POURSUITE JUDICIAIRE: Le juriste Abdourahmane Maïga invalide la plainte de Ousmane Sonko contre Madiambal Diagne

TRACT – La supposée plainte de Ousmane Sonko contre Madiambal Diagne n’a pas cessé de faire couler de l’encre dans le milieu politique et juridique. En effet, le juriste Abdourahmane Maiga, parlant de la légalité de cette ‘plainte’, a apporté des précisions là-dessus.Le spécialiste affirme que des propos tenus lors d’une campagne électorale ne peuvent pas conduire un candidat devant la justice, car ce dernier bénéficie d’une certaine immunité:“ Déjà, je réponds par la négative. Donc, les propos de campagne ne peuvent nullement et aucunement mener quelqu’un devant l’autorité judiciaire, dès l’instant que cette personne mise en cause est investie dans une liste de coalition ou de parti politique. Les candidats investis dans les listes électorales sont protégés et bénéficient d’une immunité du fait qu’ils sont à l’abri de toute forme de poursuite judiciaire”, a argumenté Abdourahmane Maiga.Le juriste précise :“ Il n’appartient pas à Ousmane Sonko d’entamer des poursuites à l’endroit d’un candidat. Je pense qu’il relève exclusivement de la compétence du procureur de la République qui est le maître des poursuites. Il ne peut y avoir justice que si l’investi se rend coupable d’un délit de droit commun, par exemple un détournement avéré avec des documents sans aucun doute”, a-t-il éclairé.Hadj Ludovic 

JOURNÉE DES FORCES ARMÉES: Un projet de loi du Président de la République attend déjà la prochaine Assemblée nationale

TRACT – La cérémonie de la Journée des forces armées, placée sous le thème : « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces armées », a été présidé hier vendredi par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, Chef suprême des Armées. À cette occasion, un projet de loi sur la défense et la sécurité nationale a été annoncé par le chef de l’État qui informe qu’il sera présenté dès l’installation de la nouvelle Assemblée nationale.“ Dès l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, un projet de loi sur la défense et la sécurité nationale, qui fixera les grandes orientations de notre architecture de défense, adaptée au contexte actuel, sera examiné. Il est déjà rassurant que les forces armées aient prévu de soumettre une loi de programmation militaire 2025-2029, visant à établir un plan annuel des dépenses que l’État leur consacre », a déclaré le Président de la République Bassirou Diomaye Faye.À ces propos, le colonel Ibrahima Ndiaye, se réjouissant de cette perspective, a rappelé:“ Cette réforme de la loi nationale est en cours. La loi actuelle, qui date de 1970, a été révisée deux fois dans les années 80. Mais cette nouvelle loi nous permettra de nous adapter aux contexte national et international en matière de défense” .Le Chef suprême des Armées n’a pas seulement annoncé cette initiative. Il a également informé un prix spécial du Président de la République pour l’innovation industrielle à vocation militaire:« Je suis heureux d’annoncer que, lors des prochaines Journées des forces armées, un prix spécial du Président de la République sera décerné à la meilleure innovation technologique et industrielle à vocation militaire et paramilitaire », a-t-il ajouté.Le Chef de l’État précise que ce prix vise à « faire émerger un nouveau secteur industriel créateur d’emplois ».Le chef de l’État a enfin chargé le Premier ministre et le gouvernement de mobiliser l’ensemble des acteurs nationaux, publics comme privés, ainsi que les partenaires internationaux, pour atteindre cet objectif dans une démarche pragmatique et réaliste.Hadj Ludovic

LÉGISL’HÂTIVES: Macky Sall en campagne sur ‘WathsApp’ depuis le Maroc

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Tract-Ce 26 octobre, à Thiès, près de Dakar, des militants de l’Alliance pour la République (APR) écoutent attentivement le fondateur de leur parti et ancien président, Macky Sall, qui leur dit se présenter comme tête de liste aux législatives du 17 novembre dans l’intérêt du Sénégal.

