EN OUGANDA : La loi anti-homosexualité coûte cher au pays

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Tract-La loi anti-homosexualité adoptée en mai 2023 en Ouganda, l’une des plus sévères au monde puisqu’elle prévoit des peines allant de la prison à vie à la peine de mort, a déjà de lourdes conséquences économiques, selon l’étude d’Open for Business, une coalition d’entreprises multinationales incluant Deloitte, Microsoft, Google, Unilever, Publicis ou Mastercard. L’Ouganda pourrait perdre entre un demi-milliard et 1,7 milliard de dollars tous les ans.Première conséquence directe et déjà visible de la loi anti-homosexualité sur l’économie de l’Ouganda : les bailleurs ont diminué voire stoppé l’aide étrangère, souligne Dominic Arnall, le directeur exécutif d’Open for Business : « La plus lourde perte, c’est celle des financements de la Banque mondiale. Cela représente 60% du total ! Donc c’est une énorme perte. La Banque mondiale a dit qu’elle cesserait de nouveaux prêts à l’Ouganda à partir du moment où la loi serait votée. Et elle a précisé dans son rapport que c’était à cause de cette loi. » Une fuite annuelle de 15 000 jeunes Les États-Unis ont retiré à l’Ouganda son statut commercial préférentiel. Même si la nouvelle administration américaine réintégrait le pays dans l’AGOA, l’Ouganda devrait dire adieu à 5% de ses investissements étrangers, il pourrait perdre jusqu’à 8% de ses touristes internationaux, et faire fuir, tous les ans, 15 000 jeunes du pays. « Ces Ougandais, dit encore Dominic Arnall, sont partis vers le Kenya dans de nombreux cas, vers les États-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni. Un tel rythme de départs des jeunes a un très lourd impact sur l’économie du pays. L’Ouganda perd entre 3 millions et 24 millions de dollars par an en productivité. » Enfin, la loi dissuadant les minorités LGBT à se soigner, le coût indirect en particulier du sida pour le secteur de la santé pourrait se monter à 312 millions de dollars par an.

LES RUSSES ASSASSINENT SIX (6) BERGERS MALIENS

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Tract-Au Mali, les corps de six personnes ont été retrouvés près de Nara, dans le centre du pays, à proximité de la frontière avec la Mauritanie. Selon les informations de RFI, il s’agit de six bergers exécutés et brûlés par le groupe russe Wagner, mardi 5 novembre. Ces nouvelles exactions viennent s’ajouter à la longue liste de celles perpétrées par l’armée et le groupe paramilitaire désormais intégré au « Corps africain » contrôlé par Moscou.Leurs mains sont liées, leurs corps calcinés, certains décapités, au milieu des broussailles. Une scène macabre devenue la signature du groupe paramilitaire russe Wagner au Mali. Sur les vidéos reçues par RFI, on entend les pleurs et les commentaires incrédules des villageois revenus filmer les lieux, de nuit. Mardi 5 novembre, une patrouille de l’armée malienne et de Wagner circule dans la région de Nara. Selon les informations recoupées par RFI auprès d’habitants de la zone et de sources communautaires, humanitaires et sécuritaires maliennes, l’opération était dirigée par les mercenaires. Dans la localité de Guirdé, vers 11 heures du matin, quatre personnes sont arrêtées. A Nourodji, deux autres. Des bergers, peuls et arabes. Le Jnim, liés à Al-Qaïda, est actif dans la zone. Il y a deux semaines, le 25 octobre, les jihadistes revendiquaient la pose d’une mine artisanale au passage d’un véhicule de l’armée. Le camp militaire de Mourdiah, dans la même région, a été visé à plusieurs reprises. En mai, les soldats maliens avaient victorieusement repoussé une attaque avant de mener des opérations de représailles dans les villages alentours et de se filmer eux-mêmes à côté de corps atrocement mutilés. Selon les sources jointes par RFI, les six hommes arrêtés, exécutés puis brûlés mardi dernier ne portaient pas d’armes et circulaient avec leurs boeufs. L’armée malienne n’a pas communiqué sur cette opération. Sollicitée par RFI, elle n’a pas donné suite.

