défaite de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), une assemblée générale a été organisée à Saint-Louis pour exprimer la gratitude envers les militants et débattre de leur nouvelle position en tant qu’opposants.Mansour Faye, responsable départemental de BBY et porte-parole de l’assemblée, a rappelé la tradition de la coalition qui consiste à mobiliser les militants avant chaque élection et à les réunir après pour les remercier et les encourager. Cette réunion post-électorale revêtait une importance particulière pour la coalition Benno Bokk Yakaar, puisqu’elle intervient après la victoire de la coalition Bassirou Diomaye Faye et l’élection de ce dernier à la présidence de la République du Sénégal.Mansour Faye a saisi l’occasion pour féliciter le président nouvellement élu et exprimer ses vœux de réussite à la nouvelle équipe dirigeante. Il a également remercié chaleureusement les militants de BBY ainsi que leurs alliés pour leur engagement lors de la campagne électorale. Les efforts déployés par Amadou Ba, candidat de la coalition, ont également été salués, de même que l’encadrement assuré par le président sortant Macky Sall pour garantir le bon déroulement des élections.Dans son discours, Mansour Faye a également souligné l’importance de la démocratie sénégalaise et de l’implication du président Macky Sall dans le maintien de la paix et de la sérénité pendant le processus électoral. Selon lui, « c’est grâce à ses initiatives que les Sénégalais ont pu reprendre leur quotidien dès le lendemain du scrutin ».En ce qui concerne l’avenir de la coalition BBY, M. Faye a appelé tous les militants « à se concentrer sur l’intérêt général du pays tout en adoptant une opposition républicaine ». Il a insisté sur « la nécessité de mettre de côté les intérêts individuels au profit de l’intérêt supérieur de la nation sénégalaise ».Cette assemblée générale a marqué le début d’une nouvelle phase pour la coalition BBY à Saint-Louis, qui se positionne désormais en tant qu’opposition constructive, prête à défendre les valeurs démocratiques du Sénégal tout en contribuant au développement et au bien-être de ses citoyens.

DÉCRET POLÉMIQUE DE MACKY SUR LA GENDARMERIE : ‘Capitaine’ Touré apporte des précisions

Tract-Avec la polémique suscitée par le décret n°2024- 824 portant organisation du Haut-commandement de la Gendarmerie nationale que Macky Sall vient de signer, Seydina Oumar Touré, l’ex capitaine de Gendarmerie, a tenu à faire des éclairages. Nous vous proposons sa tribune dont l’objet et d’expliquer ce décret.Non la gendarmerie nationale n’est pas mise sous tutelle de l’armée!!Conformément à loi 84-62 du 16 août 1984 portant organisation générale des Forces armées, la Gendarmerie nationale est « partie intégrante des Forces armées ». Cette loi qui cite les entités qui composent les Forces armées, en les classant en trois (03) catégories, dans l’ordre hiérarchique, dispose par son article 3 que : « Les Forces armées comprennent : 1. au niveau de la Présidence de la République : – un Etat-major particulier ; – une Inspection générale des Forces armées ; – une Maison militaire ; 2. au niveau du Ministère des Forces armées : – un Etat-major général des Armées ; – un Haut Commandement de la Gendarmerie nationale ; – une Direction de la Justice militaire ; – des Directions de services ; – des organises d’inspection, d’études, d’information et de contrôle. 3. au niveau des Armées et de la Gendarmerie nationale : – des états-majors des Armées de terre, de l’Air et de Mer ; – des commandements de la Gendarmerie territoriale et de la Gendarmerie mobile ; – des corps de troupe et de gendarmerie ; – des écoles miliaires ; – des organismes de soutien logistique. L’organisation des Forces armées est fixée par décret. ». Ainsi, le Décret n°2024- 824 portant organisation du Haut-commandement de la Gendarmerie nationale ainsi que les attributions des autorités de commandement du 26 mars 2024 est une simple application de la loi précitée. Pour rappel, ce décret dispose en son article 1er : « La Gendarmerie nationale fait partie intégrante des Forces armées. Ses formations prennent rang à la droite des autres forces dans les prises d’armes et défilent en tête des troupes. Les lois et règlements militaires lui sont applicables, sauf exception motivée par la spécificité de son organisation et de son service. Elle est compétente sur toute l’étendue du territoire national. Elle exerce ses compétences de police administrative et judiciaire, dans les villes et les communes ainsi que la police militaire auprès des Forces armées. » Ces dispositions ne signifient nullement que la Gendarmerie est placée sous la tutelle de l’Armée. En termes d’encrage institutionnel, ce texte n’apporte aucun changement. En réalité, il ne fait que réitérer l’appartenance de la Gendarmerie aux Forces armées (aux cotés des 3 armées – armée de terre, armée de l’air, marine nationale) d’une part et donner un fondement textuel à une coutume très ancienne relative à l’ordre de préséance des forces militaires lors des cérémonies, et partagée avec tous les pays disposant d’une Gendarmerie. De même, ce texte fait des précisions concernant les zones de compétence pour lever une équivoque laissant croire que la gendarmerie est seulement compétente en milieu rural. Cette situation découle d’une mauvaise interprétation des dispositions ci-dessous de l’article 1er du décret 74-571 portant règlement sur l’emploi de la Gendarmerie : « Partie intégrante des forces armées, la gendarmerie nationale est une force instituée pour : – Veiller à la sûreté publique, – Assurer le maintien de l’ordre et l’exécution des lois et règlements. Une surveillance continue, préventive et répressive, constitue l’essence de son service. Son action s’exerce sur toute l’étendue du territoire de la république et aux armées en campagne. Elle est particulièrement destinée à la sûreté des zones rurales et des voies de communications. » Seydina Oumar Touré