[ET DIT TÔT-par la Rédaction] Cap clair sur 2026 avec Tract Hebdo : nos vœux de bonheur et de vérité à nos fidèles Tractonautes

Tract Hebdo – En ce premier jour de l’an 2026, la rédaction de Tract Hebdo (Tract.sn) marque une pause solennelle dans le tumulte de l’actualité pour s’adresser à ceux qui sont le cœur battant de notre plateforme : vous, nos lecteurs, chers Tractonautes.L’année qui vient de s’écouler a été riche en rebondissements, en défis et en transformations pour notre cher Sénégal. À travers chaque reportage, chaque enquête et chaque alerte, votre fidélité a été notre plus grande motivation. Que vous soyez à Dakar, dans les régions ou au sein de la diaspora, vous avez fait de Tract.sn (Tract Hebdo) une référence de l’information crédible et réactive, vivace et piquante, mais toujours respectueuse du vivre-ensemble national et des ideaux de la République, ainsi que de nos valeurs endogènes notamment adossées sur la spiritualité, le lien social et l’éthique d’un travail qui vise la prospérité partagée.Une mission renouvelée : L’exigence de la véritéEn 2025, nous avons navigué ensemble à travers les enjeux politiques, économiques et sociaux qui font vibrer notre nation. Pour 2026, l’engagement de Tract.sn (Tract Hebdo) reste intact, sinon renforcé :L’intégrité : continuer à vous offrir une information vérifiée, loin des « fake news » et du sensationnalismeLa proximité : être au plus près de vos préoccupations quotidiennes et donner la parole à ceux qu’on n’entend pas.L’innovation : améliorer votre expérience de lecture grâce à de nouveaux formats numériques et une interactivité accrue.Santé, paix et prospérité partagéeÀ l’aube de cette nouvelle année, toute l’équipe de Tract.sn —fondateur, directeur de publication,  journalistes, techniciens, administrateurs et correspondants — s’unit pour vous présenter ses vœux les plus chaleureux.« Que 2026 soit pour vous une année de résilience, de succès éclatants et surtout de paix intérieure et consolatrice. Que notre Sénégal continue de rayonner par son brassage inter-ethnique et culturel, son dialogue cultuel et sa cohésion sociale. »Nous avons une pensée particulière pour les entrepreneurs indépendants, les auto-employés, les marchandes, les commerçants informels, les tiak-tiak, les étudiants, les domestiques bonnes  de maison, les vendeurs à la sauvette, les informels de toutes sortes, les paysans intermittents, les artistes et tous les bâtisseurs de l’ombre qui font bouger ce pays. Que vos projets se concrétisent et que la prospérité partagée soit au rendez-vous dans chaque quartier.Restons connectésL’actualité ne dort jamais, et nous resterons votre œil et votre oreille sur le terrain. Merci de nous accorder votre confiance chaque jour. C’est ensemble que nous écrirons les plus belles pages de cette année 2026.Bonne et heureuse année 2026 à toutes et à tous.La rédaction de Tract.sn (Tract Hebdo)

[JOJ 2026 Dakar Star ‘Sy’…stem ] L’acteur hollywoodien Omar Sy, ambassadeur des J.O dans le pays de son père

Tract Hebdo– L’acteur méga-starifiée désormais par Hollywood, producteur, scénariste et humoriste français d’origine sénégalaise par son père et aux racines mauritaniennes par sa mère,  Omar Sy donc,  a été officiellement nommé ambassadeur des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Icône mondiale du cinéma, il rejoint ainsi la famille Dakar 2026 pour porter haut les valeurs de la jeunesse et du sport.

Sur le réseau social X, Omar Sy a exprimé sa fierté et son engagement : « Puisque c’est cadré, je prends le temps de vous dire que je suis fier et honoré d’être ambassadeur des Jeux Olympiques de la Jeunesse qui auront lieu en 2026 au Sénégal. »

L’acteur a rappelé l’importance des valeurs véhiculées par ces Jeux : « Ces Jeux représentent pour moi des valeurs qui me tiennent à cœur : la solidarité, le partage, le dépassement de soi et les rencontres interculturelles. » Il a également insisté sur la portée symbolique de l’événement, évoquant « voir les jeunes du monde entier » et « prier ensemble sur la terre », dans un message d’unité et d’espoir.

Très attaché à ses racines, Omar Sy a souligné la place particulière du Sénégal : « Mon cher pays est un symbole fort pour moi d’unité et d’espoir. » Et de rassurer sur sa disponibilité : « Évidemment, je serai dans les parages. D’ailleurs, je suis là et je ne bouge pas. »

Avec cette nomination, Omar Sy s’engage pleinement aux côtés de Dakar 2026 pour promouvoir la jeunesse, le sport et les valeurs qui rassemblent, à l’échelle du Sénégal et du monde.

Tract Hebdo

2026, à vos marques : 18 000 nouveaux fonctionnaires sénégalais à recruter

Tract Hebdo – Le Sénégal s’apprête à lancer une large campagne de recrutements dans la fonction publique en 2026, avec près de 18 000 nouveaux postes destinés à renforcer les services publics et l’administration de l’État.Présenté par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, lors de l’examen de la deuxième Loi de finances rectificative, ce programme annonce la création d’environ 18 000 emplois pour un coût global estimé à plus de 75 milliards de FCFA.Cette opération vise principalement à renforcer les secteurs stratégiques et sociaux, tout en anticipant le renouvellement des effectifs administratifs.L’éducation concentre la plus grande part des recrutements, suivie des forces de défense et de sécurité, de l’administration territoriale et du secteur de la santé. La justice, la formation professionnelle, l’environnement ainsi que les services financiers bénéficieront également de nouveaux agents, tandis que plusieurs ministères techniques verront leurs effectifs renforcés.Dans cette dynamique de préparation de la relève, près de 200 élèves feront leur entrée à l’École nationale d’administration.Selon les autorités, cet effort traduit la volonté de répondre aux besoins urgents de l’administration publique, tout en respectant la politique de rationalisation et de maîtrise des dépenses publiques engagée par l’État.