Une scène classique en période électorale… sauf dans la forme. L’ancien chef de l’Etat s’adresse en effet à ses partisans en appelant un de ses lieutenants, le député sortant Abdou Mbow, lequel tient un micro pour diffuser l’appel à l’ensemble de l’assemblée.

Dans les médias sénégalais, il n’en fallait pas plus pour que des commentateurs s’amusent de « la campagne WhatsApp » d’un ancien président qui avait juré qu’il prendrait sa retraite après avoir quitté le pouvoir, en mars.

[TRIBUNE-Campagne électorale ] Homosexuels ? Restons-en au statu quo ante (Par Ousseynou Nar Gueye, homme politique)

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Tract – Oui, restons-en au statu quo ante en ce qui concerne les homosexuel(le)s : celui d’un Sénégal d’antan ou ils étaient tolérés et seulement gentiment chahutés; admis et non bannis. Celui du Sénégal de mon enfance, il y a quarante ans. Quand j’avais douze ans. Ceci est mon point de vue personnel et non pas celui de la Coalition candidate à la députation à laquelle j’appartiens.
Mais, je suis très peiné quand j’entends tous ces leaders de coalitions pour ces législatives, à qui mieux mieux, (à qui pis pis ?) en appeler à la criminalisation du délit d’homosexualité : Ousmane Sonko « Ouvrier Spécialisé »; mon ami et frère Bougane Gueye Dani; l’homme d’affaires analphabètes-francophone-par-force  Serigne Mboup…N’en jetez plus, la coupe est pleine !
Il est tragique que l’on vive un Sénégal contemporain où l’on déterre les morts « soupçonnés » ou « avérés » avoir été des homosexuels durant leur vie terrestre, pour les brûler et les jeter aux chiens. Un Sénégal où le leadership presque unanimement ne dit pas à la populace : »Tolérez ces gens, vivez votre vie et laissez – les vivre’. Live and let live. Ce devrait être le mot d’ordre et le consensus de la classe politique, si elle était civilisée dans son ensemble. Mais il y  aura toujours des histrions pour se singulariser en appelant à pis que pendre contre les « pédés », les « deux puces », les « borom niari tur yi » les goordjiguénes.
Justement, s’il y a un mot dans nos langues pour les désigner et s’ils sont mentionnés aussi bien dans la Bible que le Coran qui les condamnent et les vouent à la Géhenne éternelle, c’est parce que les homosexuels ont existé de tout temps, y compris au Sénégal. Ce n’est pas une importation des Toubabs dans ce pays. Faisons-nous en une religion : ils ont toujours été là et sont là pour y rester.
Parlant de livres sacrés, cette tendance sénégalaise à ne stigmatiser que les homosexuels hommes et à en appeler à leur empalement en place publique , montre le caractère sauvage, essentialiste et bestial de cette homophobie : on n’a pas peur des homosexuelles femmes, des lesbienness, dont on pense que le saphisme est juste une lubie temporaire de femmes qui ne trouvent pas d’hommes, de chaussures à leur pied, de mâles « pour leur faire prendre leur pied » (excuse my French…!) et qui en seront vite guéries, de ces jeux érotiques, dès qu’elles se (re)marieront tout naturellement.
Non, l’ennemi, c’est l’homosexuel homme, celui la qui est capable de pénétrer l’orifice honni et interdit (« Soubhannallah!’ et « Jésus, Marie, Joseph! »  horrifiés de tout ce beau monde, qui n’a d’autres occupations que de s’occuper de la vie privée des autres).
Grande tristesse et grande désolation, oui, devant cette psyché collective tribale et tripale.
Dans mon enfance, les gordjiguénes bénéficiaient d’un « tata ‘ devant leur prénom masculin et en étaient fiers. Dans les cérémonies familiales, engoncés dans leurs boubou amidonné en indigo, tie and dye ou autres teintures traditionnelles et s’activaient dans la preparation des mets en cuisine, tournant d’immenses ecumoires dans les imposantes  marmites (les mbanas).Ensuite, ils faisaient passer les plats dans l’assemblée des convives. Dans les yebbi, ils faisaient le jottali réciproque des présents en concurrence. Dans les Tanneber et sabars, auxquels seuls étaient admis les enfants des deux sexes en bas âge, eux aussi, les homos, étaient admis, à regarder les femmes danser des sarabandes endiablées (et diaboliques?) en montrant leurs sous-vêtements de l’entre-jambe (ou bien plus).
Oui, restons-en au statu quo ante : nul, à commencer par moi, ne demande la légalisation totale de l’homosexualité au Sénégal (même si le Cap-Vert voisin l’a fait); encore moins leur droit au mariage et à l’adoption d’enfants, ou qu’il soit toléré qu’ils se roulent des french kiss et se tripotent le corps en pleine place de l’Indépendance.
Mais quand ils vivent leur orientation sexuelle dans l’intimité, la pudicité, l’opacité aux autres de leurs préférences sexuelles et le silence social, ne les trouvez pas dans leurs derniers retranchements pour les en débusquer. Ce ne sont pas des rats, diantre ! Ce sont des êtres humains, comme nous, « dignes de dignité ». Pour autant, je le dis haut et fort : « Jikko Sénégalais yi, yakkuwunniu ! ».
Personne ne se souhaite des enfants homosexuels. Aucun père de famille. Et j’en suis un, avec quatre bouts de bois de Dieu à mon actif. Ne serait-ce que pour la raison subjective de la perpétuation de son nom  de famille et la raison objective de la perpétuation de la race humaine. Toutefois, si votre enfant devait se révéler etre homosexuel : après avoir tenté de le guérir à coups de bains mystiques, de coups de fouets, de ligotements en milieu domestique ou d’internements psychiatriques, allez-vous tout simplement, à la mode des papas fouettards quand ils nous soupçonnaient de vouloir dévier dans la voyoucratie majeure, les mettre à terre comme des moutons de Tabaski et menacer de les égorger fissa, à moins qu’ils ne viennent derechef à résipiscence ? Eh bien , non! J’espère bien que non !
Vous l’aurez compris, je me réclame politiquement du centre droit : de gauche, pour ce qui est des valeurs sociétales; et libéral, pour ce qui est des options économiques et de développement humain.
Alors vivons seulement, et laissons vivre, car ce monde est formidable, de sa diversité justement. Si la situation, l’orientation et le sort post-mortem des homosexuels vous interpellent tant au plus profond de vos tripes, contentez vous de prier pour le salut de leur âme ? En ces temps de Biennale ou l’Art adoucit les mœurs comme la musique le fait, art qui, comme la foi religieuse, donne un sens à la vie autre que la simple existence au jour le jour, j’espère être entendu, à tout le moins d’un nombre critique de mes compatriotes, d’ici et d’ailleurs. Et par un certain nombre de dirigeant.e.s politiques.
Ousseynou Nar Gueye
Éditorialiste-Communicant-Écrivain
Homme politique

