[Interview] Sally YACOUB, La société civile a un rôle clé dans la promotion de l’égalité des genres »

0

Tract-Entretien avec Sally YACOUB, expert international, en égalité des genres, inclusion sociale et financière avec plus de vingt ans d’expérience.

Présentez-vous en quelques mots à nos lecteurs.

Je m’appelle Sally, je suis une consultante indépendante en égalité des genres, inclusion sociale et financière avec plus de vingt ans d’expérience. J’ai une vaste expérience dans la fourniture de conseils techniques et stratégiques en matière d’égalité des genres et d’inclusion sociale et financière. Par exemple, j’ai mené de nombreuses analyses de genre (institutionnelles) – pour évaluer où en est une organisation par rapport à l’intégration du genre. Je mène également des analyses du genre de différents pays et secteurs et des recherches centrées sur le genre – pour évaluer les obstacles et les opportunités liés au genre. L’un des aspects les plus passionnants de mon travail est la conception et la prestation de formations, de stratégies pragmatiques, de trousses d’outils et d’interventions de projet qui visent à promouvoir l’égalité des genres et l’inclusion des groupes sous-représentés. Ma carrière s’étend sur plusieurs régions, notamment l’Afrique, les Caraïbes, le Pacifique et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA), notamment l’Égypte, la Tunisie, le Maroc, l’Ouganda, le Nigeria, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, le Zimbabwe, le Cameroun, Haïti, l’Amérique du Nord et d’autres, ainsi que sur des domaines et des secteurs tels que les services financiers, l’autonomisation économique des femmes, l’entrepreneuriat, l’énergie et l’emploi des jeunes.

Vous travaillez comme expert genre et inclusion auprès d’organisations internationales dont l’engagement en faveur des droits des femmes en Afrique en particulier, et dans le monde en général, est remarquable tant sur le terrain que sur les plateformes digitales et même à travers de grands rendez-vous (colloques, séminaires , etc.). Selon vous, que reste-t-il à faire aujourd’hui dans la lutte pour les droits des femmes dans le monde ? Quelles sont les priorités aujourd’hui ?

Malgré les progrès accomplis dans la promotion de l’égalité des genres (c’est-à-dire l’égalité des droits, du statut et des chances pour les différents segments des femmes et des hommes), aucun pays n’a atteint l’égalité des genres. Lorsqu’il s’agit de promouvoir l’égalité des genres, nous sommes souvent confrontés à des idées préconçues et à des mythes (concernant l’égalité des genre) qui sont dangereusement liés aux valeurs socioculturelles et religieuses (« des tabous »). Il s’agit notamment d’idées fausses selon lesquelles l’égalité des genres est réservée aux femmes ou qu’elle est contre les hommes (c’est-à-dire que les femmes gagnent alors que les hommes perdent) ou qu’elle est contraire à la religion ou aux traditions locales, par exemple. L’égalité des genres est donc souvent confrontée à de nombreuses résistances dès le départ (souvent citée comme une notion imposée par l’Occident dans de nombreux contextes).

Sinon, l’absence d’une « analyse de rentabilisation fondée sur des données probantes » (c’est-à-dire des preuves de l’importance de l’intégration de la dimension de genre est une autre priorité à laquelle il faut s’attaquer (« pourquoi devrions-nous nous en soucier », « qu’est-ce que cela signifie pour une nation ou pour la communauté mondiale » ou « à qui devrions-nous consacrer des ressources »). En l’absence de compréhension de l’importance de l’égalité entre les genres, il n’est pas justifié d’y consacrer des ressources et d’déployer des efforts intentionnels et concertés en faveur de l’égalité des genres. Cela conduit à ce que j’appelle « l’inertie contextuelle ou institutionnelle » (une sorte de résistance et de ralentissement) dans la promotion de l’égalité des genres. Cela est dû en partie aux préjugés sexistes personnels inhérents, notamment en l’absence de diversité du genre dans les postes de direction et de décision, ce qui peut donner lieu à des points de vue différents.

L’un des principaux défis à cet égard sont les normes et les traditions socioculturelles qui ont désavantagé certains segments de la communauté par rapport à d’autres, tels que les femmes, les personnes handicapées et les communautés autochtones. Bien que les lois et les politiques visant à promouvoir l’égalité des genres soient si essentielles (un domaine qui doit progresser dans notre quête de l’égalité des genres), il est également essentiel que les normes socioculturelles évoluent. Par exemple, les pratiques néfastes telles que les mariages forcés ou précoces ou les avortements sélectifs en fonction du sexe, la violence fondée sur le genre ou l’héritage inéquitable ou préjudiciable (par exemple, priver les veuves et leurs enfants de leur héritage).

