L’HOROSCOPE DE CE LUNDI 02 DÉCEMBRE

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Tract-Ton horoscope du jour t’attend!Bélier : toujours beaucoup d’enthousiasme avec la soif de vous cultiver et de parcourir du chemin !Taureau : vous devez être patient, et c’est difficile parfois ! Pourtant vous parviendrez à votre but !Gémeaux : journée marquante, avec un engagement avec un ou une autre, écoutez-le d’abord !Cancer : on vient vous demander un service, à moins que vous-même, ayez besoin d’aide !Lion : vous allez aimer ce jour avec de belles satisfactions dans votre vie affective !Vierge : tout se passe en famille ou au sujet de votre habitation, vous prendrez d’importantes décisions !Balance : vous ne resterez pas seul longtemps, vous voyez du monde, ça vous rassure !Scorpion : une journée en partie liée à vos finances, avec de possibles achats, mais aussi l’envie de dépenser autrement !Sagittaire : élu de ce jour, vous menez la danse ! Et vous ferez des heureux autour de vous !Capricorne : vous ne vous sentez pas à l’aise en société ! Essayez de vous mettre à l’écart pour vous ressourcer !Verseau : c’est déjà Noël, on aura plaisir d’être à vos côtés ! Vous aurez l’esprit festif !Poissons : avez-vous une inquiétude au sujet de votre travail ? Faites-vous conseiller ! 

LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE LUNDI 02 DÉCEMBRE

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Tract-Découvrez les éphémérides de ce jour!
  • 2 Décembre 2024
    Installation des 165 députés de la 15ème législature, élus lors des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale avait été dissoute le 12 septembre 2024 par le Président de la République après le rejet, par l’opposition majoritaire, de projets de loi présentés par le nouveau régime issu de l’élection présidentielle du 24 mars 2024.
  • 2 Décembre 2019
    Ouverture au CICAD de Diamniadio d’une conférence internationale sur le développement durable et la dette soutenable avec la participation de hauts responsables d’institutions internationales parmi lesquels Kristalina GEORGIEVA, Directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) et Amina J. MOHAMMED, Vice-secrétaire générale des Nations Unies.
  • 2 Décembre 2016
    Le Général de division Cheikh GUEYE est nommé Chef d’état-major général de l’Armée Sénégalaise. Il succède au Général de division Mamadou SOW admis dans la deuxième section des cadres de l’armée. Le général de division Cheikh Guèye a reçu sa formation d’officier à l’Académie Royale Militaire de Meknès au Maroc.
  • 2 Décembre 2016
    Création du Programme de Modernisation des Villes (PROMOVILLES) qui prévoit la réalisation, dans différentes villes du Sénégal, de plus de 300 Km de voiries incluant leurs dépendances (assainissement, éclairage public et aménagement paysager) pour un coût global de 280 milliards de FCFA. Logé au sein du ministère des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, le programme est exécuté par l’Agence des Routes (AGEROUTE SÉNÉGAL).
  • 2 Décembre 2003
    Première opération chirurgicale de séparation de bébés siamois au Sénégal. L’exploit a été réalisé par une équipe de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar dirigée par le Dr Mamadou NDOYE, professeur de chirurgie pédiatrique.
  • 2 Décembre 1980
    Signature à Dakar d’un accord sur la formation en vue du retour des travailleurs sénégalais immigrés en France par Lionel STOLERU, Secrétaire d’Etat français aux Travailleurs manuels et immigrés.
  • 2 Décembre 1968
    Ouverture à Dakar du Premier séminaire de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Créée en 1865 sous le nom d’Union Internationale du Télégraphe, l’UIT sera rattachée aux Nations Unies en 1947. Elle est chargée de la réglementation et de la planification des télécommunications dans le monde. Le Sénégal est membre de l’UIT depuis 1960.
  • 2 Décembre 1899
    Arrivée à Saint-Louis du nouveau Vicaire apostolique de Sénégambie, Monseigneur Joachim BULEON, nommé le 6 juin de la même année Il a été reçu par le Père Hyacinthe JALABERT assurant l’intérim du Père GUÉRIN comme Curé. Monseigneur BULÉON mourra à Dakar le 13 juin 1900, victime de la fièvre jaune.