EN OUGANDA : La loi anti-homosexualité coûte cher au pays

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Tract-La loi anti-homosexualité adoptée en mai 2023 en Ouganda, l’une des plus sévères au monde puisqu’elle prévoit des peines allant de la prison à vie à la peine de mort, a déjà de lourdes conséquences économiques, selon l’étude d’Open for Business, une coalition d’entreprises multinationales incluant Deloitte, Microsoft, Google, Unilever, Publicis ou Mastercard. L’Ouganda pourrait perdre entre un demi-milliard et 1,7 milliard de dollars tous les ans.Première conséquence directe et déjà visible de la loi anti-homosexualité sur l’économie de l’Ouganda : les bailleurs ont diminué voire stoppé l’aide étrangère, souligne Dominic Arnall, le directeur exécutif d’Open for Business : « La plus lourde perte, c’est celle des financements de la Banque mondiale. Cela représente 60% du total ! Donc c’est une énorme perte. La Banque mondiale a dit qu’elle cesserait de nouveaux prêts à l’Ouganda à partir du moment où la loi serait votée. Et elle a précisé dans son rapport que c’était à cause de cette loi. » Une fuite annuelle de 15 000 jeunes Les États-Unis ont retiré à l’Ouganda son statut commercial préférentiel. Même si la nouvelle administration américaine réintégrait le pays dans l’AGOA, l’Ouganda devrait dire adieu à 5% de ses investissements étrangers, il pourrait perdre jusqu’à 8% de ses touristes internationaux, et faire fuir, tous les ans, 15 000 jeunes du pays. « Ces Ougandais, dit encore Dominic Arnall, sont partis vers le Kenya dans de nombreux cas, vers les États-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni. Un tel rythme de départs des jeunes a un très lourd impact sur l’économie du pays. L’Ouganda perd entre 3 millions et 24 millions de dollars par an en productivité. » Enfin, la loi dissuadant les minorités LGBT à se soigner, le coût indirect en particulier du sida pour le secteur de la santé pourrait se monter à 312 millions de dollars par an.