MMA : Notre compatriote Reug Reug combat ce vendredi pour le titre de champion du monde

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Tract-Il est rare, pour ne pas dire impossible, que les face-à-face de présentation des combats MMA soient des moments de calme, volupté et fraternité. Celui de Reug Reug et Anatoly Malykhin n’a pas dérogé à la règle; il été électrique, au bord de l’embrasement. Après s’être croisés et invectivés dans les couloirs, les deux combattants ont en effet remis ça sur l’estrade de présentation, poussant la sécurité à intervenir.Un bon teaser pour la chaude confrontation dans l’octogone du Lumpinee Boxing Stadium de Bangkok (Thaïlande) entre Reug Reug, qui ne cesse de monter, et Malykhin qui a déjà tout gagné. Pour le lutteur sénégalais qui reste sur quatre victoires consécutives (une défaite en sept combats), c’est la plus belle opportunité de sa carrière en MMA. Mais lui faudra réussir l’exploit de dompter le Russe, un combattant invaincu en 14 combats. Lors de la présentation, le champion du monde en titre avait l’air plus serein que son adversaire et ses propos transpiraient la confiance. « Ce gars est dangereux, a lancé, avec le sourire, Malykhin à l’endroit de Reug Reug. C’est un lutteur puissant. Mais il est lent et n’a pas d’un bon cardio. Ce sera un travail facile, de l’argent facile ». Plus agressif, Reug a répondu par un cinglant « Ferme-la ! ». « Mon nom est Reug reug. Je suis différent de toi. Moi, je suis un poids lourd naturel et je vais naturellement devenir champion ». Pour autant, la partie s’annonce compliquée pour Oumar Kane, de son vrai nom, qui n’aura que la taille (184 cm contre 180) et l’expérience (32 ans contre 36 ans) comme avantages réels avant le face-à-face. Présent dans le MMA depuis huit ans, Anatoly Malykhin est, depuis mars dernier, le premier champion de trois divisions de l’histoire du MMA (légers, moyens et lourds). Reug Reug n’aura pas à chercher bien loin la motivation pour accomplir son rêve de décrocher « la ceinture ».
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DICTATURE : En Tunisie 5 tiktokeurs ont été condamnés à des peines de plusieurs années de prison

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Tract-L’émotion peine à retomber en Tunisie, où cinq influenceurs ont été condamnés à des peines de prison allant d’un an et demi à quatre ans et demi de prison. Ces personnalités cumulent ensemble, sur TikTok et Instagram, plusieurs centaines de milliers de fans qui peinent pour beaucoup à comprendre et accepter les fondements de ces décisions de justice.Amours, voyages, chorégraphies, soirées, poses lascives, mariages, divorces et prises de tête… Des centaines de milliers de Tunisiens suivaient au quotidien les soubresauts des vies de ces cinq influenceurs. La justice a décidé de siffler la fin de la récréation virtuelle. En cause, selon elle : des atteintes aux bonnes mœurs, des obscénités et une mauvaise influence sur les jeunes. Le cas qui crée le plus d’émoi chez les internautes tunisiens est celui de Lady Samara, pseudonyme d’une jeune femme au million de followers sur Instagram, et dont le dernier post annonçait sa grossesse. Sur TikTok, certains demandent sa libération. « On sait tous que Samara a un bon cœur, c’est quelqu’un de bien, toujours là pour les autres pour les aider autant qu’elle le peut. On est beaucoup à être bouleversés, enragés face à tout cela, c’est vraiment très douloureux », clame une internaute. « Oui, c’est vrai qu’elle disait des gros mots parfois, mais c’était pour nous faire rire. Quand on est pas bien, on va sur le compte de Lady Samara et on sait qu’on va rire. Elle me fait trop rire moi et je l’aime beaucoup. Je ne pouvais pas imaginer qu’elle serait condamnée à trois ans et demi de prison », ajoute un autre. Le ministère de la Justice tunisien a publié un communiqué dans lequel il annonce que des poursuites judiciaires pourront être engagées contre toute personne diffusant « des contenus portant atteinte aux valeurs morales ».
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[TRIBUNE] La querelle sans fin de Macky Sall pour restaurer l’ordre néocolonial (Par Nioxor Tine)