ANNIVERSAIRE MASSACRE THIAROYE 44: Le Major Kandji évoque ce ce qui justifierait l’absence de Macron 

TRACT – Le major Kandji était l’invité du « Jury du dimanche » sur iRadio. Interpellé sur le massacre de tirailleurs à Thiaroye en 1944, qui est en train de se commémorer aujourd’hui 1er décembre, il dit : « C’est un massacre, un crime contre l’humanité commis par la France qui est abstraite. La France est abstraite. J’ai dit tantôt que les gens sont restés et les personnes passent. Donc, ceux qui étaient là, à l’époque, c’est le général De Gaulle et les Français, les chefs militaires qui commandaient à l’époque. »Pour le major Kandji, tous ces gens sont aujourd’hui décédés et il y a extinction de l’action publique, dans tous les domaines:« Et quand on parle de l’extinction de l’action, on ne peut plus parler de pénal et de sanction. Maintenant, la France peut dédommager. Et même avec cela, nous aurons des problèmes, parce que tout le monde va sortir et tous les pays vont venir. Qui va prendre l’argent ? Il faut que la reconnaissance de la France soit accompagnée par la construction de mémorial et autres. C’est mieux. Il ne faut pas se victimiser davantage, mais inscrire dans l’histoire. Et par-là renforcer la coopération entre la France et l’Afrique francophone ».« Pour se faire, notre pays doit, selon lui, se départir des langages et autres slogans menaçants tels que ‘France dégage' ».« Dans un pays où on vous demande de dégager, nous ne voulons pas de vous, nous ne voulons pas de vos investissements, vous nous escroquez, vous nous ruinez… si on ne règle pas cela d’une manière prompte, la République française ne peut pas prendre le risque de venir. C’est sans doute ce qui justifie l’absence du président Macron », dit-il.Et de poursuivre :« Le président Macron ne peut pas venir nous parler de coopération, parce que la France, quand elle se rend dans un pays, elle s’accompagne avec les bailleurs de fonds, des hommes d’affaires et autres. Et comme nous, nous disons France dégage, nous ne voulons rien d’eux, tout ce qu’ils investissent ici, c’est d’un abus qu’ils nous exploitent. Si la France vient en tant qu’institution, mais on parle avec… Et tout ce qui peut se faire, on le fait. »Hadj Ludovic 

ASSEMBLÉE NATIONALE : “Les députés, maintenant, sont plus puissants qu’Ousmane Sonko. Actuellement, il est tenu de les écouter” dixit Major Kandji

TRACT – Le parti Pastef détient, au sortir des élections législatives, 130 députés. Une majorité écrasante jugée salutaire, mais qui peut être fatale, selon le major Kandji devant le « Jury du dimanche » d’iRadio. « Parfois, c’est dangereux pour eux-mêmes. C’est bon au début, dans la dualité politique, ils vont inventer des lois, mais après, quand ils finissent d’asseoir la politique de leur leader, c’est-à-dire du chef du parti, du Premier ministre ou bien du président de la République, c’est après que les problèmes vont démarrer, parce qu’ils seront d’accord sur des principes ou ne pas être d’accord », dit-il.Avant de signifier : « Les députés, maintenant, sont plus puissants qu’Ousmane Sonko. Actuellement, il est tenu de les écouter. »Aujourd’hui, contrairement à ce que l’essentiel de l’opinion pense, Ousmane Sonko est dans l’obligation d’écouter les députés. Et comme argument, le Major Kandji est d’avis que « si les députés font une motion de censure, Ousmane Sonko ne sera plus Premier ministre. Cela peut être le revers de la médaille ». Il ajoute que « la politique, c’est la subtilité. Tout est relatif ».Pour toutes ces raisons, le major Kandji invite le chef de l’État à instaurer un Sénat:« Il faut un Sénat qui a des pouvoirs, du contrôle démocratique, même du contrôle du fonctionnement de toutes les institutions ». Il ajoute que «le Sénat est, avec le président de la République, pas avec le Premier ministre ni avec les parlementaires. Parce qu’il arrive des moments où il faut faire des choses, on ne sait jamais. Les gens peuvent trahir à tout moment. Vous savez, quand on parle dans la répétition, on est député depuis un à deux ans, il y a des jeux d’intérêts et de combinaisons. L’être humain est comme ça. Ça change à tout moment. Mais pour les parlementaires, il faut être proactif ».Hadj Ludovic 

Thiaroye 44 : Alassane Mbaye retrace l’histoire, du reniement à la reconnaissance

