Le verdict est tombé peu avant 20 h 30. Avec 331 voix, les députés français ont fait chuter le gouvernement de Michel Barnier qui devra désormais expédier les affaires courantes en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement. La censure d’un gouvernement en France ne s’était plus produite depuis 1962.Dans une ambiance de fin de règne, les députés ont débattu longuement avant le vote pour examiner les deux motions de censure qui étaient sur la table : l’une déposée par le NFP et celle défendue par le Rassemblement national, après que le gouvernement a engagé sa responsabilité pour faire adopter, sans vote,le budget de la Sécurité sociale.Au-delà des vives critiques adressées au Premier ministre sortant, de nombreux députés ont surtout visé le chef de l’Etat, considéré comme l’unique responsable du chaos politique actuel depuis la dissolution de l’Assemblée en juin dernier.Jusqu’au dernier moment, Michel Barnier, comme Emmanuel Macron, ont prétendu ne pas croire à la censure du gouvernement. Mardi soir, le Premier ministre a ainsi de nouveau appelé à la « responsabilité » des députés – socialistes notamment – qui auraient pu inverser l’issue de ce vote car « la réalité ne disparaîtra pas par l’enchantement d’une motion de censure » a insisté une dernière fois avant le vote le Premier ministre. Une référence à la situation catastrophique des finances publiques et aux « 60 milliards » d’intérêts que la France va devoir payer l’an prochain pour honorer le paiement de sa dette. « Tout sera plus grave plus dur », après la censure, a-t-il martelé.Et maintenant ?
Sans attendre la réaction des marchés financiers, le président de la République a naturellement déjà commencé à « tester » des options pour la succession de M. Barnier. Ont été évoqués les noms de François Baroin, Bernard Caeneuve, Xavier Bertrand et même Bruno Retailleau.Mais Emmanuel Macron entend cette fois aller vite : une nomination pourrait intervenir dans les 24 heures.Mais l’affaire s’annonce toujours aussi complexe faute de majorité à l’Assemblée nationale.Au sein de la coalition des centres et de la droite, la chute du gouvernement pourrait voir se fissurer ce socle commun. Les Républicains ont déjà menacé de reprendre leur liberté : leur chef de file Laurent Wauquiez a souligné que l’engagement de son parti avec la coalition gouvernementale en septembre « ne valait que pour Michel Barnier ».De son côté, le chef de file des députés macronistes Gabriel Attal a proposé de nouer un accord de « non censure » avec le PS pour échapper à la tutelle du Rassemblement national.Quant à la gauche, elle demeure désunie sur l’après-Barnier. Le PS voudrait « un gouvernement de gauche ouvert au compromis », que le socle commun s’engagerait à ne pas censurer en échange d’un renoncement au 49.3.De son côté, les députés de la France insoumise (LFI) continuent tirer la barre à gauche : ils rejettent fermement toute « forme d’alliance gouvernementale avec les macronistes » et réclament en outre la démission d’Emmanuel Macron.
FRANCE: Le gouvernement de Michel Barnier renversé
Tract-Sans surprise, une majorité de députés français a voté ce mercredi soir en faveur de la censure du gouvernement de Michel Barnier. Pour y parvenir, les parlementaires du NFP (gauche) et de l’extrême droite ont unis leur voix.
GOUVERNEMENT/ PRESSE [TRIBUNE] Sonko entre crête et cuvette (Par Babacar Justin Ndiaye)
Tract-Les tensions persistantes entre les médias hautement précieux et les dirigeants très légitimes du Sénégal sont regrettables.