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Tract-Le 1er avril 2024, l’ancien envoyé spécial de Macron avait gratifié ses « camarades » républicains, d’une lettre d’adieu, qui s’avère maintenant, n’avoir été qu’un gros poisson d’Avril ! Ne le voilà-t-il pas arborant fièrement ses habits usurpés de tête de liste de la coalition des frères ennemis Takku Wallu Sénégal et adressant aux Sénégalais, une nouvelle et peut-être ultime lettre (d’adieu à la politique ?), dans sa vaine tentative de réanimer l’APR, qu’il a lui-même contribué à plonger dans le coma.UNE QUERELLE SANS FIN Ce n’est pas la première fois, qu’un ancien président dirige une liste à des élections législatives. On se rappelle, que le président Abdoulaye Wade avait également été la tête de liste pour la coalition WALLU SENEGAL en juillet 2022, mais cela s’était passé dix ans après sa perte de pouvoir et certainement, en désespoir de cause, pour suppléer à l’absence de son fils exilé et rendu inéligible par les lois taillées sur mesure du régime de Benno Bokk Yakaar. Macky Sall, « interdit de séjour » comme Karim Wade, devenu, lui aussi, administrateur de groupe Whatsapp et gérant sa liste en mode télétravail, vient de jeter un gros pavé jeté dans la mare du nouveau régime dirigé par le duo Diomaye-Sonko. Sa lettre ouverte entre en droite ligne de ses stratégies alambiquées et contreproductives, qui ont toujours privilégié la confrontation au dialogue et qui n’ont jamais pu tirer les bonnes leçons des évènements sociopolitiques et surtout des scrutins électoraux. Son style de management clivant et tyrannique a conduit à une polarisation extrême de la scène politique de notre pays, qui continue de produire ses effets délétères et gênent encore considérablement la pacification de l’espace politique. De fait, le jeu politique continue d’être régi par la « philosophie du bunker », qui voit les acteurs politiques construire des « murs » et s’enfermer dans leurs « camps retranchés ». Le nouveau régime se trouve contraint de se défendre comme il peut, en usant parfois de procédés pas toujours conformes aux valeurs qu’il prône. La violence verbale et physique, ainsi que les arrestations intempestives, dont on pensait être dorénavant épargné, continuent de plus belle. DECONSTRUIRE LES FABLES DE L’OPPOSITION Il est clair qu’on assiste à une bataille épique entre le système et l’antisystème. Il est regrettable de constater, que certaines forces naguère hostiles au régime de Macky Sall se soient reniées et aient rejoint la campagne de déstabilisation du nouveau « pouvoir patriotique » sous la houlette de Macky Sall. Ils contribuent à l’élaboration et à la diffusion de nouveaux narratifs et éléments de langage mensongers, pour faire capoter le projet de transformation systémique. Les « terroristes » d’hier sont devenus des « bonimenteurs », des « menteurs tout court » voire des « incompétents », incapables de faire des miracles en un semestre, alors même qu’ils ont hérité d’une situation économique catastrophique, qu’on cherche à travestir avec des indicateurs et concepts empruntés aux officines financières au service du Grand capital international. Face au fardeau d’une dette abyssale, on nous parle de taux de croissance positif, renvoyant certainement à une croissance extravertie, dont les couches populaires n’ont nullement profité, bien au contraire. Ces transhumants XXL se font les avocats de prédateurs tortionnaires et occultent le fait que la loi d’amnistie est en réalité une loi d’autoamnistie pour protéger les bourreaux, tortionnaires et autres donneurs d’ordre, dont certains font l’objet d’une plainte en France et/ou d’une demande d’enquête au niveau de la Cour Pénale Internationale. Pour ce qui est des infrastructures structurantes, il s’agit, pour la plupart d’entre elles, d’ouvrages somptuaires, qui n’ont fait qu’alourdir le poids de la dette, qui constitue un handicap sévère pour les nouvelles autorités. Les instruments d’inclusion économique et de justice sociale ont surtout été des outils de