[BAD BUZZ] La TotalÉnergies CAN Maroc 2025 clashée par Xuman et Keyti (JT Rappé)

 Tract.sn – Voici une version courte, accessible, incarnée, pensée pour passer facilement dans les journaux, sites d’info et communiqués, tout en gardant le ton Xuman, les infos clés, et le contexte de la campagne. JT RAPPÉ – Campagne KICK POLLUTERS OUT Pourquoi nous interrogeons le sponsoring de Total à la CANPar Xuman – JT RAPPÉJe m’appelle Xuman. Avec le JT Rappé, je fais de l’information citoyenne en rap depuis plus de dix ans, pour rendre accessibles des sujets qui concernent directement nos vies. Dans le cadre de la campagne KICK POLLUTERS OUT, nous avons choisi de poser une question simple et légitime : que signifie le sponsoring de la Coupe d’Afrique des Nations par TotalEnergies ? La CAN est un événement majeur pour l’Afrique. Elle rassemble, elle inspire, elle porte des valeurs de jeunesse, de fierté et d’avenir. Justement pour cette raison, l’omniprésence d’une entreprise du pétrole et du gaz dans les stades et les retransmissions interroge. Le sponsoring sportif n’est jamais neutre : il associe une marque à des émotions positives, tout en éloignant le débat sur les impacts réels de ses activités. La campagne KICK POLLUTERS OUT vise à rendre visibles ces mécanismes de communication, souvent qualifiés de greenwashing, dans un contexte où l’Afrique est l’un des continents les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique. Cette campagne est portée collectivement avec des partenaires africains et internationaux, dont Magamba Network (Zimbabwe), Buni Media (Kenya), Greenpeace Afrique, ainsi que d’autres organisations, médias indépendants et artistes engagés sur le continent.Avec le JT Rappé, nous ne remettons pas en cause le football, ni la CAN, ni les supporters. Nous appelons simplement à un débat public honnête : le sport africain peut-il continuer à être financé et habillé par des entreprises dont le modèle repose encore largement sur les énergies fossiles ? Informer, questionner, donner les clés de compréhension au plus grand nombre : c’est le rôle que nous assumons. Xuman Journaliste-rappeur – JT Rappé Campagne KICK POLLUTERS OUT

[‘TRACT.SN’ fait sa ‘CAN’] Football au Sénégal : une équipe quasi prête pour la CAN 2025

Tract.sn – À quelques jours du coup d’envoi de la CAN 2025, l’équipe nationale sénégalaise n’entend pas rester les bras croisés, et compte regagner le premier rang du football africain. Deux ans après avoir été prématurément éliminés en huitièmes de finale face à la Côte d’Ivoire, les Lions sont de retour au Maroc, avec un effectif riche et un statut de favoris. Mais avant de pouvoir aspirer au titre, les Sénégalais devront passer un premier tour qui paraît assez compliqué, au sein d’un groupe où chaque adversaire possède des atouts non négligeables. Au stade Ibn Batouta situé à Tanger, ils devront se montrer à la hauteur, car leur parcours vers la victoire ne sera pas de tout repos.