Voilà deux compagnons de route marchant séparément mais, chacun armé de sa truelle, se donnant la double vocation de cimenter la démocratie, d’une part, et de créer la prospérité, d’autre part !Sous cet angle, la posture du gouvernement, les faits et les gestes du puissant Premier ministre et non moins plébiscité homme politique Ousmane Sonko demeurent essentiels.Un jour, on a demandé au Roi Hassan II (Monarque absolu) ce qu’il pense de l’organisation Amnesty international. Réponse du Souverain : « Amnesty international m’emmerde, mais elle pourrait être, un jour, utile aux petits Princes ».Réponse avisée d’un visionnaire ! Car, en effet, si le coup d’État des aviateurs de 1972 avait réussi, l’artisan du putsch aérien, le Général Mohamed Oufkir, aurait réservé un sort incertain (c’est un euphémisme) au Roi actuel Mohamed VI alors âgé de moins de dix ans.Moralité : l’opacité du futur et les vicissitudes de la vie politique suggèrent voire recommandent la modération tous azimuts. La modération n’étant nullement la faiblesse. Bien au contraire ! Elle est la synthèse de la responsabilité assumée et de la souplesse opportune.Indiscutablement, la presse (à l’instar de quelques segments tenaces de la Société civile) empêche de gouverner en rond sous tous les cieux. Aussi bien dans la cruelle dictature de Birmanie que dans l’enchanteresse démocratie de l’Ile Maurice où un Premier ministre aguerri a trébuché suite à la forte médiatisation d’un scandale.En effet, le propre de l’homme politique et la caractéristique de l’homme d’État sont la peau cuirassée et le mental d’acier. Toujours dopé jamais démoli par les critiques et les persiflages.Des qualités requises, singulièrement chez un Premier ministre (fusible devant l’Éternel) dont le pain quotidien est l’orage social en cours ou la tempête politique en perspective.Tout réside donc dans l’art et la manière de faire face à la pugnacité normale et aux harcèlements habituels des médias. La panoplie des recettes est assez fournie à la lumière des expériences historiques et instructives.C’est une question d’ingéniosité et de finesse gouvernementales et non de débarquement de mammifères dans un magasin de porcelaines.En décembre 1973, le très travailleur Ministre de l’Intérieur français, Raymond Marcellin, ulcéré par l’avalanche d’informations secrètes régulièrement publiées par «Le Canard enchainé », décide de poser des micros dans les murs et sous les tapis des locaux de l’hebdomadaire satirique.Cette opération (ratée) menée par des policiers de la DST en tenues de plombiers donne une idée de la large gamme des moyens disponibles pour un État désireux de tacler, d’endiguer, d’infiltrer, de noyauter et même d’espionner la presse. Sans la neutraliser par des armes létales d’origines fiscale et légale.Bien entendu, le droit à l’existence ne signifie pas que les entreprises de presse doivent faire litière de la Loi qui induit la conformité. Une loi n’est jamais une contrainte arbitraire mais une contrainte…légale. Donc digne respect par tous. D’où son application sans restrictions troublantes ni géométrie variable.Cependant, la gouvernance couvre et dépasse le champ étroit des lois. La trajectoire enviable, les acquis réels, l’image scintillante et le rayonnement croissant du Sénégal sont à porter au pinacle.Dans cette optique-là, qui mieux que le leader Ousmane Sonko, politiquement debout sur le toit du Sénégal, est conforté et outillé pour le faire ? Personne.L’homme qui a élu un Président de la république au premier tour puis meublé l’Assemblée nationale par une majorité écrasante et homogène doit camper sur la crête de la gloire.Ousmane Sonko (bien conseillé) ne doit pas descendre dans la cuvette boueuse où se déroulent des bagarres picrocholines. Or son mutisme et son flegme, lui la dynamo de l’Exécutif, suggèrent sa bénédiction tacite dans le choc Ministère-Presse.Le Premier ministre Ousmane Sonko doit siffler la fin de la récréation. En le faisant, il évacue l’idée (fausse ou vraie) que les nouveaux dirigeants sont plus enclins à assassiner qu’à assainir la presse. L’immobilisme prolongé favorise évidemment les procès d’intention ou les procès en sorcellerie.Faut-il rappeler encore que, du point de la genèse institutionnelle (contrôle démocratique du pays), le Projet pastéfien domine la Révolution de Thomas Sankara et surclasse la Révolution de Fidel Castro. Les « Ruptures » sankarienne et cubaine ayant été accouchées aux forceps par l’habituelle sage-femme de l’Histoire : la violence.Au Sénégal, ce sont les urnes qui ont supplanté les armes ; ce sont les longues processions des citoyens-électeurs qui ont remplacé les vagues d’assaut des insurgés pour le triomphe du Projet.La rue a certes bougé mais elle n’a pas vaincu l’armada du Général Moussa Fall. Ce qui a été fort heureux au demeurant. Sinon Diomaye Faye aurait été le chef d’un État évaporé.En réalité, les leviers vecteurs de rapprochement bienfaisant et fécond entre l’État et les médias sont trouvables dans l’héritage légué et le génie trempé. Ils ont pour noms : volonté, intelligence et dialogue. Dans le respect de la Loi.La discussion n’est pas synonyme de capitulation. Dans le dialogue, personne n’ira à Canossa. Le Ministre de tutelle et journalistes iront tous vers le Sénégal, terre de concertation légendaire et, surtout, de quiétude propice pour la gouvernance performante et favorable à l’essor de la presse.
