Le Farba-Gate à vidéos X : la ministre Yassine Fall s’insurge, hissée sur le Code Pénal

Tract Hebdo -Il y a des matins où l’on se dit que la balance de la Justice penche, non pas du côté du droit, mais du côté du théâtre drolatique à se taper les mains sur les cuisses, comme du temps de feu Makhouredia Gueye et Baye Peul, avec la pudeur en moins, et le salace en plus.  Imaginez la scène : Yassine Fall, Garde des Sceaux(et qui des ministre garde les Seaux? Et les sots? bref…), silhouette corsetée et rigide drapée dans la rigueur républicaine, se retrouve propulsée au rang de critique cinématographique d’un genre très particulier.

L’indignation en haute définition

Alors que le pays attendait des réformes sur l’indépendance de la magistrature ou la modernisation des tribunaux, ou encore la construction de prisons dignes de la vie humaine promises depuis plusieurs régimes politiques successifs,  voilà que le dossier prioritaire sur le bureau de la Ministre pèse plusieurs giga-octets de… « contenu explicite ». Le coupable ? L’inoxydable Farba Ngom, qui semble avoir confondu sa cellule de détention avec un studio de post-production de la Silicon Valley.

Dans une communication écrit et verbal empreint d’une gravité presque liturgique, avec le ton saccadé qu’on lui connait et qui nous fait craindre qu’elle va frôler l’apoplexie à chaque fos qu’elle parle (da fèy waakhé deunn, manaam…), Madame la Ministre s’insurge. Elle dénonce la détention et le partage de vidéos qui, disons-le poliment, ne sont pas des tutoriels sur la culture du mil. Pour Yassine Fall, le constat est amer : la cybersécurité de l’État s’arrête apparemment là où commence les Giga-bits d’un détenu influent.

Entre « droit de cuissage » et « droit au partage…de données »

La satire atteint son paroxysme quand on réalise l’ironie de la situation. On nous promettait la « Rupture systémique », nous voilà servis en « Vidéos de rupture de la décence ». La ministre, elle, armée du Code pénal, brandit l’article sur l’atteinte aux bonnes mœurs comme un bouclier contre la marée numérique. Le détenu, quant à lui,  semble pratiquer une forme de « justice distributive » très personnelle : si on lui retire sa liberté, il nous rend… notre intimité (ou celle des autres).

On imagine les réunions de crise au ministère de la Justice : « Madame la Ministre, nous avons un problème de flux. » Parle-t-on du budget ? Non, du débit montant de la connexion Wi-Fi clandestine de Farba.

Une nouvelle jurisprudence ?

Faut-il s’attendre à ce que Yassine Fall crée une brigade spéciale de « modérateurs de prison » ? On peut déjà voir les futurs recrutements : « Cherchons greffiers experts en floutage et magistrats spécialisés en angles de caméra. »

En attendant, la Ministre tonne, dénonce et s’indigne. C’est son rôle. Mais dans cette comédie humaine où les téléphones portables circulent en prison plus vite que les dossiers d’amnistie, on finit par se demander si la Justice n’est pas en train de devenir, malgré elle, le premier abonné (bien involontaire) d’un compte OnlyFans carcéral. Si le ridicule ne tue pas, il semble qu’en politique, il offre au moins une excellente connexion réseau.

Néné Sow

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Retour à la maison de la famille de Madiambal : la chaleur du foyer (et du parquet, mais à distance)

Tract Hebdo – Le week-end dernier a été marqué par un dénouement quasi-télénovelesque pour la famille madiambal Diagne. Après une période d’angoisse et de suspense dignes d’un feuilleton sénégalais en prime time sur Sunu Yeuf made in Marodi, l’épouse de Madiambal, Mabintou, et son fils Mouhamed, ont enfin retrouvé la liberté. Un ouf de soulagement a traversé les réseaux sociaux, de Dakar à la diaspora, lorsque la nouvelle de leur libération, après un passage par la très médiatisée « case interrogatoire », a été confirmée. Cerise sur le gâteau (ou plutôt mangue sur le thiéboudienne), le parquet n’a pas jugé bon de se pourvoir en cassation. Une victoire, même petite, est une victoire, et à Tract Hebdo, nous ne sommes jamais les derniers à applaudir les rares bonnes nouvelles qui égayent un paysage judiciaire souvent plus gris que le ciel de Rufisque un jour d’hivernage.