[‘DOUBLE REGARD’] Lettre ouverte au Président Diomaye Faye : ‘Le sentiment d’un rendez-vous manqué s’installe…’ (Par ex-Parlementaires )

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Tract Hebdo- lettre ouverte :

Votre Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye  Président de la République du Sénégal 

Monsieur le Président de la République, Nous vous écrivons en citoyens profondément attachés au Sénégal, en anciens représentants du peuple conscients de la gravité du moment que traverse notre pays, et en observateurs engagés d’une République qui cherche encore son souffle après une alternance porteuse d’immenses espoirs. Cette lettre n’est ni une mise en accusation ni un procès d’intention. Elle est le prolongement naturel de nos différentes prises de parole publiques au cours de l’année 2025, qui avaient toutes un même fil conducteur : alerter, questionner et appeler à la responsabilité, dans un contexte national marqué par des tensions multiples et persistantes.  

Monsieur le Président, Le climat judiciaire actuel interpelle profondément. Jamais la parole publique n’a semblé aussi exposée à la suspicion, à la procédure et à la sanction. Des citoyens sont convoqués, poursuivis ou inquiétés pour des opinions, parfois maladroites, souvent critiques, mais fondamentalement politiques. Cette situation installe insidieusement l’idée que la justice pourrait devenir un outil de régulation du débat public. Or, une démocratie ne s’étiole jamais brusquement ; elle s’affaiblit lorsque la peur remplace la contradiction et lorsque le silence devient un refuge.

Vous avez engagé les Assises de la justice, présentées comme un moment historique de refondation. Elles ont suscité beaucoup d’attentes, notamment parmi les professionnels du droit et les citoyens en quête d’une justice plus accessible, plus indépendante et plus équitable. Pourtant, le temps passe et aucune traduction législative majeure ne vient donner corps à ces espoirs. Le sentiment d’un rendez-vous manqué commence à s’installer, fragilisant la crédibilité même de l’exercice.

Dans le même esprit, le dialogue politique conduit sous votre leadership devait ouvrir une nouvelle séquence de concertation nationale. Aujourd’hui, il apparaît enlisé, sans cap clairement identifié, sans dynamique visible. Dans un pays aussi sensible aux équilibres politiques et sociaux que le Sénégal, le silence et l’immobilisme sont souvent plus dangereux que le débat ouvert. Sur le plan économique, la réalité quotidienne est rude. Le pays traverse un marasme profond, perceptible dans les entreprises, les marchés et les foyers. Le secteur du BTP, jadis moteur de croissance et d’emplois, est aujourd’hui exsangue. Les chantiers se figent, les entreprises ferment, les licenciements se multiplient. Derrière les chiffres, ce sont des milliers de familles qui basculent dans l’incertitude.

Les investissements directs étrangers, eux aussi, peinent à revenir, freinés par un climat d’attentisme, un manque de visibilité et une confiance encore ébranlée. Dans ce contexte, le Programme de Relance Économique et Sociale (PRES), censé redonner de l’oxygène à l’économie, s’est surtout traduit dans la vie des ménages par une pression fiscale accrue. Les taxes et impôts s’accumulent, pendant que les revenus stagnent ou diminuent.

Nous tenons néanmoins à reconnaître les baisses récentes des prix des hydrocarbures et de certaines denrées de première nécessité. Ces décisions vont dans le bon sens et répondent à une préoccupation réelle des populations. Mais elles arrivent à un moment où le pouvoir d’achat des Sénégalais est déjà profondément érodé. Pour beaucoup, ces ajustements ne suffisent plus à compenser les sacrifices consentis depuis des mois.

La situation sociale est d’autant plus préoccupante que le chômage des jeunes atteint des niveaux alarmants, aggravé par des vagues de licenciements qui touchent désormais plusieurs secteurs clés. Le sentiment d’abandon gagne une jeunesse qui peine à se projeter, et dont l’énergie, faute de perspectives, risque de se transformer en frustration durable.

Et c’est précisément dans ce contexte qu’il faut regarder avec lucidité le rôle du secteur informel. Il ne s’agit pas d’un détail de l’économie : c’est, pour une large partie de nos concitoyens, la première source de revenus, et parfois la seule. Ce secteur fait vivre des familles entières, et il repose largement sur l’effort quotidien des femmes et des jeunes, qui, à défaut d’un emploi formel, créent leur propre activité, vendent, transportent, transforment, se débrouillent avec courage et dignité.

Nous comprenons et saluons la volonté des autorités d’assainir l’espace public, d’améliorer la mobilité urbaine, de lutter contre l’occupation anarchique, notamment dans certains marchés et zones à forte congestion. Mais cette politique d’assainissement ne peut réussir durablement si elle est perçue comme une politique de punition plutôt que d’organisation. Or, le déguerpissement des marchands ambulants a souvent été conduit sans mesures d’accompagnement à la hauteur des pertes subies : pas de recasement fonctionnel immédiatement opérationnel, pas de dispositif transitoire de compensation, pas d’accès facilité au microcrédit ou à une formalisation progressive, pas de parcours d’insertion réaliste. Résultat : des citoyens et des citoyennes, déjà fragiles, ont vu disparaître en quelques heures leur petit capital, leur marchandise, leur clientèle, donc leur revenu quotidien — celui qui paie le repas du soir, le transport, les ordonnances, la scolarité. Assainir l’espace public ne doit pas signifier assécher la survie économique des plus modestes.