ASSEMBLÉE NATIONALE: Amadou Mame Diop a passé le témoin à El Malick Ndiaye
À peine élu à la tête de l’Assemblée nationale, le nouveau président de l’institution, El Malick Ndiaye, a marqué le début de son mandat par une rencontre institutionnelle. Ce mercredi, il s’est entretenu avec son précédent, Amadou Mame Diop, dans le cadre de la passion traditionnelle de services .Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont procédé à « un état des lieux » de l’Assemblée nationale. Cette réunion avait pour objectif d’assurer une transmission formelle des dossiers en cours et de garantir la continuité du travail parlementaire.Dans un discours prononcé plus tôt dans la journée, El Malick Ndiaye a prononcé un message fort au peuple sénégalais, dans lequel il a réaffirmé sa détermination à « bâtir une Assemblée nationale dynamique, en phase avec les préoccupations des citoyens ». Ce message traduit sa volonté de recentrer le travail parlementaire sur les besoins réels des Sénégalais, dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.
ASSEMBLÉE NATIONALE: Les députés convoqués en séance plénière ce vendredi
Tract-Les députés sont convoqués en séance plénière ce vendredi 6 décembre 2024 à 10 heures pour la ratification des listes des membres des commissions permanentes.L’installation de l’Assemblée nationale en début de semaine a été marquée par la désignation des principaux responsables du bureau.Après ces premiers jalons, place à la ratification des listes des commissions permanentes.
AFFAIRE NDELLA MADIOR DIOUF: Sa demande de liberté provisoire refusée, ses avocats introduisent une nouvelle requête
Tract-Du nouveau dans le dossier de Ndella Madior Diouf, fondatrice de la pouponnière « Keur Yeurmandé », en prison depuis un an. Ses avocats ont introduit un appel pour contester l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire opposée à leur cliente.L’Observateur qui donne l’information dans sa parution de ce mercredi, renseigne que la requête sera examinée devant la Chambre d’accusation le 10 décembre prochain. Ce rebondissement donne une nouvelle chance à la patronne de la radio « Saphir Fm» d’humer l’air de la liberté en attendant son procès.Pour rappel, le juge d’instruction a entendu toutes les personnes inculpées ainsi que celles susceptibles d’éclairer sa lanterne. C’est suite à l’avancée de ce dossier que la principale accusée, Ndella Madior Diouf, via ses avocats, avait déposé une nouvelle demande de mise en liberté provisoire. Mais cette demande a été rejetée.La directrice de l’établissement « Keur Yeurmandé » a été inculpée et placée sous mandat de dépôt en décembre 2023, par le juge Mamadou Seck pour les faits « d’homicide involontaire, complicité dudit chef, traite de personne, exercice illégal de la profession de médecine, privation d’aliment à des enfants ou de soins ayant entrainé la mort, obtention illicite de certificat aux fins d’inhumation, mis en danger et exploitation d’une pouponnière sans autorisation ».Dans cette rocambolesque affaire, d’autres personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt.