C’est beau, l’amour filial et conjugal, surtout quand il est mis à l’épreuve sous les projecteurs implacables de la justice et de l’opinion publique. Tandis que Madiambal Diagne, en homme de presse aguerri, continue inlassablement de « charger le régime » dans ses chroniques qui font mouche, sa famille peut enfin souffler et reprendre le fil d’une vie normale. Ou du moins, tenter de le faire. Car on sait que le traumatisme d’une détention, même courte, laisse des traces plus profondes qu’un passage éclair à la Cité Police. Pour Mabintou et Mouhamed, il s’agit désormais de retrouver leurs marques, de se réapproprier un quotidien sans l’ombre menaçante d’une convocation ou d’une arrestation inopinée.

À Tract Hebdo, nous nous réjouissons sincèrement de voir des citoyens retrouver le confort (et l’intimité) de leur salon après de telles épreuves. Cependant, connaissant le tempérament de Madiambal, et l’engagement de sa famille, on peut parier que le dîner de retrouvailles chez les Diagne ne sera pas entièrement consacré aux banalités du quotidien. On imagine déjà les débats animés autour de la table, les analyses politiques affûtées, et surtout, les prémices de futurs éditoriaux incendiaires qui mijotent, prêts à être servis au Palais. Quand Madiambal quittera Paris pour Dakar a Mas quand ? La liberté de la presse, après tout, commence parfois par la liberté de la famille de celui qui la pratique. Et c’est cette liberté-là, celle de pouvoir exprimer ses opinions sans craindre des représailles familiales, qui est souvent le véritable baromètre d’une démocratie saine.

Mais cette réunion familiale restera une réunion à distance pour l’instant. Madiambal, toujours en quête d’angles incisifs et de scoops croustillants, continue son travail d’observateur et de commentateur, même loin du foyer et sous le froid de l’hiver français. Les nouvelles technologies, heureusement, permettent de réduire les distances, même quand la géographie politique s’en mêle. Alors, même si la chaleur du foyer est retrouvée à Dakar, c’est via l’écran d’un ordinateur que Madiambal partage ces moments précieux, le stylo peut-être posé, mais l’esprit toujours aussi vif. La lutte continue, même à travers un écran de Zoom.

Dibor Faye

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[Justice] Farba Ngom : ‘la prison c’est chic,…mais c’est long’ (Par O.N.G)

Tract Hebdo – La nouvelle est tombée dans les rédactions comme un couperet bien huilé, ou plutôt comme le son lourd et métallique d’une porte de cellule qui grince sur ses gonds : la liberté provisoire a été, une fois de plus, refusée à Farba Ngom. Celui que l’on surnommait jadis le « député des foules », l’homme dont la voix pouvait couvrir le vrombissement d’un Boeing au décollage, reste donc à l’ombre. À Tract Hebdo, nous tenons à notre déontologie comme un politicien tient à ses per diem : nous respectons scrupuleusement la présomption d’innocence. Cependant, nous ne pouvons nous empêcher de noter, avec une pointe de malice, que le silence forcé de Farba coûte nettement moins cher en décibels à la République et offre un repos auditif salvateur aux tympans de la nation.

Le spectacle de cette détention prolongée divise le Sénégal en deux camps, comme un plateau de jeu de dames. D’un côté, les partisans de l’ancien régime crient à l’acharnement politique, à la chasse aux sorcières et à la « victimisation » d’un homme dont le seul tort serait d’avoir été trop généreux avec l’argent… des autres. De l’autre côté, les tenants de la « rupture systémique» exultent, y voyant enfin le signal fort d’une reddition des comptes qui ne s’arrête pas aux seconds couteaux. Nous, à la rédaction, on se situe quelque part au milieu, observant avec fascination ce phénomène paranormal : Farba Ngom est en train de battre le record du monde de séjour en milieu carcéral sans perdre un iota de son charisme légendaire ni un cheveu de son brushing de chauve impeccable. C’est peut-être cela, le véritable « génie de Agnam ».