LES RUSSES ASSASSINENT SIX (6) BERGERS MALIENS

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Tract-Au Mali, les corps de six personnes ont été retrouvés près de Nara, dans le centre du pays, à proximité de la frontière avec la Mauritanie. Selon les informations de RFI, il s’agit de six bergers exécutés et brûlés par le groupe russe Wagner, mardi 5 novembre. Ces nouvelles exactions viennent s’ajouter à la longue liste de celles perpétrées par l’armée et le groupe paramilitaire désormais intégré au « Corps africain » contrôlé par Moscou.Leurs mains sont liées, leurs corps calcinés, certains décapités, au milieu des broussailles. Une scène macabre devenue la signature du groupe paramilitaire russe Wagner au Mali. Sur les vidéos reçues par RFI, on entend les pleurs et les commentaires incrédules des villageois revenus filmer les lieux, de nuit. Mardi 5 novembre, une patrouille de l’armée malienne et de Wagner circule dans la région de Nara. Selon les informations recoupées par RFI auprès d’habitants de la zone et de sources communautaires, humanitaires et sécuritaires maliennes, l’opération était dirigée par les mercenaires. Dans la localité de Guirdé, vers 11 heures du matin, quatre personnes sont arrêtées. A Nourodji, deux autres. Des bergers, peuls et arabes. Le Jnim, liés à Al-Qaïda, est actif dans la zone. Il y a deux semaines, le 25 octobre, les jihadistes revendiquaient la pose d’une mine artisanale au passage d’un véhicule de l’armée. Le camp militaire de Mourdiah, dans la même région, a été visé à plusieurs reprises. En mai, les soldats maliens avaient victorieusement repoussé une attaque avant de mener des opérations de représailles dans les villages alentours et de se filmer eux-mêmes à côté de corps atrocement mutilés. Selon les sources jointes par RFI, les six hommes arrêtés, exécutés puis brûlés mardi dernier ne portaient pas d’armes et circulaient avec leurs boeufs. L’armée malienne n’a pas communiqué sur cette opération. Sollicitée par RFI, elle n’a pas donné suite.

MMA : Notre compatriote Reug Reug combat ce vendredi pour le titre de champion du monde