Un premier tour contre des équipes de taille pour les Lions

Le Sénégal disputera ses trois matchs du premier tour à Tanger. Si le cadre semble idéal, le calendrier promet cependant des affrontements variés et spécialement mouvementés. Pour les Lions, le tournoi démarrera le 23 décembre prochain, au cours duquel ils s’opposeront à l’équipe du Botswana.Si jamais vous envisagez de parier sur l’une de ces deux équipes, pensez à le faire sur un site fiable, comme NetBet.fr, qui dispose d’une plateforme totalement sécurisée. Et il faut souligner que même si les Zèbres ne sont qu’à leur deuxième qualification depuis 2012, les Lions devraient se préparer en conséquence, car cette rencontre pourrait prendre un tournant inattendu. Voici un point à ne pas négliger au cas où vous seriez tenté de placer des mises sur ce duel.Lors du second match qui se tiendra le 27 décembre, le Sénégal affrontera la RD Congo, une équipe plutôt redoutable. Particulièrement confiants, après avoir vaincu le Cameroun et le Nigéria pendant les éliminatoires du Mondial 2026, les Léopards pourraient changer la donne. La RDC détient des éléments offensifs solides, que le Sénégal devrait craindre.Après cela, les Lions achèveront le premier tour contre le Bénin le 29 décembre. Bien que les Guépards aient déjà essuyé un échec face au Sénégal durant les présélections de la CAN 2023, ils ont, depuis, renforcé leurs jeux. Grâce à leur capacité et leur endurance, les joueurs béninois pourraient bien mettre la pression aux Sénégalais.En tout cas, quand bien même le groupe semblerait abordable pour le Sénégal, l’équipe a une longue route à parcourir avant de pouvoir s’en sortir. Entre la RDC qui évolue, le Bénin imprévisible et le Botswana, le Sénégal devra faire preuve d’un grand sérieux dès le début du tournoi s’il souhaite finir en tête et éviter une élimination précoce.

L’équipe du Sénégal affiche une sélection plutôt satisfaisante

Affichant l’un des effectifs les plus complets du continent, le Sénégal se rend au Maroc avec un mix entre joueurs tantôt expérimentés et matures, et tantôt jeunes et talentueux. À l’arrière, nous retrouvons Kalidou Koulibaly, le pilier incontesté de la défense, toujours solide et irréprochable dans l’engagement.Ce dernier s’entoure de Moussa Niakhaté, Ismaïl Jakobs ou encore de jeunes footballeurs, tels que Mamadou Sarr et El Hadji Malick Diouf, qui apportent de la fraîcheur et de la polyvalence. Cette sélection aurait pu être complétée avec de jeunes footballeurs prometteurs, comme Lassana Traoré, qui a dernièrement signé à Saint-Étienne.Dans les buts, Édouard Mendy reste jusqu’ici une valeur sûre. En milieu, Idrissa Gana Gueye se veut toujours indispensable, et cela n’est pas étonnant, étant donné son expérience et son volume de jeu. Il joue aux côtés d’une nouvelle génération brillante, incluant Pape Matar Sarr, Pape Gueye, sans oublier Mamadou Lamine Camara qui progresse à une vitesse impressionnante.À l’avant, le Sénégal peut se targuer de profiter d’une véritable armada. Malgré ses faibles performances en 2021, Sadio Mané demeure le leader technique de l’équipe. Autour de lui, les options sont multiples : Nicolas Jackson, Iliman Ndiaye, Habib Diallo, Boulaye Dia, Ibrahim Mbaye ou Assane Diao. C’est ainsi que se composera l’équipe sénégalaise à l’occasion de la CAN 2025. Si vous désirez connaître le calendrier officiel de la compétition, sachez qu’elle est déjà disponible.La rédaction / Tract.sn

Aminata Mbengue Ndiaye ‘s’assoie’ sur le Congrès du PS : ‘une forfaiture’ dénoncée par les frondeurs réformateurs d’IR/PS

