LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE JOUR
Tract-Découvrez les éphémérides de ce vendredi 13 août• 13 Septembre 2017Décès à Dakar à l’âge de 76 ans du professeur Amadou Tidiane BA, ancien maire de Sédhiou, ancien ministre de l’enseignement supérieur et premier Recteur de l’Université de Ziguinchor. Son nom sera donné au nouvel hôpital régional de Sédhiou inauguré le 1er mars 2023 par le Président Macky SALL.• 13 Septembre 2016Décès à Paris, à l’âge de 67 ans, du Professeur Yoro FALL, Historien et Archéologue. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 avait été rejetée par le Conseil Constitutionnel pour insuffisance de parrains.• 13 Septembre 1986Célébration de la journée du Comité Inter- Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS). Le CILSS a été créé en 1973, lors de la première grande sécheresse dans le Sahel afin de mobiliser les populations et la communauté internationale autour de l’aide d’urgence et de la mise en œuvre des programmes de prévention de la famine et de résilience des populations éprouvées par la sécheresse.• 13 Septembre 1877Signature d’un traité entre le gouverneur du Sénégal Louis BRIERE DE L’ISLE et Bour Sine Sanou FAYE : annexion du pays sérère, ouverture du commerce français sur le Saloum et ses affluents.• 13 Septembre 1837Arrivée à Saint-Louis de Julien Armand SORET, successeur de Louis Augustin Médéric MALAVOIE décédé au poste de Gouverneur du Sénégal ; il entrera en fonction le 15 septembre après un court intérim assuré par Louis Laurent Auguste GUILLET.
[Dissolution de l’Assemblée nationale] Diomaye Faye traduit le ‘Projet’ aux législatives, Benno en campagne déjà!
Tract – Ça y est, le président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a dissout l’Assemblée nationale, annonçant ainsi des élections législatives anticipées, pour le 17 novembre 2024.
Le verdict est tombé, ce jeudi 12 septembre, lors de son message à la Nation, le successeur de Macky Sall a décidé, après «désillusion» des son équipe sur la participation dans les débats politiques et démocratiques ‘avec respect des lois et textes régissant notre pays au sein de l’hémicycle’, de faire table rase de la représentation de l’actuelle majorité parlementaire de Benno Bokk Yaakaar (BBY) qui semble jouer les trouble-fête… Cette dernière décidant d’aller à contre-courant, selon le Président, de la vision des nouveaux élus au pouvoir.Bassirou Diomaye Faye de rappeler la première « provocation » des députés du camp de Benno qui ont refusé «le 29 juin 2024, de tenir le débat d’orientation budgétaire pourtant obligatoire, pour le motif simpliste d’une supposée attaque reçue sur le terrain politique». Pour le président Faye «cette violation d’une obligation légale prévue par l’article 56 de la loi organique relative aux lois de finances aura gravement contribué à ternir l’image du Sénégal aux yeux des institutions internationales», souligne le chef de l’Etat.La deuxième chiquenaude administrée par BBY est intervenue le jeudi 29 août 2024 avec le rejet du «projet de révision constitutionnelle visant à concrétiser la promesse que j’ai faite au peuple de supprimer le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), alors que la situation des finances publiques impose urgemment de rationaliser les dépenses publiques».La troisième dégradation est à chercher sur les voies de leur «usurpation des prérogatives constitutionnelles du Président de la République pour fixer une date pour la Déclaration de politique générale, en violation flagrante de l’article 84 de la Constitution et de l’article 97 de la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Sans parler de la menace d’une motion de censure que cette majorité fait planer sur le gouvernement !», s’indigne le natif de Ndiaganiao. Et encore…Pour toutes ses raisons, en tenant à rappeler, par les actes que «L’ordre politique, sous mon magistère, ne supplantera jamais l’ordre légal», a pris l’engagement de dissoudre la 14e législature «pour demander au peuple souverain les moyens institutionnels qui me permettront de donner corps à la transformation systémique que je leur ai promise», indique le président sénégalais.Alors, le discours du président n’a pas fini de résonner dans nos oreilles, que le groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar, par la main de son président Abdou Mbow, a rédigé un communiqué pour dire au chef de l’Etat qu’en «décidant de dissoudre l’Assemblée nationale en pleine session extraordinaire qu’il a lui-même convoquée et à la veille de la déclaration de politique générale dont il a lui-même fixé la date, le Président de