PRIX INTERNATIONAL DE POÉSIE: Le Sénégalais Amadou Lamine Sall honoré en Chine
Tract-Le poète sénégalais Amadou Lamine Sall a été couronné du prestigieux Prix international de poésie « 1573 Golden Antilope Tibétaine 2025 », une reconnaissance qui célèbre l’excellence de son œuvre poétique et son engagement en faveur de l’humanité et du dialogue interculturel.Le jury, présidé par le poète chinois Jidi Majia, a salué l’impact significatif de l’œuvre d’Amadou Lamine Sall, notamment en Afrique, où il est considéré comme l’un des plus grands poètes contemporains après Léopold Sédar Senghor. « Son travail poétique repose sur un souci d’humanité et de dialogue, tout en explorant une dimension spirituelle supérieure et en restant attentif au destin de l’humanité », a déclaré Jidi Majia, rapporte RTS digital.Ce prix vient confirmer la place centrale de la poésie d’Amadou Lamine Sall dans le paysage littéraire mondial, et son apport unique à la réflexion sur les défis universels. Créé par la Conférence internationale des vins de poésie de Luzhou, en Chine, le Prix « 1573 Golden Antilope Tibétaine » est décerné chaque année à Qinghai. Il honore un poète dont l’œuvre rayonne au-delà des frontières culturelles et linguistiques.Le lauréat reçoit une récompense comprenant : Une enveloppe de 10 000 $ US (environ 6,2 millions de FCFA) ; une bouteille de vin d’exception 1573 Luzhou Cave, également estimée à 10 000 $ US ; la traduction et la publication d’un recueil de ses poèmes en mandarin.Amadou Lamine Sall, souvent présenté comme l’un des dignes héritiers de Senghor, a su marquer l’histoire de la poésie par son style unique, mêlant profondeur spirituelle et engagement pour des valeurs universelles. Son œuvre, traduite en plusieurs langues, a joué un rôle crucial dans le rayonnement de la poésie sénégalaise sur la scène internationale.Ce prix, qui vient enrichir un palmarès déjà impressionnant, confirme la stature d’Amadou Lamine Sall comme une voix essentielle de la poésie contemporaine et un ambassadeur du dialogue des cultures.La distinction du poète sénégalais est une fierté pour le Sénégal et pour l’Afrique entière. Elle illustre la puissance de la littérature comme pont entre les cultures et les continents, et témoigne de la vitalité de la poésie dans la célébration des valeurs humaines.
Amadou Lamine Sall s’inscrit ainsi dans la lignée des grands poètes qui transcendent les époques et les frontières, rappelant l’importance de l’art et de la littérature dans la construction d’un monde plus uni.
L’HOROSCOPE DE CE JEUDI 05 DÉCEMBRE 2024
Tract-Ton horoscope du jour t’attend!Bélier : si vous n’avez pas trouvé de solution à vos interrogations, aujourd’hui lundi, on vous écoute et ça va mieux !Taureau : une embellie et il vous appartient de la rendre durable, ça se joue toute cette fin d’année !Gémeaux : vous rêvez de lui parler, et bien n’hésitez pas, soyez audacieux, vous vous sentirez tellement plus léger ensuite !Cancer : une jolie journée mais très intériorisée. Vous serez adepte de toute activité qui vous rend plus zen !Lion : ce jeudi vous demande de l’attention. Il faudra faire face à un opposant, allez-y doucement, et pour vous, et pour lui !Vierge : telle la fourmi de Jean de la Fontaine, vous serez affairé au boulot, et toujours prêt à aider votre prochain !Balance : vous serez encouragé, ce qui vous donnera des ailes pour assurer pour tout dans votre vie !Scorpion : s’il y a de l’orage en famille, ce sera réparable dans les semaines à venir !Sagittaire : une chouette journée, faire d’imprévus, avec un voyage peut être et vous allez adorer !Capricorne : intéressant ce jour pour mettre de l’ordre dans vos comptes, mais aussi pour vous faire plaisir !Verseau : vous donnez le meilleur de vous à ceux qui, à vos yeux, semblent le mériter ! Et vous luttez face aux autres !Poissons : peut-être un manque d’énergie, mais une très grande envie de vous sentir bien !
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE JEUDI 05 DÉCEMBRE
Tract-Découvrez les éphémérides de ce jour!
- 5 Décembre 2022Rappel à Dieu à l’âge de 75 ans de Thierno Amadou BALDÉ, khalife général de Médinatoul Houda dans la région de Tambacounda. La communauté firdounké qui y vit partage la même foi que la cité religieuse de Médina Gounass dans la région de Kolda. Chaque année la ziarra de Médinatoul Houda est organisée après le Daaka de Médina Gounass.