Tract – Nous avons reçu à notre rédaction ce communiqué de l’IR/PS, frange frondeuse et réformatrice du PS sénégalais, qui ruent fort dans les brancards après le report sine die du Congrès du Partis socialiste, par son apparatchik en chef Aminata Mbengue Ndiaye. Ils dénoncent rien moins qu’une forfaiture. Lisez plutôt ? :COMMUNIQUÉ DE L’INITIATIVE POUR LA RÉFORME DU PARTI SOCIALISTE (IR/PS)Face à la forfaiture, l’impérieuse nécessité d’une résolution.La conclusion s’impose, irréfutable et accablante : le congrès de refondation, initialement reconvoqué pour ce mois de décembre après une première programmation, est ajourné. Cet ajournement sine die ne surprend que ceux qui persistaient à croire en la probité d’un processus dès l’origine vicié. Il sanctionne l’échec d’une entreprise caractérisée par une impréparation notoire et un manque de volonté politique flagrant, dont l’issue ne pouvait être que l’impasse.Le mécanisme de régénération a été détourné de sa finalité. La commission spéciale, instituée pour effectuer le travail de prospection, de réflexion et de propositions, s’est illégitimement dotée d’une mission jumelle, alimentant l’équivoque et la confusion des rôles. Mu en comité de relance des activités du Parti, il a ainsi marginalisé la mission primordiale que le bureau politique lui avait confiée pour calmer les ardeurs des militants et prolonger le dilatoire.Aux plénières incontournables, censées fonder un consensus éclairé autour d’une lettre de mission structurante, ont été préférées des orientations unilatérales approximatives, occultant les vrais problèmes. Les sous-commissions, toutes aussi illégitimes que la commission spéciale, ont été boycottées par les militants et livrées à elles-mêmes     . Elles ont œuvré la bride au cou sans orientation précise, illustrant un déficit d’organisation criant et volontaire dont le résultat improbable était une évidence.L’ajournement sine die, ainsi que la perspective autoritaire de reconvoquer l’assemblée sans l’aval du donneur d’ordre, le BP en l’occurrence, sont symptomatiques de l’état d’esprit des responsables actuels, plus attachés à un agenda apocryphe qu’au salut de l’institution.Les rumeurs se font plus insistantes : il se susurre même que des réglages sous terrains sont en cours afin de positionner quelques camarades dans une vaine perpétuation du statut quo de tous les risques. On évoque jusqu’à un appel du pied au pouvoir en place, préparant le terrain d’une distribution rétributive destinée à récompenser les fidèles et à châtier les anticonformistes.Cet ultime coup de force ne passera pas. Nous en redoutons le caractère létal ; il conduirait à la scission du parti et pourrait précipiter sa disparition.Devant cette dérive autocratique et cette forclusion de la démocratie interne, l’IRPS, dans l’exercice de sa pleine responsabilité, réactive sa mobilisation et annonce la reprise de ses actions.L’unique alternative sérieuse qui persiste exige d’engager sans délai des réformes profondes et courageuses.Aussi, dans les tous prochains jours, nous rendrons public un plan d’action exhaustif et opérant. Celui-ci, s’appuyant sur ce constat sans concession, définira les modalités concrètes pour exiger et obtenir :
  • Un renouvellement et un rajeunissement profond de la direction du parti, condition sine qua non de sa crédibilité.
  • Un remodelage des structures afin de les adapter à l’environnement nouveau et aux exigences du temps.
  • Une opposition résolue, en républicains, sans hésitation ni faiblesse, aux manœuvres de confiscation.
  • L’élaboration d’un nouveau projet de société, respectueux des valeurs de la social-démocratie et répondant aux enjeux économiques, sociaux, sociétaux actuels et futurs de notre Nation et de l’Afrique
  • L’émergence et l’affirmation d’un véritable leadership, assumant pleinement ses responsabilités et ses ambitions pour la conquête des cœurs de nos concitoyens 
  • Le lancement d’une stratégie d’accession à la magistrature suprême.
Le temps des avertissements est révolu. Face à l’obstination des appareils, seule une action collective, ferme et structurée peut préserver l’avenir. Notre légitimité émane de notre engagement militant et de notre attachement aux statuts ; nous la ferons valoir.L’IRPS appelle tous les camarades socialistes d’ici et de la diaspora à se mobiliser pour le salut de notre Illustre Institution.Signataires :L’Initiative pour la Réforme du Parti Socialiste.