TRACT – Le 1er décembre 1944, le massacre de Thiaroye marquait une tragédie de l’histoire coloniale française. Ce jour-là, des tirailleurs sénégalais, ayant combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale, furent abattus par les forces coloniales pour avoir réclamé leurs soldes impayées. Cet événement, longtemps occulté, incarne les injustices d’un système colonial qui exploitait ses soldats africains sans leur rendre la dignité qu’ils méritaient. Alors que le Sénégal commémore ce soir le 80? anniversaire de ce massacre, la reconnaissance officielle d’Emmanuel Macron comme un acte de violence colonial constitue un progrès. Cependant, cette déclaration reste insuffisante face aux attentes des descendants des victimes, qui réclament à juste titre justice.Les tirailleurs sénégalais, héros oubliés, ont non seulement été méprisés à leur retour, mais leurs familles ont été abandonnées dans le silence et l’oubli. Pendant des décennies, le massacre a été minimisé, qualifié de « rébellion » pour justifier la répression brutale. Ce silence, brisé tardivement, ne suffit pas à réparer l’injustice historique.Pour avancer vers une réconciliation authentique, il est plus qu’impératif que la France assume ses responsabilités. Des excuses officielles ne suffisent pas ; il est essentiel que les familles des victimes soient indemnisées pour les souffrances endurées. Comme l’a souligné le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, reconnaître un massacre doit nécessairement s’accompagner d’une volonté de faire amende honorable.Comment la France peut-elle réparer ses torts ?La réparation des torts commis lors du massacre de Thiaroye doit passer par plusieurs mesures concrètes :1-Idemnisation financière : la France doit établir un fonds dédié aux familles des victimes pour compenser les pertes subies.2-Accès aux archives : un accès complet aux archives militaires concernant ce fâcheux événement doit être garanti pour permettre aux historiens et aux familles des victimes d’étudier ce chapitre tragique de l’histoire.3-Excuses officielles : des excuses publiques doivent être formulées en toute honnêteté par les autorités françaises pour reconnaître pleinement la gravité des actes commis.4-Éducation et sensibilisation : intégrer l’histoire du massacre de Thiaroye dans les programmes éducatifs afin que les générations futures comprennent les injustices du colonialisme.En définitive, seule une véritable volonté politique, incarnée dans des mesures de réparation concrètes, pourra honorer la mémoire des tirailleurs de Thiaroye et ouvrir la voie à une réconciliation durable entre la France et le Sénégal. Une reconnaissance sincère du passé et une volonté de faire amende honorable sont essentielles pour faire honneur aux victimes. C’est ainsi que nous pouvons espérer bâtir une société plus juste et respectueuse des droits de chacun.Alassane MbayePDG Vigilus

[ENTRETIEN] MASSACRE DE THIAROYE 44: “508 cartouches ont été utilisées pour tuer au minimum 200 tirailleurs à Thiaroye” selon le Pr Mor Ndao