Le monde rural, lui aussi, traverse une épreuve sévère. La campagne arachidière 2024–2025 a été marquée par une mévente historique, plongeant de nombreux producteurs dans la détresse. Là encore, le sentiment dominant est celui d’un abandon silencieux, alors que l’agriculture demeure un pilier de la stabilité sociale et économique du pays.

Enfin, Monsieur le Président, la question de la dette publique continue de planer comme une ombre sur l’avenir économique du Sénégal. L’épisode de la dette dite « cachée » a durablement affecté la crédibilité financière du pays, avec des répercussions sur tous les secteurs. L’absence de visibilité claire sur un accord structurant avec les partenaires financiers, notamment le Fond Monétaire Internationale, entretient une incertitude qui paralyse l’investissement et fragilise la planification nationale.

Monsieur le Président de la République, Le Sénégal est à un moment charnière. L’espoir né de l’alternance reste vivant, mais il s’effrite à mesure que les attentes tardent à se concrétiser et que la crise institutionnelle entre votre Premier Ministre et vous pollue l’atmosphère. Gouverner, c’est décider, mais c’est aussi rassurer, expliquer et rassembler. Le pays a besoin de lisibilité, de cohérence et de signaux forts. Cette lettre est une invitation à entendre les inquiétudes d’une partie de la Nation, non comme une hostilité, mais comme un appel à la lucidité et au sursaut républicain. Le Sénégal a toujours su se relever lorsqu’il a choisi le dialogue, la justice et la responsabilité.

Tout en vous souhaitant une bonne et heureuse année 2026, veuillez croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre très haute considération républicaine. Cheikhou Oumar Sy Théodore Chérif Monteil Anciens députés à l’Assemblée nationale du Sénégal

[JEUNE AFRIQUE] Sonko et Diomaye : deux crocodiles dans le même marigot (Par Mehdi Bâ)

Tract Hebdo – Des signaux récurrents laissent entrevoir des tensions au sommet du pouvoir. Évincé de la présidentielle en 2024, Ousmane Sonko entendrait-il prendre sa revanche sur Bassirou Diomaye Faye ?

« Président, tu dis souvent que je suis têtu ; on ne s’entend jamais, mais nous sommes toujours ensemble. » Ce 15 mars 2024, neuf jours avant le premier tour de la présidentielle, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko sont assis côte à côte lors d’une conférence de presse quand le candidat officiel des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) lance à son mentor, devenu inéligible, cette phrase lourde de sous-entendus.Dans une campagne électorale sous haute tension, Pastef a dû faire le deuil de la candidature d’Ousmane Sonko, son maître à penser, et se rabattre sur celle de sa doublure, alors secrétaire général du parti. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les deux hommes ont adopté un slogan de circonstance, censé convaincre leurs électeurs qu’ils sont interchangeables : « Diomaye mooy Sonko« . Autrement dit, « Diomaye égale Sonko ». Pourtant, derrière les mots spontanés du candidat de remplacement apparaissent déjà les germes de possibles tensions. Celles-ci éclateront au grand jour le 10 juillet 2025. Le président Bassirou Diomaye Faye, alors en visite aux États-Unis, est reçu à la Maison-Blanche. Pendant ce temps, Ousmane Sonko, en sa qualité de président de Pastef, réunit les cadres patriote à Dakar afin de célébrer l’intronisation du conseil national du parti.
Certains pourraient penser que j’ai des divergences avec le Premier ministre. Non ! Ousmane Sonko est mon ami.
Bassirou Diomaye Faye, Président du Sénégal
Durant sa prise de parole, son auditoire découvre que cet ordre du jour n’est qu’un prétexte. Sans s’embarrasser de diplomatie, le Premier ministre s’en prend alors à son alter ego. « Je ne démissionnerai pas. Si le président de la République ne veut plus de moi, qu’il me limoge », vitupère-t-il. Esquissant la thèse d’un complot qui se tramerait en coulisses pour le pousser vers la sortie, et critiquant la passivité du chef de l’État devant les attaques intestines dont il estime faire l’objet, Sonko laisse percer son amertume, quitte à semer la zizanie. À son retour à Dakar, le président, s’efforçant de minimiser la portée de l’incident, commentera : « Certains pourraient penser que j’ai des divergences avec le Premier ministre. Non ! Comme Ousmane Sonko l’a dit lui-même, il est mon ami. On n’a aucun conflit. »

Sorties hostiles tous azimuts

Depuis sa nomination, le tonitruant Premier ministre multiplie les sorties hostiles, voire les menaces, contre l’opposition, la magistrature, les médias, et surtout contre Macky Sall, son ennemi irréductible. Il fait aussi cavalier seul, en particulier dans l’affaire de la dette cachée, dressant un tableau dramatique de l’état des finances publiques lors d’une conférence de presse, en septembre 2024, au risque de faire paniquer les marchés, les bailleurs de fonds, les agences de notation et le Fonds monétaire international (FMI).(cliquez ici pour retrouver la suite et fin de cet article sur le site de jeune Afrique)

[LASER] La Guinée cadavérée (Par Tierno Monénembo, écrivain)

