Tract Hebdo – Nous y sommes. La boucle est bouclée, ou plutôt, le nœud coulant des actualités de cette fin janvier 2026 s’est resserré sur nos certitudes. Si le Sénégal était un patient sur une table d’opération, le chirurgien hésiterait entre lui prescrire une cure de jouvence ou une séance d’exorcisme. Cette semaine dont nous sortons nous a offert un condensé de ce que nous sommes : un pays capable de construire des arènes de basket futuristes pour les regarder se vider, et des partis politiques centenaires auxquels s’accrochent leurs chefs et cheffesses comme des migrants naufragés à une pirogue atlantique suicidaire percée.
[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] Février 2026 : notre Sénégal, écartelé entre cure de jouvence permanente et séance d’exorcisme obligatoire ? (Par Ousseynou Nar Gueye)
Basket-Ball Africa League (BAL) : Dakar perd la balle de la NBA africaine, ‘l’impatriote’ Amadou Gallo Fall quitte Dakar Arena et change de terrain de jeu (Par Dibor Faye, Tract Hebdo)
Tract Hebdo – Le Sénégal, qui se prenait pour le centre du monde de la balle orange, vient de voir la Basketball Africa League (BAL) lui glisser entre les doigts. Amadou Gallo Fall et sa caravane de dunks partent voir si l’herbe est plus verte (et les parquets mieux cirés) ailleurs. Score final : Ego 1 – Sénégal 0.

C’est un silence de cathédrale qui s’abat sur le Dakar Arena. Vous entendez ? C’est le bruit d’un ballon qui rebondit une dernière fois avant de rouler lentement vers la sortie. La Basketball Africa League (BAL), ce joyau de la NBA sur le continent, a décidé de plier bagage. Dakar, qui se rêvait en New York de l’Afrique de l’Ouest, se réveille avec une gueule de bois digne d’une défaite en finale de zone. Amadou Gallo Fall, le grand manitou, l’homme qui murmure à l’oreille des géants de deux mètres, semble avoir conclu que le « Destination Sénégal » commençait à ressembler à une impasse technique.
La « gauche résolue » de Tract Hebdo ne peut que pleurer sur ce gâchis. On nous avait promis le sport comme moteur de développement, des infrastructures de classe mondiale et une jeunesse portée par le rêve américain sauce Yassa. Résultat ? On a construit un magnifique bijou à Diamniadio, mais on a oublié que pour garder un locataire de prestige, il ne suffit pas de lui montrer la piscine ; il faut aussi s’assurer que l’électricité ne saute pas et que l’administration ne joue pas au « chat et à la souris » avec les contrats.
Le départ de la BAL, c’est l’histoire d’un rendez-vous manqué entre une vision globale et des lourdeurs locales. On a vu passer les stars, on a vu les paillettes, on a vu les dunks stratosphériques, et puis… pfiout ! Plus rien. On se retrouve avec nos paniers percés et nos gymnases de quartier où le cercle est plus tordu que la ligne politique de certains partis. C’est un aveu d’échec cinglant pour notre diplomatie sportive qui, à force de se gargariser de slogans, a fini par oublier que dans le sport professionnel, le « Teranga » ne remplace pas le « Business Plan ».
Notre « bonne droite », elle, sort le carton rouge. Elle pointe du doigt l’incapacité chronique à pérenniser les grands événements. On aime accueillir, on aime les photos de famille, on aime les discours d’inauguration avec des ciseaux dorés. Mais quand il s’agit de rigueur, de gestion de calendrier et de respect des standards internationaux sur le long terme, on dirait que nos décideurs ont les mains moites. On perd la BAL comme on perd parfois nos nerfs en conseil des ministres : par excès de confiance et manque de suivi.
Amadou Gallo Fall, en bon stratège, ne va pas faire de vagues. Il partira avec son élégance habituelle, ses costumes impeccables et ses valises pleines de projets pour d’autres capitales africaines qui, elles, ont peut-être compris qu’un panier à trois points rapporte plus qu’une énième querelle de préséance dans les loges VIP. Dakar perd son éclat, sa place de « Hub » et, soyons honnêtes, un peu de sa superbe.
Pendant ce temps, les jeunes basketteurs des Parcelles Assainies ou de Guédiawaye regardent l’horizon. Ils ont vu le rêve passer, ils ont touché du doigt le professionnalisme, et maintenant on leur demande de retourner jouer sur du béton effrité avec des chaussures trouées. C’est ça, la réalité du sport au Sénégal : on nous offre le caviar pendant une semaine, et on nous laisse avec le pain sec pour le reste de l’année.