clientélisme politique pour booster l’électorat de la méga-coalition présidentielle en chute libre. Le président Macky Sall aura omis de parler de la gouvernance catastrophique de son régime, qui aura fabriqué, à partir des deniers publics, des dizaines de milliardaires, qui sont d’ailleurs, parmi les bailleurs de fonds les plus généreux de l’entreprise machiavélique de déstabilisation du nouveau pouvoir patriotique. Plus généralement, le camp des vaincus, champion du monde en débauchage d’adversaires politiques reproche au camp patriotique de s’adonner aux mêmes pratiques perverses. En réalité, il ne s’agit là que de rémanences d’habitudes intrinsèquement attachées au système politique en vigueur dans notre pays depuis toujours et qu’il s’agit précisément d’éradiquer. Plus que de transhumance, il s’agirait plutôt de reddition avec armes et bagages, sans aucune contrepartie, que ce soit en termes de garantie d’impunité pour des forfaits antérieurs ou d’intégration dans le nouvel état-major politique censé mettre en œuvre la rupture systémique. On ne peut manquer cependant, d’attirer l’attention du PASTEF, à défaut de pouvoir décliner l’offre de collaboration de citoyens sénégalais, d’exiger des pontes de l’ancien régime une autocritique publique, sincère et loyale, en guise de repentir de leurs turpitudes politiques commises dans le passé. Enfin, la dernière trouvaille de la Grande Coalition des Revanchards est celle consistant à prôner un équilibre des forces au niveau du Parlement. Dans le contexte actuel, cette idée saugrenue et pernicieuse ne vise qu’à paralyser le pouvoir législatif, pour empêcher aussi bien une reddition des comptes programmée, devant consacrer une nouvelle ère de gouvernance vertueuse que le démantèlement du système françafricain. Ces risques de blocage, loin de constituer une vue de l’esprit, sont bien réels, comme on a pu le constater au cours de la législature qui vient de s’achever, avant et après le 24 mars dernier. TRACER DES PERSPECTIVES CLAIRESEn réalité, toute cette chienlit qui règne dans l’espace politique s’explique par le fait que nous vivons une période de transition, qui ne dit pas son nom. Au-delà des vicissitudes de la politique politicienne, les enjeux de l’heure tournent autour du patriotisme ou parachèvement de nos souverainetés (politique, économique, monétaire et même culturelle) sans oublier l’approfondissement de la Démocratie, la justice sociale, l’amélioration de la gouvernance, la refondation institutionnelle…etc. A la suite des autres régimes, qui l’ont précédé, le précédent pouvoir apériste a eu tout le loisir de nous édifier sur son positionnement en faveur de la dépendance néocoloniale en trahissant les idéaux des Assises nationales, qui regroupaient toutes ces problématiques si cruciales pour le devenir de nos Nations. Ils ont clairement affiché leur option pour le pillage de nos deniers publics, le clientélisme politique, le non-respect des droits et libertés et la soumission aux intérêts étrangers (économie extravertie, pérennisation du CFA, alignement sur la politique étrangère de l’Occident…). Par contre, le camp patriotique dirigé par le PASTEF cherche résolument les voies et moyens de mise en œuvre d’un projet de transformation systémique, qui prenne le contrepied de toutes les antivaleurs ayant eu droit de cité jusque-là, dans notre pays. Résultat des courses, les hommes du système néocolonial honni en voie de déchéance s’efforcent de réduire la date mémorable du 24 mars 2024 à une simple alternance au sommet de l’Etat. Au même moment, le camp patriotique estime, que le changement de majorité correspond bel et bien à la mise en terre d’un projet autocratique avorté et au début d’une nouvelle phase de libération nationale et sociale. Il leur appartient donc, au-delà des préoccupations purement électoralistes, de fixer le cap et de tracer des perspectives claires partagées par l’ensemble des forces acquises au projet de transformation systémique et dont le peuple devra impérativement s’approprier.Nioxor Tine