Tract Hebdo – La Guinée est morte. Sékou Touré l’a tuée. Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé ont préparé son cadavre. Mamadi Doumbouya s’apprête à l’ensevelir. Car, ce qu’il nous propose ce dimanche 28 décembre dans le vacarme des tambours et des trompettes n’est rien d’autre qu’un enterrement, mais alors un enterrement de première classe, au vu des sommes colossales que notre Général autoproclamé engloutit dans la funeste mamaya qui lui sert de campagne. Des milliards de francs guinéens pour une pitrerie électorale qui n’amuse que les badauds !D’où vient tout cet argent ? C’est la question que se posent nos ménagères noyées sous les factures et qui ne savent plus où donner de la tête pour dénicher du gombo et du riz, pour remplir le biberon du petit. La question est toute trouvée puisque d’évidence, le dénommé Mamadi Doumbouya ne descend ni de la cuisse de Jupiter ni celle de Rockefeller. Ce n’est ni un monarque de droit divin ni un magnat du pétrole. C’est un putschiste, arrivé au pouvoir, les poches à peine plus lourdes que les nôtres. Cette orgie de chansons et de danses, ce festival de courbettes et de dithyrambes, ce n’est rien d’autre que notre bauxite et notre fer, notre diamant et notre or. Tant-pis pour nos élèves et nos professeurs, tant-pis pour nos malades et nos ambulanciers ! Mais ce qui les choque le plus, nos honorables mères de familles, c’est le cynisme avec lequel notre candidat déjà élu pousse les Guinéens à quitter les écoles, les chantiers et les champs pour chanter ses louanges dans des carnavals qui finissent souvent en carambolages ou en bousculades meurtrières. Il aurait pu se faire « élire » avec moins de vacarme. Cela aurait fait du bien à nos oreilles et à nos tirelires.Cela me serre le ventre de voir que la Guinée retombe en dictature comme le sénile retombe en enfance. Il y a deux raisons à cela : la fumisterie sans égale de nos élites et l’incroyable apathie de notre peuple soigneusement abruti, il est vrai, par la dictature démagogique et sanguinaire de Sékou Touré. Vous me direz que la dictature, elle n’a jamais connu que ça. Oui, mais il y avait eu comme un petit relâchement sous la première transition. Et voilà que les habitudes reviennent au galop. C’est le retour à la normale, c’est-à-dire à la dictature pure et dure, la seule chose que nous savons créer et entretenir. Notre régime quotidien, c’est le pouvoir absolu, celui qui rend absolument fou, pour reprendre le fameux mot de Bertolt Brecht.Voilà si l’on m’écoutait, ce que j’aurais dit à mes compatriotes: « Restez chez vous ce dimanche 28 décembre. Si vous avez encore le sens de la dignité, si vous aimez votre pays, si vous vous souciez de l’avenir de vos enfants, ne participez pas à cette mascarade ! Voter Mamadi Doumbouya reviendrait à donner des verges pour se faire flageller (on dirait malheureusement, que les Guinéens adorent ça, se faire flageller !) ». Mais je sais que le mal est déjà fait. Demain soir, Mamadi Doumbouya aura tous les pouvoirs en main. Il n’aura plus besoin de cacher son jeu. Il va pouvoir mentir, voler et tuer au grand jour sans risquer de se faire emmerder. Les Guinéens commettent toujours l’erreur suicidaire de confier tous les pouvoirs à un seul homme. Aucun sens du parapet ou du garde-fou, jamais, aucune forme de contre-pouvoir ! Ils l’ont déjà fait au temps de Sékou Touré avec les terribles conséquences que l’on sait. Et voilà qu’ils recommencent.Permettez-moi de répéter ce que j’ai plusieurs fois dit dans ces colonnes : « Tout homme qui arrive au pouvoir est un fauve en puissance. Un peuple qui oublie de critiquer ses dirigeants est un peuple en péril. Un peuple qui les glorifie est un peuple qui a déjà un gros pied dans la tombe. Le seul bon président est celui dont on limite les pouvoirs ». Or, chez nous, les pouvoirs du président sont comme ceux du bon dieu : terrifiants et incontrôlables. Le résultat est là : Derrière nous, des cadavres ; devant nous, des cadavres et des disparitions.Le pays cadavéré, ce n’est pas que dans la chanson de Zao. Dans le monde réel, il s’appelle la Guinée.Tierno Monénembo

[TRIBUNE] Massification du parti au pouvoir : Pastef est-il sur la trajectoire de ses promesses, avec ses luttes intestines ? (Par P.T.Sow)

