[REMEMBER] Ce 29 décembre, Cheikh Anta Diop naissait
[TRIBUNE DE 100 FEMINISTES] ‘Dans le Code de la famille sénégalaise, la violence conjugale ne figure pas parmi les causes du divorce. C’est insécurisant pour les femmes’
Tract Hebdo-Féminicides au Sénégal: différentes organisations demandent la révision du Code de la famille
Au Sénégal, il est enfin temps de parler de féminicides et de reconnaître comme tels les cas de femmes tuées dans le cadre domestique. C’est le message porté par cent militantes féministes issues d’une vingtaine d’organisations différentes dans une tribune, publiée vendredi 26 décembre. Les signataires ont recensé au moins 17 féminicides, en 2025, dans le pays, mais l’immense majorité des cas échappe encore aux statistiques.
Au-delà des pouvoirs publics, les militantes appellent l’ensemble de la société à prendre ses responsabilités.Le dernier cas connu remonte au 20 décembre, en banlieue de Dakar. Bintou Gueye est abattue par balle par son mari, après une dispute. En août, dans le centre de la Casamance, Mariama Ba est tuée à coups de hache, par son époux, pour un repas servi en retard.Alors que le même type d’affaires émeut l’opinion publique, chaque mois ou presque, les militantes appellent les médias à mieux nommer les choses : pas un drame conjugal ou un fait divers, mais le prolongement d’une violence systémique contre les femmes.Le féminicide, un crime spécifique
Alors que le chef de l’État tarde à entreprendre les réformes promises, les militantes demandent une nouvelle fois la révision du Code de la famille. Sa version actuelle fait de l’homme le seul chef de foyer et contraint les femmes à rester dans une situation de violence, faute d’un statut plus égalitaire.« Par exemple, dans le Code de la famille sénégalaise, la violence conjugale ne figure pas parmi les causes du divorce. Une femme ne peut pas quitter son foyer parce qu’elle est victime de violences conjugales. Si elle le fait, c’est abandon du domicile. C’est inégalitaire et surtout, c’est insécurisant pour ces femmes-là », souligne Adama Pouye, coordinatrice du collectif des féministes du Sénégal, autre organisation à l’origine de la tribune.Les associations plaident pour que la loi reconnaisse et punisse le féminicide comme un crime spécifique.Tract Hebdo(avec media international)
[SUPPORTRICE] ‘J’ai été hospitalisée en 2021, par passion folle du foot’ (ex-ministre)
‘Elles m’ont toutes abandonné…’ : Bokassa 1er, l’empereur Don Juan qui eut simultanément 17 épouses
Tract Hebdo – Empereur autoproclamé de la Centrafrique avec un couronnement financé par la France de Valéry Giscard d’Estaing alors président français, Jean-Bedel Bokassa était décrit comme un personnage extravagant voire déconcertant. Il avait ses caprices, et l’un de ses péchés mignons, c’était les femmes. Le natif de Bobangui l’avoue sans aucune gêne.
‘A Formose, par exemple, j’ai dragué la plus belle fille du pays, que j’ai épousée par la suite’
Dans sa vie, assez mouvementée, celui qu’on appelait le « 13e apôtre du Christ », a convolé en justes noces avec 17 femmes. Il choisissait la plupart d’entre elles, parmi les hôtesses qui l’accueillaient à l’aéroport lors de ses voyages. Cela se faisait bien entendu, avec le « consentement du gouvernement local » précise l’empereur lors d’un entretien accordé à Jeune Afrique en 1984, qui a été exhumé.
L’es-soudard de la guerre d’Indochine, Bokassa, se vante d’avoir épousé les plus belles femmes des pays visités. ‘A Formose, par exemple, j’ai dragué la plus belle fille du pays, que j’ai épousée par la suite. A Bucarest, la plus belle fille de Roumanie, à Libreville, la plus belle fille du Gabon, à Paris la plus belle fille de Tunisie…et ainsi de suite. Mon critère était la beauté’ a déclaré Bokassa.
‘Les 17 femmes que j’ai épousées, m’ont toutes abandonné’Il regrette de n’avoir malheureusement pas pu garder toutes ses belles créatures qui ont partagé sa vie. « Les 17 femmes que j’ai épousées, m’ont toutes abandonné. Jusqu’à la dernière d’entre elles, la Tunisienne, qui n’a plus donné signe de vie » a fait savoir l’ex-dirigeant centrafricain, aujourd’hui, décédé.[Droit au but] CAN tous les 4 ans ? Les pénaltys du journaliste Gérard Dreyfus contre la FIFA
Tract – ‘Il est temps de le dire avec clarté : le football africain n’a pas à se plier, une fois de plus, à des injonctions venues d’ailleurs.