TRACT – 1er décembre 1944 – 1er décembre 2024 ! Il y a 80 ans, des tirailleurs sénégalais qui réclamaient le versement de leurs soldes sont tués par l’administration coloniale dans des conditions, jusque-là, très obscures. Restée évasive sur le nombre de tirailleurs tués et leur lieu d’inhumation, la France a longtemps refusé de reconnaître ce crime de masse. Dans un cet entretien accordé à Seneweb le Pr Mor Ndao, ancien chef du département d’histoire à l’université de Dakar (Ucad) et actuel Directeur de l’école doctorale ETHOS, déclare -rapport à l’appui- que l’administration coloniale a déployé un bataillon de 585 hommes, des chars et automitrailleuses pour tuer au moins 200 tirailleurs. Des chiffres qui battent en brèche les 35 morts avancés par les autorités françaises. Entretien !Le Sénégal commémore, ce dimanche 1er décembre 2024, le 80e anniversaire du massacre de Thiaroye où des tirailleurs qui réclamaient le versement de leurs soldes sont tués par l’armée coloniale française. Pouvez-vous revenir sur les évènements qui ont conduit à ce massacre ?À partir de 1944, avec le renversement de la situation consécutive à la contre-offensive des alliés, plusieurs opérations de rapatriement sont menées par les autorités coloniales. En Bretagne à Morlaix, au début du mois de novembre, environ 2000 tirailleurs anciens prisonniers de guerre dans les camps allemands sont sollicités pour le retour.Mais, c’est 1950 tirailleurs -d’après certaines sources- qui prennent le navire Le Circasia en direction de Dakar. En effet, avant l’embarquement, 300 environ exigent le versement des arriérés de solde, leur prime de démobilisation et le changement de leurs tenues jugées très insalubres. Plusieurs d’entre eux sont réprimés, faits prisonniers et transférés au camp de Trêves et emprisonnés pour deux mois. Le reste, 1950 embarquent pour Dakar. Ils transitent à Casablanca où les alliés, surtout le commandement américain, est bien déployé depuis fin 1942 dans le cadre de la bataille de la Méditerranée.Le 21 novembre 1944, le navire Le Circasia arrive à Dakar. Mais, il manque 3000 éléments, laissés en rade -selon certaines sources- à Casablanca. Immédiatement des mesures sont prises pour le transfèrement des anciens prisonniers de guerre vers le camp militaire de Thiaroye.Arrivés à Dakar, quelle attitude a adopté l’administration coloniale et quelles mesures a-t-elle adopté pour la prise en charge de leurs revendications ?Le 25 novembre 1944, quatre jours après l’arrivée du détachement, le gouverneur général de l’AOF, Pierre Cournarie, émit la circulaire N°632 AP/2 qui détermine les modalités de la prise en charge des tirailleurs rapatriés. Pour le gouverneur, cette question relève exclusivement des autorités militaires. Ainsi, un ensemble de mesures fut prises : isolement dans des baraques appelées poulaillers à cause de l’insalubrité et de la précarité, froideur de l’accueil, rations infectes et insuffisantes.D’autres mesures vont être prise et qui vont crisper les positions et élever la tension : restitution de l’uniforme de tirailleur offerte par les Américains à Casablanca, désaccord sur les taux de change du franc métropolitain en billets de banque de l’AOF, altercations, décision immédiate de rapatriement prise le 28 novembre 1944 sans aucune contrepartie, les autorités ayant décidé la régularisation par les Commandants de cercle une fois arrivés à destination.Le 30 novembre l’ordre est donné de rejoindre la gare pour être convoyés. A ces mesures, s’oppose le refus catégorique des tirailleurs. Tout cela présageait du massacre qui allait se dérouler le 1er décembre 1944.L’analyse et l’évaluation des événements indiquent un usage disproportionné de la force. A l’aube du 1er décembre 1944, un bataillon de 585 hommes de troupes (Dakar, Rufisque, Ouakam) provenant de plusieurs unités (gendarmerie, tirailleurs, artillerie, etc.) commandés par le général Dagnan et le Colonel Le Breut, avec trois automitrailleuses, un char et quelques véhicules encerclent les baraques. Les hommes, désarmés, sont rassemblés au milieu.Après des tirs de sommation, le feu fut ouvert sur les tirailleurs par les chars, les automitrailleuses et les hommes armés. Le rapport du Colonel Carbillet dénombre 508 cartouches utilisées.Dans la confusion, certains tirailleurs parvinrent à s’échapper. Ils furent rattrapés et menottés avant d’être exhibés dans les rues de Dakar.2-Depuis près de 80 ans des zones d’ombre existent sur le nombre de tirailleurs tués (35 selon les autorités françaises à l’époque), et l’endroit où ils ont été enterrés. Que disent les archives et les différents travaux de chercheurs à ce propos ?Concernant le nombre exact de victimes, les rapports officiels parlent de 35 morts. Le président François Hollande avait reconnu 70 morts et parlé de répression sanglante. Cette question reste toujours problématique aussi et constitue un nœud qu’il faut dénouer. Si on parcourt le rapport Carbillet qui donne des indications sur ce massacre, 508 cartouches ont été tirées sur des hommes désarmés et encerclés par un bataillon de 585 hommes et de chars et d’automitrailleuses.Au vu de ce rapport, on peut se faire une idée du nombre de victimes. Avec le nombre de cartouches, on peut parler de centaines de victimes lors de cette tuerie, voire 200 au minimum si on extrait des 1300 débarqués à Dakar, les rapatriés finaux.Concernant leur lieu d’inhumation, il y a trois versions qui s’affrontent pour situer avec exactitude les lieux d’enterrement. La première version vient des populations de Thiaroye qui affirment que les tirailleurs exécutés ont été enterrés dans la bordure de l’ancien cimetière des soldats indigènes à Thiaroye. Malgré une sécurisation des lieux, ils ont pu voir les tirailleurs enterrés dans deux fosses recouvertes de branchages et de plantes. La deuxième version nous vient de monsieur et de madame Koffi des agents de poste de Thiaroye qui parlent plutôt des enterrements dans des tombes individuelles au cimetière de Thiaroye. Mais ces tombes, pour certains, étaient celles des blessés du massacre ayant succombé à leurs blessures.La troisième version parle d’un enterrement dans des fosses communes derrière les baraquements à Thiaroye. Les lieux une fois déterminés pourraient apporter des éclairages autour de ce massacre.Le Sénégal a, dans cette optique d’ailleurs, constitué une délégation d’historiens, d’archivistes et de documentalistes envoyée en France pour consulter et numériser les archives détenues par la France. Y a-t-il une chance pour la manifestation de la vérité après toutes ces années ?Je crois que c’est une bonne initiative qu’il faut saluer. Il s’agit plutôt d’une mission de reconnaissance et de collecte d’archives à Courneuve au Service historique de la Défense, au Centre des Archives d’Outre-Mer d’Aix en Provence, à Brest, Quimper, Nantes.Je pense qu’il faut diversifier et développer les témoignages oraux très importants dans la réécriture de l’histoire africaine. Quand j’entends les populations de Thiaroye, on se rend compte qu’ils en savent beaucoup. Il s’y ajoute les archives américaines et anglaises car des commandements américains et anglais étaient à Dakar depuis fin 1942 suite à l’occupation de l’Afrique du Nord par les alliés engagés dans la bataille de la Méditerranée. Un consulat américain était à Dakar et ils sont très renseignés.Depuis 80 ans, la France refuse de reconnaître ce massacre et de présenter ses excuses. Mais, ce jeudi, dans une lettre adressée au Chef de l’État, Emmanuel Macron a reconnu le ‘’Massacre’’. Au mois de juillet dernier également, 6 tirailleurs ont été reconnus à titre posthume « mort pour la France ». Est-ce qu’à travers ces actes on peut dire que le long combat pour la reconnaissance et les excuses est sur le point d’être gagné ?La tragédie de Thiaroye constitue un fardeau pour la France et l’État colonial français. Cette lettre est une avancée si on voit l’évolution du dossier. En 1944 on parlait de rébellion armée, mutinerie, incitation à la violence et atteinte à la sûreté de l’État. Les rescapés de cette tuerie ont survécu et ont été condamnés par un tribunal, le 5 mars 1945. 35 tirailleurs rescapés ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison. En 1947, ils ont été amnistiés par le président Vincent Auriol. Mais cette amnistie n’absout pas juridiquement leur culpabilité car d’après le tribunal ils sont toujours coupables.De mon point de vue, Il y a une évolution dans le traitement du dossier de ‘’Thiaroye 44’’ et la question dépasse le cadre colonial. Le président Senghor a consacré à ce massacre des poèmes et pièces de théâtre. Avec Fodéba Keïta (écrivain guinéen) ils ont mené un combat. Avant les indépendances, les mouvements nationalistes comme le PAI ont convoqué la question lors du référendum de 1958. Des mouvements ont demandé la reconnaissance du massacre de Thiaroye et la reconnaissance par la France.Une évolution est constatée avec les autorités françaises. Le Président François Hollande a parlé de répression sanglante. Désormais, il est admis, par beaucoup, que c’est une tuerie, un massacre. Et le gouvernement français a tardé à la reconnaître.Jeudi, le Président français Emmanuel Macron a reconnu officiellement la tragédie qu’il a lui-même qualifiée de « massacre ». La France, à mon avis, doit prendre ses responsabilités comme ce fut le cas avec la question algérienne avec la Commission Stora où il y a eu des avancées significatives dans le travail mémoriel de la colonisation française. Il doit en être de même pour Thiaroye 44. Ce qui nécessite une restitution des archives, une reconnaissance officielle, des excuses, la révision du procès, l’indemnisation, etc. Il s’agit d’un combat contre l’oubli.Hadj Ludovic