Tract Hebdo – Pastef est entre rupture patriotique et contradictions du néo-souverainisme. L’option privilégiée par les nouvelles autorités (des réformes sectorielles conduites par le haut, sans implication des citoyens porteurs de l’alternance) ne permet pas encore de situer clairement le régime sur la trajectoire d’une rupture systémique Le « Projet » de Pastef s’est présenté comme une promesse de rupture systémique, articulée autour de l’adoption d’une nouvelle Constitution, de la refondation des institutions, de la fin de l’hyper-présidentialisme et de transformations structurelles profondes sur les plans social et économique. Près de deux années après la victoire électorale de mars 2024, force est de constater que les porteurs du « Projet » éprouvent des difficultés à traduire leurs engagements en réformes majeures. Les assises sectorielles se multiplient sans produire de résultats concrets, tandis que la crise financière, les urgences sociales (crise universitaire persistante, migrations meurtrières, insécurité croissante à l’intérieur du pays, grèves des organisations syndicales…) ainsi que les menaces sécuritaires aux frontières s’intensifient.Dans ce contexte, l’ouverture prématurée de débats relatifs au prochain mandat contribue à fragiliser la cohérence interne de la majorité au pouvoir et compromet la pleine réalisation de la mission politique confiée par les citoyens pour le mandat en cours.Une alternance inedite dans l’histoire politique du SénégalFondé en 2014, le Parti Pastef (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité) a remporté l’élection présidentielle de 2024 avec Bassirou Diomaye Diakhère Faye, candidat « surprise », désigné par Ousmane Sonko, juridiquement empêché de se présenter.Cette victoire, confirmée lors des élections législatives de novembre 2024, marque une alternance politique fulgurante, portée par une mobilisation citoyenne d’ampleur et par une jeunesse animée par une forte aspiration à la justice sociale et à la souveraineté nationale.À la différence des alternances de 2000 et de 2012, celle de 2024 ne repose pas sur des compromis entre élites politiques, mais sur une dynamique populaire « antisystème ». Elle est l’aboutissement d’une décennie de luttes politiques, marquée par l’ascension d’Ousmane Sonko, leader politique ayant cristallisé une opposition frontale à l’ancien régime. La période 2021-2024 a été particulièrement marquée par une répression violente, faisant des dizaines de morts et des centaines d’arrestations.Pastef : un parti iconoclasteSocle social et idéologique Pastef se revendique d’une « doctrine pragmatique », se démarquant explicitement des grandes idéologies classiques : « socialisme, communisme, libéralisme, entre autres » (cf. Document fondamental de Pastef).Sa base de masse repose principalement sur deux catégories sociales différentes. La première composante est constituée d’une élite administrative des alumni notamment de l’Université Gaston Berger (UGB) et de l’École nationale d’administration (ENA), formée pour servir l’État mais confrontée dans leurs activités professionnelles aux réalités de la mal-gouvernance, des injustices sociales et du bradage des intérêts nationaux.La seconde est composée d’une large frange du « peuple de l’économie informelle » : commerçants, artisans, lumpenprolétariat urbain, migrants et « doomu daara » issus des écoles coraniques.Ce double ancrage sociologique reflète la dualité structurelle de la société sénégalaise : d’une part, une économie moderne capitaliste héritée du fait colonial et, d’autre part, une économie populaire marginalisée ; une école publique francophone coexistant avec le système des daaras coraniques.Pastef a ainsi réussi à construire un ancrage populaire incontestable, même s’il n’est pas parvenu à gagner durablement le soutien du mouvement syndical des travailleurs ni à obtenir une représentation significative au sein des mouvements ouvrier et paysan.Cette assise populaire singulière s’explique également par le leadership charismatique d’Ousmane Sonko. Pour une partie de ses partisans, celui-ci est perçu comme « le messie », « le saint », voire comme « un don de Dieu » fait au peuple sénégalais. Cette forme de sacralisation de type confrérique contribue à la force mobilisatrice du parti et à sa cohésion interne. Dans les faits, Pastef constitue, selon l’analyse du chroniqueur politique Albert Sy, un véritable creuset de courants hétérogènes, associant diverses sensibilités politiques et idéologiques. Le parti s’est notamment élargi par l’intégration de formations et de mouvements issus de la gauche politique, tels que Yonnu Askan Wi, une fraction du Rassemblement national démocratique (RND) ou encore FRAPP France.La cohésion du parti demeure largement assurée par la centralité de la figure d’Ousmane Sonko. Pastef apparaît ainsi davantage comme un parti de commandement « ndigël » que comme un parti de délibération, s’inspirant en partie de logiques confrériques. Après près de dix années d’existence, le parti n’a toujours pas tenu de congrès ordinaire. La désignation des responsables aux plus hauts niveaux relève essentiellement du président du parti. Comme le souligne Cheikh Bara Ndiaye, député Pastef : « On ne peut rien lui refuser. C’est sa parole et sa crédibilité qui ont fait de nous des députés et de Bassirou Diomaye Faye un chef d’État. » Selon lui, « ministres comme président de la République doivent appliquer ses instructions à la lettre » !Communication et réseaux sociauxLa répression exercée sous le régime de Macky Sall a contribué à la suspension des instances délibératives du parti et à l’octroi de pouvoirs exceptionnels à Ousmane Sonko. Parallèlement, l’essor fulgurant des réseaux sociaux s’est imposé comme une arme politique redoutable au service du « Projet » : simplification excessive des messages, recours aux langues nationales, instantanéité, création et diffusion massive et interactive de contenus de propagande.Cette dynamique a favorisé l’émergence d’une pluralité d’émetteurs et de chroniqueurs de médias, souvent présentés comme des figures de la « parole vraie » contestant l’hégémonie traditionnelle de la presse classique dans la formation de l’opinion publique.Toutefois, cette communication horizontale, bien que présentée comme démocratique, tend également à favoriser la manipulation (fake), la violence verbale, le lynchage symbolique et l’instauration d’une forme de « police de la pensée », inhibant la prise de parole de nombre d’intellectuels. Le discours antisystème a ainsi structuré un espace public fortement polarisé, marginalisant le débat contradictoire au profit de l’invective et de l’accusation ad personam. Comme le note Henriette Niang Kandé, dans Sud Quotidien, « dans cet espace algorithmique, l’outrance est plus visible que la nuance, la colère plus virale que l’analyse, l’accusation plus mobilisatrice que l’argument ; peu à peu, la logique du camp supplante celle du débat ».Ainsi, Pastef se distingue par son caractère iconoclaste tant par son socle social et idéologique que par ses modes de communication politique, et son modèle de leadershipPastef dans le contexte du néo-souverainismePastef a émergé dans un contexte mondial marqué par une remise en cause croissante de l’ordre international libéral et de l’hégémonie occidentale, perçue comme porteuse d’une uniformisation politique et culturelle.