[TRIBUNE] La lettre de Macky aux Sénégalais est indécente, tant il a brisé des familles (Par Ousseynou Ly, Porte-parole du PR Diomaye)

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Tract-Baye Fallou Sène, Sidiya Diallo, Bouna Sarr, Alpha Yoro Tounkara… Ces jeunes innocents, tombés sous les balles de votre répression brutale, inscrivent à jamais dans l’histoire du Sénégal des pages sombres qui ne seront jamais effacées. Leurs noms résonnent comme des symboles de résistance dans la conscience collective du peuple sénégalais. Leurs voix, celles de tous les martyrs de votre régime, vous interpellent d’outre-tombe. À leurs côtés, les milliers de blessés, mutilés à vie, et emprisonnés sans autre motif que la défense de leur dignité, témoignent de la violence exercée contre un peuple épris de liberté et de justice. Comment osez-vous, depuis l’étranger, tenter de vous poser en défenseur des droits du peuple que vous avez vous-même réprimé ? Comment pouvez-vous avoir la prétention de revendiquer un bilan de paix et de réconciliation, alors que votre gouvernance a semé la discorde et plongé le pays dans un cycle de violences destructrices ? Quelle indécence, Monsieur Sall ! Quelle indignité ! Vous, qui avez exercé le pouvoir avec une poigne de fer, réprimant sans relâche toute forme de contestation, étouffant les libertés les plus élémentaires, osez aujourd’hui prétendre donner des leçons de gouvernance. Vous, qui avez bâillonné la démocratie, muselé la presse, et utilisé la force pour réduire au silence des opposants légitimes, avez perdu tout droit moral de vous exprimer au nom du peuple sénégalais. Il est difficile de ne pas être frappé par tant de cynisme et d’arrogance. Vous avez brisé des vies, laissé des familles endeuillées, plongé des mères dans une douleur insupportable, et aujourd’hui, vous tentez de vous draper dans une posture d’homme d’État soucieux de l’intérêt général. Votre déclaration est une insulte à la mémoire de vos victimes et à la souffrance de leurs familles. Vous parlez de l’émergence économique que vous auriez façonnée, mais sous votre gouvernance, cette émergence n’a jamais été qu’une illusion, un miroir aux alouettes destiné à masquer les inégalités grandissantes, la corruption systémique, et l’abandon des plus vulnérables. Les infrastructures que vous vantez, construites à coup de dettes insoutenables, n’ont fait que renforcer l’écart entre une minorité privilégiée et la majorité du peuple laissée pour compte. Vous avez légué un pays pris au piège de la dette et gangrené par des scandales financiers soigneusement dissimulés. Et maintenant, vous osez parler de « sursaut citoyen », vous qui avez réprimé toute forme de dissidence et anéanti toute voix contraire. Vous, qui avez fracturé le pays comme rarement dans son histoire, prétendez vouloir œuvrer pour la réconciliation nationale ? Vos mains restent tachées du sang de ceux qui, à travers leur engagement, ont incarné l’espoir d’un Sénégal meilleur. Vous parlez d’amnistie, mais cette loi que vous avez imposée n’est rien d’autre qu’un acte de lâcheté. Vous l’avez mise en place non pour apaiser les cœurs ou favoriser une réconciliation sincère, mais pour protéger ceux qui, sous vos ordres, ont commis des actes inqualifiables. Cette loi n’a pas pour objectif de panser les plaies du peuple, mais de blanchir les responsables de crimes de sang, dont vous-même et vos plus fidèles exécutants. Vous avez tenté de couvrir vos erreurs, d’effacer le sang versé sous votre règne, et de garantir l’impunité à ceux qui ont piétiné les aspirations légitimes de tout un peuple. Une véritable réconciliation ne peut être fondée sur le mensonge ou l’oubli. Elle exige vérité et justice, des principes que vous avez systématiquement ignorés. Aujourd’hui, un gouvernement responsable s’efforce de réparer les torts causés, de restaurer la justice et la transparence, et de rebâtir un avenir fondé sur l’espoir et non la peur. Le pays que vous décrivez comme étant en ruine est celui que vous avez laissé, épuisé par plus d’une décennie de mal-gouvernance. Nous redressons aujourd’hui l’économie, nous mettons fin à l’impunité et nous restaurons la confiance de la nation en ses dirigeants. Le Sénégal que vous avez dirigé avec brutalité et arrogance tourne définitivement la page de votre règne. Vos paroles n’ont plus de prise sur le peuple sénégalais, qui aspire désormais à une gouvernance basée sur la justice, la vérité et la dignité. Le temps de l’impunité est révolu. L’histoire retiendra la vérité, et elle jugera chacun d’entre nous à l’aune de nos actes. Le peuple sénégalais ne vous a pas oublié, mais il a décidé d’avancer, loin des ombres de votre passé.Ousseynou Ly, Ministre – Porte-parole de la Présidence de la République.