ASSEMBLÉE NATIONALE: Focus sur les 10 députés les plus attendus de la 15e législature

TRACT – Le paysage politique sénégalais évolue avec l’arrivée de députés aux trajectoires inattendues. Dans cette 15e législature, un vent de renouveau souffle, mêlant jeunesse, militantisme et engagements politiques de longue date. Tour d’horizon des 10 parlementaires à suivre dans les mois à venir. Bara Ndiaye : Le «doomi daara » de la 15ème législatureChroniqueur sur la chaîne de télévision Walf Tv, Bara Ndiaye, plus connu sous le sobriquet de Cheikh Bara Ndiaye a été investi à la 23eme place sur la liste nationale de Pastef et est ainsi élu député de la 15e législature. Le « Doomi Daara » aux déclarations très médiatisées est un fervent défenseur du projet voire des promoteurs du projet notamment Ousmane Sonko. Une robe d’avocat qui lui a, d’ailleurs, valu une incarcération en juin 2023. En effet, dans le cadre de l’affaire politico-judiciaire qui a abouti à l’arrestation de Ousmane Sonko et la dissolution du parti Pastef, il a été poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’État, actes ou manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique et actions directes». En fin août 2023, il bénéficia d’une liberté provisoire, après des semaines de grève de la faim en prison. Treize mois plus tard, la ville religieuse de Touba offre la récompense idoine à l’un de ses fils, en lui confiant un siège au sein du Parlement sénégalais.Anne Marie Yacine Tine: La benjamine de la 15eme législatureC’est seulement une semaine après les élections législatives anticipées du 17 novembre prochain que son visage a été révélé au grand public. Anne Marie Yacine Tine, 26 ans, est la benjamine de la 15ème législature. La militante du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) de Fandène, sa commune natale, a été investie 4ème sur la liste des titulaires du département de Thiès. Étudiante à l’Ucao de Thiès, au département Science de gestion, option management des organisations, Anne Marie Yacine Tine est la responsable des femmes de Pastef Fandène qui a comme coordonnateur Malick Diakhaté.Thérèse Faye Diouf : Un come-back à l’Assemblée nationaleLa première femme maire de Diarrère, une commune dans la région de Fatick fait son retour à l’assemblée nationale. Thérèse Faye Diouf obtient en effet un premier mandat en tant que député membre de la 15ème législature sous la bannière de la coalition Takku Wallu dirigée par Macky Sall. Toutefois, l’ancienne ministre de la femme, de la famille, de l’équité et du développement communautaire n’est pas étrangère aux services de l’Assemblée nationale où elle a fait ses débuts au poste d’assistante administrative, puis de rédactrice au service du législatif avant de devenir directrice générale l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-petits (ANPECTP). L’une des camarades de première heure du prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye au sein de l’Alliance pour la République (APR) est connue surtout comme une fervente défenseure de l’ancien régime.Abdoulaye Sylla, un self-made-man à l’hémicycleSi le nom d’Abdoulaye Sylla est bien connu des Sénégalais, son visage l’est beaucoup moins. Mais en octobre 2024, le « candidat fantôme » a finalement levé le mystère, en dévoilant ses clichés.Son nom est lié à la société Ecotra, mais Abdoulaye Sylla, nouveau député, est également à la tête de 17 autres entreprises à travers le monde : en Amérique, en Asie, en Afrique et en Europe, assurent nos confrères. En effet, ce capitaine d’industrie a réussi à bâtir, au fil des années, un véritable empire financier. C’est à Louga, lors de la campagne électorale en perspective des Législatives, qu’il a levé le voile sur sa fortune.Malgré les difficultés pour réunir son capital, il a réussi à se démarquer : « J’ai démarré avec un million pour atteindre aujourd’hui des milliards. Au début, je n’avais même pas dix mille en poche. Mais à force de travail, j’ai réussi. Donc, les fils de Louga peuvent y arriver. Ce sont des gens braves et valeureux », a expliqué ce self-made-man, âgé aujourd’hui de 54 ans.Ousmane Sonko au féminin…Ayant le même nom et prénom que l’actuel Premier ministre, la première adjointe au maire de Bignona Ousmane Sonko a intrigué bon nombre de Sénégalais dès son apparition sur la liste de Pastef dans ce département du sud du pays.Mais pourquoi cette enseignante de formation porte-t-elle ce nom ? Elle est née dans une famille où sa mère a rencontré des difficultés pour avoir un enfant de sexe masculin après son aîné. Un sage lui a conseillé de donner à son enfant un prénom masculin afin d’attirer un garçon dans la famille. Ses parents ont suivi ce conseil, et quelques années plus tard, sa mère a donné naissance à un garçon, Yaya Sonko.Après sa rencontre avec le leader du Pastef, Madame Diédhiou, est devenue la première responsable du parti à Bignona.Ainsi, après son élection en tant que député, Ousmane Sonko, 44 ans, dit être consciente des problèmes de son département tels que notamment l’accès à l’électricité, l’eau, les