BLOQUÉ À L’AÉROPORT : Madiambal Diagne accuse le nouveau régime
Tract-Le journaliste Madiambal Diagne, candidat déclaré aux législatives de novembre s’est fendu d’un poste sur son compte X pour dénoncer une situation dont il a été victime ce jeudi à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Alors qu’il devait voyager, le journaliste dit être bloqué par la police à l’aéroport réclamant un passeport diplomatique.Madiambal connu pour ses sorties critiques envers les nouvelles autorités estime que des instructions ont été données à la police de l’aéroport pour lui retirer le passeport diplomatique, qu’il n’a pas.« Je voyage ce soir. Des instructions ont été données à la police de l’aéroport pour me retirer le passeport diplomatique. Je n’ai jamais possédé un tel document, pour bizarre que cela puisse paraître aux nouvelles autorités du pays. La police me fait poireauter pour vérification. Comment leur donner un document que je n’ai jamais eu ? Mon pays est drôle », a lancé le journaliste.Le patron du journal le quotidien de poursuivre : « La police doit quand même pouvoir voir dans ses machines que je n’ai jamais voyagé avec un passeport diplomatique. Franchement ce doit être élémentaire ».
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE VENDREDI 04 OCTOBRE
Tract-Découvrez les éphémérides du Sénégal de ce jour !• 4 Octobre 2023
En Malaisie, l’équipe nationale du Sénégal de football des malentendants est éliminée en demi-finale de la Coupe du Monde par celle de l’Ukraine aux tirs au but (7-8) après un match acharné qui s’est conclu sur un score de 1-1 à la fin du temps réglementaire. En matchs de poule, l’équipe coachée par Souleymane Bara FOMBA, championne d’Afrique en titre, a battu celles de l’Argentine (2-0), de l’Arabie Saoudite (3-0) et des États-Unis d’Amérique (1-0).• 4 Octobre 2022Ouverture à Dakar d’un séminaire régional sur le renforcement de la coopération judiciaire et policière dans la lutte contre le trafic de migrants et la traite des personnes. La rencontre a enregistré la participation de magistrats et de policiers venus de la Côte d’Ivoire, de l’Espagne, de la France, de la Gambie, de la Guinée, de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal.• 4 Octobre 2022L’explosion de la chaudière de l’usine Star industries située à Nébé, dans la commune de Tocky Gare (région de Diourbel), fait un bilan de 7 morts et 3 blessés.• 4 Octobre 2016
Lancement au Sénégal de la carte nationale d’identité biométrique des citoyens de la Communauté Economique Des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).• 4 Octobre 1962
Le capitaine Ahmet FALL est le premier officier nommé Directeur de la Gendarmerie Nationale. Il restera au poste jusqu’en juin 1964. Il a été succédé par le Commandant Tamsir BA.• 4 Octobre 1960Établissement des relations diplomatiques entre la République du Sénégal et l’Empire du Japon. Une ambassade du Japon au Sénégal, la première en Afrique subsaharienne francophone, sera ouverte en 1962.• 4 Octobre 1958Avènement de la Communauté franco-africaine qui compte le Sénégal parmi ses membres. Le Sénégal avait voté « oui » à 97,55% au référendum du 28 septembre 1958 proposé aux colonies françaises d’Afrique par le Général Charles DE GAULLE, Président du Conseil de gouvernement français,• 4 Octobre 1863Signature d’un traité rattachant au territoire colonial français le Ndiambour, le Saniakhor, l’Andal et le Baouar.• 4 Octobre 1768
Pierrre Louis DE RASTEL DE ROCHEBLAVE est nommé Gouverneur de Gorée et Dépendances. Il succède au capitaine Claude LE LARDEUX DE LA GASTIÈRE. En 1758, les Anglais avaient pris le Sénégal aux Français. A la faveur de traités signés à Paris le 10 février 1763 avec les Anglais les possessions françaises étaient réduites aux Antilles et à Saint-Pierre-et-Miquelon en Amérique, à l’île de Gorée en Afrique.