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Tract-Il est rare, pour ne pas dire impossible, que les face-à-face de présentation des combats MMA soient des moments de calme, volupté et fraternité. Celui de Reug Reug et Anatoly Malykhin n’a pas dérogé à la règle; il été électrique, au bord de l’embrasement. Après s’être croisés et invectivés dans les couloirs, les deux combattants ont en effet remis ça sur l’estrade de présentation, poussant la sécurité à intervenir.Un bon teaser pour la chaude confrontation dans l’octogone du Lumpinee Boxing Stadium de Bangkok (Thaïlande) entre Reug Reug, qui ne cesse de monter, et Malykhin qui a déjà tout gagné. Pour le lutteur sénégalais qui reste sur quatre victoires consécutives (une défaite en sept combats), c’est la plus belle opportunité de sa carrière en MMA. Mais lui faudra réussir l’exploit de dompter le Russe, un combattant invaincu en 14 combats. Lors de la présentation, le champion du monde en titre avait l’air plus serein que son adversaire et ses propos transpiraient la confiance. « Ce gars est dangereux, a lancé, avec le sourire, Malykhin à l’endroit de Reug Reug. C’est un lutteur puissant. Mais il est lent et n’a pas d’un bon cardio. Ce sera un travail facile, de l’argent facile ». Plus agressif, Reug a répondu par un cinglant « Ferme-la ! ». « Mon nom est Reug reug. Je suis différent de toi. Moi, je suis un poids lourd naturel et je vais naturellement devenir champion ». Pour autant, la partie s’annonce compliquée pour Oumar Kane, de son vrai nom, qui n’aura que la taille (184 cm contre 180) et l’expérience (32 ans contre 36 ans) comme avantages réels avant le face-à-face. Présent dans le MMA depuis huit ans, Anatoly Malykhin est, depuis mars dernier, le premier champion de trois divisions de l’histoire du MMA (légers, moyens et lourds). Reug Reug n’aura pas à chercher bien loin la motivation pour accomplir son rêve de décrocher « la ceinture ».
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DICTATURE : En Tunisie 5 tiktokeurs ont été condamnés à des peines de plusieurs années de prison

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Tract-L’émotion peine à retomber en Tunisie, où cinq influenceurs ont été condamnés à des peines de prison allant d’un an et demi à quatre ans et demi de prison. Ces personnalités cumulent ensemble, sur TikTok et Instagram, plusieurs centaines de milliers de fans qui peinent pour beaucoup à comprendre et accepter les fondements de ces décisions de justice.Amours, voyages, chorégraphies, soirées, poses lascives, mariages, divorces et prises de tête… Des centaines de milliers de Tunisiens suivaient au quotidien les soubresauts des vies de ces cinq influenceurs. La justice a décidé de siffler la fin de la récréation virtuelle. En cause, selon elle : des atteintes aux bonnes mœurs, des obscénités et une mauvaise influence sur les jeunes. Le cas qui crée le plus d’émoi chez les internautes tunisiens est celui de Lady Samara, pseudonyme d’une jeune femme au million de followers sur Instagram, et dont le dernier post annonçait sa grossesse. Sur TikTok, certains demandent sa libération. « On sait tous que Samara a un bon cœur, c’est quelqu’un de bien, toujours là pour les autres pour les aider autant qu’elle le peut. On est beaucoup à être bouleversés, enragés face à tout cela, c’est vraiment très douloureux », clame une internaute. « Oui, c’est vrai qu’elle disait des gros mots parfois, mais c’était pour nous faire rire. Quand on est pas bien, on va sur le compte de Lady Samara et on sait qu’on va rire. Elle me fait trop rire moi et je l’aime beaucoup. Je ne pouvais pas imaginer qu’elle serait condamnée à trois ans et demi de prison », ajoute un autre. Le ministère de la Justice tunisien a publié un communiqué dans lequel il annonce que des poursuites judiciaires pourront être engagées contre toute personne diffusant « des contenus portant atteinte aux valeurs morales ».
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[TRIBUNE] La querelle sans fin de Macky Sall pour restaurer l’ordre néocolonial (Par Nioxor Tine)

