[TRIBUNE] Barça ou Barzakh, ou le jeu de roulette russe de la jeunesse riveraine de la côte (Par Aliou Ndour)

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Tract – Les plus belles villas à Bargny, de Wakhandé, en descendant au sud vers la mer de Missirah Diamalaye et en remontant au nord ouest de Médinatoul Mounawara, OM, Inter, Castors 3, ont été construites par des personnes qui n’ont jamais émigré, ni quitté Deukeu Row Réwoum Téranga ! 

 Alors vouloir vaille que vaille emprunter les voies périlleuses du désert, de l’océan ou le chemin du Nicaragua pour aller trouver une fortune hypothétique outre Atlantique ; cela est une véritable hérésie. Peut-on forcer le destin tracé en tant que croyant ? L’année dernière le malheur s’était abattu à Bargny avec la pirogue de wadène toujours portée disparue à son bord 275 jeunes personnes dit on ! Des jeunes proches connus sont morts noyés dans les eaux salines de la grande bleue avec la complicité de parents naïfs en amont qui les encouragent ; nous les côtoyions tous les jours à la plage ou dans la rue jamais trop malheureux, ni déprimés avant la tentation de l’aventure périlleuse comme un jeu de roulette russe. Quelle est donc cette folie soudaine générale exacerbée par les vidéos postées par ceux qui sont arrivés à bon port ; parqués dans des centres d’accueil, souvent dans des conditions rudes avant d’être acheminés dans les grandes exploitations agricoles où ils sont sous payés. La réussite vaut-elle tout ce sacrifice, hélas non ! D’après certaines statistiques de l’OIM 63 MILLE personnes ont péri en mer entre 2014-2023 pour rallier l’Europe, d’autres dans le désert et mêmes des clandestins jeunes subsahariens, vendus comme esclaves en Libye ! Jeunes Sénégalais réfléchissons et voyons quelles activités génératrices de revenus pouvons nous initier et évitons les aventures dangereuses comme l’émigration par la mer.
Des villas à Bargny Les propriétaires n’ont jamais émigré !!!
Pour moi la seule arme de dissuasion réprimer sévèrement convoyeurs et candidats à l’émigration clandestine avec des peines lourdes 20 ans pour les convoyeurs et rabatteurs et 10 ans pour les clandestins candidats à l’émigration irrégulière qui sont appréhendés. Kakarikak le crabe de khémbé

NÉCROLOGIE : L’UGB perd le Professeur Khadim Bamba Sylla

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Tract-L’Université Gaston Berger de Saint Louis vient de perdre un de ses cadres le professeur Khadim Bamba Sylla de l’UFR Santé, Section Santé publique. Le décès est survenu ce dimanche 15 septembre 2024 en Gambie, d’après les autorités de l’UGB.Et l’inhumation est prévue, aujourd’hui, à TOUBA.Par ailleurs, les autorités de l’UGB par la plume du Recteur, le Professeur Maguette Ndiaye, Président du Conseil Académique et toute la communauté universitaire ont exprimé leur compassion à la famille éplorée.Y

ACCIDENT : une collision entre un minicar et un bus fait quatre (4) morts et plusieurs blessés

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Tract-L’hécatombe sur les routes persiste. Après le tragique accident survenu dimanche à Ndangalma (Bambey, centre-ouest) qui a coûté la vie à une personne, un nouvel accident s’est produit ce lundi à proximité du village de Ngabou, près de la commune de Mbacké.D’après les informations rapportées par Radio Sénégal International (RSI), cet accident a causé la mort de 4 personnes et fait 24 blessés dont 8 graves.Selon la même source, l’accident résulte d’une collision entre un minicar et un bus immatriculé en République islamique de Mauritanie, qui revenait de Kaolack. Le bus transportait des fidèles ayant participé à la célébration du Mawlid dans cette ville. La violence de la collision a été fatale, tuant 4 personnes sur le coup et laissant 24 blessés dont 8 dans un état critique.Les blessés ont été pris en charge dans les structures sanitaires de Mbacké et Diourbel, tandis que les corps des défunts ont été transportés dans les morgues des mêmes localités, selon un correspondant de la RSI basé à Diourbel, citant une source sécuritaire.Pour rappel, le lundi 9 septembre 2024, un accident a endeuillé Ndangalma, causant la mort de 16 personnes. Hier dimanche encore, un accident a fait 1 mort et 6 blessés, dont 2 dans un état grave, dans cette même localité.