la République vient de commettre un parjure, exécutant en cela, et de manière cynique, les instructions de son Premier ministre». Ainsi donc Ousmane Sonko est indexé dans cette décision du président de la République et révolte Abdou Mbow et ses partisans qui pensent tout haut que «ces deux hommes, à la tête de notre pays s’amusent de nos institutions pour satisfaire leurs besoins politiques urgents». Voilà pourquoi, eux, les « démocrates contre la dictature » ont pris la décision d’appeler « les sénégalais à dénoncer avec la dernière énergie, ces agissements d’une autre époque de ce régime (…) notamment en se mobilisant pour les faire battre à plate couture aux prochaines élections législatives qui seront l’occasion de renvoyer ces stagiaires sans parole et sans respect pour les Sénégalais, à leurs chères études », dit le groupe de Benno, déjà sur un ton de campagne anticipée.On voit encore des têtes tomber, des poings levés sur fond de bruit de chaises déjà dissonantes à l’hémicycle. Pour une 15e législature.Ainsi, il ne reste plus qu’à se lancer et replonger encore dans une fameuse campagne qui va traduire l’opinion générale coutumière depuis quelques temps à des élections organisées tous les deux ans.Cheikh Tidiane COLYCOUPURE D’ÉLECTRICITÉ À DAKAR : La Senelec évoque un incident technique
Tract-
La région de Dakar a été frappée par une coupure d’électricité ces dernières heures. La Société nationale de l’électricité (Senelec) a publié un communiqué sur la plateforme X (anciennement Twitter) pour apporter des éclaircissements sur cet incident.Selon la société nationale de l’électricité, il s’agit d’un « incident au poste de Hann ». Cette défaillance serait à l’origine des « perturbations momentanées dans la fourniture d’électricité », ajoute-t-elle.La Senelec assure que ses « équipes techniques sont mobilisées » pour rétablir l’électricité.
La région de Dakar a été frappée par une coupure d’électricité ces dernières heures. La Société nationale de l’électricité (Senelec) a publié un communiqué sur la plateforme X (anciennement Twitter) pour apporter des éclaircissements sur cet incident.Selon la société nationale de l’électricité, il s’agit d’un « incident au poste de Hann ». Cette défaillance serait à l’origine des « perturbations momentanées dans la fourniture d’électricité », ajoute-t-elle.La Senelec assure que ses « équipes techniques sont mobilisées » pour rétablir l’électricité.PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Bassirou Diomaye Faye s’adressera à la nation ce jeudi à 20H
Tract-C’est officiel! Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, va faire une déclaration ce jeudi à partir de 20 heures.Le Président Bassirou Diomaye Faye va s’adresser à la Nation ce jeudi à partir de 20 heures. Un moment très attendu par tous les Sénégalais depuis que l’annonce a été faite par son Premier ministre, Ousmane Sonko.« Le Président Bassirou Diomaye Faye s’adressera à la nation dès son retour au pays », avait déclaré Ousmane Sonko, samedi lors du lancement de la journée « Setal Sunu Rew » à Matam.Cette adresse à la Nation de Diomaye Faye se fera un jour avant la date retenue par le Président de la République pour la tenue de la Déclaration de politique générale (Dpg) du Premier ministre, Ousmane Sonko, devant les députés de la 14e législature. C’est-à-dire ce vendredi 13 septembre. Elle intervient également suite à la lettre-réponse du Président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, informant le chef de l’Etat de sa non-objection sur sa volonté de dissoudre ladite institution.
[TRIBUNE] Les Finances du Sénégal ne seraient plus ‘couvertes légalement’ si le PR Diomaye dissout maintenant (Par ex-Directeur de la Solde)
Tract – Tribune de Charles Émile Abdou Ciss : la dissolution de l’Assemblée nationale devrait être différée. La dissolution de l’Assemblée nationale comporte un risque majeur pour les finances publiques, une inertie totale des autorisations budgétaires. En effet, quand bien même, elle permettrait à la majorité d’asseoir sa main mise sur l’Assemblée nationale, elle n’en comporte pas moins des conséquences juridiques et budgétaires regrettables.I- Le premier risque est lié au temps exigible pour l’organisation des élections législatives c’est à dire au minimum trois mois comportant les étapes suivantes : prise du décret portant convocation du corps électoral, organisation du parrainage, déroulement de la campagne, tenue du scrutin et publication des résultats. Par conséquent au regard du caractère incompressible des délais : la nouvelle Assemblée ne peut être installée avant fin janvier 2025.