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Tract-Le 1er avril 2024, l’ancien envoyé spécial de Macron avait gratifié ses « camarades » républicains, d’une lettre d’adieu, qui s’avère maintenant, n’avoir été qu’un gros poisson d’Avril ! Ne le voilà-t-il pas arborant fièrement ses habits usurpés de tête de liste de la coalition des frères ennemis Takku Wallu Sénégal et adressant aux Sénégalais, une nouvelle et peut-être ultime lettre (d’adieu à la politique ?), dans sa vaine tentative de réanimer l’APR, qu’il a lui-même contribué à plonger dans le coma.UNE QUERELLE SANS FIN Ce n’est pas la première fois, qu’un ancien président dirige une liste à des élections législatives. On se rappelle, que le président Abdoulaye Wade avait également été la tête de liste pour la coalition WALLU SENEGAL en juillet 2022, mais cela s’était passé dix ans après sa perte de pouvoir et certainement, en désespoir de cause, pour suppléer à l’absence de son fils exilé et rendu inéligible par les lois taillées sur mesure du régime de Benno Bokk Yakaar. Macky Sall, « interdit de séjour » comme Karim Wade, devenu, lui aussi, administrateur de groupe Whatsapp et gérant sa liste en mode télétravail, vient de jeter un gros pavé jeté dans la mare du nouveau régime dirigé par le duo Diomaye-Sonko. Sa lettre ouverte entre en droite ligne de ses stratégies alambiquées et contreproductives, qui ont toujours privilégié la confrontation au dialogue et qui n’ont jamais pu tirer les bonnes leçons des évènements sociopolitiques et surtout des scrutins électoraux. Son style de management clivant et tyrannique a conduit à une polarisation extrême de la scène politique de notre pays, qui continue de produire ses effets délétères et gênent encore considérablement la pacification de l’espace politique. De fait, le jeu politique continue d’être régi par la « philosophie du bunker », qui voit les acteurs politiques construire des « murs » et s’enfermer dans leurs « camps retranchés ». Le nouveau régime se trouve contraint de se défendre comme il peut, en usant parfois de procédés pas toujours conformes aux valeurs qu’il prône. La violence verbale et physique, ainsi que les arrestations intempestives, dont on pensait être dorénavant épargné, continuent de plus belle. DECONSTRUIRE LES FABLES DE L’OPPOSITION Il est clair qu’on assiste à une bataille épique entre le système et l’antisystème. Il est regrettable de constater, que certaines forces naguère hostiles au régime de Macky Sall se soient reniées et aient rejoint la campagne de déstabilisation du nouveau « pouvoir patriotique » sous la houlette de Macky Sall. Ils contribuent à l’élaboration et à la diffusion de nouveaux narratifs et éléments de langage mensongers, pour faire capoter le projet de transformation systémique. Les « terroristes » d’hier sont devenus des « bonimenteurs », des « menteurs tout court » voire des « incompétents », incapables de faire des miracles en un semestre, alors même qu’ils ont hérité d’une situation économique catastrophique, qu’on cherche à travestir avec des indicateurs et concepts empruntés aux officines financières au service du Grand capital international. Face au fardeau d’une dette abyssale, on nous parle de taux de croissance positif, renvoyant certainement à une croissance extravertie, dont les couches populaires n’ont nullement profité, bien au contraire. Ces transhumants XXL se font les avocats de prédateurs tortionnaires et occultent le fait que la loi d’amnistie est en réalité une loi d’autoamnistie pour protéger les bourreaux, tortionnaires et autres donneurs d’ordre, dont certains font l’objet d’une plainte en France et/ou d’une demande d’enquête au niveau de la Cour Pénale Internationale. Pour ce qui est des infrastructures structurantes, il s’agit, pour la plupart d’entre elles, d’ouvrages somptuaires, qui n’ont fait qu’alourdir le poids de la dette, qui constitue un handicap sévère pour les nouvelles autorités. Les instruments d’inclusion économique et de justice sociale ont surtout été des outils de