- 5 Décembre 2021Inauguration, après plusieurs mois de travaux, de l’Aéroport International du Cap Skirring dans le sud du pays. Une première piste d’atterrissage en terre, pour petits avions, a été construite à la fin des années 1960 par des membres de l’Aéroclub de Ziguinchor. Cette piste sera bétonnée sur 2 000 mètres avec un prolongement non revêtu de 360 mètres après l’installation d’un village de vacances par le Club Méditerranée au début des années 1970.
- 5 Décembre 2018Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou MBACKÉ, préside la cérémonie de pose de la première pierre de l’Université de Touba. 37 milliards de francs CFA seront nécessaires à sa réalisation. Officiellement dénommé Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim pour l’Éducation et la Formation (CCAK-EF), l’établissement a été inauguré le 6 février 2023 par le Khalife général en présence du Chef de l’État, de Moussa BALDÉ, ministre de l’Enseignement supérieur et d’Antoine Félix DIOME, ministre de l’Intérieur.
- 5 Décembre 2017Accueil à Dakar de 163 migrants rapatriés de Libye par le gouvernement suite à la traite des personnes de race noire observée dans ce pays depuis la chute du régime du colonel Mouamar EL KHADAFI en 2011.
- 5 Décembre 2016Ouverture de la troisième édition du Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité en présence du président Macky SALL et de ses homologues nigérian, malien, togolais, kenyan et mozambicain ainsi que du ministre français de la défense Jean-Yves LE DRIAN et de la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la sécurité Federica MOGHERINI. Les thèmes principaux de cette édition étaient l’extrémisme violent et la gestion des espaces africains.
- 5 Décembre 2009Lancement à Dakar des travaux de construction de la mosquée Massalikoul Djinane par le Khalife général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE en présence du Président Abdoulaye WADE. La mosquée a été inaugurée le 27 septembre 2019 par le Khalife général Serigne Mountakha Bassirou MBACKÉ en présence du président Macky SALL et de son prédécesseur Abdoulaye WADE.
- 5 Décembre 2006Signature d’une convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Royaume d’Espagne sur la Coopération dans le domaine de la Prévention de l’émigration des mineurs sénégalais non accompagnés, leur protection, leur rapatriement et réinsertion. Cette convention sera ratifiée le 22 avril 2008.
- 5 Décembre 1982Consécration du premier Pasteur autochtone de l’Église protestante du Sénégal, Samuel Vauvert DANSOKHO, un natif de la ville de Saint-Louis qui prendra la direction de la paroisse protestante de la Rue Carnot à Dakar. L’Église Protestante du Sénégal a été fondée en 1972 même si la présence de missionnaires protestants au Sénégal remonte à la deuxième moitié du 19ème siècle notamment à Saint-Louis et à Sédhiou.
- 5 Décembre 1968Ouverture à Dakar du 6ème Congrès mondial des juristes catholiques de Pax Romana. L’Organisation Non Gouvernementale « Pax Romana », fondée en 1921, regroupe des professionnels et étudiants laïcs répartis dans plus de 70 pays.
- 5 Décembre 1925Création des communes mixtes de Khombole et Kébémer. Khombole et Kébémer. Un décret de 1891 avait ouvert la possibilité de promouvoir certaines agglomérations devenues importantes au rang de communes mixtes, par différence avec les 4 communes de plein exercice qu’étaient alors Saint-Louis et Gorée (1872), Rufisque (1880) et Dakar (1887) qui jouissaient des privilèges des communes de la Métropole. Les premières communes mixtes sont Thiès, Tivaouane et Louga créées le 31 décembre 1904.
- 5 Décembre 1859Accrochage entre les partisans d’El Hadj Omar TALL et les troupes coloniales françaises du Capitaine Hyppolite CORNU au village de Melga situé dans le sud de la Mauritanie.
- 5 Décembre 1784Décès à Boston à l’âge de 31 ans de Phyllis WHEATLEY, première écrivaine et poétesse noire américaine reconnue. Née au Sénégal en 1753, elle avait été vendue comme esclave aux États-Unis d’Amérique lorsqu’elle était seulement âgée de 7 ans. Elle porte le nom de son maître.