LÉGISL’HÂTIVES : Le cortège du PM Ousmane Sonko attaqué à Matam

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Tract-Après Koungheul, la semaine dernière, le cortège de la tête de liste nationale du Pastef, Ousmane Sonko, a été une nouvelle fois attaqué à Agnam, fief de Farba Ngom, une figure marquante de l’Apr, dans la région de Matam ce mardi.Des jeunes ont jeté des pierres sur les véhicules et les gendarmes qui étaient sur les lieux ont vite réagi pour les disperser.Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés par les forces de l’ordre.

LÉGISL’HÂTIVES : Coup de théâtre ! Adji Mbergane Kanouté rejoint le Pastef !

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Tract-C’était l’une des plus vives voix de la nouvelle opposition sénégalaise, Adji Mbergane Kanouté vient de rejoindre la liste de la mouvance présidentielle pour les Législatives.

Secrétaire générale de l’Union pour le Développement du Sénégal Authentique (UDS/A), l’ancienne vice-présidente du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar à l’Assemblée nationale a facilité l’adhésion de son parti à Pastef, selon Seneweb.

« Le Secrétariat Exécutif de l’Union pour le Développement du Sénégal Authentique (UDS/A) s’est réuni ce jeudi 07 Novembre à son siège, sous la co-présidence de M. Amadou Oumar Gueye, secrétaire général adjoint du parti et M. Abdoulaye Diop, président des sages du parti. Cette instance suprême du parti a décidé, après de larges concertations avec la base, de soutenir la liste Pastef pour les élections législatives du 17 Novembre 2024. Une décision qui fait suite à une rencontre avec le Doyen Alla Kane, président de Maggi Pastef, investi à une place honorable et honorifique sur la liste dirigée par le président du Pastef Ousmane Sonko.

Des échanges facilités par la haute estime de la Secrétaire Générale Adji Diarra Mergane à l’endroit du Doyen Alla Kane », lit-on sur ledit communiqué de l’UDS/A.

Selon les tenors de l’UDS/A, le Doyen Alla Kane « mérite un soutien sans réserve pour représenter le peuple qu’il n’a jamais cessé de défendre ». « Par conséquent, l’Union pour le Développement du Sénégal/Authentique invite les militants et sympathisants au niveau national et international, à s’engager pour le triomphe de la liste Pastef, afin de permettre au Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de gouverner confortablement dans sa volonté de promouvoir un Sénégal souverain, juste et prospère », ajoute le communiqué signé par le secrétaire général adjoint, Amadou Oumar Guéye.

Pour rappel, Adji Mbergane Kanouté avait été placé à la 24e place de la liste proportionnelle de la coalition Takku Wallu, dirigée par l’ancien président Macky Sall.

 

[INTERVIEW ] Darius DADA, « Je milite pour la conservation de l’environnement »

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Tract-Entretien avec Darius DADA, artiste plurimédiacamerounais, qui a récemment exposé son œuvre multimédia « Quand les bendskins attaquant ».

Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis SOUNG MEKE Louis Darius, je signe mes œuvres artistiques sous le pseudonyme Darius DADA. J’expose mon premier reportage aux Rencontres Photographiques entre le Brésil et le Cameroun à mon retour du Brésil après la Coupe du Monde 2014 ; et ma première exposition solo en photographie a lieu au Palais des Congrès de Yaoundé le 19 mai 2017 sous le titre Lions Indomptable : Ferment de l’Unité Nationale du Cameroun. Après cela, j’alterne des expositions photographiques, des développements pour des films d’animation, de l’écriture pour la bande dessinée et des installations plurimédias interactives immersives.

« Artiste plurimédia » original et pas très connu en contexte africain. Comment l’expliquer aux profanes ?

Plurimédia ou plusieurs médias, tout simplement parce que mes expressions artistiques sont diverses et j’utilise divers supports médiatiques de présentation mêlant images et sons, comme la photographie, la sculpture, l’image numérique et le dessin animé. Cette plurimédiation s’illustre par le fait que je randonne aisément entre les arts numériques et analogiques en fonction de la pertinence et des besoins du projet de création pour lequel je travaille.

Quand les bendskins attaquent : la genèse.

