TRIBUNAL DE DAKAR: Le journaliste Adama Gaye relaxé
Afrique de l’ouest : Les femmes à la croisée de la sécurité des produits de consommation et de la concurrence
Tract-L’Afrique de l’ouest est une région en pleine croissance démographique et économique, avec une population qui, selon de récentes données démographiques de la Banque Mondiale, devrait atteindre 500 millions d’habitants d’ici 2030. Cependant, la région est également confrontée à des défis importants en matière de sécurité des produits de consommation et de concurrence. Les femmes, qui représentent pourtant 60% des agriculteurs en Afrique de l’ouest, jouent un rôle crucial dans la sécurité des produits de consommation, mais elles sont également confrontées à des défis importants en matière de concurrence.
La sécurité des produits de consommation en Afrique de l’ouest : un défi majeur
La sécurité des produits de consommation est un défi majeur en Afrique de l’ouest. Selon la FAO (2020), environ 22% de la population de la région souffre de la faim, soit environ 120 millions de personnes. Les femmes et les enfants sont les plus vulnérables à la faim et à la malnutrition.
Les causes de la faim en Afrique de l’ouest sont multiples et complexes. La pauvreté, la dégradation de l’environnement, les conflits et les changements climatiques sont autant de facteurs qui contribuent à la faim dans la région. Cependant, il est important de noter que la faim est également liée à des facteurs structurels tels que la répartition inégale des ressources, la faiblesse des systèmes de production et de distribution alimentaire, et la dépendance excessive à l’égard des importations alimentaires.
Face à ce défi, il est nécessaire de développer des stratégies durables qui prennent en compte les besoins et les capacités des femmes, qui jouent un rôle crucial dans la sécurité des produits de consommation dans la plupart des pays « ouest-africains ». Cela peut inclure la formation et le renforcement des capacités des femmes agricultrices, l’amélioration de l’accès aux ressources et aux crédits, et la promotion des pratiques agricoles durables et des systèmes alimentaires locaux.
Les défis de la concurrence pour les femmes agriculteurs en Afrique de l’ouest
La concurrence est un autre défi majeur pour les femmes agricultrices en Afrique de l’ouest. Selon la Banque mondiale (2022), les importations de produits alimentaires en Afrique de l’ouest ont augmenté de 15% entre 2019 et 2020, ce qui a entraîné une concurrence accrue pour les producteurs locauxvulnérables aux fluctuations des marchés internationaux. Ensuite, la faiblesse des infrastructures de transport et de stockage rend difficile la commercialisation des produits locaux, ce qui accentue la concurrence avec les produits importés.
Les femmes, qui représentent 60% des agriculteurs en Afrique de l’ouest, sont particulièrement vulnérables à cette concurrence. Selon l’ONU Femmes (2020), les femmes en Afrique de l’ouest ont un accès à la terre et aux crédits qui est inférieur de 25% à celui des hommes. Cela signifie que les femmes ont moins de possibilités de développer leur activité agricole et de contribuer à la sécurité des produits de consommation dans la région.
Pour une approche durable et équitable
Pour répondre aux défis de la sécurité des produits de consommation et de la concurrence en Afrique de l’ouest, il est nécessaire de développer des stratégies qui prennent en compte les besoins et les capacités des femmes. Cela peut inclure la formation et le renforcement des capacités des femmes agriculteurs, l’amélioration de l’accès aux ressources et aux crédits, et la promotion des pratiques agricoles durables et des systèmes alimentaires locaux.
Il est également important de promouvoir l’égalité des sexes et de renforcer les droits des femmes dans le secteur agricole/foncier. Cela peut inclure la mise en place de politiques et de programmes qui favorisent l’accès des femmes à la terre, aux crédits et aux marchés…bref à toute la gamme de services financiers.
On pourrait fortement s’inspirer du programme « Femmes et agriculture » de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) visant à renforcer les capacités des femmes agriculteurs en Afrique de l’ouest, en leur fournissant des formations et des équipements pour améliorer leur production et leur commercialisation.