Chez Tract Hebdo, on se demande quel sera le prochain départ. Après le basket, à qui le tour ? Le Sénégal est-il en train de devenir ce stade magnifique où tout le monde veut jouer mais où personne ne veut rester ? La BAL s’en va, et avec elle, une certaine idée de l’excellence qui nous aurait fait le plus grand bien. Il ne nous reste plus qu’à organiser un tournoi national de « parlote politique », là au moins, on est sûrs de garder le trophée à la maison.
Dibor Faye, journaliste
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Affaire Mame Mbaye Niang contre Ousmane Sonko, les avocats de Niang y vont mordicus : ‘Pas question de rouvrir la boîte de Pandore ou… boîte de Sonko !’
Tract Hebdo – On sort la truelle et le ciment pour cet article. Le feuilleton judiciaire le plus long de l’histoire du Sénégal (après celui de la rénovation du building administratif Président Mamadou Dia….) connaît un nouvel épisode. Pour les avocats de Mame Mbaye Niang, le dossier est clos, verrouillé et jeté au fond de l’Atlantique. Circulez, y’a rien à voir, même si la défense d’Ousmane Sonko gratte à la porte avec l’énergie d’un chat qui veut rentrer sous la pluie.
C’est une scène qui ferait passer les meilleurs drames polygamiques de Marodi pour des pièces de théâtre d’école primaire. Imaginez l’histoire d’un match de football épique : l’équipe A mène 1-0 dès la 15ème minute de jeu. Soudain, au lieu de continuer à courir après le ballon, les joueurs de l’équipe A décident de sortir des truelles, de mélanger du mortier et de construire un mur de briques de trois mètres de haut devant leurs propres buts. Mieux encore, ils dégonflent le ballon, le mettent dans un coffre-fort et rentrent chez eux en déclarant que le match est terminé par « extinction naturelle de la contestation ». Voilà, en substance, la posture actuelle du pool d’avocats de Mame Mbaye Niang.
Pour ces ténors du barreau, le procès pour diffamation contre Ousmane Sonko n’est plus un sujet de débat, c’est une relique sacrée. Ils sont formels : l’affaire est gagnée, emballée dans du papier cadeau avec un joli nœud bleu APR, et pesée avec une précision d’orfèvre de la Cour des Maures sur l’avenue Blaise Diagne. Pas question de rouvrir la boîte de Pandore — ou plutôt la « boîte de Sonko » — de peur que n’en sortent des arguments juridiques imprévus ou, pire, une brise de changement qui viendrait éteindre la flamme de leur triomphe.
Au fond, on peut les comprendre, et notre « très bonne droite » ne peut s’empêcher de saluer cette efficacité tactique. Pourquoi, au nom de la logique pure, iraient-ils risquer un nouveau round, une énième prolongation ou une séance de tirs au but psychologique, alors que le trophée trône déjà fièrement sur la cheminée du ministère ? C’est la stratégie de la tortue, mais revisitée avec une robe d’avocat et un Code de procédure pénale en guise de carapace. On se blottit, on ne bouge plus, et on attend que l’adversaire s’épuise à frapper sur du dur.
Pendant ce temps, de l’autre côté de la barricade, les partisans du camp adverse crient au déni de justice avec la force de mille vuvuzelas. Ils invoquent les droits de la défense, la quête de la vérité et le besoin de clarté. Mais la vérité, dans le milieu feutré des prétoires sénégalais, est parfois une notion aussi élastique qu’un chewing-gum oublié sous un banc public. On se croirait véritablement coincé dans une production Netflix où le scénariste, parvenu à la fin de la saison 1 sur un cliffhanger qui l’arrange, refuserait catégoriquement d’écrire la saison 2. Pourquoi ? Par peur, sans doute, que le « méchant » désigné par le script initial ne finisse par gagner à la fin, porté par un revirement de situation que même les sondages n’auraient pas vu venir.
La justice sénégalaise, vue sous cet angle, ressemble à un grand plat de soupoukandia national. Tout le monde se presse autour du bol, tout le monde veut la meilleure part — le morceau de poisson bien charnu ou la carotte fondante — mais quand vient le moment de faire la vaisselle et de nettoyer la marmite des scories du passé, tout le monde trouve soudainement une urgence ailleurs. Les avocats de la partie civile préfèrent garder le plat propre (du moins en apparence) plutôt que de risquer de découvrir des grains de sable au fond du riz.
Cette résistance acharnée à la réouverture du dossier pose pourtant une question de fond à notre « gauche résolue » : une justice peut-elle être perçue comme équitable si elle se mure dans une certitude définitive alors qu’une partie du public réclame encore des éclaircissements ? Le droit est une chose, la perception sociale de la justice en est une autre. En choisissant le béton armé plutôt que la fluidité du débat, les conseils de Mame Mbaye Niang assurent peut-être leur victoire technique, mais ils laissent planer sur le pays un parfum de « fin de non-recevoir » qui ne calme en rien les esprits échauffés.