L’HOROSCOPE DE CE VENDREDI 04 OCTOBRE
Tract-Vient découvrir ton horoscope du jour !Bélier : une bonne nouvelle côté finances vous donne ou vous redonne le sourire !Taureau : fuyez la foule et les ragots. Recentrez-vous sur ce qui compte pour vous !Gémeaux : en multipliant les rencontres, vous liez connaissance avec des personnes que vous admirez !Cancer : de force ou de gré, vous vous occupez de vos enfants et de vos amours aussi !Lion : la communication est l’un de vos atouts, profitez-en, faites passer votre message !Vierge : vous vous rapprochez de certains, et vous prenez vos distances avec d’autres !Balance : vous luttez pour un travail, pour être écouté en famille, ça va s’arranger, patience !Scorpion : ne ruminez pas et gardez les yeux ouverts, c’est bientôt à votre tour de jouer !Sagittaire : une journée lumineuse ! Vivez la avec intensité, profitez-en !Capricorne : c’est du sérieux aujourd’hui, et vous êtes fin prêt. Et vous serez aidé !Verseau : peut-être attendez-vous trop de l’autre, au travail et dans votre vie privée ?Poissons : vous secourez volontiers les âmes en peine et on apprécie !
[GRAND TEXTE] Y.ND, 65 ans, devenu sixty-sexygénaire ce mardi 1er octobre, : ‘À Chaque Sénégalais, il y a son Youssou Ndour’; Voici le mien, lors de notre avant- dernière rencontre, il y a 10 ans, avant celle de 2023 (Par Ousseynou Nar Gueye)
Paru le 1er octobre 2024 dans Tract Hebdo, repris ce 4 octobre dans Tract.sn –La fois d’avant encore, je l’ai vu en février 2012 à l’hôtel Le NDiambour, alors qu’il voulait être candidat à la présidentielle et il m’avait dit lire mes tribunes sur l’élection wadisée, dans Seneweb, avec un grand enthousiasme et un important intérêt, me souriant de sa grande banane d’éternel jeune homme .Puis la fois d’avant, l’avant-dernière fois, nous nous vîmes le samedi 27 décembre 2014 avec Youssou Ndour, et prîmes une photo, avec moi, réprimant mon sourire à une blague.Youssou qui a été mon patron le plus emblématique. De janvier 2001 à début 2007, je fus son Responsable de Projets, Chargé du Copyright, de l’édition musicale, des relations avec le milieu des producteurs de musique , sherpa spécial en direction d’El Hadj Ndiaye (PCS 2000 ),et de Mamadou Konté, les grands fauves. Et aussi, j’étais chargé du projet de création d’une école des métiers techniques de la musique en coopération avec la ville d’Issoudun en France (Youssoudun?), Secrétaire Général de « l’association des activités du festival de musique DK 24 » dont Youssou Ndour était Président; association non dissoute à date de 2024…. J’ai créé l’acronyme CIPEPS asso des producteurs de musique, nommément Coalition Interprofessionnelle des Producteurs et Éditeurs Phonographiques du Senegal, en 2004-2005, en ai écrit les statuts et l’ai faire entrer au Conseil National du Patronat du Sénégal (CNP) en 2007.Lamine Fall, qui m’appelle Maître et Mentor (et son ami Dave me nomme..le Gourou, lol), en est aujourd’hui et de tout temps le Secrétaire Permanent de cette Cipeps là , en 2024, et ce depuis 2006, au sein du CNP.La création de la CIPEPS matérialise la « volonté politique » de Youssou de pacifier l’espace sénégalais de la production musicale, notamment dans ses rapports d’alors avec El Hadj Ndiaye, qui étaient exécrables (Ndiaye et sa Pyramide Culturelle du Sénégal bénéficiant d’un important soutien financier et logistique des Présidents Diouf puis Wade, ce que Y. ND n’avait pas)… et avec feu Mamadou Konté (repose en paix, Mamadou… »Mamadou m’a dit »…), qui étaient empreints de jalousie fielleuse de la part de ce dernier, sans vouloir offenser sa mémoire.« A chaque Sénégalais, il y a son Youssou Ndour ». Ce 1er octobre 2024, il célèbre ses 65 ans, en route vers 66. Route 66, comme aux USA. 66 comme tant d’incantations de chapelets rituels en Islam.J’ai vendu un concert de Youssou Ndour aux Nations Unies sous le SG de l’ONU Ban Ki Moon,ce qui m’a valu mon premier voyage aux USA en 2004. Avec Mbacké Dioum, en diatigui cornaqueur à New York au Sofitel (celui là même où survint l’affaire DSK) où passa me visiter mon frère d’armes Ibou Wade, mangeai un soupou kandia d’anthologie venu de Harlem et où je résidais à plus de 20 étages au dessus du sol à quelques pas de Time Square, Mbacké Dioum donc nous parla de la rumeur positive enflante sur le talent d’un certain Akon; rappeur US d’origine Thiam sénégalaise. Encore inconnu en Afrique.Mon premier visa américain de 10 