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ANTICIPÉES DU 17 NOVEMBRE : Le forum du justiciable alerte !

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Tract-Dans un communiqué publié ce lundi 16 septembre, le Forum du Justiciable a relevé les défis entourant les élections législatives anticipées fixées au 17 novembre 2024, suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République. Selon l’organisation, l’absence du parrainage citoyen pourrait entraîner une prolifération des listes, accentuant les coûts et la complexité de l’organisation électorale. À cela s’ajoutent des contraintes logistiques et un délai réduit pour la préparation des partis politiques.Ci-dessous, le communiqué en intégralité :DEFIS ET ENJEUX DES ELECTIONS LEGISLATIVES ANTICIPEES DU 17 NOVEMBRE 2024(Par Babacar BA Forum du justiciable)En dissolvant l’Assemblée nationale dans son adresse à la nation du 12 septembre 2024, le Président de la République a annoncé la date de la tenue des élections législatives anticipées pour le 17 novembre 2024.Par cette décision, plusieurs défis liés à l’organisation des élections législatives se profilent à l’horizon et méritent une attention particulière pour s’assurer d’un processus électoral transparent, inclusif et démocratique.L’absence de filtre à travers le parrainage citoyen risque d’exploser le nombre de listes en compétition. En effet, le Conseil constitutionnel, par sa décision numéro n° 2/C/2024, indique que les dispositions du Code électoral relatives au parrainage ne sont pas applicables aux élections législatives anticipées.Par conséquent, cette mesure risque d’entraîner des dépenses énormes, alors que nos finances publiques se trouvent dans une situation difficile selon les dires des autorités. En plus, le défi lié à l’organisation matériel des élections se pose avec acuité.L’administration électorale devra, dans des délais extrêmement serrés, procéder, non seulement au traitement et au contrôle des listes en compétition, mais également à la disponibilité de tout le matériel électoral dans les délais requis.La communication et la sensibilisation des citoyens sur les changements induits par ces élections législatives anticipées risquent également d’en pâtir, alors que c’est un aspect très important qui concourt à renforcer l’inclusion et la participation des citoyens.Les défis liés à la compression des délais risquent également de porter un énorme préjudice aux partis politiques ou coalitions de partis politiques qui doivent dans des délais records élaborer des listes qui doivent respecter toutes les exigences juridiques.Ces élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 revêtent en même temps des enjeux majeurs liés à la stabilité des institutions.En effet, le Président de la République a relevé que par les motifs de la dissolution de l’Assemblée nationale, il y a la volonté manifeste de la majorité parlementaire à bloquer les initiatives de l’Exécutif, ce qui les empêche de dérouler leurs programmes conformément à la volonté populaire exprimée lors de l’élection présidentielle du 24 mars 2024.Ainsi, le camp présidentiel souhaite disposer d’une majorité parlementaire confortable qui lui permettrait de procéder aux réformes nécessaires pour dérouler convenablement le programme qu’il avait soumis aux populations. C’est également le lieu pour la majorité présidentielle de confirmer sa place de leader dans l’échiquier politique et de tester, après quelques mois d’exercice du pouvoir, son niveau de popularité et d’adhésion des populations sur leurs premières mesures.D’un autre côté, l’opposition met un point d’honneur à travailler à l’équilibre des pouvoirs afin que le pouvoir législatif puisse jouer convenablement son rôle et d’être à l’avant-garde contre toutes formes d’excès ou d’abus de pouvoir. En outre, l’opposition a également à cœur de remobiliser ses troupes et à montrer sa force de mobilisation.Ce choc d’ambitions entre la majorité présidentielle et l’opposition bien qu’étant le ferment de la démocratie constitue un enjeu fondamental pour ces élections législatives.L’autre enjeu est lié à la reconfiguration certaine de l’espace politique, au regard des résultats qui sortiront des urnes. En effet, les partis ou coalitions politiques qui auront plus de députés se verront renforcer, tandis que les autres qui auront moins de députés ou pas de députés, seront affaiblis.Pour un processus électoral apaisé, libre, transparent et inclusif, nous recommandons de :? Favoriser une communication ouverte et franche avec toutes les parties prenantes sur tout le processus électoral ;? Veiller à la disponibilité en nombre et en qualité de tout le matériel électoral dans les délais requis ;? Initier une campagne d’éducation et de sensibilisation au profit des populations afin de les informer sur les changements induits par ces élections législatives anticipées. Fait à Dakar, le 16 septembre 2024