La Coupe d’Afrique des Nations n’est pas un simple élément du calendrier mondial ; elle est l’âme du football africain, son moteur économique, culturel et identitaire. Elle appartient aux Africains, pas à ceux qui, depuis Zurich, prétendent en redessiner les contours selon leurs propres intérêts. La volonté de faire passer la CAN d’un rythme biennal à un rythme quadriennal n’a rien d’innocent. C’est une tentative de réduire la visibilité du football africain, de le rendre plus discret, plus docile, plus compatible avec les agendas européens et les logiques commerciales qui ne profitent qu’à quelques-uns. On voudrait que l’Afrique se contente des miettes, qu’elle renonce à son propre tempo, à sa propre dynamique, à sa propre fête.Or la CAN, c’est la respiration du continent, son rendez-vous majeur, son espace d’expression, son moment de fierté. C’est aussi une source essentielle de revenus pour les fédérations, les joueurs locaux, les médias, les supporters, les économies nationales. La priver de sa fréquence actuelle, c’est l’amputer de sa force. Il faut donc le dire sans détour : L’Afrique n’a pas à accepter qu’on lui dicte la manière d’organiser sa compétition phare.La CAF doit tenir bon, refuser toute pression, et rappeler que la CAN n’est pas négociable. Elle n’a pas à être alignée sur un modèle européen ou sud-américain. Elle n’a pas à être « harmonisée » pour satisfaire les intérêts de clubs qui, depuis toujours, considèrent les joueurs africains comme des variables d’ajustement.La CAN appartient aux Africains. Elle doit rester à son rythme, à son image, à sa hauteur. Ceux qui veulent la réduire devraient commencer par respecter ce qu’elle représente.’Gérard Dreyfus[Les ‘trois huit’, shifts permanents et humanisés ] Port de Dakar : le SATS, syndicat leader des auxiliaires portuaires de transport du Sénégal, et Dubaï Port World (DP World Dakar) signent ensemble pour 03 shifts quotidiens de 08 heures
trois shifts quotidiens de 8h chacun
Désormais, les dockers embauchés (permanents et journaliers) par le SATS pour le compte de ses membres (acteurs portuaires, maritimes, et logisticiens), débarqueront les marchandises des conteneurs des navires arrivant à quai dans les eaux sénégalaises, en travaillant sur trois rotations horaires (shifts). Des shifts de 08 heures de temps répartis comme suit : shift de 06 heures à 14 heures, shift de 14 heures à 22 heures, et shift de 22 heures à 06 heuresAmadou Massar Sarr, en sa qualité de Secrétaire Général du SATS, et Clarence Rodrigues, en tant que Directeur Général de DP World Dakar, ont paraphé et contre-signé les documents de cet accord, qui est un véritable “game-changer”, un moment catalyseur, pour les Ports du Sénégal, y compris le futur port de Ndayane, qui est en perspective dans trois ans, pour bénéficier de ces évolutions modernes de la pratique professionnelle de manutention au sein de la chaîne logistique, dans notre pays qui a besoin d’augmenter sa productivité, pour rester au niveau de ce qui se fait de mieux.une innovation ‘game-changer’
Un pool important de dockers est concerné par cet accord entre le SATS et DP World : près de 300 dockers, que le SATS forme et équipe gratuitement en EPI (Équipements de Protection individuelle, soit chaussures de chantier, casques de chantier, tuniques). Comme dans tous les ports modernes du monde, et dans la tradition de ce métier d’homme, les dockers présentent plusieurs profils : dockers professionnels, dockers occasionnels et dockers sur carte d’identité.Tous ces dockers bénéficient déjà d’une formation et sont autorisés à accéder au Terminal DP World., Ce sont de grands professionnels, étant donné qu’ils sont tenus de respecter en tout temps les procédures Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE), le port des Équipements de Protection Individuels (EPI) et leur maintien à un état de propreté, ainsi que de suivre les formations obligatoires.Conscients des exigences du secteur maritime, le SATS et DP World se sont engagés à collaborer de manière constructive afin de garantir l’efficacité opérationnelle, la sécurité des biens et des personnes ainsi que la performance globale du Terminal, avec une réévaluation semestrielle de l’accord.Amadou Massar Sarr, Secrétaire général du SATS s’est réjoui de cette avancée, avec cet accord qu’il a qualifié de « gagnant-gagnant, porteur de croissance et de valeur ajoutée, et de véritable déclic pour renforcer le cycle vertueux de la valeur-travail chez nos manutentionnaires ».‘Une best practice qui doit faire tâche d’huile’