Diplomatie ? Le Président Diomaye ne doit pas etre contredit par son Premier ministre

Par Souley Wade-Un pays, une ligne. Pour une présidence forte et assumée. Nous avons besoin d’un Président fort, pas dans le sens autoritaire, mais institutionnel. Un Président qui fixe un cap, assume la ligne stratégique, et donne à la politique étrangère la cohérence qu’elle exige. Dans un régime présidentiel comme le nôtre, le Chef de l’État ne peut pas être éclipsé, rattrapé ou contredit publiquement par son propre Premier ministre. Sinon, c’est toute la chaîne de commandement qui se fissure.L’épisode récent sur le dossier de la Guinée-Bissau en est la preuve éclatante : un PM qui va plus loin que la position officielle du Sénégal, au point de brouiller notre message extérieur. Aucun État sérieux ne peut tolérer deux voix concurrentes dans sa diplomatie. C’est un précédent dangereux, qui affaiblit la crédibilité du pays.Sans hiérarchie claire, on installe un duel de légitimités, on nourrit le désordre, et l’administration ne sait plus à qui se rallier. Deux têtes, deux lignes, deux egos : c’est le chaos assuré.Le Sénégal a besoin d’une direction assumée, d’un alignement clair, d’une cohérence durable. Un Président qui préside, un Premier ministre qui gouverne, dans le bon ordre. Pas l’inverse.Un Premier Ministre qui travaille pour le Sénégal, certes, mais sous l autorité et la direction du Président de la République.Au Président maintenant de prendre ses responsabilités.La fonction exige d’incarner pleinement l’autorité de l’état.L’efficacité managériale l’impose : la clarté du commandement est la première condition d’un État qui fonctionne.Et à ce niveau, les faux-semblants ne pardonnent pas.C’est au Président de s’assurer que chacun connaisse son périmètre, sono rôle et son rang, et qu’il y reste.À défaut, il doit agir. C’est sa responsabilité.Car sans cette discipline institutionnelle, il n’y a ni efficacité, ni cohérence, ni crédibilité.

Dialogue imaginaire : De ‘Diomaye mooy Sonko’ à ‘Diomaye moins Sonko’

QUAND SONKO MOOY DIOMAYE TEND VERS DIOMAYE « MOINS » SONKO (PAR LE PROF ABOU KANE)

J’ai l’impression que Sonko et Diomaye se comprennent mais n’ont pas les mêmes préoccupations pour le moment .

SONKO : Président, je dois prendre un vol, je reviens bientôt.

DIOMAYE : quoi ? tu as toujours dit que voler c’est pas bon. Tu veux prendre quoi ?

SONKO : Toi aussi, « prendre un vol » c’est prendre l’avion, tu dois le savoir tout de même !

DIOMAYE : Ah d’accord ! Mais j’ai déjà appuyé sur le bouton qui alerte la justice (que je vais recevoir) et l’armée. On va procéder à une restructuration pour être en sécurité.

SONKO : Pourquoi « restructuration » ? J’ai déjà dit qu’il n y aura pas de restructuration de la dette. Si c’est ce que le FMI veut, on ne le fera pas !

DIOMAYE : qui te parle de restructuration de la dette ? Je parle de la marche de l’Etat; je vais parallèlement restructurer la coalition.

SONKO : La marche de l’Etat ou de l’armée ? Je t’ai vu participer à la marche des militaires !

DIOMAYE : En tant que chef suprême des armées je peux le faire non ?

SONKO : Pourquoi tu amènes la cour suprême dans notre discussion ?

DIOMAYE : Non, j’ai dit « chef suprême des armées »; je n’ai pas dit « cour suprême ».

SONKO : c’est vraiment compliqué ! Écoute, je vais devoir prendre congé de toi pour ne pas rater mon vol; on en reparlera.

DIOMAYE : Mai tu avais déjà pris tes congés ! Si tu en prends encore il faut te reposer jusqu’en 2029.

SONKO : Non ! « prendre congé de toi » c’est une manière polie de te dire que je vais partir.