ans en 2003 donc. New-York où je partis en rdv avec EMI Music et Sony Music, et avec la réalisatrice de cinéma et productrice Elizabeth Chai Vasarhelyi, reçue quelques mois plus tôt à Dakar à mon bureau des Almadies et à mon domicile de la Cité des Magistrats aux Mamelles, avec son époux blond et preneur de vues.Vasarhelyi, dont j’ai supervisé le montage juridique du (projet de) film documentaire de 102 minutes, « Youssou Ndour : I bring What I Love », finalement sorti en 2008, un an après mon départ de chez la « Youssou Ndour Family Business ».Un documentaire produit par 57th & Irving Productions : En 2005-2006, Elizabeth Chai Vasarhelyi suit la tournée de Youssou N’Dour, classé parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde par le Time Magazine l’année suivante. On le connaissait jusque-là comme porte-voix de l’Afrique. Il devient alors porte-parole de l’Islam, une religion qu’il veut faire exister aux yeux du monde occidental au-delà de l’intégrisme. Intégrant une dimension sacrée à sa musique, il propage un message de tolérance fédérateur qui trouvera des détracteurs dans son pays, où il est pourtant extrêmement populaire. Le film promeut ce message tout en nous embarquant dans la vie de la tournée, rythmée par l’expression si riche des chansons de Youssou Ndour, dans la lignée des plus grands griots.Résumé de ce premier film documentaire long-métrage d’Elizabeth Chai Vasarhelyi ? « Au point culminant de sa carrière, Youssou N’Dour a décidé de composer “Egypt”, un album religieux dédié à une vision tolérante de l’Islam, enregistré au Caire avec l’orchestre de Fathy Salama. C’est une période critique et un tournant dans la carrière de Youssou. Son courageux message musical a été chaleureusement accueilli dans les pays occidentaux, mais a créé de sérieuses polémiques au Sénégal. Pendant plus de deux ans, la réalisatrice Elizabeth Chai Vasarhelyi a suivi Youssou N’Dour à travers le monde, le filmant en concert mais aussi dans des moments plus intimes avec sa famille et son entourage. “I Bring What I Love” est le recueil d’un voyage difficile. Youssou y a assumé sa démarche, se posant en voix d’espoir », dans un monde qui sortait de la guerre américaine en Irak.Je fus ainsi Coordonnateur des 4 managers internationaux de Youssou Ndour. Incluant Thomas Rome, manager américain de Youssou et avocat new yorkais, qui prendra ma suite dans ce rôle de coordonnateur en 2007. Thomas Rome m’appelait « Mazarin ». Incluant aussi Michelle Lahana La Gazelle pour la France; Mady Dramé pour l’Afrique, et son manager pour le Royaume-Uni.J’ai finalisé la convention de partenariat avec le Africa Festival de Würzburg en Bavière allemande, où je me suis rendu .Mon DESS Mastère en politiques culturelles et gestion des Arts option politiques culturelles internationales m’a préparé à ce rôle, auprès de Y.ND. Obtenu en 1999, sous la houlette de ma directrice de mémoire, aussi stricte que belle et maternelle : Brigitte Remer.Hasard ou signe du destin : en 2007, mon poulain Lamine Fall la rencontre à Alexandrie en Egypte où Brigitte Remer est devenue directrice du Centre Culturel français. J’avais soutenu Lamine à partir pour l’université Léopold Sédar Senghor, mise en place par l’Organisation de la Francophonie (OIF) à Alexandrie. Pour y passer un diplôme en gestion culturelle, validant ses acquis de manager d’artiste, Lamine Fall, historique manager d’Alioune Mbaye Der, dirige la Sarl OSCAR depuis 10 ans (gestion d’accès événementiels. Et enfin, nous avons partagé le projet d’accompagnement fourni à l’AMAA (Association des managers et Agents d’Artistes du Senegal), financé par l’ADEPME et le 3FPT (2021 – 2022) où Lamine a été un excellent formateur.Mes quatre années antérieures, de 1995 à 1998, comme directeur de l’Alliance française de Saint-Louis, m’ont aussi préparé à ce rôle d’ingénierie culturelle auprès de l’immense Youssou Ndour (Kaar Kaar, machallah…).A Saint-Louis, je m’attelais, entre autres, à organiser la Fête de la Musique quand les représentants locaux du ministère de la Culture avaient fait défaut. Avec l’appui de la Gouvernance de Saint-Louis et de la Radio de Teranga FM (notamment de Ben Makhtar Diop, mais aussi de Golbert Alioune Badara Diagne). Teranga FM où j’eus une émission hebdomadaire pendant mes années Ndar-Ndar, D’are D’art : « Francophonie au bout des Ondes ».En janvier 2021, ce sont les initiales Y.ND (wolofisées en Waiyyendi) qui composent le titre du premier de mes deux romans, le second, sorti en décembre 2023, étant « Immeuble Nal, Douala ».La dernière fois que j’ai vu Youssou Ndour ? En mai 2023, à l’ancien palais de justice à son Forafricc (Forum Africain des Industries Créatives et Culturelles) où j’ai été paneliste invité par la Fondation Youssou Ndour pour les industries culturelles et créatives , FYNICC. J’y ai ete panéliste sur un thème des enjeux du numérique sur la création et les arts. Panel partagé avec mon ami et frère l’avocat Maître Sylvain Sankale , et avec ma soeur Ngone Ndour, PCA re-redoublante de la SODAV. Un panel modéré par Maître Nafissatou Tine , avocate et PDG à Bruxelles de Sunulex. La fille d’ Alioune Tine, lequel était assis au premier rang, ce jour-là.Youssou, et Aby Ndour étaient aussi aux premiers rangs.L’occasion pour moi de lui taper la bise et de saluer son époux.Plus tard, dans l’imposant hall de l’ancien Palais de Justice de Dakar qui accueille le FORAFRICC , je serre la main pèle- mêle, aux tontons flingueurs de la Youssou Ndour Family and Team : le toujours souriant Mara Dieng, le Bastos toujours jeune Mbaye Dieye Faye (né lui aussi le 1er octobre comme Youssou Ndour, mais un an plus tard, en 1959), Saint-Louis Mané, binôme stellaire de Youssou; le volcanique petit-frère -à-vie Bouba Ndour, directeur des programmes de la TFM; l’encostumé éternellement encravaté Kamou Seck, chef de protocole…Lors de mon panel, ma vieille branche Bernard Vershueren de Creative Africa est au fond de la salle : ce fils adoptif du deuxième plus grand acteur sénégalais après feu Douta Seck et avant feu Ousseynou Diop (« l’homosexuel » du film Touki Bouki): feu James Campbell né Badiane.« Joyeux Happyversaire ! » encore, au nom de tous nos Tractonautes , à l’iconique Kor Aïda Sans Pagne (ou champagne? on ne le saura jamais) Coulibaly, Youssou « Ennnn’ ddouuur ».Qui est l’un des 5 noms les plus connus du Sénégal depuis 40 ans. Sans discontinuer. Soit depuis 1984 qu’il a fait irruption sur la scène internationale, parmi les plus connues comme équivalent du Sénégal, quand vous rencontrerez des étrangers chez eux.Youssou qui depuis 1974, a été le subconscient artistique et musical des Sénégalais, qui adorent le mbalakh et les ballades folk . Alors que l’opposant Abdoulaye Wade fut leur subconscient et l’impensé politique de 1974 à 2000.Depuis Wade, Diouf, Macky , sont passés. Nous en sommes à PR Diomaye Faye maintenant.Reste dans la postérité des noms qui sonnent égaux au nom du Sénégal ailleurs dans le monde : Senghor, Wasis Diop, le footeux El Hadj Diouf, Diomaye et toujours et encore : …Youssou Ndour.Gâteau d’anniversaire pour tous !
Avec l’interprète de la chanson « Juum » : nit ku dul juum amuul.65 ans? Waouh! Bès bu déllusi moo néx..Ça ne rajeunit personne. J’ai moi-même 52 ans. Li maa wèèsu dey delussé, mèlni sèètu….Au maroquin de la Culture qu’a occupé difficultueusement Youssou, il faut tout de même nommer un homme ou une femme de Culture; et non un fonctionnaire ou un enseignant de la Culture.Et je ne désespère pas d’être nommé un jour ministre de la Culture, des industries culturelles et créatives, du patrimoine, de la Communication et de l’éducation populaire, de mon pays le Sénégal; sous ce « Diomayat » 2024-2029, pourquoi pas?Ou plus assurément (kaar kaar..), sous un prochain « Birimat »,inch’Allah, de 2029 à 2034, quinquennat de mon leader de parti (UDP Kiraay), mon grand frère et tête de liste de la Coalition Pôle Alternatif 3ème Voie, Birima Mangara, pour les Législ’Hâtives du 17 novembre 2024.Mon courant de pensée politique au sein de UDP Kiraay de mon frère l’ex Ministre au Budget (2014-2019) Birima Mangara est : Options Nouvelles Générations (O.N.G) – Woorna Niu Gérer, en wolof.Yallah baakhna. Même si, » bu nieup khamé foo jeum, doo fa massa ègg…. » (vous la connaissez hein, celle-là !).Yalna Yallah dooli sütüra, à tous les muñkat, que nous sommes et que nous nous efforçons de rester, jour après jour, Sisyphe remontant toujours notre rocher vers le haut de la montagne. Tout ce qui monte finit par converger.Ousseynou Nar Gueye
Directeur Général de Tract.sn et de Tract Hebdo, d’ Axes & Cibles Com et de Global Com International
[INTERVIEW] Paul ENOKA: ‘La littérature représente l’espoir du monde’
Tract – Entretien avec Ferdinand Paul ENOKA Egyptologue, historien, journaliste et écrivain. Il a récemment publié «Les ombres lumineuses».
Présentez-vous à nos lecteursJe suis Ferdinand Paul Enoka, Egyptologue, historien et Journaliste. Je suis née à Yaoundé en 1978 et j’y ai grandi. J’ai fait mes études maternelles et primaires à l’Ecole Publique Départementale sis à côté de l’EMIA (Ecole Militaire Inter Armes). Le Lycée, je l’ai fait tour à tour au Collège Bilingue d’Application qui est par la suite devenu Lycée Bilingue d’Application. Ensuite, je suis allé à Sangmélima où j’ai fait et raté le Bac. C’est ainsi que je fus envoyé à Maroua par le biais de ma grande sœur au Lycée Classique de Maroua. C’est dans cet établissement que je vais obtenir mon Bac et revenir à Yaoundé pour faire l’université.J’ai donc fait un parcours d’histoire générale d’abord puis, je me suis spécialisé en égyptologie, une branche de savoir assez pointue et ardue dans le but d’étudier les humanités classiques africaines. En effet, jusqu’à la fin des années 1990, l’université camerounaise comme bien d’autres en Afrique n’accordait pas une place sérieuse à l’histoire ancienne du Cameroun et de l’Afrique. La décision des autorités camerounaises d’ouvrir cette spécialisation suite aux multiples visites de Cheikh Anta Diop à Yaoundé va me donner l’occasion d’aller en profondeur dans notre histoire.Par la suite, j’ai étudié le Journalisme à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication ESSTIC. J’en suis sorti nanti d’une maîtrise en Journalisme. J’ai également été étudiant pendant une année à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) où j’ai étudié la finance. Enfin, j’ai fait deux années à l’Académie de Droit Constitutionnel en Afrique où j’ai étudié auprès des grands maîtres, les constitutions, les élections et les problématiques de la citoyenneté.J’ai aussi embrassé une carrière d’enseignant d’abord au lycée et ensuite à l’Université de Maroua où j’exerce depuis bientôt 14 ans.Historien, vous avez décidé de vous lancer en littérature avec « Les ombres lumineuses » (2024). Pourquoi ?En réalité, je suis un passionné des belles lettres depuis ma prime enfance. Je crois que je l’ai hérité de mon père qui était un lecteur invétéré. Vous savez, quand je suis née, la télé n’existait pas encore au Cameroun. Et quand, en 1985, elle est arrivée, très peu de camerounais pouvaient se permettre le luxe de l’avoir. Donc, la lecture renfermait à la fois la distraction et le savoir.Par conséquent, j’avais lu avant d’entrer à l’université les ouvres de Victor Hugo, voltaire, Rousseau, Baudelaire etc. pour les classiques européens. Pour l’Afrique, j’avais lu Mongo Beti (particulièrement main basse sur le Cameroun, ville cruelle et mission terminée), le Vieux nègre et la médaille de Ferdinand Oyono, les Bimanes du vénérable Séverin Cécile Abéga, Cahiers d’un retour au pays Natal de l’immense Césaire, hosties noires du génie Léopold Sédar Senghor et l’enfant noir de Camara Laye pour ne citer que ces grands noms.Au moment de m’inscrire à l’université, je voulais faire soit la poésie, soit l’histoire. Il se trouve qu’a la séance d’orientation, on m’informa qu’il n’existait pas une filière poésie. Je décidai alors de m’inscrire en histoire. Tout ceci pour dire que la littérature a toujours été en moi. En faisant des études d’histoire, je ne m’en suis d’ailleurs pas trop éloigné. Quand vous faite de l’histoire, vous vous retrouvez à lire des romans et des poèmes engagés qui ont contribué parfois à donner naissance à des révolutions.Enfin, je suis né dans une famille de poète et poétesse dans la pure tradition bantoue. Et ici, littérature et histoire sont souvent indissociables. Voilà en quelques mots comment l’égyptologue et historien que je suis s’est retrouvé dans la littérature. En fait, j’y suis né.Les ombres lumineuses se pose comme une poésie-souvenirs. Une sorte d’extensions artificielles de votre mémoire. Une somme de textes écrits et publié 25 ans plus tard. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Quel est a été le déclic de cette publication ?En fait, le poète écrit en général ses sensibilités, ses rêves, ses aspirations. Le poète est généralement confronté au monde qui est le sien et à celui dans lequel il vit. Il en ressort donc naturellement une interpénétration entre le réel poétisée que vous qualifiez de poésie-souvenir et une création purement imaginaire dans laquelle il met une intensité esthétique, lyrique, pathétique… selon ce qu’il veut exprimer.Il se trouve donc que les hasards de la vie m’ont fait témoins d’événements capitaux heureux et malheureux que j’ai consigné dans le genre poétique. C’est par exemple la catastrophe de Nsam dans laquelle j’ai vu des amis d’enfance disparaitre, carbonisés par des flammes. C’est particulièrement le cas des frères Akassou et Ntsama (frères cadets de Chantal Ayissi, Ayissi Le Duc, famille très connue au Cameroun). De même, suite au triomphe des Lions Indomptables à Sydney, au bout de la nuit du 30 septembre 2000, et devant la liesse populaire, proche de l’hystérie qui s’en était suivie en cassant toutes les considérations tribales qui fleurissent souvent dans notre pays, je décidais d’écrire la danse des félins. Une ode aux Lions Indomptables, patrimoine national du Cameroun.J’ai donc écrit à la fois suivant des évènements historiques identifiables et suivant les rêves qui trottaient dans ma tête. Pourquoi avoir attendu 25 ans pour les publier ? question difficile. Il se trouve que je n’étais pas certain que le temps fût arrivé d’une part, et d’autre part, je souhaitais les publier dans une maison d’édition sérieuse, susceptible de me donner un travail de qualité et un bon accompagnement. Il m’est donc arrivé de les relire durant cette période et d’apporter quelques modifications qui me semblaient nécessaires. Ce sont toutes ces contingences qui peuvent expliquer cette longue maturation.
Le goût de conter poétiquement les faits et aventures tant réels qu’imaginaires, caractéristique de votre écriture littéraire, tire-t-il sa source de votre formation d’enseignant d’histoire ?(rire) Comment le savoir par moi-même ? Cela peut être possible. Mais, je ne me suis pas toujours mis consciemment dans le costume de l’historien quand j’écrit un poème. Mais, les critiques littéraires que vous êtes avez la capacité de déceler le subconscient probable d’un auteur. Toutefois, je note que j’appartiens à une génération où l’instinct dans l’écriture a souvent prédominé. Cet instinct a pu être influencé par bien de lectures. J’ai par exemple aimé hosties noires et femme noire de Senghor, les souffles de Birago Diop, l’albatros de Baudelaire, les passantes de Brassens, Demain, dès l’aube du grand Victor Hugo… forcément, ça laisse des traces.Donc, ces exemples de grands poètes que j’ai pris révèlent à chaque fois une mise en scène poétisée d’histoires parfois vécues. Mais, derrière l’histoire qui, en fin de compte est la plus grande inspiratrice de la littérature, il y a la magie du poète qui tente d’exprimer et de traduire par les mots et au-delà deux ; car le mot va souvent plus loin que ce qu’il est ou dit, les réalités de la vie.Donc la réponse à votre question, bien difficile du reste, peu être oui et non. Mais, ce qui est certain est que l’histoire reste la matrice qui permet au poète de créer des sensibilités, des émotions quasis divines.Comment qualifieriez-vous votre recueil « Les ombres lumineuses » ?Je ne sais si vous voulez savoir pourquoi je l’ai qualifié de « Les ombres lumineuses » ou comment je le qualifie dans le sens d’une appréciation. Devant cette ambiguïté, je préfère prendre les deux bouts.Pourquoi je l’ai qualifié « les ombres lumineuses », c’est précisément parce que la trame des poèmes montre bien que l’ombre, le chaos, la destruction et toutes les autres déceptions et malheurs qui nous environnent sont paradoxalement la source de laquelle jaillit la lumière.Il y a un poème que j’ai intitulé la maladie. Je l’ai écrit à un moment où ma santé était critique. J’ai pu voir de cette souffrance qui sont vraiment ceux qui tiennent à moi. En fait, dans la souffrance, vos relations s’amoindrissent parfois de manière incroyable. Toutefois, cette situation vous ouvre à de nouvelles réalités plus heureuses. Vous voyez le monde et les gens différemment. Cette histoire qui est mienne est aussi l’histoire de milliers de personnes. C’est donc cette universalité qui lui donne de la valeur.Pour le deuxième volet, j’ai voulu écrire un texte qui remette l’homme au centre des intérêts de la vie. Comme vous le savez, le matérialisme issu du capitalisme ronge chaque jour ce qui fait que l’homme soi homme en tant qu’humain. Or, au vu des guerres qu’on crée désormais pour s’enrichir ou simplement pour montrer sa puissance, au vu de ces enfants abandonnés dans la rue et qui deviennent des poisons sociaux comme le phénomène des microbes, au vu des féminicides qui vont grandissant, au vu de l’instrumentalisation de Dieu etc., j’ai pensé qu’il fallait proposer un discours qui renforce l’idéal de l’humain qui au fond, n’aspire qu’à la paix, à la quiétude et au bonheur. Voilà comment je qualifie les ombres lumineuses. Je veux dire, une tentative de faire germer des humains humanisés.Des projets d’écriture, notamment littéraires, en cours ?Oui, il y a une pièce de théâtre qui est en cours de rédaction. J’espère que des dramaturges lui donneront un bel écho. Il y a aussi une nouvelle qui est en chantier. Une sorte de fresque de scènes de vie autour du personnage de Mama Jeannine et un roman autobiographique sur le personnage d’Obaki. Je ne peux en dire plus pour l’instant. Mais, j’espère qu’ils seront bien accueillis par les critiques.Que représente la littérature pour vous ?Pour moi, la littérature représente l’espoir du monde. Elle représente la perpétuation du génie humain, sa capacité à créer, à fabriquer des imaginaires qui vont nourrir les racines de la vie. Aujourd’hui où on fait l’éloge sans réserve de l’intelligence artificielle, il y a bien lieu de s’inquiéter de l’avenir de la littérature. Si une machine, sous vos instructions peut vous écrire un poème, un roman ou même peindre un tableau, vous voyez que la capacité créatrice de l’homme diminuera au point de s’éteindre.Je ne suis pas entrain de dire que l’Intelligence artificielle est mauvaise dans l’absolue. Mais, pour les consommateurs de technologies que nous sommes, pour les mondialisés que nous sommes, nous Africains, il y a bien un autre piège que les mondialisateurs nous tendent subtilement au nom du progrès de la science.Voilà pourquoi il faut encourager la lecture et l’écriture afin que nous soyons maître de nous-mêmes. De ce point de vue, la littérature représente la clé de notre rédemption dans le monde. Vous savez, il y a un discours en Afrique aujourd’hui qui a décrété l’inutilité des disciplines comme la philosophie, la littérature et la poésie qui en est la forme les plus subliminale. On veut fabriquer des outils, on veut des machines, on veut ce qui est utile de manière plus pratique. Mais quand on les aura fabriqués, à quoi cela servira si l’on n’a pas pensé à comment les utiliser ? A quoi cela servira si l’on n’y a pas travaillé une morale, une éthique et même une spiritualité pour ne pas transformer ces outils en monstre ? Ces questions à elles seules suffisent à dire combien restera utile la littérature en tant qu’arme de remise en question de l’homme.En ce début de siècle particulièrement agitée (crises : climatiques, politiques, idéologique etc.) quelle est la place de l’historien et celle de l’écrivain ?Vous avez raison de dire que ce début de siècle est particulièrement agité. Il est même très inquiétant au regard de ce que vous avez évoqué dans votre question. Pourtant, à y regarder de près, ces crises ne sont pas nouvelles. C’est peut-être parce qu’on oublie très souvent l’histoire qu’elles se répètent.L’histoire est la mémoire des peuples. C’est le repère des nations, c’est la boussole qui permet d’avancer en évitant de commettre les erreurs du passé. A chaque fois qu’on a ignoré l’histoire ou qu’on l’a piétiné, on a retrouvé ses pièges dans le futur. C’est donc dire que l’historien à un travail énorme. Les historiens travaillent d’ailleurs beaucoup dans ce sens. Le problème se situe d’après moi à deus niveaux. D’abord, les politiques chez nous ne semblent pas avoir pris la mesure de l’importance de l’historien dans nos sociétés. La preuve, il n’existe même pas une histoire générale du Cameroun. Je souligne ici que ce n’est pas faute de l’engagement des historiens. Il y a que comme dans tous les pays qui se respectent, des projets de ce calibre sont portés par l’Etat car, ils lui servent à bien gouverner.Pour ce qui est de l’écrivain, il est aussi une sorte d’historien dans la mesure où, très souvent, il raconte son temps en tant que témoin. Le vieux nègre et la médaille d’Oyono par exemple est certes une peinture d’une époque mais cette ouvre questionne jusqu’aujourd’hui les problématiques de récompense ou de reconnaissance de l’Etat ainsi que les fantasmes que ces médailles suscitent. L’écrivain invite donc à réfléchir en permanence sur hier, aujourd’hui et demain.Propos recueillis par Baltazar ATANGANAnoahatango@yahoo.caCAVE DU TRIBUNAL DE DAKAR : Des nouvelles de Bougane, Yerim Seck et Kader Dia
Tract-Cheikh Yérim Seck, Bougane Gueye Dany et Kader Dia sont actuellement au Tribunal de Dakar. Ils ont tous été déférés dans la matinée de ce jeudi.Comme annoncé, Bougane Gueye Dany, qui a été placé en garde à vue depuis hier, a été conduit au palais de Justice de Dakar où il devra faire face au procureur. Le leader de « Gueum sa bop » est arrivé vers 11 heures au Tribunal de Dakar où l’attendaient ses avocats et militants.Cheikh Yérim Seck aussi est à la cave du Tribunal de Dakar. Il devrait faire face au procureur vers 16 heures selon Me Wélé son avocat. Il est poursuivi pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.Le dossier de Kader Dia, après deux retours de parquet, risque d’aller en instruction. Son avocat Me Elhadj Diop a révélé qu’il attend de voir quel Juge d’instruction va entendre leur client pour être fixé sur l’heure de l’audition, rapporte la Rfm.
SECTION DES RECHERCHES : Thierno Alassane Sall convoqué ce jeudi
Tract-Le leader du parti République des valeurs est convoqué ce jeudi à 11 heures à la Section de recherches de la Caserne Samba Diery Diallo, pour une audition dans le cadre d’une plainte dans l’affaire ONAS, selon PressAfrik.Rappelons que l’ancien parlementaire avait saisi les autorités judiciaires après le limogeage de Cheikh Dieng, ancien directeur de l’ONASIl avait mandaté, au bureau du Procureur de la République, un de ses conseillers juridiques, accompagné d’une Responsable de son parti pour déposer la plainte. Selon TAS, les accusations et contre accusations entre Cheikh Dieng et le ministre Cheikh Tidiane Dièye doivent être élucidées.
MOMAR DIONGUE NOMMÉ DIRECTEUR DE L’AGENCE DE PRESSE SÉNÉGALAISE
Tract-Le journaliste Momar Diongue vient d’être porté à la tête de l’agence de presse sénégalaise (APS) en remplacement de Thierno Amadou Sy.Par décret présidentiel de ce mercredi l’ancien rédacteur en chef de Nouvel Horizon a, désormais les rênes de l’agence.« Monsieur Momar Diongue, Journaliste, titulaire d’une maitrise en Lettres Modernes est nommé Directeur de l’Agence de Presse Sénégalaise, en remplacement de Monsieur Thierno Amadou SY », renseigne le communiqué du Conseil des ministres.
DIPLOMATIE : Le Président Diomaye Faye annoncé en Turquie le 31 octobre
Tract-Sur invitation du Chef de l’État turc Recep Tayyib Erdogann, le président de la République Bassirou Diomaye Faye se rendra en Turquie le 31 octobre prochain pour sa première visite officielle.Cette visite rapporte l’APS, était au menu de la réunion de la troisième session de consultation politique entre le Sénégal et la Turquie.Les deux délégations se sont rencontrées au siège du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères à Dakar.
CNRA : Mamadou Oumar Ndiaye remplace Babacar Diagne
Tract-La nouvelle vient de tomber, Mamadou Oumar Ndiaye, MON pour les intimes prend les commandes du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) en remplacement de Babacar Diagne.Le décret de nomination a été signé ce mercredi par le président de la République Bassirou Diomaye Faye et rendu publique dans le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi.« Monsieur Mamadou Oumar NDIAYE, Journaliste, est nommé Président du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel, Poste Vacant », renseigne le document.