Le Secrétaire général Amadou Massar Sarr a tenu à le souligner : « je salue le caractère précurseur et la vision d’anticipation de cet accord, qui nous aidera à relever déjà les défis actuels du Port Autonome de Dakar ; mais aussi, les challenges du port de Ndayane encore en travaux, dénommé Port du Futur, pour lequel nous devrons être alignés, de longue date, sur les meilleures pratiques de manutention et de chaîne logistique portuaire, dans un monde maritime toujours plus globalisé. Les trois huit étaient déjà en pratique et opérationnels chez DP World Dakar, avec leur personnel. Mais pour nous, SATS, c’est une innovation, et nous espérons que cela fera tâche d’huile chez les autres acteurs. En tous les cas, cela augure bien d’un partage du temps de travail entre d’avantages d’acteurs. Avec, bien sûr, une humanisation, comme cela se fait dans les ports du monde entier. La réalité d’un monde qui bouge, exige de nous, acteurs portuaires, que nous avançons avec notre époque. Et donc, de pouvoir servir des prestations équivalentes à tous points de vue à ce qui se fait dans les meilleurs ports du monde. Nous commençons donc ici au PAD avec DP World. Et quand Ndayane sera en opération, dans trois ans, nos dockers seront déjà rodés à cette qualité de performances, qui respectent la durée légale du travail et les droits des travailleurs, que le SATS est fier de représenter, d’embaucher et de faire embaucher. Nous aurons maintenant 3 équipes chaque 24 heures au lieu de 2 équipes. C’est une ‘‘best practice’’ de standard international, que nous venons de mettre en place” ».Le SATS, leader manutentionnaire; portuaire et logisticien, avec ses 11 entreprises membres
Il faut noter, en effet, que l’introduction des trois huit au SATS préfigure d’une future importante contribution à la création d’emplois. Car les 11 entreprises membres du SATS ont un fort impact dans leur secteur, comme en témoignent leurs chiffres-clés de 2024 : ainsi, pour le tonnage, plus de 9 millions de tonnes sont manutentionnées annuellement par eux, sur un total annuel national de 22 millions de tonnes; ils ont un effectif de personnel permanent de 3 000 employés. Et enfin, en termes de travailleurs journaliers, ils comptent 3 000 travailleurs journaliers, avec une moyenne de 800 dockers par jour.1000 nouveaux emplois permanents à la clé
De ce fait, avec l’introduction des trois huit au sein du SATS, au moins 1000 nouveaux emplois permanents pourraient être créés rapidement. Cela rencontre aussi les attentes des autorités publiques du Sénégal, en la matière, que ce soit celles du Port de Dakar ou la tutelle ministérielle et gouvernementale : un dialogue public-privé permanent existe pour augmenter constamment les effectifs employés et pour que les acteurs portuaires du Sénégal se dotent, toujours plus, des moyens de pouvoir servir les clients armateurs et maritimes qui arrivent de tous les fuseaux horaires et donc, à toute heure. Dans le cadre de son Agenda National de Transformation « Sénégal 2050 », le Président Diomaye Faye a instruit son gouvernement de mettre en bonne place l’économie bleue, les Ports du Sénégal et les acteurs portuaires, avec une attention particulière accordée au conditions de vie et de travail des manutentionnaires, à commencer par ceux de Dakar, pointe la plus avancée du continent africain dans l’océan Atlantique.Focus gouvernemental sur l’économie bleue
Pour rappel, le Syndicat des auxiliaires de Transport du Sénégal (SATS) est affilié au Conseil National du Patronal du Sénégal (CNP). Les 11 membres du SATS en sont AGL, Dakar Terminal, SNTT, ITS, SIMAR, MSC, CMA-CMA Ceiba, Maersks, Diamond shipping, TSI et STIA. Quant à DP World Dakar, opérateur du Terminal à Conteneurs de la Zone Nord du Port autonome de Dakar, elle est une filiale du groupe émirati Dubaï Port World, un leader mondial de la logistique et de la gestion portuaire présent dans 69 pays sur tous les continents et employant environ 106 500 personnes en 2025.Par Damel Gueye, journaliste reporter d’images chez Tract Hebdo (www.tract.sn)