Il faut dire que passer des palais dorés et des meetings survoltés à la sobriété monacale et à cafards d’une cellule, c’est un saut de l’ange sans parachute. Farba, l’homme qui distribuait les billets de banque comme s’il s’agissait de simples prospectus pour une pizzeria libano-sénégalaise, doit maintenant apprendre la patience. La justice sénégalaise est une vieille dame : elle est peut-être lente, elle traîne parfois des pieds dans ses babouches administratives, mais elle possède une mémoire d’éléphant et une patience de crocodile. Elle sait attendre que le courant passe, que l’agitation retombe, pour refermer sa mâchoire avec la précision d’un horloger suisse égaré à Sandaga.

Pendant que ses avocats peaufinent des dossiers de plaidoirie épais comme des annuaires, Farba Ngom médite. À quoi pense-t-il ? Aux prochaines législatives ? À la saveur du riz brisé à 300 FCFA qu’il ne peut pas goûter en terrasse de restaurant chic sur la Corniche des Almadies ? Ou peut-être réalise-t-il que dans le « Nouveau Sénégal », le titre de « député des foules » ne donne droit à aucun coupe-file devant le juge d’instruction. En attendant, les moustiques de sa cellule sont les seuls à avoir le privilège de ses harangues nocturnes. On espère pour lui qu’ils sont sensibles à son éloquence, car pour le magistrat, la musique est finie. À Tract Hebdo, on se demande si la prison finira par devenir « chic » à force d’y voir défiler tout le gotha politique, ou si Farba finira par comprendre que le plus long des discours ne vaut pas la plus courte des libertés.

Ousseynou Nar Gueye

Fondateur

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[Focus spécial] : Le PR Diomaye Faye à Abu Dhabi : le sable chaud de l’espoir (et de l’argent frais)

Tract Hebdo – Après le Koweït, le président Diomaye Faye a troqué les dattes contre les tours futuristes d’Abu Dhabi. Toujours dans sa tournée du Golfe, notre chef d’État est allé à la rencontre des émirs, des princes et des gestionnaires de fonds souverains qui possèdent plus de pétrole que votre oncle n’a de moutons pour la Tabaski. À Tract Hebdo, on a le compas dans l’œil : si le riz baisse à 300 FCFA, c’est bien, mais si on peut faire pleuvoir des dirhams sur le pays, c’est encore mieux !

Les discussions ont tourné autour des énergies renouvelables, des infrastructures et de l’agriculture. On imagine déjà les champs de mil irrigués par des systèmes dignes de Mars, financés par des capitaux qui sentent bon le pétrole… et un peu la spéculation. Le Sénégal, avec son gaz et son pétrole en devenir, se positionne comme un « hub énergétique » pour l’Afrique. La question que se pose le citoyen de gauche, c’est : qui va vraiment bénéficier de cette manne ? La question que se pose le citoyen de droite, c’est : on peut investir où, pour avoir notre part du gâteau ?

On murmure que Diomaye a impressionné ses hôtes par sa simplicité et son franc-parler. Il n’est pas venu en costume trois-pièces dernier cri, mais avec l’aura du « patriote » venu défendre les intérêts du peuple. Espérons que cette aura se traduira par des contrats qui ne laisseront pas les poches de la population aussi vides que le désert, et que l’argent d’Abu Dhabi ne s’évaporera pas comme de l’eau dans le sable. Parce qu’à Tract Hebdo, on adore les contes des Mille et Une Nuits, mais on préfère les bilans financiers transparents.

Dibor Faye

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[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] ‘Le riz à 300 FCFA le kilo, ou le régime au régime… et à la diète !’ (éditorial du 13 janvier 2026)

Tract Hebdo – Ah, le bonheur tient à peu de choses, n’est-ce pas ? Un sourire sincère, un coucher de soleil sur la Corniche, ou, plus pragmatiquement, 25 centimètres de plus sur le tour de taille… et quelques pièces de monnaie en plus qui ne se volatilisent pas avant la fin du mois.