LUTTE: Ambroise Sarr s’est éteint à l’âge de 74 ans
Tract-Le Sénégal pleure une figure emblématique de sa lutte traditionnelle. Ambroise Sarr, ancien sélectionneur national de lutte sans frappe, est décédé ce mercredi 4 décembre 2024 à Palmarin, dans la région de Fatick. Sa disparition marque une lourde perte pour ce sport, où il a formé et inspiré de nombreux champions.
Ambroise Sarr, référence incontournable de la lutte sénégalaise, s’est éteint ce mercredi 4 décembre 2024 à Palmarin, dans la région de Fatick. Ancien sélectionneur national de lutte sans frappe, il a marqué de son empreinte ce sport traditionnel, reconnu comme une véritable institution au Sénégal.Son expertise et son dévouement l’ont élevé au rang de légende, tant au Sénégal qu’au-delà des frontières, notamment au Niger, où il est également considéré comme une référence. Tout au long de sa carrière, Ambroise Sarr a non seulement accompagné des champions, mais il en a aussi façonné plusieurs, contribuant ainsi au rayonnement de la lutte sénégalaise.Pour Malick Ngom, président du Comité National de Gestion (CNG) de la lutte, la disparition d’Ambroise Sarr est une perte immense. « Un grand champion est parti », a-t-il déclaré avec émotion. Le CNG prévoit déjà d’organiser une importante délégation pour se rendre à Palmarin. « Nous attendons la confirmation de l’inhumation pour aller présenter les condoléances du CNG à la famille du disparu », a annoncé Malick Ngom.La communauté de la lutte sénégalaise perd ainsi un pilier, un mentor et une icône. Ambroise Sarr laisse un héritage inestimable, inscrit dans les mémoires et les cœurs de ceux qu’il a inspirés.
BABACAR GAYE SUR L’ADOPTION DES DEUX PROJETS DE LOI DE CE MARDI: « Le Président et son gouvernement se sont tirés une balle dans le pied »
Tract-En Conseil des ministres mardi, deux projets lois ont été adoptés. Il s’agit du Projet de Loi de Finances rectificative 2024 et le Projet de Loi de Finances initiale 2025, qui devraient être remis à la nouvelle Assemblée nationale, pour approbation en vue d’assurer le bon fonctionnement des affaires publiques. Réagissant suite à cette décision prise lors de la réunion hebdomadaire, l’ancien ministre, Babacar Gaye, a tenu à rappeler que : « Dans un Etat de droit, la loi s’impose à tous dans toute sa rigueur, et l’administration doit s’y conformer même si elle ne lui convient pas ».
« En annonçant l’adoption du projet de loi de finances rectificative 2024 et la loi de finances initiale de 2025, le 3 décembre 2024, après avoir préalablement fixé la date de l’ouverture de la première session ordinaire de la 15eme législature, le 2 décembre 2024, le Président de la République et son gouvernement se sont tirés une balle dans le pied soit par précipitation, soit par ignorance », a écrit M. Gaye dans un post sur Facebook.De l’avis de Babacar Gaye, en adoptant les deux projets de loi, « le gouvernement s’est fourvoyé dans la précipitation ».« En effet, en vertu des dispositions de la Constitution (article 68, alinéa 2) rappelées par celles de l’article 57 1er alinéa de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), « LE PROJET DE LOI DE FINANCES DE L’ANNÉE, QUI COMPREND NOTAMMENT LE BUDGET, EST DÉPOSÉ SUR LE BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE, AU PLUS TARD LE JOUR DE L’OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE UNIQUE ». Manifestement, le gouvernement s’est fourvoyé dans la précipitation », a-t-il estimé.Pour M. Gaye, ce cas de figure est prévu par la Constitution : « Qu’à cela ne tienne ! Ce cas de figure est prévu par la Constitution qui en fixe les modalités. En effet à l’article 68 alinéa 4, il est clairement mentionné que la survenance d’un « cas de force majeure » induit la prolongation de droit de la session prévue pour examiner le projet de loi de finances afin respecter le délai de 60 jours ».« Que fera le Conseil constitutionnel face à une telle forfaiture ? », s’est interrogé M. Gaye qui a rappelé : « La loi est dure, mais c’est la loi ».