clientélisme politique pour booster l’électorat de la méga-coalition présidentielle en chute libre. Le président Macky Sall aura omis de parler de la gouvernance catastrophique de son régime, qui aura fabriqué, à partir des deniers publics, des dizaines de milliardaires, qui sont d’ailleurs, parmi les bailleurs de fonds les plus généreux de l’entreprise machiavélique de déstabilisation du nouveau pouvoir patriotique. Plus généralement, le camp des vaincus, champion du monde en débauchage d’adversaires politiques reproche au camp patriotique de s’adonner aux mêmes pratiques perverses. En réalité, il ne s’agit là que de rémanences d’habitudes intrinsèquement attachées au système politique en vigueur dans notre pays depuis toujours et qu’il s’agit précisément d’éradiquer. Plus que de transhumance, il s’agirait plutôt de reddition avec armes et bagages, sans aucune contrepartie, que ce soit en termes de garantie d’impunité pour des forfaits antérieurs ou d’intégration dans le nouvel état-major politique censé mettre en œuvre la rupture systémique. On ne peut manquer cependant, d’attirer l’attention du PASTEF, à défaut de pouvoir décliner l’offre de collaboration de citoyens sénégalais, d’exiger des pontes de l’ancien régime une autocritique publique, sincère et loyale, en guise de repentir de leurs turpitudes politiques commises dans le passé. Enfin, la dernière trouvaille de la Grande Coalition des Revanchards est celle consistant à prôner un équilibre des forces au niveau du Parlement. Dans le contexte actuel, cette idée saugrenue et pernicieuse ne vise qu’à paralyser le pouvoir législatif, pour empêcher aussi bien une reddition des comptes programmée, devant consacrer une nouvelle ère de gouvernance vertueuse que le démantèlement du système françafricain. Ces risques de blocage, loin de constituer une vue de l’esprit, sont bien réels, comme on a pu le constater au cours de la législature qui vient de s’achever, avant et après le 24 mars dernier. TRACER DES PERSPECTIVES CLAIRESEn réalité, toute cette chienlit qui règne dans l’espace politique s’explique par le fait que nous vivons une période de transition, qui ne dit pas son nom. Au-delà des vicissitudes de la politique politicienne, les enjeux de l’heure tournent autour du patriotisme ou parachèvement de nos souverainetés (politique, économique, monétaire et même culturelle) sans oublier l’approfondissement de la Démocratie, la justice sociale, l’amélioration de la gouvernance, la refondation institutionnelle…etc. A la suite des autres régimes, qui l’ont précédé, le précédent pouvoir apériste a eu tout le loisir de nous édifier sur son positionnement en faveur de la dépendance néocoloniale en trahissant les idéaux des Assises nationales, qui regroupaient toutes ces problématiques si cruciales pour le devenir de nos Nations. Ils ont clairement affiché leur option pour le pillage de nos deniers publics, le clientélisme politique, le non-respect des droits et libertés et la soumission aux intérêts étrangers (économie extravertie, pérennisation du CFA, alignement sur la politique étrangère de l’Occident…). Par contre, le camp patriotique dirigé par le PASTEF cherche résolument les voies et moyens de mise en œuvre d’un projet de transformation systémique, qui prenne le contrepied de toutes les antivaleurs ayant eu droit de cité jusque-là, dans notre pays. Résultat des courses, les hommes du système néocolonial honni en voie de déchéance s’efforcent de réduire la date mémorable du 24 mars 2024 à une simple alternance au sommet de l’Etat. Au même moment, le camp patriotique estime, que le changement de majorité correspond bel et bien à la mise en terre d’un projet autocratique avorté et au début d’une nouvelle phase de libération nationale et sociale. Il leur appartient donc, au-delà des préoccupations purement électoralistes, de fixer le cap et de tracer des perspectives claires partagées par l’ensemble des forces acquises au projet de transformation systémique et dont le peuple devra impérativement s’approprier.Nioxor Tine