DIOMAYE : Ah d’accord ! je pense qu’il faudra qu’on parle le même langage pour éviter des divergences inutiles et sans fondement. Je pense tellement à 2029 !

SONKO : c’est parce que tu penses à 2029 qu’on ne parle plus le même langage ; celui de Pastef.

DIOMAYE : Pourtant je mets du Pastef dans tout ce que j’ai fait jusque-là. Pastef signifie « détermination » et je suis déterminé.

SONKO : Moi je parle du parti Pastef et toi tu me parles du mot « Pastef ». Tu as besoin d’une mise à jour ou d’un recyclage car tu oublies vite !

DIOMAYE : C’est vrai qu’au palais on te dit tout ce que tu dois faire et parfois on réfléchit pour toi alors que dans le parti tu réfléchis et tu fais parfois du mimétisme pour pouvoir échapper à certains adversaires.

SONKO : Qu’est-ce que Mimi Touré vient faire dans notre discussion ?

DIOMAYE : Non j’ai dit « mimétisme »; c’est le fait d’imiter ou si tu veux, le fait de montrer un visage qui n’est pas le tien pour te protéger des autres.

SONKO : D’accord, pourtant tu ne m’as pas imité alors que je t’ai bien dit que Sonko moy Diomaye. Je constate que tu veux faire du Diomaye « moins » Sonko ; c’est le signe (-) que tu veux utiliser pour aller sans moi.

A suivre…..

Dans tous les cas, il leur faudra beaucoup de Pastef (détermination) pour régler cette crise au sommet de l’Etat qui ne peut pas être sans conséquences sur l’économie et sur la stabilité du pays.

Pr Abou KANE
FASEG/UCAD

Casamance : le travail d’Aly Ngouille Ndiaye et du Khalife des Mourides devrait être salué par le régime Pastef

CHRONIQUE- Quand le pays s’agite, certains travaillent : et si on revenait à l’essentiel ? Cette semaine, le Sénégal a encore été pris dans une tempête politique. Partisans d’Ousmane Sonko contre partisans de Bassirou Diomaye Faye, sorties virulentes de responsables de PASTEF, répliques des proches du président, polémiques autour de Mimi Touré, Aïda Mbodj ou Abdourahmane Diouf…
Bref, un vacarme inutile qui n’aide personne.

Pendant ce temps, la vie est de plus en plus difficile. Les Sénégalais cherchent du souffle, pas du bruit.

Mais au milieu de ce tumulte, on parle encore de ce geste patriotique fort est venu de Casamance : la libération sans condition du Médecin-Lieutenant de l’armée sénégalaise, retenu depuis avril à Djignaki. Ce résultat n’a pas été obtenu par des discours agressifs, mais par le dialogue, la patience et le travail silencieux de plusieurs médiateurs.

Dans son communiqué du 12 novembre 2025, le MFDC/La Coalition remercie deux hommes notamment : Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, et Aly Ngouille Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur.
Ils ont travaillé loin des caméras, sans polémiques ni coups d’éclat. Leur action a permis la remise de l’officier au CICR et a rouvert un canal de discussion pour la paix en Casamance.
Mieux encore : les ailes dures du MFDC ont demandé officiellement au président Bassirou Diomaye Faye de confirmer Aly Ngouille Ndiaye comme médiateur national pour les futurs pourparlers. Une première historique.

Et pourtant, un fait dérange : jusqu’à présent, ni le président de la République ni le Premier ministre n’ont salué publiquement ce travail décisif.
Aucun mot officiel pour remercier le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.
Aucune déclaration pour reconnaître la médiation d’Aly Ngouille Ndiaye.

On peut les comprendre parce que la tension politique au sommet de l’État est telle que la sérénité semble absente. Les querelles internes, les attaques croisées et les luttes d’influence prennent le pas sur l’essentiel. Le pays souffre de cette atmosphère pesante, et cela se ressent jusque dans les décisions officielles.