routes et les services de santé.Amadou Lamine Diouf, député non-voyant: Quand l’inclusion brise les barrières politiquesParmi les 130 nouveaux parlementaires de Pastef, il y a un profil particulier : celui de Amadou Lamine Diouf, premier député non-voyant à siéger à l’Assemblée nationale. Un choix clairvoyant, saluent les observateurs.Il est le coordonnateur du Pastef au Maroc, où il vit depuis 1988 avec son épouse et ses enfants. Technicien supérieur en génie électrique, le quinquagénaire a grandi à Dakar, entre le Centre-ville, la Médina et le Point E, où il a fait ses études primaires et secondaires.Il n‘a jamais milité dans un autre parti que Pastef. Et s’il s’est engagé dans cette voie vers 2016, c’est pour, dit-il, « ne pas consentir à la situation qui prévaut au Sénégal depuis un certain temps, mais aussi pour améliorer les conditions d’intégration, d’installation ou de retour des Sénégalais de la diaspora ».Aujourd’hui, le néo-député a juré de ne pas décevoir la confiance de ses concitoyens, malgré ses difficultés physiques. Selon lui, le choix porté sur sa personne « ne doit pas surprendre les Sénégalais, ni être vu comme un événement ». Car, dit-il, « depuis que j’ai perdu la vue, j’ai tout fait pour exister comme tant d’autres. Perdre la vue, c’est juste perdre un sens, mais cela m’a permis de développer d’autres facultés qui ont remplacé ce sens perdu ».Amadou Ba (Pastef) : l’avocat de la réforme à l’assemblée nationaleJuriste de formation, Amadou Bâ est titulaire d’un DEA de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et a poursuivi ses études à l’Université de Reims, en France. Pendant 20 ans, il s’est engagé dans l’accompagnement juridique des demandeurs d’asile, des jeunes en insertion et des sans-abri. Cette expérience lui a permis de constater les inégalités entre pays développés et sous-développés, renforçant son ambition de contribuer au développement de l’Afrique.Revenu au Sénégal en 2015, il a rejoint Pastef après sa rencontre avec Ousmane Sonko. Fondateur des premières cellules du parti à Thiès, il s’est démarqué par son implication dans les campagnes de proximité. Député remplaçant lors de la précédente législature, il milite pour une réforme profonde de l’Assemblée nationale. Il prône la reddition des comptes, la mise en place effective de la Haute Cour de justice et le renforcement des capacités des députés avec en toile de fond l’indépendance de l’institution parlementaire.Alla Kane : l’inflexible révolutionnaire de la 15e législatureAlla Kane, doyen d’âge de la 15e législature sénégalaise, incarne un engagement politique et syndical sans faille. Âgé de 87 ans, cet enseignant de formation, originaire de Gatte, dans la région de Diourbel, se revendique « fils du peuple ». Pionnier du Parti africain de l’indépendance (PAI), il a payé un lourd tribut à ses convictions, incluant sa radiation de la fonction publique pour activités politiques.Formé à l’école publique de Diourbel dès 1944, Alla Kane embrasse très tôt les idéaux révolutionnaires. Son engagement s’intensifie avec son adhésion au PAI en 1957, premier parti à réclamer l’indépendance immédiate de l’Afrique de l’Ouest. Défenseur acharné des droits des paysans et des travailleurs, il a structuré et massifié le parti dans sa région natale.Formé militairement à Cuba, il revient avec le grade de commandant pour organiser la lutte clandestine. Déterminé à combattre les injustices, il milite activement au sein de plusieurs coalitions, jusqu’à rejoindre Pastef en 2021. Père de neuf enfants, il appelle les jeunes à poursuivre une lutte disciplinée et résolue pour la transformation de la société sénégalaise.Anta Babacar Ngom : la relève politique s’écrit aujourd’huiUne ascension éclair. Anta Babacar Ngom, 40 ans, a fait son entrée en politique en août 2023 en lançant le parti Alternative citoyenne pour la relève (ARC). Élue députée sur la liste nationale de la coalition « Samm Sa Kaddu » lors des élections législatives du 17 novembre 2024, elle incarne une dynamique de renouveau politique. Seule femme candidate à la présidentielle de 2024, elle avait recueilli 0,34 % des suffrage.À travers son mandat, elle ambitionne de consolider son appareil politique tout en maintenant son engagement dans l’opposition.Tahirou Sarr : le nationalisme de la divisionLeader du parti Les Nationalistes, Tahirou Sarr fait son entrée à l’Assemblée nationale après avoir marqué de son empreinte la campagne des législatives du 17 novembre 2024 par son discours haineux et xénophobe assumé. Ancien allié d’Ousmane Sonko, il a su capter les voix d’une frange radicale de l’électorat, avant de sombrer dans la polémique en prônant une préférence nationale et en dénonçant la présence étrangère au Sénégal.Membre de la coalition « Diomaye président » lors de la présidentielle, le néo-député s’est retrouvé sur un terrain glissant après que son discours a été qualifié de « dangereux » par le Premier ministre, qui a clairement pris ses distances avec lui. Ce rejet a symbolisé la rupture définitive entre les deux hommes.Hadj Ludovic  