Il est également important de promouvoir les pratiques agricoles durables et les systèmes alimentaires locaux, qui peuvent contribuer à améliorer la sécurité des produits de consommation et à réduire la dépendance à l’égard des importations alimentaires. L’on pourrait dupliquer des initiatives comme « Agriculture durable en Afrique de l’ouest » de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ayant pour socle conducteur de promouvoir les pratiques agricoles durables en Afrique de l’ouest, en fournissant des formations et des équipements aux agriculteurs pour améliorer leur production et leur commercialisation.
Tout compte fait, les femmes jouent un rôle crucial dans la sécurité des produits de consommation en Afrique de l’ouest, mais elles sont également confrontées à des défis importants en matière de concurrence. Pour répondre à ces défis, il est nécessaire de développer des stratégies qui prennent en compte les besoins et les capacités des femmes, et de promouvoir l’égalité des sexes et les droits des femmes dans le secteur agricole.
Baltazar ATANGANA/ Gender expert
Sources indicatives :
– FAO (2020). La sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest.
– Union africaine (2020). Les femmes et l’agriculture en Afrique de l’ouest.
– Banque mondiale (2022). Les importations de produits alimentaires en Afrique de l’ouest.
– ONU Femmes (2020). Les femmes et l’accès à la terre et aux crédits en Afrique de l’ouest.
– FAO (2020). Programme « Femmes et agriculture » en Afrique de l’ouest.
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L’HOROSCOPE DE CE VENDREDI 06 DÉCEMBRE
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE VENDREDI 06 DÉCEMBRE
- 6 Décembre 2021Ouverture par le Président Macky SALL du 7ème Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique en présence d’acteurs politiques, de militaires, de chercheurs et de différentes organisations publiques et privées. La crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus (COVID 19) a été l’une des thématiques centrales de l’événement au même titre que l’aspect sécuritaire.
- 6 Décembre 2018Inauguration à Dakar du Musée des Civilisations Noires. Financé à hauteur de 20 milliards de francs CFA par la Chine, le musée a pour objectif de mettre en exergue la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique mondial. Des ateliers de conception des expositions du musée s’étaient tenus à Dakar du 26 au 30 mars 2018.
- 6 Décembre 2017Prise de fonction de la première femme Recteur d’université au Sénégal, le Professeur Ramatoulaye Diagne MBENGUE, Recteur de l’Université de Thiès. Succédant au Professeur Matar Mour SECK, elle est spécialiste de logique mathématique, d’histoire de la logique et de philosophie islamique. Créée en 2007 l’Université de Thiès sera baptisée du nom du professeur Iba Der THIAM le 3 novembre 2020.
- 6 Décembre 2017Arrivée à Dakar de 4 détenus rwandais condamnés par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) pour leur rôle dans le génocide des Tutsis en 1994. Ils ont été transférés d’Arusha en Tanzanie où ils étaient en détention.
- 6 Décembre 2009Décès à Dakar, à l’âge de 76 ans, du docteur Daouda SOW, ancien ministre des forces armées (1981-1983), ancien Président de l’Assemblée nationale (1984-1988) et ancien Secrétaire général adjoint du Parti Socialiste (PS).
- 6 Décembre 1983A Diabir dans le département de Ziguinchor, une attaque des Forces de sécurité par des rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) fait un bilan de trois gendarmes tués, trois autres et un policier blessés.
- 6 Décembre 1962Dans l’après midi de la fête musulmane de l’Aïd El Ada (Tabaski), la communauté Layène organise la première édition du pèlerinage de Nguédiaga, un site près de Malika dans la banlieue de Dakar où Seydina Limamoulaye, le guide de la communauté, s’était réfugié pendant trois jours en septembre 1887 pour échapper aux persécutions de l’administration coloniale française.
- 6 Décembre 1961Visite au Sénégal de Sa Majesté la Reine Elisabeth II d’Angleterre. Elle avait accédé au trône britannique à l’âge de 25 ans, à la mort de son père George VI le 6 février 1952 et avait été couronnée le 2 juin 1953,
- 6 Décembre 1947Lamine GUÈYE est élu Président du Grand Conseil de l’Afrique Occidentale Française (AOF) par 20 voix contre 11 pour Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Institué par une loi du 29 août 1947, le Grand Conseil de l’AOF qui siégeait à Dakar était composé de conseillers de chaque territoire élus par les assemblées locales (40 dont 5 pour chacun des 8 territoires) et se réunissait pour voter le budget général de la fédération et statuer sur des questions économiques et financières.