Quels sont les principaux défis à relever dans l’intégration d’une perspective genre au niveau institutionnel ?

Comme vous le savez, l’intégration de la dimension de genre est l’approche globale de la promotion de l’égalité des genres, en général et au sein d’une institution. En effet, il s’agit d’intégrer une perspective permanente de genre (par rapport à une perspective que nous utilisons sur une base ad hoc) dans la planification, la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de tout ce que nous faisons (par exemple, les politiques, les projets, la formation, etc.). Il s’agit de comprendre les réalités, les besoins, les intérêts des femmes et des hommes (mais aussi les rôles, les attentes sociales, etc.), comment ceux-ci façonnent la situation dans laquelle la politique/le projet/l’initiative est menée.  Il ne s’agit pas seulement de comprendre les différents besoins/réalités de diverses femmes et hommes. Il s’agit d’appliquer les connaissances sur le genre pour mettre en œuvre des projets plus efficaces et de saisir les opportunités de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes – avec leur diversité.

Au niveau institutionnel, l’APPLICATION de ce principe général d’ensemble passe par des interventions visant à intégrer le genre dans deux voies… au niveau de l’organisation (c’est-à-dire à l’intérieur / en interne… disons au sein de cette organisation) et au sein de ses interventions ou programmes (c’est-à-dire en face de l’extérieur). Dans un contexte organisationnel, pour que l’intégration de la dimension de genre soit appliquée de manière systémique, elle doit travailler à plusieurs niveaux, y compris  la conscience individuelle, les comportements, les règles informelles au sein de l’organisation (y compris son actualité, la façon dont l’information circule, la façon dont les choses se font, etc.) et sur les règles formelles (par exemple, les politiques, les barèmes de salaire, etc.). Cela devrait se traduire, par exemple, par l’inclusion du genre comme objectif clé dans la stratégie d’une organisation, par l’adoption d’une stratégie de genre ou par l’intégration de considérations de genre dans le système organisationnel, comme suit :

1. Dans les politiques, les processus, la culture, les structures (avec une expertise et des ressources adéquates en matière de genre) et les pratiques sur des thèmes allant de la gestion des ressources humaines sensible au genre à la communication sensible au genre en passant par l’approvisionnement sensible au genre, entre autres.
2. Une telle approche et ces efforts doivent être pleinement approuvés par la direction – qui « ouvre des portes » – et après des efforts concertés et échelonnés pour éliminer les différents obstacles et promouvoir l’égalité des genres au sein des programmes et des programmes. Cela nécessite des efforts intentionnels et des ressources – humaines, financières et temporelles… Cela se produit par des changements progressifs dans la bonne direction au fil du temps tout en gérant ce processus de changement…Il s’agit d’établir le cas et d’abaisser les obstacles au changement, ainsi que d’anticiper et de gérer les résistances potentielles à l’aide de preuves contextuellement pertinentes. L’alliance des hommes tout au long de ce processus est essentielle.

Quelle est la place de la société civile dans ces avancements à venir ?

La société civile a un rôle clé à jouer dans la promotion des efforts en faveur de l’égalité des genres. Leur rôle comprend 1) le plaidoyer pour les questions de genre – à différents niveaux, y compris aux niveaux individuel, communautaire, local, régional et national –, 2) le renforcement des capacités et la sensibilisation de divers acteurs sur des thèmes clés, y compris l’apport d’une expertise dans la réalisation et l’utilisation d’analyses liées au genre dans divers secteurs. Par exemple, soutenir divers acteurs dans l’analyse des questions liées au genre, par exemple sur le marché du travail ou dans la participation politique, 3) faciliter la production et le partage de connaissances sur les questions de genre. Par exemple, mener des recherches liées au genre sur des thèmes variés tels que les questions liées au genre sur le marché du travail ou dans les secteurs de la santé, de l’énergie ou de l’éducation.

Pensez-vous que les femmes puissent changer le monde ?