Cette semaine, le gouvernement Sonko a fait un geste. Un geste de l’attelage du PR Diomaye Faye que certains qualifieront de chevaleresque, d’autres de purement opportuniste : décréter que le riz brisé ordinaire passe à 300 FCFA le kilo. Notre posture est claire : on applaudit des deux mains, la gauche pour le principe socialiste d’une denrée accessible, la droite pour vérifier, avec notre légendaire scepticisme, qu’il n’y a pas d’arnaque au pesage ou de tour de passe-passe avec la qualité du grain.

Baisser le prix du riz en pleine période où les braises de la tension politique ont commencé à couver de nouveau , c’est ce que l’on pourrait appeler de la « diplomatie gastrique ». Une stratégie ancestrale, presque des temps bibliques et du début de l’ère coranique, qui consiste à saturer l’estomac du citoyen pour tenter d’endormir sa propension à la révolte. On nous sert une paix sociale au goût de riz, espérant que le ventre plein inhibera l’envie de scander des slogans et de faire des marches autorisées mais dont le préfet de Dakar change l’itinéraire pour risque de troubles à l’ordre public.

C’est astucieux, on ne va pas le nier. Mais attention, chers ministres ! Si la partition est bien jouée sur le prix du riz, la mélodie générale risque d’être cacophonique si le « ñari chin » ne suit pas– le riz avec cette sauce qui donne toute sa dignité au plat – reste, lui, hors de prix, voire carrément inaccessible. Le peuple, même le ventre plein de riz à prix cassé, risque fort de vous cuisiner à feu doux si l’accompagnement manque.

Soyons clairs : un ventre plein ne fait pas forcément un bulletin de vote acquis d’office pour les élections locales qui pointent pour janvier 2027, dans douze mois, c’est-à-dire pour déjà demain. .

Surtout quand le grain est brisé, à l’image de certaines promesses électorales dont beaucoup pensent qu’elles ont fini en miettes. Comme ces gens de Jamra et autres, qui réclament la tenue de la promesse de criminalisation de l’homosexualité (lol, ah… l’idée fixe et l’obsession (sur l’orientation) sexuelle obsédante de ces Jamraistes et Samm Sa Jikkoyistes…).

Le pouvoir a beau faire les gros titres avec cette mesure salvatrice, la mémoire populaire est longue. Elle se souviendra que le coût de la vie est un serpent de mer qui, même si on lui coupe une tête, en fait repousser deux autres ailleurs. L’huile, le sucre, le gaz… autant de variables qui peuvent transformer un plat de riz à 300 F en un luxe inabordable.

Alors oui, la mesure est saluée, elle apporte un peu d’air aux ménages. Mais à Tract Hebdo, nous restons vigilants. Cette baisse du riz est-elle une véritable volonté de soulager durablement les populations, ou une anesthésie locale avant une chirurgie budgétaire plus douloureuse ?

Nous craignons que derrière l’odeur alléchante du riz cuit à bas prix, ne se cache la fumée d’une conjoncture économique qui tarde à s’améliorer vraiment. Et si le peuple sénégalais est connu pour sa résilience, il est aussi réputé pour son palais exigeant. Un riz à 300 FCFA, c’est bien. Mais un avenir clair et des promesses tenues, c’est encore mieux. Sinon, la révolte connue sous l’ère Macky pourrait bien reprendre, assaisonnée cette fois d’une bonne dose d’amertume contre Diomaye mooy Sonko. Car, ‘nous nous sommes tant aimés…!’

O.N.G

Fondateur

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[BREF !] L’image du week-end : le PR Diomaye Faye jubile pour les Lions de la Teranga