Or, l’examen du budget 2025 devrait intervenir à partir du 15 octobre : jour de l’ouverture de la seconde session ordinaire de l’année consacrée presqu’ exclusivement à l’examen du projet de loi de finances de l’année.Par ailleurs, cette session devrait permettre d’examiner et de soumettre au vote du Parlement les projets de lois de règlements des gestions budgétaires 2022 et 2023. En principe, en vertu du mécanisme du chainage budgétaire vertueux, le Projet de loi de règlement de l’année N-1 (2023) doit être examiné avant le Projet de loi de finances de l’année N+1 (2025).
Auparavant,
les autorisations budgétaires de la loi de finances accordées au Gouvernement précédent pouvaient être maintenues à périmètre constant. Mais tel n’est pas le cas, puisque les ministères sont passés de 34 à 25. Il s’y ajoute également que leur dénomination a sensiblement changé ainsi que de nombreux services chargés de l’exécution du budget, sans oublier les responsables desdits services. Il a également été relevé un niveau de recouvrement élevé des recettes fiscales et non fiscales.
Tous ces facteurs probants concourent à l’urgence d’élaborer une loi de finances rectificative permettant au Gouvernement, conformément aux dispositions de la nouvelle Loi organique relative aux lois de Finances, de disposer d’une autorisation budgétaire couvrant les actes de dépenses initiés par ses membres (ministres, directeurs généraux, etc )II- Le second risque, non moins majeur en cas de dissolution, c’est que toutes ces opérations budgétaires pŕésentes ou à venir (Budget 2024, Budget 2025) ne seraient pas légalement couvertes et le Sénégal plongerait dans une obscurité budgétaire inédite puisque l’Exécutif, en vertu du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs ne peut s’autoriser à percevoir des impôts et à dépenser.
En effet, la Constitution réserve cette compétence exclusivement au Parlement. La seule exception prévue est liée au retard de dépôt du projet de Loi de finances par le Gouvernement. En l’espèce, il suppose que l’Assemblée existe et puisse permettre au Gouvernement, selon les cas, de reconduire les services votés. Or, ici, nous sommes en face d’un risque de vide législatif ce qu’aucun texte ne prévoit.III- En définitive, compte tenu des risques de dégradation qu’encourt notre profil démocratique déjà rudement malmené durant la fin de régime du Président Macky Sall, il faudrait renouer les fils du dialogue qui avait permis de contribuer à la tenue du scrutin avant la fin du mandat du Président sortant. L’objectif serait de mettre fin à la crise actuelle par :
– la tenue de la Déclaration de politique générale;
– le retrait de la motion de censure;
– l’organisation du débat d’orientation budgétaire;
– l’examen et le vote des projets de lois de finances rectificative 2024 et la loi de finances 2025.
» Lorsque nous cesserons de compter, c’est la peine des hommes qu’on oubliera ».Charles Emile Abdou CISS
Ex-directeur de la Solde
Tract.sn
[CHRO’ de Dié Maty Fall] Jub, Jubal, Jubanti ? ‘Nit ku dul juum, amul ! ‘
Tract – On pouvait penser en avoir fini avec les scandales et le népotisme. Il y a grande urgence à revoir le casting gouvernemental insuffisant, mal profilé et inefficaceYoussou Ndour, le ministre du bonheur, nous a sagement rappelé, que « niit bu dul juum amoul ». Surtout lorsque l’on est, comme le Pastef, appelé à agir par une volonté démocratique et populaire massive pour redresser, être transparent et bien gouverner. Au vu des péripéties et des gaffes en série d’éminents membres du gouvernement, il est temps pour les nouvelles autorités élues d’opérer un tournant radical dans le casting gouvernemental.Passe encore que le tout-puissant Premier ministre et l’honorable président de la République, désigné par lui, se pensent investis de la mission de se soupeser par rapport aux pouvoirs et prérogatives des autres institutions constitutionnelles. Ils en oublieraient presque qu’ils doivent réformer la justice, auditer l’administration, renégocier les contrats miniers et gaziers. Qu’ils doivent booster l’agriculture, l’élevage, l’industrie et la pétrochimie en vue de créer des chaînes de valeur complète pour l’exportation de produits transformés. Qu’ils doivent réduire le