Je crois que chacun d’entre nous a un rôle à jouer, les femmes et les hommes. Ensemble, nous pouvons changer le monde. C’est grâce au travail et aux efforts conjoints que nous, en tant qu’individus (femmes et hommes), en tant que ménages, en tant que communautés, en tant que localités et en tant que nations, pouvons réaliser notre plein potentiel. Changer le monde commence en fait par une introspection interne de croyances et de pratiques justes et équitables qui se traduisent ensuite par des comportements justes, justes et équitables entre les genres – dans notre vie quotidienne, de l’estime de soi à la valeur des autres et aux interactions entre les individus au sein du foyer, dans les communautés, au travail, et ceux-ci culminent à une vie nationale où tout le monde – femmes et hommes – a sa place et a des chances égales de réaliser son plein potentiel.

Personnellement, quels sont vos engagements actuels et futurs en faveur des droits des femmes dans le monde ?

J’ai le plus grand privilège de m’associer à une multitude d’organisations à travers le monde dans leur quête de l’égalité des genres. Je suis fière de collaborer avec le ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale (MoGCSP) du Ghana pour soutenir les données/statistiques sensibles au genre et le suivi et l’évaluation, notamment dans le suivi de la mise en œuvre de la loi sur l’action positive (Affirmative Action Act) qui a été adoptée en septembre 2024 (une victoire historique pour le Ghana). J’ai le plus grand plaisir de soutenir les chambres de commerce et les organisations d’entreprises membres d’Afrique, du Pacifique et des Caraïbes dans l’intégration du genre au sein de leurs institutions, dans le soutien de leurs membres et dans leur dialogue public-privé. Je suis également engagée dans la conception d’un cadre d’intégration du genre dans la finance durable. En partenariat avec le Global Gender-Smart Fund (GGSF) financé par la KfW, j’ai le privilège d’aider les institutions financières à promouvoir l’égalité des genres au sein de leurs institutions et dans leurs services et produits financiers. En plus, j’ai de nombreuses autres interventions dans 1) la conduite de recherches liées au genre, 2) l’élaboration, la conception, le développement, la mise en œuvre et le suivi de programmes sensibles au genre, 3) la conception, le développement, la mise en œuvre et la prestation de formations sur le genre et de boîtes à outils pratiques pour différents publics et utilisateurs.

Votre mot pour les jeunes filles et les femmes du monde entier qui vivent dans les conditions de marginalisation et de vulnérabilité face aux injustes diverses (climatiques, politiques, sécurité etc.)

Croyez toujours en vous. Ayez une vision de ce que vous voulez que votre vie représente et prenez des mesures quotidiennes pour y parvenir. Malgré toutes les difficultés que vous avez rencontrées, vous pouvez être le changement que vous voulez voir dans le monde, comme l’a dit M. Gandhi. Écoutez votre cœur, il vous dira ce que votre esprit ne capturera pas encore.

Propos recueillis par Baltazar ATANGANA

noahatango@yahoo.ca

L’HOROSCOPE DE CE VENDREDI 22 NOVEMBRE

0
Tract-Ton horoscope du jour t’attend!Bélier : avec l’occasion de vous évader de votre quotidien durant un mois, c’est une bonne période !Taureau : vous sublimez vos émotions, votre vie intime, et vous soignez votre vie intérieure !Gémeaux : en vue ? 4 semaines « clés » marquantes sur le plan relationnel pour lui dire oui, ou non !Cancer : il est question de votre forme, et vous serez au service de tout votre petit monde !Lion : les jours à venir vous donnent du baume au cœur, avec une vie affective pleine de promesses !Vierge : vous serez très responsable en famille. Les autres, vos proches, compte sur vous !Balance : vous aurez la bougeotte et l’envie de discuter avec les uns et les autres !Scorpion : un mois à venir lié à votre situation financière, avec des décisions importantes à prendre !Sagittaire : cette période anniversaire est très importante avec un accord possible, perso ou pro !Capricorne : durant les semaines à venir, l’essentiel sera de vous recentrer sur vos priorités !Verseau : excellente nouvelle, un projet est en bonne voie, et les amis très présents dans votre vie !Poissons : vous assumez un nouveau travail, ou une responsabilité dans la vie publique !

LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE VENDREDI 22 NOVEMBRE

0
Tract-Découvrez les éphémérides de ce jour!
  • 22 Novembre 2023
    En huitième de finale de la Coupe du monde de football U17 jouée en Indonésie, l’équipe du Sénégal est éliminée par celle de la France aux tirs au but (5-3) après un match nul 0-0 au bout du temps réglementaire. Ce résultat sera confirmé malgré le recours déposé par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) pour la disqualification de l’équipe française au motif que l’attaquant Yanis Issoufou n’avait pas le droit de jouer, après avoir disputé des matchs de qualification sous les couleurs du Niger.
  • 22 Novembre 2022
    Décès à l’âge de 95 ans à Toubab Dialaw du poète, dramaturge et sculpteur sénégalo-haïtien Gérard CHENET. En octobre 1966, il avait adapté et mis en scène au Théâtre National Daniel Sorano ‘’Les fiançailles tragiques’’ de l’écrivain guinéen Djibril Tamsir Niane. Il est l’auteur de ‘’El Hadj Omar, Chronique de la guerre sainte’’, un ouvrage publié en juillet 1968 dans la collection « Théâtre africain ».
  • 22 Novembre 2019Ouverture de la première édition du Grand Carnaval de Dakar, une fête traditionnelle vivante qui célèbre le patrimoine culturel du Sénégal. C’est un événement populaire et festif pour montrer au monde entier la diversité culturelle du pays et l’esprit de la Téranga (hospitalité en langue wolof).
  • 22 Novembre 2017
    Réunion à Dakar des experts de 17 pays africains sur les infrastructures pénitentiaires organisée par le ministère de la justice en collaboration avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).
  • 22 Novembre 2017
    Ouverture à Dakar du 6ème atelier annuel co-organisé par l’African Financial Markets Initiative (AFMI) et la Banque Africaine de Développement (BAD) sur le développement des Marchés Obligataires et le Secteur Financier Africain.
  • 22 Novembre 1997
    Inhumation au cimetière musulman de Diokoul à Rufisque du grand champion de lutte Mamadou DIAKHATÉ également connu sous le nom de Moth Diakhaté, décédé à l’âge de 74 ans. Il a connu ses heures de gloire dans les années 1940-1950. Sa victoire contre l’indétrônable Abdourahmane NDIAYE Falang le 8 juin 1940 aux Champs de courses à Dakar est restée dans les annales de la lutte sénégalaise.
  • 22 Novembre 1965
    Visite au Sénégal du Président Habib BOURGUIBA de la Tunisie. La Tunisie avait ouvert une ambassade au Sénégal dès 1961, à peine un an après l’accession du pays à l’indépendance.
  • 22 Novembre 1956
    Inauguration par Albert SARRAUT, Ministre de la France d’Outre-mer, du nouveau Palais du Grand Conseil de l’ Afrique Occidentale Française,(AOF) à Dakar ; il avait été accueilli à la Place Tascher par Léon BOISSIER-PALUN, Président de l’assemblée fédérale.
  • 22 Novembre 1879
    Ouverture de la première session du Conseil général du Sénégal rétabli le 4 février de la même année. Créé en 1840, il avait été supprimé en 1848. Le Conseil général avait surtout été rétabli dans le but de réduire les pouvoirs exorbitants du gouverneur de la colonie. Les membres du Conseil général étaient élus au suffrage universel direct. Leur mandat de six ans était renouvelé par moitié tous les trois ans. Il était composé de 16 membres dont 10 pour Saint-Louis, 4 pour Dakar et 2 pour Rufisque.
  • 22 Novembre 1841Arrivée à Saint-Louis des Frères de Ploërmel pour redynamiser l’enseignement dans la colonie du Sénégal. Les Frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel sont une congrégation laïque masculine de droit pontifical fondée en 1819 et qui se consacre à l’éducation de la jeunesse.

Au Mali, le général A. Maïga chasse le civil C.Maïga qui glapit : la junte se surmilitarise avec un Premier ministre en treillis