[WOLOFAL] Signification du mot teggin

TRACT – Le teggin veille au respect des protocoles de communication interpersonnelle, en vue d’établir des échanges cordiaux et équilibrés. Cette vertu contribue à affermir le lien social. Elle est visible par l’attitude et le comportement empreints de considération, de courtoisie, de circonspection et surtout de respect à l’égard d’autrui. Elle se reflète à travers l’attention accordée au respect de certaines prescriptions : dire «jàmm nga yendu» («bonjour »), «jërëjëf» («merci»), «jéggal ma», («pardon»), «baale ma» («s’il vous plaît» ou «permettez-moi»), etc., et à l’évitement des interdits (la vulgarité, la grossièreté, tout écart de langage ou attitudes choquantes tel que couper la parole, élever la voix, utiliser des mots blessants, etc.). Écoute et empathie font partie intégrante du teggin. Le teggin se situe aux origines des vertus. C’est lui qu’on enseigne d’abord aux enfants. Il est très important, en ce sens que sa présence ou son absence frappe les premières impressions d’une rencontre et s’incruste dès lors dans la perception qu’on a de l’autre.Yar (éducation) est utilisé pour les enfants; teggin aura pour les adultes un sens de raffinement dans le langage et le comportement. Quand les wolof disent que «diw dafa sellal lamiñam», cela veut dire qu’on n’entendra jamais sortir de sa bouche des grossièretés. On dit souvent «xalé bu yaradiku momul li mu am, su roté ku yaru mo koy fab» («la possession d’un homme impoli est généralement instable, car ce bien sera toujours récupéré par plus poli que lui»). D’autres vertus prolongent le teggin : am aajo (courtoisie), Yég, weg, naw, fonk (affabilité, considération envers autrui, attention), yitte (courtoisie doublée de serviabilité et de disponibilité). 