Le projet me trottait déjà dans l’esprit depuis et je cherchais l’angle d’attaque original et un projet immersif, interactif et plurimédia. Au cours d’une discussion, Landry MBASSI, le commissaire du Ruinart Festivart, m’évoque le sujet d’exposition AFROLOGIES URBANES, repenser nos villes à la lumière de nos mythologies, l’inspiration d’une installation mixte de sculptures, de matières traditionnelles et de sons urbains se cristallise. Le titre de l’œuvre fait référence d’abord un vieil instant de cinéma avec le film « Quand les aigles Attaquent » mettant à l’écran Clint Eastwood dans l’Allemagne Nazie, un film datant de 1968.

Ce film vu dans ma jeunesse s’est rappelé à moi car, en juin dernier, j’ai visité Check Point Charlie et les vestiges du mur de Berlin, ayant été invité à l’Université Technique de Berlin par le  Pr Bénédicte SAVOY, pour mes recherches sur l’origine des masques Nyattis du Cameroun.

Ce titre évoquant l’attaque, le dynamisme urbain et   caractère baroudeur des moto-taximen illustre parfaitement mon propos. Et en un peu moins de 3 jours l’œuvre est réalisée in situ dans les décors du Comptoir des Arts à Yaoundé. Pour ceux qui n’ont pas bu le Ruinart ce soir, ils peuvent voir cette installation en photos et en vidéo sur Youtube et Facebook.

Votre œuvre se pose comme une manière d’alerte face au dédale urbain caractéristique de nombreuses villes africaines. Et encore ?

Les villes africaines que j’ai pratiquées sur le continent secréent avec des populations hétéroclites, riches et pauvres, averties et non averties qui s’installent comme elles peuvent sur l’espace et le temps. Les déplacements et les transformations défigurent de manière irrégulière et non contrôlée le relief et le paysage des villes et même des villages. « Quand les Bendskins attaquent » est une œuvre qui célèbre d’abord ces cavaliers contemporains, d’un autre genre, en mouvement presque continu entre les espaces ruraux et urbains, qui rapprochent les univers de la ville et du village.C’est mon moyen de transport par excellence. Je l’ai choisi car j’ai parfaitement observé leur robustesse et leur adaptationdans toutes les villes et villages du Cameroun, donc d’Afrique.

Que suggérez-vous comme recommandation, à travers votre œuvre, pour une possible régulation de cette invasion « Quand les bendskins attaquent » dans nos villes ?

Les bendskins urbanisent et même humanisent nos citésrurales, urbaines et périurbaines. Cette activité qui commence autour des années 1992-1993, trouve une ville dont la voirie est un peu amochée et le fait que les motos en esquivant les trous des chaussées font dandiner les passagers du fait les irrégularités des routes de Douala à cette période. Ceci fait penser à la sensation que subit un danseur de bendskin, un rythme musical d’alors très populaire pratiqué par André Marie TALA et les KOUTCHOUAM MBADA. Je suis à Douala à cette période, je suis comme un témoin privilégié de cette activité qui a finalement fait corps avec cette ville et s’est répandue à d’autres villes du Grand Sud du Cameroun parce que dans le septentrion l’activité avait elle déjà pignon sur rue.

Aujourd’hui, au-delà des mauvais rôles joués par ces gladiateurs dans les arènes urbaines et rurales, ils contribuent pour beaucoup dans les transports des hommes et des biens au quotidien, avec une plus grande aisance que ne le feraient les automobiles. Dans nos villes presque toujours embouteillées, ce motocycliste apparait comme l’homme providentiel. Aussi les interdire ouvrirait les vannes aux questions du chômage qui reviennent en pleine figure trop souvent. En effet, les bendskinds absorbent aujourd’hui une bonne partie des chômeurs dans les villes comme Douala, Yaoundé et d’autres contrées.Il faut une vraie analyse du sujet et un concours de patience pour essayer de dompter une activité qui s’est incrustée et développée de manière sauvage dans la culture camerounaise pendant près de 30 ans.

Face aux diverses crises qui frappent « les mondes »(environnement etc.), comment positionnez-vous vos créations face à tout ça ?