Pourtant, il est temps de revenir à ce qui compte vraiment. Le Sénégal n’a pas besoin de divisions, mais d’apaisement. Pas de guerre de camps, mais de résultats.
Pas de cris, mais d’actes concrets.

L’exemple de Serigne Mountakha Mbacké et d’Aly Ngouille Ndiaye rappelle une vérité simple : c’est en travaillant beaucoup et en parlant peu que l’on sert véritablement la Nation.

Les responsables politiques doivent saluer et encourager ces démarches. C’est ainsi que le Sénégal retrouvera la paix, la sérénité et le sens des priorités.

Par Boubacar Kambel Dieng

‘Camarades Diomaye et Sonko, qui sera notre candidat en 2029 ?’

LETTRE OUVERTE – Nous sommes à peine à deux ans de la victoire et à trois ans de la fin du mandat présidentiel. 

Nous sommes confrontés à l’exigence du « redressement » des finances publiques dans la transition vers la souveraineté nationale. Les dégâts dont nous avons hérités doivent être réparés. Nous devons sur la base des lois et des institutions néocoloniales, en attendant une future révision constitutionnelle pour un régime parlementaire, satisfaire la demande sociale de reddition des comptes financiers et des crimes de sang. Le double jeu des institutions de Bretton Woods (FMI/BM/Agences de notation) a pour objet de nous imposer un diktat impérialiste libéral.

Voilà le contexte dans lequel surgit la contradiction secondaire entre le PR et le PM par ailleurs PR du parti; contradiction qui prend la forme visible de nominations contestées de deux représentantes de la Coalition, l’une venant du PS puis du PDS et l’autre de l’APR/BBY.

Accepter comme alliés des libéraux dans la lutte pour bouter hors du pouvoir la dictature néocoloniale de l’APR/BBY était une tactique juste pour affaiblir puis vaincre l’État hors la loi de l’APR/BBY.

Le parti est l’instrument stratégique de la conquête et de la préservation du pouvoir pour avancer résolument vers la souveraineté nationale et réaliser le moom sunu reew parce que doomu reew moy tabax reew. La tactique doit être et est au service de la stratégie.

Résoudre les inévitables contradictions secondaires et secondairement antagoniques qui vont jalonner notre longue marche est le moyen efficace de faire face victorieusement à la contradiction principale qui oppose notre camp souverainiste au camp néocolonial laquais de l’impérialisme.

Pour résoudre l’actuelle contradiction secondaire, il nous faut :

– écarter les deux nominations à la tête de la Coalition; 

– stopper l’actuel processus vers deux coalitions distinctes;

– nos deux camarades, PR et PM, doivent trouver sur ce point le compromis nécessaire en s’appuyant sur la médiation actuelle du BP;

– refaire revivre le parti comme entité fonctionnelle démocratique de la base au sommet, d’espaces de décisions démocratiques collégiales de la base au sommet et de liaison avec les masses populaires; 

– rétablir le primat du parti (stratégique) sur la coalition (tactique), donc la seconde doit démocratiquement être animée par le premier ;

– Dépersonnaliser les prises de positions pour ou contre un tel pour remettre le parti en tant que collectif organisé de la base au sommet au centre de la vie politique du pays.

A deux ans de la prise du pouvoir et à trois ans de la fin du mandat, nous n’avons aucun intérêt à la division et à une bataille prématurée sur l’élection présidentielle de 2029 :

– 2029 sera l’année où le peuple jugera notre bilan;

– QUI sera notre candidat en ce moment ? Cette question prématurée aujourd’hui, à défaut d’avoir été tranchée par notre candidat naturel empêché arbitrairement et illégalement pour 2024 et notre candidat désigné par le premier, devra trouver une réponse démocratique par le parti au moment approprié; 

– Halte aux propos outranciers visant l’un ou l’autre des camarades membres du parti, l’un PR et l’autre PM; d’ailleurs sur ce point remarquons que le PM et PR du parti n’a pas utilisé les mots « traître » ou « workat »;

– Faisons focus sur le redressement de la transition pour dé-néocoloniser l’appareil d’État néocolonial dont notre camp et notre parti souverainiste, panafricain ont hérité pour préparer efficacement la rupture et la transformation systémique à laquelle nous nous sommes engagés.