En attendant, le mortier sèche. Les briques s’empilent. Et le citoyen lambda, lui, regarde ce mur s’élever entre lui et la compréhension totale des enjeux. Chez Tract Hebdo, on se demande simplement si, à force de construire des murs pour protéger des verdicts, on ne finira pas par transformer le palais de justice en un bunker impénétrable où la seule chose que l’on entendra encore sera le bruit du béton que l’on coule sur les dossiers gênants.
Damel Gueye
Tract.sn
Doudou Wade du PDS, ‘Neveu National’, à la police ? SOPI : ‘Souvent On Passe Ici’ (à la DIC) ?
Tract Hebdo – L’ex-instituteur de classe exceptionnelle Doudou Wade, figure emblématique du PDS dans lequel il est le neveu le plus connu de Gorgui Abdoulaye Wade, est de nouveau convoqué par les autorités. Entre rumeurs d’affaires d’État et blagues potaches sur un livre non rendu, le PDS s’embrase et dénonce un complot digne d’une série sénégalaise diffusée sur Sunu Yeuf de Canal+, mais avec un budget bien plus conséquent.
L’agenda de la justice sénégalaise est décidément bien rempli, surtout lorsqu’il s’agit de piocher dans le carnet d’adresses du Parti Démocratique Sénégalais. Cette semaine, c’est au tour de Doudou Wade, le « neveu national » autoproclamé et pilier inébranlable (ou parfois chancelant, selon le vent politique) du PDS, de fouler le tapis rouge – ou plutôt le carrelage un peu terne – des locaux de la Division des Investigations Criminelles (DIC). On aurait pu croire que les murs de ces institutions manquaient d’une certaine patine historique ou d’une voix grave pour réciter les grands classiques de la rhétorique sénégalaise ; voilà donc que Doudou Wade vient combler ce vide avec sa présence magistrale et son aura de « survivant politique ».
Pour les observateurs moins initiés, l’affaire pourrait passer pour une banale convocation. Mais au Sénégal, et particulièrement au sein de la grande famille libérale, une simple « invitation » des forces de l’ordre prend des allures de tremblement de terre politique, un séisme dont les répliques sont ressenties jusqu’aux plus lointaines contrées du Fouta. Aussitôt la nouvelle tombée, les téléphones portables se sont enflammés plus vite qu’un feu de brousse en pleine saison sèche. Les groupes WhatsApp du PDS ont connu une activité frénétique, transformant chaque militant en expert juridique improvisé et en stratège de communication de crise. Les invectives, les appels à la mobilisation et les dénonciations d’un « acharnement politique sans précédent » ont fusé, le tout accompagné d’une profusion de « emojis » larmes et poings levés.
On en vient à se demander si la justice sénégalaise n’aurait pas souscrit un abonnement « Premium » aux cadres du parti libéral, avec des rappels réguliers pour s’assurer qu’ils n’oublient pas le chemin du tribunal. Est-ce une véritable tentative de museler une opposition qui, malgré les apparences, conserve une certaine capacité de nuisance vocale ? Ou s’agit-il simplement d’une procédure de routine, une de ces formalités administratives qui, lorsqu’elles touchent une personnalité du calibre de Doudou Wade, se transforme invariablement en un psychodrame national digne des plus grands opéras-savons ?
Le débat fait rage dans les atayas de quartier et les salons feutrés de la capitale. Entre deux gorgées de thé à la menthe – plus amer que la situation politique – les militants du PDS et les sympathisants de l’ancienne ancienne majorité se demandent si le célèbre slogan « Sopi » ne devrait pas être actualisé en « Souvent On Passe Ici » (comprendre : au tribunal ou dans les locaux de la police). Certains, plus taquins, suggèrent même que le véritable « Sopi » désormais, c’est l’alternance entre le fauteuil de la Présidence et le banc des accusés.
Doudou Wade, lui, affiche un calme olympien, une impassibilité qui confine à l’art martial. C’est le calme de ceux qui ont vu passer plus de régimes politiques que de saisons des pluies, plus de procès que de consultations électorales, et plus de coups bas que de jours ensoleillés. Cet homme, qui a traversé les tempêtes politiques avec la résilience d’un fromager séculaire, semble immunisé contre le stress des convocations. Il a ce flegme teinté d’une légère ironie, celui qui fait dire : « encore un tour de manège ? Très bien, asseyons-nous et voyons ce que la machine à laver de la justice nous réserve cette fois-ci. »
Mais derrière cette façade de sérénité, on devine que la machine judiciaire, même lorsqu’elle se veut impartiale, a un impact sur les équilibres politiques. Chaque convocation est une petite piqûre de rappel, un signal envoyé à la base militante, et un message subliminal aux électeurs. Le PDS, en criant au loup à chaque fois, risque-t-il de lasser son auditoire ou, au contraire, de galvaniser ses troupes en les transformant en martyrs permanents d’une « république bananière » (pour reprendre leurs propres termes enflammés) ?