[ET ÇA TU LE SAVAIS] À Saint-louis, il y’a une mosquée avec une cloche !

TRACT – Juchée sur la pointe Nord de l’île, la grande mosquée de Saint-Louis dont l’édification suscita plusieurs remous, est la seule au monde à disposer d’une cloche et d’un cadran d’horloge. La ville de Saint-Louis conserve de très nombreuses maisons, typiques de l’époque coloniale, avec leur façade de chaux, leur double toiture en tuile, leur balcon en bois et leur balustrade en fer forgé.Quartier nord de Saint-Louis, au sud de l’avenue Jean Mermoz, la grande mosquée tendue de beige intrique. Remarquable par ses deux minarets carrés au dessus d’un toit de tuiles à double pente, elle a cette curiosité de posséder une cloche dans le minaret de gauche. Autrefois reliée à l’horloge de la mosquée, cette cloche, encore visible de nos jours, carillonnait pour annoncer les heures de prière.Ce fait pour le moins insolite, s’explique selon la tradition orale, par l’opposition farouche de la communauté des mulâtres de la ville à l’édification de la mosquée. Elle ne cédera qu’après avoir posé deux conditions : la construction de la mosquée en dehors de la ville et l’installation d’une cloche pour annoncer les heures de prières. Ce, pour bannir les appels du muezzin. « Faux ! », rétorque Serigne Amadou Dieng.Pour ce doyen de 84 ans, imam des 5 prières (comprenez les 5 prières de la journée), cette version est totalement erronée. Trouvé dans la chambre qui lui sert de refuge dans l’enceinte de la mosquée, le vieil homme cloué au lit par une sévère maladie, tente une esquisse d’explication dans une voix saccadée.Dans un ensemble wax bariolé, les jambes implacablement soudées au sol par une paralysie récente, la voix pâteuse et hachée, le grabataire qui capitalise 75 ans d’existence au sein de la mosquée, confie : « Je fais partie des murs de cette mosquée pour y avoir fait toutes mes humanités. J’étudiais le Coran ici avec mon père. Cette cloche ne carillonnait pas pour annoncer les heures de prière. Elle sonnait plutôt pour donner l’heure. Pour la prière, le muezzin appelait les fidèles par le « nodd » (appel à la prière du muezzin). Il est vrai que du temps de la colonisation, les manifestations étaient interdites entre 12 h et 14 h, mais l’appel à la prière se faisait toujours via le muezzin. »À quelle version se fier ? Seul le colon, absent le plus présent aujourd’hui dans la vieille ville, peut en témoigner. Si la présence de la cloche nourrit toutes les polémiques, l’édification de la mosquée, elle, réussit à faire l’unanimité. Même si la version orale s’oppose, à un paragraphe près, à celle plus scientifiquement historique. 

LA GALAXIE DES INFLUENCEURS AU SÉNÉGAL: Tiktokeur sénégalais ….villageois

TRACT – On aurait tendance à penser que le phénomène des tiktokeurs sénégalais se limite à Dakar (principalement), avec une tête de pont internationale (qui est Khaby Lame, Italien d’origine sénégalaise). Pourtant, dans le monde rural au Sénégal, il y aussi des adeptes du célèbre réseau social aux vidéos addictives qu’est Tik Tok, qui en sont des producteurs de contenus. Ainsi, Samba Ka, le Peulh de Linguère, inspiré justement par Khaby Lame et aidé par le tiktokeur activiste Adamo à entrer dans le monde des tiktokeurs.Il y a 3 ans, il a fait tout feu tout flammes, avec ses vidéos hilarantes. Il pouvait en produire jusqu’à 20 par jour, entre ses fans qui l’appelaient pour passer commande de vidéo et les vidéos qui lui venaient de sa propre inspiration. Le cri de guerre de Samba était le célèbre « Rang!Rang! » qui ponctuait ses vidéos. Il avait aussi les vidéos ou il se mettait en scène avec son épouse, mariée en secondes noces après que la première l’eut quitté pour son indigence matérielle.Toutefois, cette célébrité sur Tiktok qui le fera même inviter sur les plateaux télé à Dakar n’apportera pas la richesse a Samba. Il finira par mal tourner et sera filmé par des caméras de vidéosurveillance en train de commettre un cambriolage à Touba et un autre à Linguère. Il plaidera avoir volé car sa famille compte sur lui; or, il n’a aucun revenu.Condamné à deux ans de prison ferme, Samba Kâ sera élargi de la geôle en juillet 2023, faisant partie des personnes graciéés par le PR Diomaye.