Tract Hebdo – Kilifa ada, walla Kilifa diinè, est-ce que warnë sètaan match sakh ? baakhna daal… Le PR Diomaye Faye n’a pas retenu sa joie, samedi dernier, lors du match gagné par le Sénégal face à nos cousins du Mali.En tous cas : ‘Quarts, Ô quarts…! », comme ne le chantera plus la cantatrice traditionnelle de regrettée mémoire, Adjaratou Khar Mbaye Madiaga, qui nous a quitté en pleine période de CAN. .Bref, les Lions de la Téranga sont qualifiés pour la demi-finale de la CAN MAROC 2026 ‘Totalement Énergisante’, et la joueront contre les Pharaons d’Egypte, ce mercredi prochain 14 janvier, à 17h GMT.Comme on se retrouve….! Ce sera, en effet, un remake de la finale de CAN CAMEROUN en 2022, dans laquelle les Gaïndé avaient terrassé l’Egypte par tirs au but, l’historique dernier tir étant inscrit par le ‘Nianthio’ Sadio Mané, fils de Bambaly et chouchou de tout le peuple sénégalais.Dibor Fayewww.tract.sn  

[‘L’ET DIT TÔT’-Par Ousseynou Nar Gueye] L’ÉDITORIAL DE TRACT HEBDO DU LUNDI 12 JANVIER 2026

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Tract HebdoL’ET DIT TÔT, par Ousseynou Nar Gueye | Dans deux mois : le choc de mi-mandat du ‘Diomayat’ | – Nous y voilà. Lundi 12 janvier 2026. Le Sénégal se réveille  d’un week-end riche en promesses et en paradoxes. Avec des Lions de la Téranga, à la CAN Maroc 2025, qui iront en demi-finale mercredi prochain contre notre ‘bon client’ qu’est l’Égypte (que nous avons battu deux fois lors de confrontations à enjeu footballistique déterminant, ce qui est un motif justifié pour un espoir de voir nos Lions arriver en finale de CAN et soulever la Coupe, kaar kaar… ) et Gaïndés qui réenchantent le récit national d’un rêve de victoire collective et de gloire partagée.Par ailleurs, on nous chante, sur tous les tons, le nouveau Sénégal souverainiste et panafricaniste de gauche, et rétif à restructurer toute dette nationale, cachée ou pas cachée, et refusant derechef de répondre aux diktats de ces (présumés) ‘mondialistes cosmopolites et dévoyés’ du FMI !On nous montre des trains rapides hérités, des autoponts tout aussi hérités  et de prometteurs (?) sommets diplomatiques dans les Émirats et autres pétro-monarchies, où l’on s’embrasse en costume à col Mao ou en boubous indonésiens avec chapeau africain.C’est beau, c’est propre, ça brille sous le soleil de janvier et cela nous laisse espérer qu’on s’en sortira sans le FMI en 2026, et pas seulement en empruntant sur le marché financier régional de l’UEMOA pour payer la solde des fonctionnaires; mais en obtenant aussi des giga-financements pour les investissements, les infrastructures, la mobilité urbaine et inter-urbaine, et l’appui au développement continu d’un secteur privé fort fait de PME et d’industries devenant de vrais champions économiques nationaux et allant à l’assaut des marchés des pays limitrophes et plus lointains, autant dans la CEDEAO que dans l’UEMOA, et pourquoi pas au-delà. Des PME et industries sénégalaises appuyées pour transformer localement  tous nos produits bruts afin d’en extraire la véritable valeur ajoutée financière qui peut être exponentielle. Des PME et industries qui créent des marques et labels distinctifs, gages de qualité, qui là aussi, nous permettront des gains de productivité et un vrai choc d’industrialisation.Disons-le tout net : cela passera déjà par l’apurement total de la dette intérieure que notre État doit à son secteur privé national.A Tract Hebdo, on a cette fâcheuse habitude – héritée de notre « très bonne droite » – de regarder sous le tapis. Et ce qu’on y voit, c’est une gauche souverainiste panafricaniste au pouvoir d’État (que nous soutenons) qui semble s’essouffler un peu à mettre en place un mix de social et de ‘développemental’ véritable et efficace, dans ce qui reste, à nos yeux, une grande foire du néolibéralisme tropicalisé, qu’on peinera à arriver à remplacer par une imposition fiscale généralisée à coups de 1% sur les achats de miches de pains.Avant 2024, on a construit des infrastructures pour le futur, mais avec quel argent ? Celui de nos enfants qui, pour l’instant, apprennent encore dans des abris provisoires quand le vent souffle trop fort. Il faut bien assumer le passif fiscal, budgétaire et d’endettement de Macky Sall. Mais il faut aussi apporter  les actifs de ‘Diomaye mooy Sonko’ (ou de ‘Diomaye nekkatoul Sonko’ ?), et nous construire les propres projets et infrastructures de ce premier mandat, ce ‘Diomayat’ du nouveau régime, qui n’est plus tout neuf.Car, dans deux mois, en mars 2026, on en sera à mi-mandat pour le Président Bassirou Diomaye Faye, l’année 2028 qui est une année de campagne électorale permanente et électrisée ne pouvant être prise en compte dans le décompte du mandat présidentiel actuel.Le Sénégal rebrandé et relifté, n’est pas seulement séduire l’investisseur étranger. Le nirvana terrestre sénégalais, c’est quand le citoyen de Keur Mbaye Fall peut prendre le TER sans sacrifier son repas du soir. C’est quand l’agriculteur de Casamance peut écouler sa production sans voir ses fruits pourrir sur le bord d’une route nationale flambant neuve mais trop chère pour les transporteurs.On nous dit que le Sénégal est sur la rampe de lancement. Très bien. Mais ne roulez pas  encore trop longtemps sur le tarmac avant de décoller., Messieurs les gouvernants. Par ailleurs, vous le savez, un décollage réussi demandera que tout l’équipage ‘pastefisé’ reste à bord, mais également tous les passagers que nous sommes, et pas seulement ceux qui sont en première classe et qui (même-eux !) n’ont déjà plus droit au wi-fi gratuit à bord.L’édito (et dit tôt !) de ce matin est un appel à rester en éveil avec tous nos sens, pour tous ceux qui sont, comme on dit, ‘aux affaires’. En responsabilité de gérer ce pays et d’en infléchir positivement la trajectoire économique et de développement durable et inclusif.L’Agenda de Transformation systémique Vision Sénégal 2050 ne doit pas être un spectacle d’endogénéité et d’authenticité africaine en tout pour les yeux scrutateurs du reste du monde et avec des taxes nouvelles pour tout le populo, y compris sur les achats de gigabits de connexions Internet (Messieurs les gouvernants, l’accès à Internet,  à Facebook,  à Tik Tok et à Instagram fait désormais partie des Droits de l’Homme !), mais elle doit être un bol de midi plein et ‘poissonneux’ pour tous les estomacs de chez nous, avec des variations régulières au dîner vers le poulet vermicelle ou le ragoût de viande au pain.Alors oui, soyons souverains. Soyons fiers. Mais restons impertinents. Car au pays de la Téranga, la plus grande richesse ne sera jamais le pétrole ou le gaz qui dort sous nos côtes, mais la capacité de ce peuple à toujours demander des comptes avec le sourire, tout en préparant le meilleur Tièp du monde. Un Tièp où, dorénavant et pour longtemps (et fissa!), tout le monde aura droit au thiof, au beuggeudj, au soouul, au khoogne et au mathiaate : composition heureuse du plat national, tel que ne manque jamais de le souligner notre ami négropolitain et ‘hermano de siempre’, l’écrivain et journaliste Elgas.Les Seckènes et les Diawènes, je vous pardonne par avance : vous pourrez manger en premier.Ousseynou Nar Gueye Fondateur de Tract HebdoJournaliste et communicant