Chez Tract Hebdo, nous observons cette danse politique avec notre œil gauche critique et notre bonne droite qui aime pointer les incongruités. Ce n’est pas parce que l’on rit de la situation qu’on en ignore la gravité. La justice, qu’elle soit rendue pour des affaires légitimes ou pour des motifs plus… flous, demeure un pilier de la démocratie. Le problème, c’est quand ce pilier commence à ressembler à un poteau télégraphique sur lequel les oiseaux de la politique viennent se poser à tour de rôle, laissant derrière eux des traces pas toujours très propres.
En attendant le dénouement de cette énième saga judiciaire, le Sénégal continue de tourner. Et Doudou Wade, qu’il soit un lion rugissant ou simplement enrhumé par les courants d’air du palais de justice, reste un personnage incontournable de notre paysage politique, un éternel convive de ce grand banquet où les plats sont souvent aigres-doux et les conversations toujours épicées.
Damel Gueye
Tract.sn
[JOUR POUR JOUR] Ce 31 janvier-là, Karim Meissa ‘Kilowatt’ Wade, éjecté de la présidentielle de Diomaye
[Slameuse LYDOL] ‘Comme pour Halima Gadji, le harcèlement sur Internet peut lui causer une dépression’ (rappeur)
Tract Hebdo– Moustik parle ce matin à Lydol qu’il soutient, face au harcèlement qu’elle subit sur la toile. Le décès ce matin de l’actrice sénégalaise Khalima Gadji atteinte d’une dépression fait jaser la toile. Alors que chacun se remet en question et comprends l’importance de la santé mentale, Moustik revient sur les causes de ce genre de maladie mentale. Il indexe le harcèlement sont peut être victime une personne et cela conduit à une forte dépression.
Il a alors écrit: ‘On pleure ceux que la dépression a emportés, mais on oublie que le harcèlement est souvent la rivière qui y conduit. Love u LYDOL’ . Un message d’encouragement à l’endroit de la slameuse qui vit depuis un an déjà un harcèlement massif sur la toile après le drame qui a impliqué son père. En d’autres mots, harceler Lydol via les commentaires sur la toile peut bien conduire à une forte dépression dans sa vie et c’est dangereux pour sa santé.
Il y a quelques jours, plusieurs stars demandaient déjà au public de se calmer et de donner une seconde chance à l’artiste Lydol qui n’est pas lié directement au forfait de son géniteur qui suit d’ailleurs son procès en ce moment.
La Rédaction
[Avant le décaissement d’un fonds d’appui japonais] Le gouvernement Diomaye-Sonko invité à finaliser les actions politiques préalables
Le streamer afro-américain IShowSpeed reçoit la nationalité d’un pays africain
Tract Hebdo – Le Ghana a accordé la citoyenneté ghanéenne au streamer IShowSpeed, a annoncé le ministre des Affaires étrangères du pays, alors que l’influenceur termine une tournée d’un mois en Afrique.
Le ministre des Affaires étrangères, Sam Okudzeto Ablakwa, a déclaré lundi dans un message publié sur X qu’après « confirmation des liens indéniables entre IShowSpeed et le Ghana », son gouvernement « a approuvé la délivrance d’un passeport ghanéen à IShowSpeed ».
Continuez à faire la fierté de notre grande nation, le Ghana, et de notre cher continent africain. Le Ghana vous célèbre », a déclaré le ministre.
IShowSpeed, Afro-Américain de 21 ans né à Cincinnati, dans l’Ohio, sous le nom de Darren Jason Watkins Jr., est l’un des influenceurs les plus suivis de la planète. Il a atteint les 50 millions d’abonnés sur YouTube ce mois-ci, le magazine Rolling Stone l’a nommé créateur le plus influent de 2025 et Forbes estime sa fortune à 20 millions de dollars.
La tournée de la star de YouTube et Twitch, qui a débuté le 29 décembre, l’a conduit dans 20 pays, où il a montré à ses dizaines de millions d’abonnés une autre facette de l’Afrique en visitant une mine de diamants au Botswana, en découvrant la riche cuisine éthiopienne et en assistant à la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football au Maroc.
Les abonnés à sa chaîne ont suivi avec passion sa couverture du continent, certains Afro-Américains publiant des vidéos émouvantes dans lesquelles ils affirment qu’IShowSpeed leur a ouvert les yeux sur une vision complètement différente de l’Afrique, loin des clichés télévisés de pauvreté et de violence sans fin.
La Rédaction
[TAAGGUÈ] Halima Gadji, icône de cinéma immortelle sans filtre et météore bouleversante trop tôt partie, inhumée ce mercredi à Dakar