[TRIBUNE] La lettre de Macky aux Sénégalais est indécente, tant il a brisé des familles (Par Ousseynou Ly, Porte-parole du PR Diomaye)

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Tract-Baye Fallou Sène, Sidiya Diallo, Bouna Sarr, Alpha Yoro Tounkara… Ces jeunes innocents, tombés sous les balles de votre répression brutale, inscrivent à jamais dans l’histoire du Sénégal des pages sombres qui ne seront jamais effacées. Leurs noms résonnent comme des symboles de résistance dans la conscience collective du peuple sénégalais. Leurs voix, celles de tous les martyrs de votre régime, vous interpellent d’outre-tombe. À leurs côtés, les milliers de blessés, mutilés à vie, et emprisonnés sans autre motif que la défense de leur dignité, témoignent de la violence exercée contre un peuple épris de liberté et de justice. Comment osez-vous, depuis l’étranger, tenter de vous poser en défenseur des droits du peuple que vous avez vous-même réprimé ? Comment pouvez-vous avoir la prétention de revendiquer un bilan de paix et de réconciliation, alors que votre gouvernance a semé la discorde et plongé le pays dans un cycle de violences destructrices ? Quelle indécence, Monsieur Sall ! Quelle indignité ! Vous, qui avez exercé le pouvoir avec une poigne de fer, réprimant sans relâche toute forme de contestation, étouffant les libertés les plus élémentaires, osez aujourd’hui prétendre donner des leçons de gouvernance. Vous, qui avez bâillonné la démocratie, muselé la presse, et utilisé la force pour réduire au silence des opposants légitimes, avez perdu tout droit moral de vous exprimer au nom du peuple sénégalais. Il est difficile de ne pas être frappé par tant de cynisme et d’arrogance. Vous avez brisé des vies, laissé des familles endeuillées, plongé des mères dans une douleur insupportable, et aujourd’hui, vous tentez de vous draper dans une posture d’homme d’État soucieux de l’intérêt général. Votre déclaration est une insulte à la mémoire de vos victimes et à la souffrance de leurs familles. Vous parlez de l’émergence économique que vous auriez façonnée, mais sous votre gouvernance, cette émergence n’a jamais été qu’une illusion, un miroir aux alouettes destiné à masquer les inégalités grandissantes, la corruption systémique, et l’abandon des plus vulnérables. Les infrastructures que vous vantez, construites à coup de dettes insoutenables, n’ont fait que renforcer l’écart entre une minorité privilégiée et la majorité du peuple laissée pour compte. Vous avez légué un pays pris au piège de la dette et gangrené par des scandales financiers soigneusement dissimulés. Et maintenant, vous osez parler de « sursaut citoyen », vous qui avez réprimé toute forme de dissidence et anéanti toute voix contraire. Vous, qui avez fracturé le pays comme rarement dans son histoire, prétendez vouloir œuvrer pour la réconciliation nationale ? Vos mains restent tachées du sang de ceux qui, à travers leur engagement, ont incarné l’espoir d’un Sénégal meilleur. Vous parlez d’amnistie, mais cette loi que vous avez imposée n’est rien d’autre qu’un acte de lâcheté. Vous l’avez mise en place non pour apaiser les cœurs ou favoriser une réconciliation sincère, mais pour protéger ceux qui, sous vos ordres, ont commis des actes inqualifiables. Cette loi n’a pas pour objectif de panser les plaies du peuple, mais de blanchir les responsables de crimes de sang, dont vous-même et vos plus fidèles exécutants. Vous avez tenté de couvrir vos erreurs, d’effacer le sang versé sous votre règne, et de garantir l’impunité à ceux qui ont piétiné les aspirations légitimes de tout un peuple. Une véritable réconciliation ne peut être fondée sur le mensonge ou l’oubli. Elle exige vérité et justice, des principes que vous avez systématiquement ignorés. Aujourd’hui, un gouvernement responsable s’efforce de réparer les torts causés, de restaurer la justice et la transparence, et de rebâtir un avenir fondé sur l’espoir et non la peur. Le pays que vous décrivez comme étant en ruine est celui que vous avez laissé, épuisé par plus d’une décennie de mal-gouvernance. Nous redressons aujourd’hui l’économie, nous mettons fin à l’impunité et nous restaurons la confiance de la nation en ses dirigeants. Le Sénégal que vous avez dirigé avec brutalité et arrogance tourne définitivement la page de votre règne. Vos paroles n’ont plus de prise sur le peuple sénégalais, qui aspire désormais à une gouvernance basée sur la justice, la vérité et la dignité. Le temps de l’impunité est révolu. L’histoire retiendra la vérité, et elle jugera chacun d’entre nous à l’aune de nos actes. Le peuple sénégalais ne vous a pas oublié, mais il a décidé d’avancer, loin des ombres de votre passé.Ousseynou Ly, Ministre – Porte-parole de la Présidence de la République.