Tract – Le général Abdoulaye Maïga est le nouveau Premier ministre de transition du Mali. Le décret présidentiel le nommant a été lu ce 21 novembre 2024 sur l’ORTM, la télévision d’État. La veille, les Maliens avaient appris de la même manière la révocation de Choguel Maïga et de tout son gouvernement. Révocation à laquelle il a réagi de manière offensive, dans la nuit, sur les réseaux sociaux. Après quelques jours de flottement, le rythme s’accélère : la nomination du général Abdoulaye Maïga était attendue. Explications de Rfi.Le général de division Abdoulaye Maïga, nommé nouveau Premier ministre de transition du Mali, ici s’exprimant lors de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies au siège de l’ONU à New York, le 28 septembre 2024. Le général Abdoulaye Maïga connaît déjà le poste, puisqu’il avait assuré l’intérim à la Primature lorsque Choguel Maïga avait eu des problèmes de santé.Abdoulaye Maïga était jusqu’à mercredi soir ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement. Il ne fait pas partie des cinq militaires qui avaient mené le coup d’État d’août 2020, mais il a rapidement su gagner leur confiance, prendre de l’envergure et s’imposer en pilier du régime de transition. Ministre d’État, Abdoulaye Maïga est d’ailleurs passé du grade de colonel à celui de général en même temps qu’Assimi Goïta et que les autres militaires putschistes, au mois d’octobre. Depuis plus de quatre ans, les Maliens ont appris à connaître son ton martial et ses « phrases chocs » parfois répétées à trois reprises, pour marquer l’auditoire. Une marque de style à laquelle s’est ajoutée l’expression « à bon entendeur, tant pis», récemment prononcée à la tribune des Nations unies, lors d’une diatribe contre l’Algérie.Quels objectifs, pour combien de temps ?Sa nomination n’est donc pas une surprise. Le général Abdoulaye Maïga a désormais la charge de former un nouveau gouvernement de transition. Avec quelles personnalités, quelles missions, et pour combien de temps ? Telles sont les questions qui se posent désormais.Au ministère de l’Administration territoriale, Abdoulaye Maïga était un interlocuteur des partis politiques. Il avait également la charge de la supervision des processus électoraux. Alors que l’annonce de futures élections, notamment présidentielle, semblait proche, certains acteurs politiques maliens craignent que cette nouvelle séquence ne repousse encore la fin de la transition et le retour à l’ordre constitutionnel.Défense offensive de Choguel MaïgaQuant à son prédécesseur, Choguel Maïga, il semble bien décidé à rester présent sur la scène politique malienne. C’est ce que laisse penser le message qu’il a publié sur les réseaux sociaux cette nuit, quelques heures à peine après avoir été limogé, pour se défendre des accusations de « trahison » proférées à son encontre par les soutiens de la junte.Une défense qui ressemble déjà – ou encore – à une offensive de la part de l’ex-premier ministre. À ceux qui l’accusent d’avoir servi le régime pendant trois ans et demi par opportunisme, Choguel Maïga répond qu’il a fait preuve de « patienc», « pour faire avancer les choses dans le bon sens ». Il dénonce la «missio  de déstabilisation » dont il aurait été victime, de la part d’anciens alliés de son mouvement, le M5-RFP, de « certaines institutions de la transition » ou de « membres du gouvernement ».Agents doubles» et « mercenaires»Choguel Maïga vise directement celui dont il pouvait se douter qu’il allait lui succéder, le général Abdoulaye Maïga, qui aurait « clandestinement » créé une centaine de nouveaux partis politiques à son insu. Des partis formés, selon l’ancien Premier ministre, de « vrais ennemis de la transition », d’« agents doubles» et de « mercenaires », « mis à contribution » pour exiger sa démission.Choguel Maïga ne dit rien de ses futures ambitions politiques, alors que de nombreux observateurs estiment que sa tentative de repositionnement en opposant s’inscrit dans la perspective d’une candidature à la prochaine, éventuelle, élection présidentielle.Justice et calcul politiqueSa réaction virulente et immédiate laisse penser qu’il ne compte ni se taire ni faire profil bas. Les militaires au pouvoir le laisseront-ils faire ? Plus d’une dizaine d’opposants politiques et de figures de la société civile sont actuellement en prison pour bien moins que cela. Choguel Maïga est accusé par les soutiens des putschistes de « déstabilisation» et de « trahison ». Sera-t-il visé par des poursuites judiciaires ? Emprisonné ? Placé en résidence surveillée ? Ces questions relèvent désormais autant de la justice que des calculs politiques des militaires qui tiennent le régime : préfèreront-ils l’incarcérer pour le faire taire, au risque de contribuer à son image de défenseur martyr d’une transition dévoyée ? Ou choisiront-ils de le laisser suivre son agenda, en misant sur sa démonétisation politique ?Tract.sn

[TRIBUNE] Gérer sa classe : mission essentielle de l’enseignant (Par Momar Sokhna Diop)