À l’échelle globale, le néo-souverainisme connaît une progression notable (illustrée par le Brexit sous Boris Johnson, les présidences de Donald Trump et de Jair Bolsonaro, ou encore les gouvernements de Viktor Orbán et Giorgia Meloni) porté par des leaders charismatiques se présentant comme antisystèmes, issus de l’extrême droite même si des courants d’extrême gauche se réclament aujourd’hui du souverainisme.Dans la sous-région, en Afrique de l’Ouest, les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rompu avec la France au nom de la souveraineté nationale, tout en reproduisant des formes notables d’hyper-présidentialisme. Ces régimes oscillent entre volonté de rupture avec le néocolonialisme et dépendance accrue à de nouveaux partenaires, à travers des alliances militaires et économiques souvent asymétriques.Dans ce contexte régional instable, marqué par la menace terroriste et la récurrence des coups d’État, le Sénégal est confronté à un double impératif : affirmer sa souveraineté nationale et promouvoir une véritable démocratie citoyenne, tout en évitant un isolement diplomatique préjudiciable.Pastef est-il sur la trajectoire de ses promesses ?Pastef avait formulé des promesses ambitieuses en matière de transparence, d’éthique publique, de rupture systémique, de transformations structurelles et de démocratie citoyenne. Le candidat Bassirou Diomaye Faye s’était notamment engagé à mettre en œuvre le Pacte national de bonne gouvernance démocratique, laissant espérer l’adoption d’une nouvelle Constitution traduisant une vision renouvelée de la souveraineté, de la culture, de l’histoire et des valeurs nationales.La promesse de rompre avec l’hyper-présidentialisme et d’adopter une Constitution souveraine et populaire constituait ainsi l’un des piliers centraux du projet politique attendu des élections de 2024.Or, l’option privilégiée par les nouvelles autorités (celle de réformes sectorielles conduites par le haut, sans implication effective des citoyens qui ont porté cette alternance inédite) ne permet pas encore de situer clairement le régime sur la trajectoire d’une rupture systémique assumée.Après près de deux années d’exercice du pouvoir, les autorités oscillent entre discours de rupture et pratiques de continuité, laissant même transparaître une tentation de parti-État. Par ailleurs, la judiciarisation bureaucratique des exigences de vérité et de réparation relatives aux violences politiques de 2021 et 2024 s’est progressivement éloignée de la dynamique des luttes populaires. La mise en place d’une commission nationale civile indépendante, appuyée par les institutions d’Etat (magistrats, gendarmes, policiers…) avec des démembrements régionaux, aurait pu incarner plus efficacement cette exigence de transparence et d’implication citoyenne. Ce qui aurait évité le chemin du tutoiement permanent des magistrats.Le déficit de réformes structurelles capables de redonner sens et souffle à l’alternance, conjugué au lourd héritage institutionnel et financier, a contribué à placer le nouveau régime dans une situation d’impasse politique. Ces errements ont également affecté les relations du duo au sommet de l’État et fragilisé l’équilibre républicain.Une crise aux contours flous et aux conséquences imprévisiblesLes tensions apparues au sein de Pastef et de l’appareil d’État au cours du mois de novembre dernier se sont accompagnées d’accusations particulièrement graves : soupçons de trahison visant le président de la République, allégations de détournement impliquant un ministre, accusations de tentatives de déstabilisation imputées au Premier ministre. Les tentatives de blocage de la tournée présidentielle en Casamance, ainsi que la virulence des échanges sur les réseaux sociaux, ont accentué la confusion générale.À ce stade, les citoyens comme les militants demeurent dans l’incertitude quant à la nature réelle de cette crise : s’agit-il d’une lutte de pouvoir, de divergences de principe, de conflits de lignes politiques ou d’une remise en cause plus profonde des fondements de l’alternance ? Le flou persiste. Les critiques publiquement formulées portent plus sur le rythme de la reddition des comptes et sur la conduite des enquêtes relatives aux violences de 2021 et 2024 que sur la nature même de la rupture politique promise. La situation actuelle révèle ainsi un déficit manifeste de clarification et de rectification autour des principes fondateurs de l’alternance : transparence, éthique, rupture systémique et démocratie citoyenne.LA MASSIFICATION : UNE STRATEGIE DE FUITE EN AVANT DANS UN CLIMAT D’INCERTITUDEDans ce contexte de confusion et de contradictions (souvent focalisées sur des enjeux secondaires tels que le comportement du président, l’éligibilité d’Ousmane Sonko en 2029 ou encore le leadership au sein de la coalition Diomaye Président) l’appel à la massification apparaît prématuré et porteur de risques accrus de défiance et de désorientation militante.La massification ne saurait se réduire à une simple stratégie électoraliste ; elle doit impérativement reposer sur une cohérence idéologique affirmée et sur une confiance restaurée entre la direction du parti et sa base militante ainsi que les citoyens. À ce titre, elle constitue à la fois une exigence morale et un impératif stratégique. Dès lors, la clarification doit précéder la rectification et la massification, afin que l’alternance de 2024 ne se dissolve pas dans des pratiques de continuité, mais s’affirme comme une véritable transformation démocratique et citoyenne.Dans cette perspective, les « trois J », Jub, Jubal, Jubbanti, pourraient être érigés en valeurs fondatrices du nouveau tournant de cette alternance. Le principe du Jub, Jubal, Jubbanti irriguerait alors l’ensemble des sphères de la société sénégalaise : de l’administration aux marchés, des écoles aux gares routières, des entreprises aux hôpitaux, des routes aux stades et aux aéroports. Il pourrait également inspirer un vaste mouvement de communication, de créativité et d’émulation dans les domaines de la culture et du sport, à travers le théâtre, la musique, les navétanes et diverses compétitions sportives. A défaut de se concrétiser dans la vie quotidienne, il restera un principe creux sans lendemain.ConclusionDeux scénarios se dégagent dans le cours politique actuel. Le premier est celui de la dynamique de l’alternative : si les réformes institutionnelles et économiques, y compris la réduction du train de vie de l’Etat, promises sont effectivement menées à terme, Pastef pourrait incarner une alternative démocratique crédible et un projet patriotique durable.Le second est celui de la désillusion : si les contradictions internes persistent et si l’hyper-présidentialisme venait à se reproduire sous de nouvelles formes, le parti risquerait de décevoir les attentes citoyennes et d’ouvrir la voie au retour des forces politiques traditionnelles. Avant toute entreprise de massification, une clarification politique et morale, suivie de rectification, s’impose. Elle suppose d’éclairer les militants sur la nature réelle de la crise en cours, de restaurer la confiance citoyenne, de réaffirmer les valeurs de la rupture et de transparence (Jub, Jubal, Jubbanti) et d’engager résolument les réformes structurelles nécessaires à la refondation de l’État. Le nouveau régime peut encore incarner une alternance politique inédite dans l’histoire récente du Sénégal. Toutefois, son avenir demeure incertain.La transformation de son capital politique en une gouvernance crédible et cohérente constitue la condition essentielle pour que cette alternance soit une rupture systémique effective et aboutisse à une démocratie véritablement citoyenne.Pape Touty Sow