NDANGALMA : Un accident fait un (1) mort et six (6) blessés

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Tract-La route continue de faire des victimes.Après le tragique accident qui a fait 16 morts à Ndangalma (Bambey, centre-ouest), la semaine dernière, la localité a enregistré ce dimanche un autre faisant un mort et six blessés dont deux graves.Un minicar avec à son bord des passagers s’est renversé ce dimanche à hauteur de Ndangalma. Après le constat effectué par la gendarmerie, les 6 blessés dont 2 graves ont été évacués dans des structures sanitaires.Le corps sans vie a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Diourbel.

GAMOU 2024 : Le message du Khalife Général des Tidianes aux jeunes

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Tract-Lors de la cérémonie officielle du Gamou 2024, Pape Makhtar Kébé a pris la parole au nom du Khalife général des Tidianes pour adresser un message à la jeunesse sénégalaise.Dans un contexte préoccupant marqué par la recrudescence de la migration clandestine, il a lancé un appel direct aux jeunes pour les inviter à abandonner les traversées périlleuses en pirogue vers l’Europe. Il a souligné l’importance de la patience et de la persévérance face aux défis.  » Ne soyez pas pressés », a t-il lancé.Le Khalife Serigne Babacar Sy Mansour a également exprimé son inquiétude face à l’augmentation de la violence au sein de la société sénégalaise. Il a appelé tous les citoyens, et particulièrement les jeunes, à revenir aux valeurs fondamentales de paix et de solidarité.

SERIGNE MOUSTAPHA SY MET EN GARDE SONKO ET ADOUBE LE PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE

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Tract-Serigne Moustapha Sy a lancé un message ferme à l’encontre d’Ousmane Sonko, l’accusé de vouloir exercer une forme de chantage ou de pression sur lui.Le guide religieux a exprimé son désarroi face à ce qu’il perçoit comme un manque de gratitude de la part de Sonko, pour qui il dit, avoir pourtant pris des risques importants afin d’empêcher sa liquidation, ainsi que celle du journaliste Pape Alé Niang, sous l’Ancien Régime.Par ailleurs, Serigne Moustapha Sy a salué les qualités humaines de Bassirou Diomaye Faye, exprimant sa totale confiance en lui et affirmant qu’il ne doute aucunement de sa détermination à guider le Sénégal vers un avenir meilleur.Il a également révélé avoir refusé des rencontres avec des émissaires envoyés au nom de Sonko, réaffirmant ainsi son indépendance et sa position vis-à-vis de la situation actuelle.

L’HOROSCOPE DE CE LUNDI 16 SEPTEMBRE 2024

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Tract-Vient découvrir ton horoscope du jour !Bélier : vous vous en sortez bien, vous pouvez compter sur un allié de choc et cela change tout !Taureau : dans votre vie professionnelle surtout, ne vous mettez pas à dos une autorité quelconque, comme votre hiérarchie ! Gémeaux : vous saurez passer au travers des mailles du filet, une certaine chance vous accompagne !Cancer : veillez à ne pas parler trop vite, fiez-vous à votre intuition !Lion : respirez ! Une situation vous demandera de faire preuve de sang-froid !Vierge : la solution, c’est de continuer votre chemin, sans prêter attention aux éventuels détracteurs !Balance : faites-vous confiance, votre vie affective est pleine d’espoir !Scorpion : vous pouvez compter sur votre nature passionnée. Mais ça ne fera pas tout, il faudra aussi vous adapter !Sagittaire : la vie va bien, avec un message qui vous met en joie, un déplacement peut-être aussi !Capricorne : vous bagarrez dur et défendez vos droits et vos intérêts, côté finances !Verseau : c’est vous qui menez la danse, mais à quel prix, ce ne sera pas sans efforts !Poissons : vous n’êtes pas à l’abri d’un petit souci de santé, mais vous serez suivi et bien soigné !

LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE JOUR

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Tract-Découvrez les éphémérides de ce lundi 16 septembre• 16 Septembre 2023Rappel à Dieu à l’hôpital Principal de Dakar, à l’âge de 101 ans, de Serigne Saliou TOURÉ, Représentant du Khalife général des Mourides à Thiès depuis 1974. Il a été inhumé à Touba.• 16 Septembre 2020Rappel à Dieu à Kaffrine à l’âge de 76 ans du guide religieux Cheikh Abdoulaye WILANE. Disciple de Baye Niasse, il était l’un des marabouts les plus influents du Ndoucoumane.• 16 Septembre 2020La 32ème Chambre du tribunal correctionnel de Paris condamne l’ancien patron de l’athlétisme mondial, Lamine DIACK (Président de l’IAAF de décembre 1999 à août 2015) à 4 ans de prison dont 2 ans assortis de sursis pour corruption sur fond de dopage d’athlètes russes aux J.O de 2012. En sus, il devra verser une amende de 500 mille Euros. Il ne regagnera le Sénégal que le 10 mai 2021, après s’être acquitté de cette amende. Lamine Diack est décédé à Dakar le 3 décembre 2021 à l’âge de 88 ans.• 16 Septembre 2019Le chavirement d’une pirogue au large de la Corniche Ouest de Dakar, près de l’île de la Madeleine, fait 4 morts. Il y a eu 37 blessés dont 6 Français, 2 Allemands, 2 Suédois et 3 Bissau-Guinéens.• 16 Septembre 2018Aux éliminatoires de la Coupe du monde de basketball «Chine 2019» à Lagos, l’équipe du Sénégal perd devant celle du Nigéria par 61 à 89.• 16 Septembre 2018L’équipe du Sénégal de football U17 se qualifie pour la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans «Tanzanie 2019 », après son écrasante victoire (6-0) sur celle du Cap-Vert au stade Galandou Diouf de Rufisque, lors de la demi-finale du tournoi de l’UFOA.• 16 Septembre 1976Décès à l’âge de 48 ans de Cheikh Amala SY, premier sénégalais Inspecteur de l’éducation populaire. Il est le parrain de l’Ecole Nationale de Formation Hôtelière et Touristique (ENFHT).• 16 Septembre 1944Promulgation en Afrique Occidentale Française (AOF) du décret français du 7 août 1944 qui institue les syndicats professionnels dans les territoires coloniaux. L’Union des syndicats européens confédérés (CGT) se transforme en Union des syndicats confédérés de l’AOF.• 16 Septembre 1897Naissance à Saint-Louis de Mbarrick FALL alias Battling Siki, le premier Africain champion du monde de boxe professionnelle en 1922 après avoir battu le champion français Georges CARPENTIER par K.O au Stade de Buffalo-Montrouge à Paris devant 60.000 spectateurs. Battling Siki a été assassiné le 15 décembre 1925 à New York.• 16 Septembre 1893Création d’un premier cercle de Haute-Gambie qui sera supprimé par une décision du 27 mars 1894. Un nouveau cercle sera constitué par un arrêté du 18 janvier 1907, avec des territoires détachés du cercle de Bakel. Il s’agit des cantons de Niocolo, Dentilia, Sirimana, Bafé-Satadougou, Bélédougou et Badon. Les territoires situés au nord de la nouvelle frontière avec la Guinée fixée par le décret du 27 février 1915 sont incorporés au cercle de Haute-Gambie par un arrêté du 8 juillet 1915.• 16 Septembre 1869Au prix d’une bataille meurtrière entre les hommes de Lat-Dior Ngoné Latyr DIOP et un expédition montée par le Gouverneur Jean Marie Émile PINET-LAPRADE, le poste de Ndiagne est débloqué par les troupes coloniales françaises.