Tract – La gestion des élèves est devenue une tâche complexe pour les enseignants et un casse-tête, notamment en raison des difficultés que peuvent avoir les élèves, de l’inattention et des comportements peu scolaires. Pour les enseignants débutants, il est nécessaire de prioriser la gestion de l’ambiance de classe et l’animation des séances, plutôt que de chercher à boucler les programmes à tout prix. Cela ne sert à rien d’aller vite si les élèves ne comprennent pas, ne progressent pas ou ne vous écoutent pas. Vous n’êtes pas non plus engagé dans l’éducation nationale pour régler des comptes avec les jeunes qui vous sont confiés. Vous êtes choisi, en tant que fonctionnaire, pour agir de façon éthique et responsable. Il s’agit d’aider et d’accompagner tous vos élèves vers la réussite de leur projet.Afin de réussir la gestion pédagogique de classe, il est nécessaire d’imposer sa présence dès le début. Les élèves doivent ressentir le sérieux et la maîtrise de l’enseignant à travers son attitude (regard, posture, voix). Vous devez être un modèle de référence pour les jeunes. L’enseignant doit également comprendre la diversité des élèves. En effet, la classe regroupe de plus en plus de profils variés (bons élèves, décrocheurs, élèves en situation de handicap, etc.). C’est pourquoi, une prise de contact individuel en début d’année aide à identifier ces différences et à instaurer un cadre apaisé.Il s’agit d’adapter votre enseignement car l’école multiculturelle et la diversité des rythmes d’apprentissage exigent une pédagogie différenciée. Il faut proposer des approches variées et interactives pour maintenir l’attention et l’engagement. La dimension relationnelle doit être renforcée par la construction d’une relation de confiance, grâce à un regard bienveillant et un accompagnement individualisé. Vous devez toujours chercher à valoriser les efforts des élèves pour restaurer leur confiance et casser l’image négative qu’ils peuvent avoir de l’institution et de ses représentants.Durant l’animation de vos séances, vous devez vous déplacer dans la classe, vous asseoir avec les élèves qui en ont besoin, pour les aider individuellement. Vous devez vous exprimer clairement, éviter un ton monocorde et répéter si nécessaire pour clarifier les messages. Tous les élèves doivent être impliqués dans vos cours. Valorisez leurs contributions au lieu de ne pointer que leurs difficultés. Vos écritures au tableau doivent être lisibles.L’enseignant ne doit plus se limiter au rôle de transmetteur de savoir, mais devenir un accompagnateur, guidant les élèves dans leurs apprentissages. La réussite dépend d’un climat de confiance, d’exigences justes et claires, et d’une valorisation constante des efforts des élèves.En suivant ces recommandations, les enseignants pourront améliorer leurs pratiques tout en répondant aux défis d’une classe de plus en plus hétérogène. BibliographieMomar-Sokhna Diop, Enseigner en Banlieue, une mission possible, Lyon Chronique sociale, 2015.Laurence Ulmann, formatrice et IEN, Comment enseigner l’économie et la gestion en lycée professionnelle, Académie de Créteil.Daniel Pennac, Chagrin d’école, Gallimard, 2009.Jacques Lévine, Aux sources du non-désir d’apprendre, 1997.Nicole Desgroppes in le Plaisir d’aller à l’école, Claire H Suffrin. Momar-Sokhna DIOP professeur d’économie-gestion et écrivain.  

ASSEMBLÉE NATIONALE : Sonko annonce la présentation de sa feuille de route pour l’année 2025

0

Tract-Le Premier ministre s’est félicité ce mercredi en Conseil des ministres du « plébiscite » renouvelé du Peuple sénégalais au projet de transformation systémique du pays ».

 Il a estimé que cette victoire traduit l’appréciation positive portée sur les réalisations enregistrées au cours de ces sept premiers mois de pouvoir. Ousmane Sonko a souligné également l’obligation d’œuvrer, sans relâche, en vue d’assurer la réalisation des fortes attentes du Peuple dans tous les domaines.Dans le même sillage, il a relevé la nécessité de « finaliser, au cours des deux prochaines semaines, les dossiers relatifs à la feuille de route pour l’année 2025 des programmes et projets du Référentiel Sénégal 2050 et au projet de budget 2025 à présenter à l’Assemblée nationale. »

FIN DES LÉGISL’HÂTIVES : Le Président Diomaye félicite le peuple sénégalais pour ‘sa maturité démocratique’

0
Tract-Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué le déroulement des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. Lors du Conseil des ministres ce mercredi, il a félicité le peuple sénégalais pour sa « mobilisation et sa maturité démocratique lors du scrutin pour l’élection des députés de la quinzième législature, tenu dans le calme et la sérénité ».Il a également félicité le Gouvernement, notamment le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le ministre des Finances et du Budget, les autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et Sous- préfets), la Direction générale des Elections, les missions diplomatiques et consulaires du Sénégal, la Commission électorale nationale Autonome (CENA), le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité pour l’organisation professionnelle et transparente des élections législatives anticipées sur le territoire national et à l’étranger.Le Président Diomaye a adressé ses chaleureuses félicitations à Ousmane Sonko, Premier ministre et président du parti Pastef pour son « engagement personnel et son leadership qui ont permis au parti qu’il dirige d’avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale ».