Ultranaturophile, je milite au quotidien pour la conservation de l’environnement, la nature, les hommes et la promotionl’histoire de l’Afrique. Et ceci est visible sur toutes mes œuvres qui montrent et célèbrent la simplicité de vie de nos ancêtres en total respect avec la nature. Hormis cette défense de l’environnement et de la nature mes œuvres célèbrent nos patrimoines africains. La case beti faite de poto-poto  très répandue en zone équatoriale participe beaucoup à l’élaboration de mes œuvres. En effet, c’est l’une des plus grandes merveilles d’architecture d’Afrique. Cette case raconte et renseigne sur la vie de son occupant. En effet quand celui-ci est jeune et vigoureux, la case est droite, la toiture faite avec des nattes de raphia est imperméable. Au fur et à mesure que l’occupant vieillit, la case vieillit aussi et commence à se pencher. Si l’occupant meurt sans progéniture la case elle aussi disparait et est absorbée par la nature comme le sera l’occupant dans les entrailles de la terre. Mais s’il a eu une progéniture, la case renait et raconte aussi la vie de (s)ces nouveaux occupants.

Dans mes créations, j’aime confronter les matériaux traditionnels, les objets du quotidiens et les mettre en résonnance avec la modernité, les images numériques qui peu à peu inondent et modifient le regard.

SELECTION DE QUELQUES TRAVAUX DE DARIUS DADA :

Titre

Date

Lieu d’exposition

Rôle

Typologie

PAYS

Liens internet cliquables

Quand les Benskinds attaquent

2024

Comptoir des Arts

Designer/scénographe/

sculpteur

Installation plurimédia

Cameroun

Fenêtre de Bagoboung ouverte sur l’Europe

2024

Musée National

Designer/scénographe/

sculpteur

Installation plurimédia

Cameroun

Les tenues traditionnelles

2023

Russie

photographe

Expo photographique

Russie

NYATTI 3.0

2024

Wemah Art Project de Bonendalè

Designer/scénographe/

sculpteur

Installation plurimédia

Cameroun
La forêt qui chante

2023

CIPCA

Designer/scénographe/

sculpteur

Installation plurimédia

Cameroun

NAO robot  designs Nyatti

2023

Institut Goethe

Designer/scénographe/

sculpteur

Performance

/Installation plurimédia

Cameroun

Ngan Medja

2023

Institut Français de Yaoundé

Designer/scénographe/

sculpteur

Installation plurimédia

Cameroun

Nyatti 2.0

2022

Wemah Art Project de Bonendalè

Designer/

sculpteur/ scénographe/

prise

Installation plurimédia

Cameroun

Ô Cameroun, Berceau de nos ancêtres, Afrique en Miniature

2021

scénographe/

prise

Cameroun

Le Village Enchanté de MEKE

2018

Institut Français de Yaoundé

Designer/

prise de vues/

sculpteur

Installation plurimédia
Cameroun
 N.B: Prière de suivre les liens suivants, ils conduisent à certains des travaux auxquels j’ai été associé avec une responsabilité significative. 

Propos recueillis par Baltazar Atangana

TRAFIC DE DROGUE: Quatre (4) personnes interpellées à Dakar avec plus de 100 kg de chanvre indien

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Tract-Dans la nuit du 6 au 7 novembre 2024, les commissariats de la Médina, de Rufisque et du Point E ont intensifié leurs efforts pour lutter contre l’insécurité et le trafic de drogue à travers une série d’opérations ciblées.Selon Le Soleil Digital, ces interventions ont permis l’arrestation de deux suspects, Ch. S.B. et A.D., à Soumbédioune, en possession de 170 kg de chanvre indien. Grâce aux enquêtes menées par les autorités, les policiers ont pu remonter jusqu’à un complice, D.T., un trafiquant déjà bien connu des services de police.En parallèle, à Rufisque, A. L. et M. G., ont été arrêtés en possession de trois sacs renfermant 100 kg de chanvre indien, découverts près de la plage de Diokoul.Un autre sac contenant 31 kg de cannabis a été retrouvé abandonné sur la corniche ouest, à proximité d’un véhicule déjà identifié par les forces de l’ordre.Tous les stupéfiants ont été saisis, et les quatre suspects ont été placés en garde à vue pour trafic de drogue. Les enquêteurs poursuivent actuellement leurs investigations pour démanteler les réseaux criminels impliqués.Les enquêtes sont en cours.