Tel est le chemin du dépassement de l’actuelle contradiction secondaire qui ne peut et ne doit diviser durablement notre parti, notre coalition, notre camp souverainiste.

Par Fodé Roland Diagne (France)

Festival des Grillades à Dakar : bis repetita en fin novembre 2025

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Les 29 et 30 novembre 2025, on se retrouve tous, entre Dakarois et hôtes étrangers vivant parmi au Sénégal (comme dirait le Président Senghor) sur l’Esplanade du Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Rose ? Ce sera un occasion unique pour vivre l’édition bis du Festival des Grillades de Dakar, qui s’installe pour de bon dans l’agenda culturel et gastronomique de la capitale sénégalaise, en persistant et signant pour ce grand retour, après l’édition de l’année dernière . Ce sera du 29 au 30 novembre 2025 , donc, Esplanade du Grand Théâtre, Dakar.


Désormais un rendez-vous culinaire et musical incontournable, le festival promet une édition riche en saveurs et sons. Stands pour gourmets gourmands, concerts live, animations musicales pour tous et ambiance conviviale, cet événement célèbre le plaisir de bien manger et de faire la fête ensemble.
Un week-end à ne pas manquer pour les amoureux des viandes, poulets et autres poissons passés au grill ou au feu de bois, dans le cœur battant de Dakar.

Papa Ousmane Diagne

Martin Faye, journaliste retraité : ‘L’Etat ne doit pas confondre régulation et répression’

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L’irruption des gendarmes dans le studio de 7tV, mardi soir, alors que Maïmouna Ndour Faye recevait en direct le journaliste Madiambal Diagne, en fuite en France et sous le coup d’un mandat d’arrêt international, continue de susciter de vives réactions dans le milieu médiatique. L’ancien journaliste de la RTS et formateur, Martin Faye, estime que cette intervention traduit un glissement inquiétant dans la gestion de la liberté de la presse au Sénégal.

Le décor était celui d’une émission ordinaire avant que la tension ne s’invite en direct. À peine quelques minutes après le début de l’entretien entre Maïmouna Ndour Faye et Madiambal Diagne, le signal de 7TV est brutalement coupé. La journaliste est interpellée et conduite à la Section de Recherches. Une scène inédite dans le paysage audiovisuel sénégalais, qui intervient en pleine tenue du Salon international des Médias africains à Dakar.

Pour Martin Faye, ce qui s’est passé dépasse le simple incident télévisuel. «Il faut distinguer deux choses : la responsabilité du média et celle de l’État. Si une chaîne invite une personne recherchée, cela soulève des questions déontologiques, mais cela ne justifie pas une descente de gendarmerie en plein direct. Ce n’est pas ainsi qu’on régule les médias dans un État de droit», a déclaré le formateur.

Selon lui, les autorités disposent de moyens légaux pour réagir sans recourir à la force. «Quand la gendarmerie interrompt une émission, elle envoie un message d’intimidation à toute la presse. Ce type d’intervention crée un précédent dangereux. Le gouvernement pouvait saisir le CNRA ou exiger un droit de réponse. Il ne devait pas s’arroger le pouvoir de censurer une émission en direct», a ajouté Martin Faye, dénonçant une forme de «réflexe autoritaire». Toutefois, l’ancien journaliste n’élude pas la part de responsabilité des médias. «Les journalistes ne sont pas au-dessus de la loi.