RUFISQUE: Le préfet annonce des opérations de déguerpissement à partir de ce 5 décembre

0
Tract-Pour améliorer le cadre de vie et assurer la sécurité et la salubrité dans la ville de Rufisque, le préfet, Magatte Diouck, a annoncé le lancement d’une vaste opération de déguerpissement visant à libérer les espaces publics occupés de manière anarchique.L’opération va démarrer à partir du 5 décembre 2024. Les occupants illégaux des espaces publics, notamment les garages clandestins, les parkings non autorisés et les vendeurs installés de manière informelle, sont invités à libérer les lieux avant le début des opérations.
Le préfet, qui préside également le Comité départemental de Gestion du cadre de vie, a précisé dans un communiqué que ces interventions concerneront particulièrement le boulevard Maurice Gueye et les abords du marché central.

CONSEIL DES MINISTRES DE CE MERCREDI: Une seule nomination

0
Tract-Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 20 novembre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES,

Le Président de la République a pris la décision suivante :Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères :
 
  • Monsieur Christian Alain Joseph ASSOGBA, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°611.446/Z, est nommé Ambassadeur, Directeur du Protocole, des Conférences internationales et de la Traduction, en remplacement de Monsieur Magaye GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DE CE MERCREDI 20 NOVEMBRE

0
Tract- Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 20 novembre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a félicité le peuple sénégalais pour sa mobilisation et sa maturité démocratique lors du scrutin pour l’élection des députés de la quinzième législature, tenu dans le calme et la sérénité. Il a félicité le Gouvernement, notamment le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Ministre des Finances et du Budget, les autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et Sous- préfets), la Direction générale des Elections, les missions diplomatiques et consulaires du Sénégal, la Commission électorale nationale Autonome (CENA), le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité pour l’organisation professionnelle et transparente des élections législatives anticipées sur le territoire national et à l’étranger.Le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations à Monsieur Ousmane SONKO, Premier Ministre et Président de PASTEF pour son engagement personnel et son leadership qui ont permis au parti qu’il dirige d’avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale.Le Président de la République a rappelé au Gouvernement son attachement particulier à la mise en œuvre optimale, selon les séquences temporelles et les priorités sectorielles définies, de la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère à l’horizon 2050. Il a indiqué la nécessité d’une transformation systémique cohérente et pragmatique du Sénégal. Ce défi collectif passe par la prise en charge notable des urgences économiques et sociales, la lutte contre la cherté du coût de la vie et l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages, l’accès aux services sociaux de base, le développement de l’employabilité et de l’emploi des jeunes, l’amorçage du « new deal technologique », la promotion des territoires pour en faire des bassins d’innovations, de relance et de dynamisation de l’économie nationale, notamment dans les secteurs moteurs de l’agriculture, de l’élevage, du tourisme, des mines et des hydrocarbures.
Abonnements aux actualités financières
Le Président de la République est revenu sur le rôle de l’Assemblée nationale et ses prérogatives qui intègrent le vote de la loi, le contrôle de l’action du Gouvernement et l’évaluation des politiques publiques conduites et coordonnées par le Gouvernement. Il a, dès lors, demandé au Gouvernement notamment au Premier Ministre, au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser la présentation en Conseil des Ministres du projet de loi de finances pour l’année 2025 qui va être examiné dans des délais exceptionnels.Le Chef de l’Etat a, dans le même élan, magnifié la qualité du travail gouvernemental durant les huit mois précédents de cette année exceptionnelle où le Sénégal a organisé deux
 