[‘KAARO KAAR’] À 87 ans, décède Khar Mbaye Madiaga, cantatrice iconique de l’épopée des Lions au Mondial de foot 2002

Tract Hebdo-La cantatrice sénégalaise Khar Mbaye Madiaga, figure emblématique de la tradition lébou, est décédée ce samedi dernier à Rufisque, à l’âge de 87 ans, selon des sources familiales.Née le 4 février 1938, Adja Khar Mbaye Madiaga a consacré toute sa vie à la préservation et à la transmission du patrimoine culturel sénégalais, en particulier celui de la communauté lébou. Cantatrice à la voix singulière et reconnaissable entre mille, elle a marqué des générations par ses chants empreints de bravoure, de sagesse et d’attachement aux valeurs traditionnelles. Elle avait chanté le mega-tube ‘Kaaro Kaar’ pour galvaniser les Lions de la Teranga pour leur accession historique aux quarts de finale du Mondial de foot Corée-Japon en 2002, match finalement perdu contre la Turquie qui mit fin à cette belle épopée de bande à Fadiga, Aliou Cissé, Henri Camara et autres El Hadj Diouf Dioufy.Artiste engagée, elle a su allier expression culturelle et engagement citoyen, accompagnant de nombreuses figures politiques et événements majeurs du pays, tout en restant profondément ancrée dans ses racines. Son œuvre et sa voix ont longtemps résonné lors des grandes cérémonies traditionnelles et officielles, faisant d’elle une véritable gardienne de la mémoire collective.Originaire de Rufisque, la cantatrice était une fierté pour sa ville natale. En hommage à son parcours exceptionnel, la Maison des arts de Rufisque a été baptisée à son nom le 18 juin dernier, un geste symbolique saluant sa contribution inestimable à la culture nationale. Selon sa famille, l’inhumation est prévue ce samedi à 17 heures à Rufisque. Le Sénégal perd ainsi l’une de ses grandes voix traditionnelles, dont l’héritage culturel continuera d’inspirer les générations futures.Tract Hebdo

[REMEMBER] Ce 29 décembre, Cheikh Anta Diop naissait

Tract Hebdo – Éphémérides du jour – Anniversaire naissance de Cheikh Anta Diop en 1923 et de Cheijh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum en 1925. C’est un 29 décembre aussi que Lat Dior, qui nétait pas Damel, a mis en déroute les troupes coloniales françaises à Ngol Ngol.29 Décembre 2023 A l’occasion du centenaire jour pour jour de la naissance du professeur Cheikh Anta DIOP, sa maison située dans le quartier de Fann à Dakar est transformée en musée. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le Premier ministre Amadou BA en présence du ministre de la culture Aliou SOW et de trois anciens recteurs de l’UCAD que sont Abdou Salam SALL, Saliou NDIAYE et Ibrahima THIOUB. Le professeur Cheikh Anta DIOP est décédé à Dakar le 7 février 1986 à l’âge de 62 ans.29 Décembre 2001 Inhumation au cimetière chrétien de Bel Air à Dakar de Léopold Sédar SENGHOR, premier Président de la République du Sénégal (1960-1980), après une messe célébrée à la cathédrale du Souvenir africain (Notre-Dame des Victoires) par Monseigneur Théodore Adrien SARR, Archevêque de Dakar, en présence de Mme veuve SENGHOR née Collette Hubert DE BETTEVILLE ainsi que de M. Abdou DIOUF, ancien Président de la République, et son épouse. Le Président SENGHOR est décédé le 20 décembre 2001, à l’âge de 95 ans, dans sa résidence de Verson en Normandie où il s’était retiré avec son épouse peu après sa démission du pouvoir le 31 décembre 1980.29 Décembre 1999 L’athlète El Hadj Amadou Dia BA, premier médaillé olympique sénégalais en se classant 2e aux 400 m haies aux Jeux Olympiques de Séoul en Corée du Sud le 25 septembre 1988, est intronisé « Sportif Sénégalais du Siècle » au cours d’une cérémonie organisée à Dakar. 29 Décembre 1985 L’équipe nationale de football du Sénégal remporte la coupe Houphouët-Boigny mise en jeu dans le cadre du tournoi de la Communauté Économique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et qui regroupait à Dakar le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Guinée.29 Décembre 1925 Naissance à Saint-Louis de Cheikh Ahmed Tidiane SY Al Maktoum, fils de Serigne Ababacar SY et petit-fils d’El Hadji Malick SY, le principal propagateur de la Tidjaniya au Sénégal. Il sera le quatrième Khalife général de la Zawiya de Tivaouane après le décès de Serigne Mansour SY « Boroom daara ji » en 2012. Serigne Cheikh Tidiane SY a été rappelé à Dieu à Dakar le 15 mars 2017.29 Décembre 1923 Naissance à Thieytou, dans l’actuel département de Bambey, de Cheikh Anta DIOP qui sera plus tard un éminent professeur, égyptologue et savant de renommée mondiale. Il s’est attaché, sa vie durant, à montrer l’apport de l’Afrique, en particulier de l’Afrique noire, à la culture et à la civilisation mondiales. Sur le plan politique, il a eu à fonder trois partis : le Bloc des Masses Sénégalaises (BMS) en 1961, le Front National Sénégalais (FNS) en 1963 et le Rassemblement National Démocratique (RND) qui sera reconnu en 1981. Le professeur Cheikh Anta Diop est décédé à Dakar le 7 février 1986. L’Université de Dakar, l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) et une importante avenue de la ville de Dakar portent son nom.29 Décembre 1887 Parution du dernier numéro du Moniteur du Sénégal et dépendances (N°1671). Lancé le 16 mars 1856 par le Gouverneur Louis FAIDHERBE, c’est le premier journal officiel hebdomadaire imprimé à Saint-Louis. Il sera remplacé par le Journal Officiel du Sénégal et Dépendances qui a été publié entre 1888 et 1895.29 Décembre 1875 Décès à Gorée, à l’âge de 51 ans, de Monseigneur Jean-Claude DURET, Vicaire apostolique de la Sénégambie. Membre de la congrégation du Saint-Esprit, il était arrivé à Dakar comme diacre en 1850 avant d’être ordonné prêtre le 23 juillet de la même année par Monseigneur Aloys KOBÈS. Ses restes mortels ont été inhumés dans l’église de Saint-Louis.29 Décembre 1869 Création des deux premières chambres de commerce du Sénégal à Saint-Louis et à Gorée. Avant cette date, un comité de commerce avait été mis en place à Saint-Louis en 1825 avant d’être supprimé en 1854. A Gorée, une commission commerciale existait depuis 1828.29 Décembre 1863 A la tête de ses hommes, Lat-Dior Ngoné Latyr DIOP, prétendant au trône du Cayor, met en déroute les troupes coloniales françaises à Ngol Ngol après avoir surpris la veille à Nguiguiss la garnison commandée par le capitaine du génie LORANS. Madiodio Déguène Codou FALL était à l’époque le Damel du Cayor. En mai de la même année Louis FAIDHERBE avait été nommé Gouverneur du Sénégal pour la deuxième fois après un premier séjour (1854-1861).29 Décembre 1758 Les Anglais, sous le commandement de l’Amiral Augustus KEPPEL, obtiennent la capitulation de la garnison française de Gorée. L’île sera occupée par les Britanniques jusqu’en 1763, date de sa restitution à la France après la signature, le 10 février de la même année, du traité de Paris qui mettait fin à la guerre de Sept Ans entre la France et une alliance menée par la Grande Bretagne et la Prusse.Atoumane Mbaye – Conservateur d’Archives assermenté 