ÉMIGRATION : Drame d’une société coupable

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Tract-On semble vouloir ignorer la pression et le regard de la société Le problème de l’émigration clandestine est arrivé à son summum. Depuis plusieurs années, les jeunes cherchent désespérément l’espoir qui va les retenir au bercail. Pour eux, la solution se retrouve hors du pays, dans la traversée de la Méditerranée. C’est avec le chavirement de la pirogue à Mbour qu’on se rend compte que la jeunesse n’a plus rien à perdre. La pression sociale, le manque d’emploi, entre autres, sont tant de maux qui ne leur laissent pas le choix entre la mort et la réussite à l’étranger.Par Khadidiatou GUEYE Fall (journal « Le Devoir »)Ce dimanche 08 septembre 2024, une pirogue a chaviré sur les larges de la plage de Mbour. Le constat a été plus que dramatique. Des candidats à l’émigration clandestine ont été retrouvés dans une pirogue, dans un état de décomposition avancé. Le bilan s’alourdit de jour en jour. Les corps sans vie repêchés sont tous reconnus comme des jeunes habitant à Mbour. Ce drame a endeuillé tout le pays. Ce chavirement est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ce phénomène existant depuis plus d’une vingtaine d’années nécessite l’implication de tous pour que cela cesse pour de bon. Des familles cherchent désespérément leurs fils partis depuis plus d’une année.Aujourd’hui, c’est Mbour, la ville de la Petite Côte qui pleure ses enfants dans ce naufrage tragique. Chaque jour, les autorités annoncent des corps repêchés sur la Petite Côte. Malheureusement, ce drame n’est qu’un film déroulé de manière répétitive pour la jeunesse. Car, des années avant, le même scénario s’est produit. Cela n’a pas vraiment affecté la jeunesse pour la pousser à renoncer et à rester au bercail. Au-delà du manque d’emploi, de la pauvreté, de la cherté de la vie, les jeunes semblent être confrontés à un problème qui nécessite une réflexion collective sur les causes et d’éventuelles solutions.Pour Adiagne, un électricien formé sur le tas, le problème du manque d’emploi et le regard de la société sont les principales causes de l’émigration clandestine. Tenté une fois par le voyage de la mer, il s’est vite ressaisi grâce aux conseils de son cousin émigré par la voie normale. “J’ai remarqué que pratiquement tous mes amis voisins avaient un boulot décent. Certains conduisaient déjà des voitures. Alors j’ai voulu coûte que coûte réussir dans la vie puisque disposer d’un visa et des papiers pour le voyage demande du temps et de la patience. J’en ai discuté avec mon cousin qui travaille en France avec sa femme. Ce dernier m’a dissuadé en m’expliquant les conditions dans lesquelles il était en France avec sa femme” soutient le monsieur aux petits yeux. Il ajoute : “Je doutais qu’il me disait la vérité alors il m’a envoyé des vidéos et des photos qui m’ont vraiment touché. Moi, qui pensais que le paradis c’était à l’étranger. Et que le travail pénible n’existait qu’au Sénégal“. L’électricien a vite renoncé à l’émigration clandestine après la discussion qu’il a eu avec son cousin. Il décide alors d’exploiter son potentiel en jaugeant le secteur de l’électricité sur le circuit et l’installation des fils de l’électricité. Sur le tas et clandestinement, il réussit à maîtriser le métier auquel il se destinait. Actuellement, Adiagne a une petite équipe et gagne beaucoup de marchés sur l’installation électrique domestique. Sur la question des causes, il rajoute la pression sociale comme un facteur que les autorités ignorent.C’est cette pression sociale que Mariama Diop décèle comme la cause la plus plausiblevu la fréquence des embarcations malgré les chavirements annoncés et les pertes humaines. L’ingénieure en informatique regrette la façon de penser de la jeunesse pour atteindre le succès. ” Les jeunes sont obnubilés par une réussite spontanée et par l’émigration. A vrai dire, la vie est difficile partout. Je ne peux pas comprendre un Modou qui refuse de travailler dans les champs du Sénégal, mais accepte de travailler dans les champs de l’Italie ou de l’Espagne. Ça ne colle pas avec le patriotisme que la jeunesse revendique tout le temps. Il y a du travail dans le pays, c’est la sous-estimation des métiers qui empêche les jeunes de voir les opportunités qui s’offrent à eux. Pour moi, peu importe le type de travail que j’exerce, l’essentiel c’est qu’il soit un travail décent pouvant me permettre de vivre décemment» , regrette la spécialiste en informatique. Mariama ne se limite pas à la sous-estimation des métiers. Elle évoque une pression qui vient des mamans. D’après elle, certaines mamans sont responsables de ce phénomène : “Bizarrement, elles se sentent fières de dire que leur fils est parti en Amérique ou en Europe. Ces mamans débloquent leur tontine pour financer le voyage clandestin de leurs enfants sans en tirer le contre”. Pour notre interlocutrice, la sensibilisation ne suffit plus. L’État doit poser des actes forts en collaborant avec la population. Avant de sensibiliser les jeunes, il faut aborder le sujet avec les mamans qui sont parfois la source de motivation de ce voyage en mer sans destination certaine.Source (autorisant aimablement la publication par syndication à Tract.sn de cet article) :Le Devoir(journaliste : Khadidiatou GUEYE Fall)