élections nationales majeures. Il a salué, à sa juste valeur, dans cette phase de rectification, d’ajustement et de reddition des comptes, la mobilisation exemplaire de chaque membre du Gouvernement.Evoquant la campagne de commercialisation de la production agricole, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller à la préservation des intérêts des producteurs, à la juste rémunération de leurs productions et au développement de l’industrie nationale dans une perspective de consolidation de la souveraineté économique. Il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions idoines en vue de la fixation adéquate du prix du kilogramme d’arachide au producteur.
Abonnements aux actualités financières
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, invité le Premier Ministre et les Ministres chargés de l’Agriculture et de l’Industrie à définir, dans le consensus avec les opérateurs et les industriels du secteur, une méthode d’intervention sur les marchés de l’arachide. Ce qui permettra d’assurer la sécurisation des revenus des producteurs et la modernisation de l’outil industriel de transformation locale de la production arachidière nationale. Pour clore ce chapitre, il a demandé au Premier Ministre de tenir, dans les meilleurs délais, un Conseil interministériel sur la campagne de commercialisation agricole.Parlant de la Biennale de l’Art africain contemporain, le Président de la République a félicité le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le Secrétaire d’Etat à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, le Président du Comité d’Orientation de la Biennale et toute la communauté culturelle qui s’est mobilisée pour assurer le succès de cet évènement majeur pour le Sénégal et l’Afrique. Il a, d’ailleurs, invité le Gouvernement à soutenir davantage l’organisation de la Biennale, dont la prochaine édition, en 2026, coïncidera avec les Jeux Olympiques de la Jeunesse.Il a aussi indiqué au Premier Ministre et au Ministre des Finances et du Budget, l’importance de promouvoir l’acquisition d’œuvres d’art par l’Etat et la décoration des bâtiments publics par les peintures, tapisseries et autres produits de nos artistes. A cet effet, il a demandé au Ministre de la Culture d’intensifier la modernisation et les productions des Manufactures des Arts décoratifs, installées à Thiès, et d’engager une réflexion sur le mécénat pour davantage promouvoir l’Art sénégalais.Il a souligné la nécessité de développer une économie dynamique autour des Arts et de la Culture et de revitaliser la création artistique par l’exécution d’un Plan concerté de transformation de l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture.Le Sénégal va commémorer, le 1er décembre 2024, le 80ème anniversaire des évènements relatifs au « massacre de Thiaroye ». A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre des Forces armées de finaliser les activités préparatoires de cette grande manifestation internationale, à la mémoire des Tirailleurs sénégalais et de nos anciens Combattants. Ces derniers, dont les parcours héroïques doivent être enseignés aux jeunes générations, ont fortement contribué à la défense de la liberté, à la dignité et à l’indépendance des pays africains.
 
Enfin, le Président de la République a vivement félicité le Champion du monde MMA du « ONE Championship », notre compatriote Oumar KANE alias REUG-REUG, dont la victoire historique honore l’Afrique.A l’entame de sa communication, le Premier Ministre s’est félicité du plébiscite renouvelé du Peuple sénégalais au projet de transformation systémique du pays porté par Monsieur le Président de la République à l’occasion des élections législatives anticipées. Ce qui traduit l’appréciation positive portée sur les réalisations enregistrées au cours de ces sept premiers mois de pouvoir, gage de la tenue des ruptures promises. Il a souligné l’obligation d’œuvrer, sans relâche, en vue d’assurer la réalisation des fortes attentes du Peuple dans tous les domaines.Dans ce cadre, le Premier Ministre a relevé la nécessité de finaliser, au cours des deux prochaines semaines, les dossiers relatifs à la feuille de route pour l’année 2025 des programmes et projets du Référentiel Sénégal 2050 et au projet de budget 2025 à présenter à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, il s’est félicité de la bonne prise en charge des travaux préparatoires de la commémoration, le 1er décembre 2024, du 80ème anniversaire du Massacre des Tirailleurs sénégalais à Thiaroye.Enfin, le Premier Ministre a mis en exergue le taux de réalisation satisfaisant du plan d’actions prioritaires gouvernemental sur la période avril-septembre 2024, en exhortant les Ministres à veiller à la finalisation des actions résiduelles avant la fin de l’année 2024, dans la mesure des capacités budgétaires.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

Le Ministre Secrétaire général du Gouvernement a fait une communication au Conseil sur l’évaluation du Plan d’actions prioritaires des départements ministériels sur la période avril-septembre 2024 ;

    • Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le Nouveau Référentiel Sénégal 2050 et sur le Plan d’action quinquennal 2025-2029 ;
    • Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le point sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations.
Abonnements aux actualités financières

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES :

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté,
  • Le Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Agence sénégalaise d’Electrification rurale (ASER)

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES,

Le Président de la République a pris la décision suivante : Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères :
 
  • Monsieur Christian Alain Joseph ASSOGBA, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°611.446/Z, est nommé Ambassadeur, Directeur du Protocole, des Conférences internationales et de la Traduction, en remplacement de Monsieur Magaye GUEYE, appelé à d’autres fonctions.
Le Ministre de la Formation professionnelle, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE