Le GOS, Gouvernement Ousmane Sonko, recrute 1148 fonctionnaires en deux mois
Tract-Tract.sn reprend cette information exclusive de Seneplus : le GOS, Gouvernement Ousmane Sonko, a recruté 1148 agents fonctionnaires, en deux mois. Hausse de deux milliards de la masse salariale mensuelle de la fonction publique depuis avril. C’est la continuité, voire l’aggravation, de l’orientation budgétaire du régime précédentLes germes d’un échec probableLe Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuel du Sénégal, pour la période 2025-2027 (DPBEP 2025-2027), a été adopté en Conseil des ministres le 12 Juin 2024, soit deux mois après l’installation du nouveau gouvernement. Ce document, produit et actualisé tous les ans par la Direction Générale du Budget, fixe les orientations budgétaires pour les trois prochaines années et sert de base à l’élaboration des lois de finances, conformément à l’article 51 de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Il y est précisé le contexte macroéconomique ainsi que les projections de recettes budgétaires et surtout les dépenses envisagées pour la période triennale concernée. Le tableau ci-dessous en donne un aperçu (voir l’image d’illustration).Ce qui est frappant sur ces chiffres c’est la continuité, voire l’aggravation, de l’orientation budgétaire du régime de l’ancien président Macky Sall. Cette orientation est caractérisée essentiellement par l’explosion d’une dette qui ne sert, littéralement, pas à grand-chose, comme nous le verrons, et par un déséquilibre persistant entre les dépenses de fonctionnement et les dépenses d’investissement.
Notre conviction, à la lecture de ce document de programmation budgétaire, est que le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko n’ont pas connaissance des projections de dépenses qui y sont données, ou n’en ont pas pris toute la mesure. Et pour cause, cette programmation apparaît en total déphasage avec les principes qu’ils ont théorisés et les promesses faites de donner la priorité à la satisfaction des besoins des populations. Sinon, comment comprendre qu’ils aient validé la proposition d’augmenter de plus de 650 milliards de FCFA les dépenses de fonctionnement et transferts courants en 2025 et de baisser de 35 milliards les dépenses d’investissement ? Ils se sont engagés à réduire le train de vie de l’Etat de manière substantielle et promis des investissements massifs pour développer le pays. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette ambition ne colle pas avec l’orientation budgétaire annoncée par les services du ministère des Finances et du Budget.En 1962, l’agronome français René Dumont publiait l’un des ouvrages les plus aboutis sur l’évolution économique de l’Afrique subsaharienne au lendemain des indépendances. Dans ce chef-d’œuvre prémonitoire, il prédisait le destin compromis de nos pays nouvellement indépendants, en raison notamment des mauvais choix de politique agricole de leurs dirigeants. Soixante-deux ans plus tard, force est de constater qu’il avait raison sur toute la ligne. Le titre de cet article paraphrase volontiers celui de ce célèbre ouvrage, l’Afrique noire est mal partie, tant les premiers actes posés par le nouveau régime sénéglais nous semblent porter les germes d’un échec plus que probable. Nous nous employons, dans cette étude, à exposer les facteurs qui, de notre point de vue, pourraient rendre la promesse de redressement et de développement du pays impossible à tenir.Ce travail s’appuie sur une méthodologie et des outils d’analyse et de détection d’irrégularités statistiques dans les données économiques et financières publiées par les services de l’Etat. Nous espérons que les problèmes soulevés ici seront adressés sérieusement, dans l’intérêt du peuple sénégalais, et cette initiative citoyenne perçue pour ce qu’elle est : une alerte constructive et factuelle à l’attention des autorités du pays, et un effort de vulgarisation pour sensibiliser l’opinion nationale sur les risques encourus.La navigation à vue d’une équipe dirigeante qui semble improviserLe Premier ministre Ousmane Sonko annonçait, en Conseil des ministres, que son gouvernement comptait sur l’expertise locale pour définir concrètement le nouveau référentiel des politiques publiques de la République du Sénégal, communément appelé Le Projet. L’absence, au départ, d’un référentiel documentaire structuré de mise en œuvre de la vision portée par les nouvelles autorités a eu pour conséquence immédiate une série d’incohérences dans les actes posés et les annonces sur les intentions. L’impression qui se dégage des décisions prises depuis quatre mois est celle de dirigeants qui ont une vision bien comprise de tous, mais qui n’ont pas de feuille de route et de démarche claire pour la mettre en pratique, semblant improviser en permanence.
Le chef du gouvernement vient d’annoncer, lors d’un conseil interministériel, un investissement de 2 578 milliards de FCFA pour développer les infrastructures maritimes et portuaires – d’ici 2025, selon l’expression de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) qui a relayé l’information. L’idée est à saluer. Notre pays possède des avantages compétitifs non négligeables dans ce domaine, mais nous sommes sous la menace constante d’une concurrence qui pourrait bien profiter de la baisse de performance de nos ports, en raison notamment de la faiblesse des infrastructures. Seulement voilà, le montant annoncé est en porte-à-faux avec les orientations budgétaires définies par ce même gouvernement.Dans le DPBEP 2025-2027, les projections de dépenses d’investissement pour 2025 sont fixées à 1 811,5 milliards de FCFA, et pour l’ensemble de la période triennale à 6 700,4 milliards. Tous programmes confondus. Cela comprend les investissements prévus dans l’éducation, la santé, l’agriculture et la souveraineté alimentaire, la relance de l’industrie, la construction de logements sociaux, l’appui à la création d’emploi, etc. On peut alors se demander comment il serait possible d’injecter 2 578 milliards dans les seules infrastructures maritimes et portuaires sur la période indiquée.Une semaine plus tard, un autre conseil interministériel annonçait 1 627 milliards pour l’accès à l’eau potable. Tout cela sans préciser clairement d’où viendraient ces milliards car, comme on le verra, les recettes et l’emprunt projetés ne pourront pas couvrir ces programmes improvisés. A moins d’étaler leurs développements sur 10, 15 ou 20 ans et de revoir complètement les projections budgétaires actuelles, il est matériellement impossible d’exécuter ce niveau d’investissements, considérant l’ensemble des autres besoins.Le Premier ministre avait ajouté, à propos des infrastructures portuaires, qu’il envisageait de demander à un concessionnaire de contribuer à cet investissement, insinuant que ce dernier pourrait avoir failli à certaines de ses obligations, sans préciser lesquelles. Il s’agit clairement d’exiger d’un partenaire d’investir des montants colossaux, non provisionnés et non contractuels. Sur ce dossier, comme pour les menaces constantes de remettre en question des contrats et concessions qui engagent l’Etat du Sénégal, l’un des risques majeurs que nous courons est celui de nous retrouver embourbés dans des procès commerciaux que nous sommes assurés de perdre à tous les coups.Les juges des tribunaux de commerce internationaux ne sont pas sensibles à la rhétorique populiste des peuples spoliés par des contrats léonins. Quand ils sont saisis, ils se contentent de dire le droit. Et quand on casse un contrat sans raisons objectives mais juste parce qu’on a fait des promesses électorales, cela a des conséquences. Le gouvernement du Nigéria, qui a vu ses avions présidentiels immobilisés, sur décision d’un juge français, et ses avoirs détenus dans des banques occidentales gelés, en a fait l’amère expérience tout récemment. Nous parlons d’un pays de plus de 210 millions d’habitants avec une économie qui pèse 12 fois celle du Sénégal, et des réserves de pétrole et de gaz qui font de notre pays un nain dans le domaine. Il serait illusoire de penser que nous pourrions réussir face à des multinationales pétrolières et minières là où un pays aussi puissant et influent que le Nigéria a échoué face à une modeste entreprise chinoise.On peut toutefois se réjouir que, jusque-là, aucun des contrats en question n’est remis en cause unilatéralement par l’Etat du Sénégal. Nous en sommes uniquement à des déclarations d’intention et à une volonté de renégocier. Il est cependant peu probable que nos partenaires sur les gros contrats acceptent une cession substantielle des avantages qu’ils en tirent. Si l’ASER vient de réussir la renégociation du contrat d’électrification rurale avec l’Espagnole AEE Power EPC, il ne s’agit que d’un marché de 92 milliards de FCFA, rien à voir avec les milliers de milliards des contrats sur les hydrocarbures et les mines. Que fera le gouvernement en cas de refus sur les gros dossiers ? La prudence et le bon sens devront guider son action sur ce sujet très sensible et potentiellement coûteux pour le pays.L’autre risque que ce discours musclé fait peser sur le pays est le découragement des investisseurs étrangers qui pourraient désormais s’orienter vers des pays plus attractifs sur le continent. L’opérateur pétrolier Woodside, qui exploite avec Petrosen le champ de Sangomar, est d’ailleurs en train de réorienter sa stratégie africaine vers la Namibie et la Côte d’Ivoire. Le redressement fiscal lancé contre cette entreprise a de quoi inquiéter en la matière. D’un point de vue symbolique, il est difficile de comprendre l’empressement à lancer un redressement fiscal contre une entreprise qui a investi des milliards de dollars dans notre pays et qui n’a pas encore encaissé le moindre bénéfice sur cet investissement.Le major australien pourrait bien abandonner la phase 2 de ce projet qui prévoit l’extraction de gaz domestique sur ce gisement. Le développement du projet gazier Yaakaar-Teranga, au large de Cayar, sur lequel on n’a pas encore de FID (Décision Finale d’Investissement) pourrait également être compromis. Nous avons besoin des investisseurs étrangers pour exploiter notre potentiel ; les indisposer avec des discours menaçants ou la promesse de tracasseries fiscales n’est sûrement pas la meilleure approche. Il faut au contraire leur donner envie d’investir dans notre pays.La Transformation systémique, une ambition tuée dans l’œuf des choix budgétairesNous ne le dirons jamais assez, les budgets votés et exécutés par le précédent régime n’avaient pas été conçus dans l’intérêt du peuple sénégalais. Le Budget 2024, dont le nouveau gouvernement poursuit l’exécution, sans loi de finances rectificative, en est un exemple patent avec plus de 3 697 milliards de FCFA consacrés aux dépenses de fonctionnement et transferts courants, contre 1 836 milliards de FCFA pour les charges d’investissement. Le montant faramineux de 1 826,8 milliards de FCFA y est consacré au service de la dette, constitué de l’amortissement de l’encours (1 248,2 milliards) et des intérêts et commissions (578,3 milliards).Ces intérêts et commissions de la dette sont de plus en plus importants, et le DPBEP 2025-2027 prévoit de les porter à 808,4 milliards en 2025, soit 230 milliards de plus qu’en 2024 ! Ce poste de dépense, tiré par l’endettement effréné auquel nous assistons depuis 2012, est surtout constitué de commissions exorbitantes. Les taux d’intérêt appliqués à la signature souveraine du Sénégal étant généralement inférieurs à 10%, quand les charges de la dette s’approchent du principal ou le dépassent, comme c’est souvent le cas, alors on peut être sûr qu’il s’agit surtout de commissions.De ces commissions, le grand public ne connaît ni les montants exacts – parce que noyés dans les appellations “Charges de la dette”, “Intérêts de la dette” ou “Intérêts et Commissions” – ni qui les perçoit, ni pour quels services rendus au Sénégal. Tout ce qu’on sait, c’est que ces centaines de milliards de FCFA sont distribués à divers acteurs impliqués dans le montage des dossiers d’emprunt et la levée des fonds. Le profit que ces acteurs inconnus du contribuable lambda tirent de cette manne des commissions pourrait, à lui seul, expliquer le recours abusif à l’emprunt.Cet endettement qui nous étouffe n’a curieusement plus pour objectif principal de combler le déficit. La part la plus importante de ces fonds, levés majoritairement sur les marchés internationaux hors zone CFA – ce qui a son importance, compte tenu des risques de change – est consacrée au remboursement d’autres dettes, une toute petite portion allant au financement du déficit du budget général. A titre d’exemple, sur l’année 2026, pour un déficit projeté à 765,2 milliards de FCFA, le gouvernement prévoit d’emprunter 3 502,2 milliards ! Le reste servira à financer une obscure rubrique intitulée “Déficit OPEX” qui capte 50 milliards tous les ans et, pire, à rembourser 2 687 milliards pour amortir l’encours de la dette. Pourtant, l’échéancier publié par la Direction de la Dette Publique n’indique que 1 568 milliards à rembourser pour 2026 au titre du principal. Et c’est le même scénario tous les ans : on emprunte des montants faramineux pour les redonner à des créanciers avant échéance, alors qu’ils peuvent être investis immédiatement dans l’économie du pays pour stimuler la croissance.La seule raison objective qui pourrait justifier un remboursement anticipé est de pouvoir profiter de taux d’intérêts plus bas pour allonger l’échéance et réduire les charges de la dette sur les dépenses courantes du budget. Au vu de la croissance exponentielle de ces charges et du niveau de plus en plus élevé des amortissements, on peut douter que ce genre de restructuration de la dette soit le principal objectif de ces remboursements prématurés, réalisés avec de nouveaux emprunts. La répétition est pédagogique, nous insistons sur le fait que ces emprunts génèrent des commissions colossales à la charge du contribuable sénégalais.Globalement, selon la programmation budgétaire 2025-2027, le gouvernement envisage d’emprunter 8 798,1 milliards de FCFA. Sur ce montant, 6 365,7 milliards seront utilisés pour rembourser d’autres dettes. Les 2 432,4 milliards restants seront répartis entre les dépenses courantes et les dépenses d’investissements. Or, sur les dépenses courantes, 2 297,6 milliards serviront à payer des intérêts et verser des commissions. Autrement dit, l’équivalent de 98,5% des fonds que l’Etat envisage d’emprunter sur les trois prochaines années sera versé à des acteurs privés, étrangers pour la plupart. Il ne restera donc que 1,5% de ces fonds à injecter ailleurs dans le Budget Général. Pour faire court, considérant le ratio dépenses courantes / dépenses d’investissement, on peut affirmer que moins de 1%, seulement, de cet emprunt pharaonique servira à financer l’investissement. La preuve irréfutable que cet endettement endémique n’est pas destiné à développer le pays, au contraire, il le maintient dans une pauvreté sans fin. Les chiffres ne mentent pas.Quand les agents du FMI viennent à Dakar déclarer que le Sénégal est en surfinancement, puisqu’ayant levé sur les marchés des fonds au-delà du besoin de financement du déficit, et d’ajouter qu’il faut utiliser l’excédent “pour des opérations de gestion du passif, dans le but d’améliorer la viabilité de la dette du pays”… ils ne nous apprennent rien. Ce surfinancement était inscrit dans la loi de finances 2024. Avec un déficit à 840,2 milliards, le gouvernement est en effet autorisé, par cette LFI 2024, à emprunter 2 138,4 milliards. Le FMI était juste venu s’assurer que ces crédits supplémentaires seraient utilisés par les nouvelles autorités comme planifié par leurs prédécesseurs et inscrit dans le budget, c’est-à-dire pour être reversés aux créanciers. Ces derniers sont en réalité les véritables bénéficiaires de l’encadrement du FMI qui leur assure des placements à très hauts rendements et la sécurisation de leurs capitaux.Il est indispensable de faire la lumière sur ce scandale silencieux de la gouvernance de la dette et d’y mettre un terme. Il faut se pencher sérieusement sur ce problème, pour comprendre comment nous en sommes arrivés à cette situation et comment en sortir. Quand on s’endette prioritairement pour rembourser d’autres dettes et verser des commissions, et non pour investir et générer la croissance qui permet d’éteindre cette dette à terme, on se condamne à un endettement indéfini, de plus en plus important, qui stérilise l’économie et compromet nos chances de sortir du sous-développement. Il est urgent d’interrompre ce cycle infernal.Répétons-le, l’orientation budgétaire validée par ce gouvernement suit, en tous points, la même logique d’endettement exponentiel et de répartition déséquilibrée des ressources en défaveur des populations. Paradoxalement, elle va même largement au-delà de ce que faisaient ses prédécesseurs. Suivre cette orientation est politiquement problématique car contraire aux attentes des 54% d’électeurs qui ont adhéré au Projet. D’un point de vue économique, c’est aussi la garantie qu’il sera impossible de réaliser les objectifs de développement sur lesquels le président de la République et le Premier ministre se sont engagés. Les milliers de milliards qu’on s’apprête à injecter dans le fonctionnement de l’Etat, dans les transferts courants – dont une partie non négligeable est captée par la clientèle politique – et dans les commissions sur les emprunts, manqueront mécaniquement aux investissements nécessaires pour atteindre cet objectif. Il faut absolument inverser cette logique suicidaire.Le Jub, Jubal, Jubbanti, un slogan mis à mal par les faitsLe principal cheval de bataille de l’opposant Ousmane Sonko fut la lutte contre la corruption et l’accaparement des ressources par une élite corrompue. Cette corruption a une matérialisation concrète dans la gestion des finances publiques, pas uniquement dans l’utilisation des moyens excessifs affectés au fonctionnement de l’Etat, mais aussi dans la réalisation des projets exécutés par ce dernier. Nombre de ces projets sont compromis par des détournements d’objectifs, la non-exécution totale ou partielle de certains d’entre eux et par les pratiques de fausses factures et autres moyens de gruger le contribuable sénégalais. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a d’ailleurs récemment révélé des surfacturations glaçantes sur l’exécution des marchés de l’ONAS. La preuve, si les faits sont avérés, que ces pratiques persistent encore malgré l’alternance.La croissance continue des effectifs et le coûteux maintien d’une administration pléthorique et inefficace est l’un des problèmes majeurs sur lesquels le nouveau régime est attendu. Le projet de révision constitutionnelle visant la suppression du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) et du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) avait été présenté comme un élément majeur du programme de rationalisation des dépenses de l’Etat. Le président de la République avait même affirmé, lors de son premier entretien avec la presse nationale, que l’absence de majorité qualifiée à l’Assemblée nationale était la raison pour laquelle la rationalisation des dépenses ne pouvait être réalisée. Ces deux institutions réunies – les seules concernées par la révision constitutionnelle – ne captent pourtant que 32 milliards de FCFA sur les 1 283 milliards de transferts courants en 2024 et ne représentent que 0,86% de l’ensemble des dépenses courantes. Il faut certes les supprimer car, objectivement, elles n’ont aucune valeur ajoutée. Mais c’est loin d’être suffisant pour véritablement rationaliser les dépenses à l’échelle du budget global. Il faut regarder ailleurs.L’un des supports du système de corruption massive, mis en place par les régimes précédents, est la création d’agences et de fonctions sans valeur ajoutée au sein des départements ministériels et des organismes publics et parapublics, voire même jusque dans la présidence de la République. La promesse était faite de supprimer certaines de ces structures, et c’est là où il est possible de réaliser de véritables économies sur le train de vie de l’Etat. Ces agences inutiles et coûteuses ne nécessitent qu’un décret présidentiel pour s’en départir.On peut citer parmi ces structures, entre autres, l’AEME (Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie) créée par Wade à six mois de l’élection présidentielle de 2012. L’Agence Nationale pour les Énergies Renouvelables coexiste avec une Direction du même nom au sein de son ministère de tutelle. Nous avons une Direction des Mines et de la Géologie et une Direction Générale de la Société des Mines du Sénégal, toutes deux sous la tutelle du même ministre. Il y a même au sein de ce super ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines, une Direction de l’Électricité !Les dispositifs d’appui à la création d’emploi sont gérés par une multitude d’agences (ANPEJ, DER/FJ, 3FPT, ONFP) qui auraient pu être rassemblées en une seule structure. Le FONSIS, le FONGIP et la CDC, des fonds souverains qui n’ont aucune raison d’exister de manière indépendante, pourraient être fusionnés, de même que l’ANIDA et le PRODAC. Le découpage de Petrosen en 3 filiales n’a aucun sens.On pourrait multiplier les exemples de structures inutiles ou redondantes qui captent une bonne partie du budget de la nation en dépenses de fonctionnement, nous privant ainsi des investissements nécessaires pour stimuler l’économie et résoudre des problèmes cruciaux. Avec les centaines de milliards ainsi gaspillés dans le fonctionnement de ces structures, les économies annoncées en Conseil des ministres sur “l’usage des consommables informatiques et des appareils électroniques dans les bâtiments administratifs”, paraissent bien symboliques.Ces agences et directions n’ont pas été supprimées ou fusionnées, comme promis. On s’est juste contenté de congédier les politiciens de l’ancien régime qui les dirigeaient pour les remplacer par des politiciens du régime actuel, au gré des nominations hebdomadaires en Conseil des ministres. Des responsables du parti Pastef et de la coalition Diomaye Président ont ainsi remplacé leurs homologues de l’APR et de Benno Bokk Yaakaar à la tête des directions et conseils d’administration ou de surveillance des entités publiques et parapubliques.Rien n’a changé dans les pratiques de gabegie de l’administration publique. Pire, avec l’installation des nouvelles équipes, une augmentation considérable des recrutements est constatée dans la fonction publique sur les mois de mai et juin 2024. En effet, un recrutement de 1 148 nouveaux agents a été opéré par les nouvelles autorités en deux mois. La masse salariale mensuelle de la fonction publique a ainsi bondi de 2 milliards de FCFA depuis le mois d’avril 2024, passant de 114,89 milliards de FCFA à 116,82 milliards de FCFA. Clairement, nous ne sommes pas dans la rationalisation. Au contraire, les dépenses non productives sont en train d’exploser et tout ce qu’on nous avait promis sur la lutte contre le gaspillage s’est avéré inexact dans la réalité.Autre fait inquiétant, les dépenses d’hospitalisation des agents de l’Etat qui, sous le précédent régime, plafonnaient en moyenne autour d’un milliard de FCFA par mois, sont brusquement passées à 1,5 milliard de FCFA. Soit +50% d’augmentation des frais d’hospitalisation des fonctionnaires depuis mai 2024, sans que le contexte sanitaire ne le justifie. Il faudra d’ailleurs vérifier si nous ne sommes pas en présence d’un cas de détournement de deniers publics, maquillé dans la prise en charge médicale des fonctionnaires. La lumière doit être faite sur ce dérapage des dépenses de santé de la fonction publique et sur d’éventuels autres postes de dépenses sur lesquels une telle augmentation inopinée pourrait être relevée.En dépit des bonnes intentions, de la vision et des discours volontaristes, l’examen des faits et des chiffres montre que le Projet est parti pour être un échec, si rien n’est fait pour modifier rapidement la trajectoire enclenchée. Non seulement, les tares des anciens régimes, qu’il est censé éradiquer, sont toujours là et encore plus résilientes mais, surtout, ce nouveau gouvernement, par son orientation budgétaire, ne se donne pas les moyens de réussir la transformation de l’économie et des institutions qu’il s’est fixé comme objectif. Le réveil pourrait être brutal à l’heure des comptes et le risque politique non négligeable.Arona Oumar Kane est Ingénieur LogicielBangath Systems – DakarEmail: arona.kane@bangath.comSources:• Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuel, DPBEP 2025-2027, par la Direction générale du Budget du Sénégal• Loi 2023-18 du 15 Décembre 2023 portant loi de finances pour l’année 2024• Communiqué du Conseil des Ministres du 12 Juin 2024• Communiqué du Conseil des Ministres du 28 Août 2024• Tableaux de Bord de l’Économie Sénégalaise, par la DPEE• Bulletin Statistique de la Dette Publique, par la Direction de la Dette Publique• Communiqué de Presse 24/226 du Fonds Monétaire International• L’Afrique noire est mal partie, par René Dumont, Ed. Seuil.• Calculs et Analyses avec SIADE, Système Intégré d’Analyse de Données Économiques, par Bangath Systems
LE PREMIER PRÉSIDENT AHIDJO, MORT À DAKAR IL Y’A 35 ANS, DÉSORMAIS EXPOSÉ AU CAMEROUN
Tract-Une exposition à la mémoire du premier président du Cameroun (1960-1982), à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, est organisée à Yaoundé. Et ce, alors même que ses héritiers politiques brillent par leur discrétion et leur silence autour de cette figure politique qui repose au cimetière musulman de Dakar depuis son décès en 1989 au Sénégal.Fondation Salomon-Tandeng-Muna, au centre-ville de Yaoundé. Dans ce lieu revit Ahmadou Ahidjo par la magie des archives. Le tout premier président du Cameroun aurait eu 100 ans le 24 août 2024. Des pans importants de sa vie publique sont exposés.
Ici, une galerie de photos le présente en compagnie des figures marquantes de la vie politique camerounaise. Là, une autre le montre avec des personnalités de rang mondial, dont de prestigieux homologues. Tout à côté, une troisième partie de l’exposition est constituée de premières pages d’éditions de Cameroon Tribune, « quotidien gouvernemental », créé en 1974.
Depuis l’ouverture de cette exposition consacrée à la vie d’Ahidjo le 23 août, le site a vu défiler politiques, chercheurs, curieux. « Nous nous organisons pour intéresser aussi les élèves des lycées et collèges de la ville, qui viennent de reprendre le chemin de l’école », explique Ndika Tandjong, responsable à la fondation.
« On ne peut pas faire comme si l’histoire du Cameroun avait commencé en 1982 »
Au premier étage, Akere Muna, initiateur de ce projet mémoriel, n’en est pas peu fier. « C’est d’autant plus important [d’organiser cette exposition] qu’aucune activité n’a été organisée en son nom depuis son départ. J’ai donc pris la décision de le faire parce qu’on ne peut pas continuer à écrire notre histoire avec la gomme. Notre objectif est d’honorer notre histoire : le président actuel est en place grâce à Ahidjo. On ne peut pas continuellement faire comme si l’histoire de notre pays a commencé en 1982 [année où Paul Biya, jusque-là Premier ministre, succède à Ahmadou Ahidjo à la tête du pays, en conformité avec la Constitution alors en vigueur, NDLR] », dévoile l’avocat de renommée internationale.
Le silence des héritiers politiques d’Ahidjo n’en est que plus parlant, et leurs fortunes diverses. D’une certaine manière, Paul Biya, 91 ans, est le plus emblématique de tous. Le 6 novembre 1982, jour de son accession à la magistrature suprême, il rend « un grand et vibrant hommage empreint de déférence et d’admiration » à son prédécesseur. Et affirme : « Il n’y a pas meilleure manière de lui témoigner notre loyalisme que de suivre son exemple, de suivre ses pas. Aussi, […] j’entends situer l’action des années à venir sous le double signe de l’engagement et de la fidélité. »
La suite des événements mit plutôt en exergue une mémorable brouille entre les deux hommes politiques, divisés à propos de la conduite des affaires du pays, sur la prééminence de l’État ou de l’Union nationale camerounaise (UNC), parti unique dont Ahidjo demeura président pendant quelques mois après avoir quitté le pouvoir. Par la suite, la rupture fut consommée lorsque Paul Biya entreprit avec succès la conquête de l’UNC en 1983, avant d’organiser victorieusement l’élection présidentielle anticipée du 14 janvier 1984.
Des héritiers politiques aux fortunes diverses
Signe des temps ? C’est Bello Bouba Maïgari, un autre héritier politique d’Ahmadou Ahidjo, qui a procédé à la coupure du ruban symbolique, en guise d’ouverture de l’exposition à la mémoire du premier président du Cameroun. La trajectoire politique de l’actuel ministre d’État du Tourisme et des Loisirs est révélatrice d’une inconstance certaine. Nommé Premier ministre par Paul Biya le 6 novembre 1982, il n’occupa ce poste que jusqu’au 18 juin 1983.
Il fut accusé d’avoir tenté d’organiser la démission collective des ministres originaires de la partie septentrionale du pays pour mettre en difficulté Paul Biya. Puis vint le temps de l’exil au Nigeria voisin, d’où il revint en 1991, pour, en 1992, prendre les rênes de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), une formation politique qui avait jusque-là été dirigée par Samuel Eboua, ancien secrétaire général à la présidence sous Ahidjo, dont il était aussi perçu comme un héritier politique, mais de moindre envergure.
Par la suite, Bello Bouba, élu député en mars 1992, se présenta à l’élection présidentielle d’octobre de la même année, face à Paul Biya. Il fut classé troisième à l’issue du scrutin. En 1997, il boycotta l’élection présidentielle, mais signa avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais – le RDPC, de Paul Biya –, une « plateforme de gouvernement », à la faveur de laquelle il effectua son entrée au gouvernement du 7 décembre, au poste de ministre d’État, en charge du Développement industriel et commercial.
Depuis lors, tout en changeant de portefeuille, il n’a perdu ni son rang protocolaire, ni son fauteuil au sein du gouvernement. Devenu un allié indéfectible de Paul Biya, il a renoncé à se présenter aux élections présidentielles, tout en engageant l’UNDP aux scrutins pour l’élection des députés, sénateurs et conseillers municipaux. Stratégie payante : ce parti, qui tire avantage d’un ancrage certain dans la partie septentrionale du Cameroun, est considéré comme la deuxième force politique du pays, après le RDPC, au terme des municipales de 2020.
Reste que cette visibilité politique contraste avec la timidité d’un travail de mémoire sur Ahmadou Ahidjo, dont Bello Bouba Maïgari, n’a jusque-là pu obtenir le retour des restes au Cameroun. Sur ce dossier, deux autres figures politiques particulières n’ont pas connu plus de succès : Mohamadou Ahidjo, fils aîné du premier président, membre influent de l’UNDP, et ambassadeur itinérant à la présidence d’une part, et Aminatou Ahidjo, fille du défunt président, encartée RDPC, et présidente du Conseil d’administration du Palais des Congrès de Yaoundé, un établissement public. Nombreux sont ceux qui y voient a minima, un échec retentissant.
[TRIBUNE] PASTEF et PR Diomaye : dire la vérité (Par Moussa Tine, chef de parti politique)
Tract-Dire la vérité en toute circonstance et agir toujours selon les valeurs et principes qu’on a par ailleurs déjà défendus.La plus grande injustice, celle qui a frustré et a mobilisé une grande majorité des Sénégalais, a été la mesure de simple police de barricade et d’interdiction de sortie du territoire infligée jadis au leader de Pastef.Par conséquent, il est incompréhensible que les victimes d’hier deviennent les bourreaux d’aujourd’hui.
Ainsi, je condamne fortement l’interdiction de sortie de territoire qui s’abat sur certains responsables du régime sortant sans qu’aucune décision de justice en soit le fondement. Autrement, la décision devait leur être notifiée pour que les concernés puissent exercer à tout le moins leur droit de recours. Pour autant, je soutiens fortement la reddition des comptes. L’État doit d’ailleurs mobiliser tous les moyens de droit disponibles pour y parvenir.Cependant, les scandales relevés ainsi que toutes les injustices que nous avions ensemble combattues ne nous autorisent pas à mettre les principes de l’état de droit entre parenthèses.Ensemble pour la République nouvelle, celle que tous les Sénégalais sont en droit d’attendre du nouveau régime, celle pour laquelle des dizaines de concitoyens ont sacrifié leurs précieuses vies.Moussa TINE
Président Alliance Démocratique / PENCOO
[Législatives Diomaye] Voici pourquoi les parrainages sont supprimés (C.C) et la caution maintenue à 15 millions
Tract-Le parrainage n’est pas applicable.Le Conseil considère que « l’articulation de ces délais avec celui prévu à l’article 87 de la Constitution ne laisse qu’une marge de temps de 5 à 30 jours, insuffisante pour la collecte et la mise en place du dispositif juridique et technique de vérification des parrainages » et « qu’en vertu du principe de la hiérarchie des normes qui consacre la suprématie des dispositions constitutionnelles sur celles du Code électoral, il y a lieu de dire que les dispositions relatives au parrainage ne peuvent être appliquées aux élections législatives anticipées ».Pour ce qui est du montant de la caution, le Conseil constitutionnel a également souligné qu' »il n’y a pas lieu pour le Ministre chargé des élections de la fixer au plus tard 150 jours avant le scrutin du fait qu’en cas d’élections législatives anticipées, le montant de la dernière caution est maintenu comme le prévoit l’article L. 175 alinéa 2, du Code électoral ». Et pour leq dernières législatives du 31 juillet 2022, la caution était fixée à 15 millions F FCFA.
MIGRATION IRRÉGULIÈRE : 27 candidats encore arrêtés à Mbour !
Tract-Au moins, vingt- sept personnes qui projetaient de d’émigrer par la mer ont été arrêtées samedi à Falokh, un quartier de la commune de Mbour (Ouest), a appris l’APS de source policière.
”Il s’agit de 20 personnes de nationalité gambienne et de 7 Sénégalais provenant des régions de Kolda, Tambacounda et de Sédhiou“, a indiqué la source.Elle précise que ces candidats à l’émigration ont été arrêtés aux alentours de 18 h 30.Un homme présenté comme un intermédiaire a également été arrêté, alors que l’enquête se poursuit.La ville de Mbour est plongée dans la tristesse depuis le naufrage d’une pirogue transportant des migrants.Trente-neuf dépouilles ont été repêchées depuis l’accident. Le nombre de personnes ayant été victimes de l’accident est à ce jour indéterminé.Tract avec APS
LÉGISLATIVES DU 17 NOVEMBRE : Pas de parrainages, la caution fixée à 15 millions de Fcfa
Tract-Le parrainage n’est pas applicable concernant les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. Dans sa décision rendue, le Conseil constitutionnel souligne que les « dispositions du Code électoral relatives au parrainage ne sont pas applicables aux élections législatives anticipées, en cas de dissolution de l’Assemblée nationale ».En effet, les 7 sages considèrent que « l’articulation de ces délais avec celui prévu à l’article 87 de la Constitution ne laisse qu’une marge de temps de 5 à 30 jours, insuffisante pour la collecte et la mise en place du dispositif juridique et technique de vérification des parrainages et qu’en vertu du principe de la hiérarchie des normes qui consacre la suprématie des dispositions constitutionnelles sur celles du Code électoral, il y a lieu de dire que les dispositions relatives au parrainage ne peuvent être appliquées aux élections législatives anticipées ».Le Conseil considère que « l’articulation de ces délais avec celui prévu à l’article 87 de la Constitution ne laisse qu’une marge de temps de 5 à 30 jours, insuffisante pour la collecte et la mise en place du dispositif juridique et technique de vérification des parrainages ».En ce concerne le montant de la caution, le Conseil constitutionnel a également souligné « qu’il n’y a pas lieu pour le Ministre chargé des élections de la fixer au plus tard 150 jours avant le scrutin du fait qu’en cas d’élections législatives anticipées, le montant de la dernière caution est maintenu comme le prévoit l’article L. 175 alinéa 2, du Code électoral ».
Et pour les dernières législatives du 31 juillet 2022, la caution était fixée à 15 millions FCFA.
TIVAOUNE : Remise des clés de la Grande mosquée au Khalife
Tract-En visite à Tivaouane, le Premier ministre Ousmane Sonko a assisté ce samedi 14 septembre, à la remise symbolique des clés de la Grande mosquée Seydi El Hadji Malick Sy au khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour.Le déplacement du chef du gouvernement dans la cité religieuse est en prélude de la célébration dans la nuit du dimanche 15 septembre 2024 du Gamou, un évènement religieux commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (PSL).La grande mosquée de Tivaouane a été bâtie par feu El hadji Malick Sy en 1904, année qui avait coïncidé avec la naissance de Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh.Le bâtiment a connu sa première grande extension en 1979, sous le magistère de Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh.En novembre 2019, lors d’une cérémonie de “burd”, une séance de récitation de poèmes à l’honneur du prophète (PSL), organisée en prélude au Gamou, le Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour avait annoncé le redémarrage des travaux de la grande mosquée pour son extension, avec de nouvelles composantes, adaptées au contexte.Un comité de pilotage dirigé par l’ancien ministre Mouhamadou Makhtar Cissé et composé de profils divers, a été mis en place. En mai 2021, suite à un état des lieux exhaustif, les travaux avaient démarré.La grande mosquée de Tivaouane est bâtie sur une superficie de 24000m2, pour une capacité d’accueil de 39.00 personnes. L’édifice comporte une esplanade de 12830 m2 dont 10000 m2 dédiés à la prière et des blocs toilettes.
L’HOROSCOPE DE CE DIMANCHE 15 SEPTEMBRE
Tract-Vient découvrir ton horoscope du jour !Bélier : vous faites partie des signes qui profitez au mieux de ce jour !Taureau : pas de repos pour vous, vous réfléchissez, vous travaillez même dur pour certains !Gémeaux : excellent ! Avec des occasions de prendre le large, en pensée ou pour de vrai !Cancer : si vous savez gérer vos émotions, la journée promet d’être belle ! Mais donc attention !Lion : vous avez de la visite ? Acceptez-la ! L’été n’est pas fini et toujours plein de promesses !Vierge : c’est autrement favorable pour vous avec la possibilité de vous organiser au mieux pour demain !Balance : en confiance, vous essayez de nouvelles choses, et ne dites pas non à de nouvelles rencontres !Scorpion : il vous faut un peu de temps avant de trouver le bon accord entre vous et votre famille !Sagittaire : c’est top ! Votre présence enchante, vous êtes fédérateur, la journée se déroule bien !Capricorne : s’il doit y avoir une déception, ce n’est pas une raison pour tout remettre en cause !Verseau : soyez audacieux, innovez ! Même si vous n’êtes pas toujours compris par votre entourage !Poissons : vous sentez l’ambiance, et saurez prendre de la distance si c’est trop toxique pour vous !
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE JOUR
Tract-Découvrez les éphémérides de ce dimanche 15 septembre• 15 Septembre 2022Ouverture à Dakar par le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim SALL, en présence de plus de 40 ministres africains de l’Environnement et du Sénateur américain John KERRY, de la 18ème session de la Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (CMAE) pour préparer la COP 27 prévue en novembre 2022 à Sharm El-Sheikh en Egypte.• 15 Septembre 2017En demi-finale de l’Afrobasket masculin 2017, l’équipe du Nigeria élimine celle du Sénégal sur le score de 76 à 71 à Radès en Tunisie. La 29ème édition du championnat d’Afrique de basket-ball, organisée par la FIBA Afrique en Tunisie et au Sénégal, a été remportée par la Tunisie qui a battu le Nigéria en finale.• 15 Septembre 1973L’Airbus, dernier né de l’aéronautique française, fait pour la première fois une escale technique à l’aéroport de Dakar-Yoff. C’est en 1970 que les groupes aéronautiques Aerospatiale (France) et Deutsche Airbus (République Fédérale d’Allemagne) se sont unis pour former le groupe Airbus Industrie.• 15 Septembre 1957Réunion constitutive à Thiès du Parti Africain de l’Indépendance (PAI). Le parti trouve son origine dans le refus de militants de l’UDS (Union Démocratique Sénégalaise) de fusionner avec le BDS (Bloc Démocratique Sénégalais), dans l’UPS (Union Progressiste Sénégalaise) qui sera officiellement créée le 20 février 1958. Son leader historique, Majmouth DIOP, est décédé à Dakar le 27 janvier 2007, à l’âge de 84 ans.• 15 Septembre 1891Signature de traités de paix entre d’une part les Français, d’une part le Boursine Mbacké NDIAYE et le Boursaloum Guédel MBODJ. Le Sine et le Saloum sont des royaumes précoloniaux situés au centre du Sénégal et ayant respectivement pour capitale Diakhao et Kahone.• 15 Septembre 1870Rétablissement de la représentation du Sénégal à l’Assemblée nationale française. Instituée en 1848, la représentation des colonies à l’Assemblée nationale française avait été supprimée en 1852.• 15 Septembre 1869Prise de Louga par les troupes coloniales françaises à l’issue d’une rude bataille contre les guerriers de Lat-Dior Ngoné Latyr DIOP. L’armée de Lat-Dior, forte de 700 hommes subira de lourdes pertes au bout de trois heures de combat. On dénombrera 600 hommes et 150 chevaux tués contre 21 soldats du côté de l’armée coloniale.• 15 Septembre 1776L’Almamy du Fouta Thierno Souleymane BAAL est tué par les maures menés par Ulad Abdallah dans le Jowol. Instigateur et meneur de la plus grande révolution du Fouta, connue sous le nom de Révolution torodo, il a également mis fin au règne des Peuls Déniyankés.Sa tombe se trouve à Toumbéré-Djingué dans la région de Gorgol en Mauritanie.