[RÉACTIONS DE LA PRESSE ] Elle voulait faire interdire aux musulmans français d’égorger leur mouton de Tabaski dans leur baignoire : Mort à 91 ans de l’ex-sex symbol Brigitte Bardot

Tract Hebdo – « Plus grand sex-symbol du cinéma français », « diva rebelle » mais aussi « militante controversée »: la presse française et internationale rend hommage lundi à l’actrice et « pasionaria de la cause animale » Brigitte Bardot, décédée dimanche à l’âge de 91 ans, « libre dans ses choix et sa parole, jusqu’à l’excès ».« Devenue une icône malgré elle, Brigitte Bardot avait mis fin très rapidement à une carrière sans grand éclat pour se consacrer entièrement aux animaux », rapporte La Croix.« C’était sans doute la dernière de cette poignée de figures nouvelles et libres dans lesquelles la France a aimé se reconnaître au tournant des années 60 », note le quotidien Libération, évoquant une « actrice à la carrière fulgurante » et parlant d’elle comme le « plus grand sex-symbol du cinéma français ».Sous le titre « Brigitte Bardot, une icône qui ne voulait pas être star », Le Parisien souligne que « BB (de son surnom) a été à la fois la première et la dernière, en France, condensé de Hollywood dans un bagou de Française éternelle ».« Cette tornade blonde déboula sur les écrans dans un pays d’après-guerre et qui n’avait pas encore goûté aux Trente Glorieuses », rappelle Le Figaro. « Elle bousculait les codes, dansait le mambo sur les tables de Saint-Tropez. »Pour la BBC, elle est « un cocktail français de charme félin et de sensualité continentale » qui « révolutionna le cinéma dans les années 1950 ».C’est un « mythe national français, la seule de nos jours capable de réconcilier toutes les âmes querelleuses de la nation », écrit l’agence de presse nationale italienne Ansa.Le journal transalpin La Repubblica évoque, lui, « une diva rebelle » qui « a choisi la liberté jusqu’au bout ».

« Elle ne cachait rien »

Elle était « Libre dans ses choix et sa parole, jusqu’à l’excès », écrit La Croix.En Espagne, El Pais se souvient d’une « militante controversée ».« A sa manière, elle ne cachait rien. Ni les rides, ni son caractère de plus en plus radical ou ses convictions idéologiques, qu’elle évoquait par des euphémismes crus »,Libération rappelle qu’elle a quitté le grand écran « pour se réinventer en pasionaria de la cause animale, proche de l’extrême-droite » et qu’elle a suscité « de nombreuses controverses ».« Sa réputation a été ternie lorsqu’elle a proféré des insultes homophobes et a été condamnée à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale », explique la BBC.En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung préfère « oublier, même si cela peut être difficile, la Bardot politique des dernières années le temps de cette nécrologie », et « se souvenir de LA Bardot » à la place.Mais pas le New York Times, qui titre sans équivoque « Du sex-appeal à l’extrême-droite ».Le quotidien américain estime que, loin d’être « une figure consensuelle », elle représente l’une des premières stars problématiques de l’époque moderne ».« Elle n’a d’ailleurs eu besoin de personne pour se faire cancel: d’une certaine manière, elle l’a fait elle-même, en quittant le cinéma en 1973 à 38 ans », critique-t-il.Tract Hebdo