VOICI LA RÉDACTION DE TRACT HEBDO, QUI N’AURA PAS L’AIDE À LA PRESSE 2026

‘Tract Hebdo’ : ‘l’info qui secoue, le dessin qui déride’ ? Nous sommes surtout, selon notre slogan, un ‘journal digital du Sénégal résolument de gauche, avec une très bonne droite’.

Cette année 2026, nous n’aurons pas le financement de l’aide a la presse, a travers le Fonds d’Appui au Développement de la Presse. Ainsi en ont décidé les oukases et ’emberlificotements’ du Ministère de la Communication, dont le ministre Alioune Sall a la charge; et la Direction de la Communication dudit ministère, dont a la charge Habibou Dia.

Nous leur pardonnons volontiers.

Et nous nous inscrivons dans le temps long. Celui qui a vu ‘Tract Hebdo’, né le 8 mars 2018, obtenir quatre années de suite l’Aide a la Presse de l’Etat du Senegal.

En ce début d’année, nous en profitons pour vous présenter la Rédaction de Tract Hebdo, dont vous connaissez le Fondateur Ousseynou Nar Gueye et le Directeur de publication Cheikh Tidiane Coly Al Makhtoum.

Voici l’équipe, qui vous dit tous ses voeux de ‘belle, bonne et heureuse année vingt vingt-six !’:

Rédacteur en Chef et Maître des Foudres : Aminata « La Plume Vengeuse » Sow

Journalistes (et Espions du Quotidien) :

  • Damel « Le Débusqueur » Gueye

  • Dibor « L’Intrépide » Faye

  • Pape « L’Affûteur » Samb

  • Néné  « La Piqueuse » Sow

Dessinateurs (et Démons du Trait) :

  • Serigne « Le Vif » Fall

  • Rama « L’Œil Accusateur » Faye

Maquettiste (et Architecte du Désordre Organisé) : D.ND.

Secrétaire de Rédaction (et Gardienne du Temple) : Ndèye « L’Indispensable » Gueye

Service Commercial (et Pêcheurs de Sous) :

  • Mamadou « Le Convainquant » Sy

  • Aïcha « La Négociatrice » Ba

Messagerie (et Coursier de l’Info Choc) : Gorgui « La Fusée » Kane

Adresse de la Rédaction (et Cachette Anti-Politiciens) : Rue des Ailés Ecriveurs , Immeuble du « Non, pas nous ! », Dakar.

Contacts (et Ligne Directe avec les Pigeons Voyageurs) :

  • Téléphone : +221 77 857 04 04  (Demandez Baye Weuz , il répond rarement)

  • Email : contact@axes-et-cibles.com

  • Editeur  : Axes et Cibles Com SARL.

TRACT HEBDO est une publication indépendante, panafricaniste et de gauche, avec une tres bonne droite. Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existantes n’est absolument pas fortuite.

Phytothérapie : quand le « Kinkéliba » fait trembler les labos pharmaceutiques

Tract Hebdo – Un colloque médical a reconnu les vertus de plusieurs plantes locales. Victoire pour nos ancêtres ! Le Kinkéliba est officiellement plus efficace que certains sirops importés à prix d’or. Tract Hebdo jubile : la souveraineté sanitaire commence dans nos jardins. Mais attention aux dérives impertinentes : demain, on nous vendra des gélules de « poudre de baobab bio » à 15 000 FCFA la boîte en pharmacie.Notre gauche salue le retour aux sources, notre droite voit déjà les opportunités d’exportation vers les bobos parisiens de France. En attendant, le Sénégalais moyen continue de prendre son infusion de kinkéliba le matin, pas pour la science, mais parce que c’est bon et que ça ne coûte rien. Et c’est peut-être ça, la plus grande des victoires économiques.Damel Gueyewww.tract.sn

Urbanisme sauvage : À Dakar, si tu ne trouves pas de place, gare-toi sur le toit du voisin

Tract Hebdo – Le week-end à Dakar, c’est le safari urbain. Entre les chantiers qui débordent, les mariages qui bloquent les rues et les voitures en triple file, circuler est devenu un sport extrême. Ce dimanche, une nouvelle « brigade de la circulation » a été lancée. Leur mission : convaincre les Sénégalais que le trottoir est fait pour marcher, pas pour installer un garage mécanique ou une rôtisserie de poulets.Bonne chance à eux. À Tract Hebdo, on parie que dans deux jours, les membres de la brigade seront eux-mêmes garés sur le trottoir pour boire leur café. La gauche souverainiste panafricaniste réclame des zones piétonnes, les conservateurs droitiers et adeptes de la loi et de l’ordre veulent des parkings payants partout, ce sur quoi, même Barth’ Dias, ex-maire kamikaze de Dakar et  un des bad boys en chef de la politique sénégalaise, s’est cassé les dents, à vouloir l’imposer en vain dans les communes . Le résultat ? On continue de tourner en rond en espérant un miracle ou une panne d’essence collective qui libérerait enfin les rues.Néné Sowwww.tract.sn