 Inviter une personne sous mandat d’arrêt exige prudence et rigueur. Le rôle du journaliste, ce n’est pas d’offrir une tribune à un fugitif, mais de contribuer à la manifestation de la vérité. Il faut contextualiser les propos, rappeler le statut judiciaire de l’invité et éviter toute complaisance», a-t-il reconnu. Mais pour lui, la réaction des autorités est restée largement disproportionnée. «On pouvait reprocher à 7TV un manquement déontologique, mais pas justifier une intervention armée dans une rédaction. Cela nous ramène à des pratiques que l’on croyait révolues», a regretté Martin Faye.

«LA LIBERTE DE LA PRESSE ET LA RESPONSABILITE JOURNALISTIQUE NE SONT PAS DES VALEURS OPPOSEES»

Abordant les critiques également adressées à la TFM pour la diffusion d’une émission jugée partisane quelques jours plus tôt, le formateur appelle à une approche équitable dans la régulation. «On ne peut pas avoir deux poids deux mesures : tolérer certaines dérives parce qu’elles viennent de médias proches du pouvoir et punir d’autres parce qu’elles paraissent gênantes. Si l’on veut une presse responsable, il faut d’abord un encadrement juste et cohérent», a-t-il souligné.

En conclusion, Martin Faye en appelle à la retenue de toutes les parties. «La liberté de la presse et la responsabilité journalistique ne sont pas des valeurs opposées. Elles se complètent. Mais l’État, lui, ne doit jamais confondre régulation et répression. C’est à ce prix seulement que notre démocratie pourra grandir.»

L’avocat Amadou Sall empêché par la gendarmerie de Ouakam de voir sa cliente journaliste et sommé de se soumettre à un alcootest

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L’Ordre des Avocats du Sénégal a vivement réagi, dans un communiqué daté du 30 octobre 2025, à l’interpellation controversée de Me El Hadji Amadou Sall survenue le 28 octobre dernier. L’avocat au Barreau du Sénégal « a été empêché d’exercer son office par des éléments de la brigade de gendarmerie de Ouakam, où il s’était présenté pour assister un client qui venait d’être interpellé et d’y être conduit », précise le texte signé par le Bâtonnier, Me Mbaye Sène.

Selon l’Ordre des Avocats, le père de l’avocat, « ces éléments des forces de défense et de sécurité lui ont exigé de subir un test d’alcoolémie pour pouvoir s’entretenir avec son client et exercer sa mission ». Une exigence que le Conseil qualifie de transgression flagrante des principes fondamentaux du droit.

Le communiqué rappelle avec force que « la défense est un droit absolu dans tous les états et à tous les degrés de la procédure », citant l’article 9 de la Constitution du Sénégal. Il souligne également l’article 5 du Règlement n°05/CM/UEMOA sur l’harmonisation des règles régissant la profession d’Avocat, qui stipule que « les Avocats assistent leurs clients dès leur interpellation, durant l’enquête préliminaire, dans les locaux de la police, de la gendarmerie, ou devant le parquet et qu’à ce stade, aucune lettre de constitution ne peut être exigée de l’Avocat ».

L’Ordre des Avocats considère que le traitement infligé à Me El Hadji Amadou Sall « vient s’ajouter à une transgression tout aussi flagrante de la loi commise, une fois encore, par des officiers et agents de police judiciaire ». Le Conseil dénonce cette situation comme une violation récente de l’article 6 du Règlement de l’UEMOA et de la Division des Investigations Criminelles.

Face à ce qu’il qualifie de « dérives graves et inquiétantes », l’Ordre des Avocats du Sénégal lance un appel solennel « au respect scrupuleux par les pouvoirs publics des droits de la défense et à la cessation immédiate et définitive de toute entrave à l’exercice de la profession d’avocat au Sénégal et aux droits et libertés accordés par la loi ».

Le communiqué se conclut par un avertissement : « Il reste attentif à l’observation des principes et règles de l’État de droit », signifiant ainsi la détermination de l’Ordre des Avocats à défendre les prérogatives de ses membres et, plus largement, à garantir le respect de la dignité de l’Avocat et des droits de la défense au Sénégal.