chômage des jeunes, le coût de la vie et inciter les Sénégalais à payer leurs impôts. Qu’ils appellent la presse à plus de responsabilité et l’opposition à plus de pertinence. Et surtout présenter à la Nation et aux partenaires techniques et financiers, un plan d’action gouvernemental (DPG) issu de leur programme Vision Sénégal 2050, encore attendu.Il était grand temps que la gouvernance change et que de nouveaux visages portent le projet de hisser le Sénégal plus haut encore que les prouesses stratégiques accomplies par l’ancien président Macky Sall. Tout le mal que nous souhaitons au duo Diomaye président-Sonko Premier est de réussir, de rester soudé, de rassembler et d’unir autour de leur projet en préparation. Leur réussite sera celle de tout le Sénégal, en attendant la prochaine offre de programme politique. Nous respectons le choix des Sénégalais et restons, par conviction, debout pour un Sénégal de paix et de progrès. Il y a cependant une grande urgence à revoir le casting gouvernemental qui est insuffisant, mal profilé et inefficace. Il est compréhensible que pour une première élection, l’amateurisme et le manque d’expérience soient de mise. En 1981, début des années Mitterrand, le président socialiste nomme aux affaires ses anciens compagnons de lutte de l’union de la Gauche des années de braise. Ce qui peut se comprendre. Mais à partir de mars 1983, face à l’augmentation du déficit public et du déficit extérieur, il met en place le « tournant de la rigueur » devant la réalité du pouvoir et envoie en congés (payés?) ses camarades socialistes et communistes.À cet effet, il serait souhaitable pour le duo Diomaye-Sonko de s’adapter à la réalité de leur nouvel environnement et de mettre la priorité sur la fonctionnalité des profils. La douée Aminata Touré rendrait un plus grand service à l’image internationale du Sénégal au poste de ministre des Affaires étrangères. Face à elle, le Premier ministre fantoche malien ne ferait pas le coq, sous peine qu’elle lui rentre vertement dans le plumage.Les ministres Bala Moussa Fofana et Ibrahim Sy sont de vrais boulets, incapables de régler la grève d’un an des travailleurs des collectivités locales pour l’un, et de mettre le recrutement des Sénégalais au-dessus de son parti Pastef, pour le second. Au ministère de la Communication, l’actuel DG du Soleil Lamine Niang aurait de meilleurs atouts (fluidité intellectuelle et intelligence sociale) pour porter la parole du gouvernement que Moustapha Njekk Sarré, plutôt limité dans l’expression et la conception. Le ministre Aliou Sall pourrait parfaitement conserver le ministère du Numérique. Dr Aïssatou Mbodj serait davantage à son avantage comme ministre d’Etat auprès du président de la République ou du Premier ministre que de diriger la Der. Mme Khady Diene Gaye, « na riir, na riiira riir », devra apprendre elle aussi à faire la différence entre État et parti lorsqu’elle agit comme ministre de la République.On pouvait penser en avoir fini avec les scandales et le népotisme, mais il est difficile de rompre avec les mauvaises pratiques. Les ministres Cheikh Tidiane Dièye et Oumar Diagne, le DG Cheikh Dieng, le ministre Serigne Gueye Diop excellent en industrie mais négligent en recrutement familial, les DG du port et de la Miferso, plutôt bavards et « musculaires », ne rendent pas service aux nobles objectifs du duo au pouvoir. Le scribe des communiqués de la présidence de la République et ministre Ousseynou Ly s’est montré plus compétent dans le domaine digital que dans la maîtrise de la langue officielle et de la rédaction présidentielle. Pitié, un hashtag partisan n’a rien à faire sur des communiqués officiels ni les fautes d’orthographe et de syntaxe. Dans la foulée du nouveau casting souhaitable, les nouvelles autorités devraient recruter un vrai rédacteur républicain et professionnel.A contrario de ces péchés de débutant, la ministre de la Famille Maimouna Dièye est celle qui incarne le mieux l’âme politique et sociologique du projet de Pastef dans toutes ses dimensions. L’ancienne championne nationale du Sénégal a appris à servir son pays bien avant de devenir ministre et elle est bien servie par son exquise urbanité et son infaillible élégance républicaine.En dehors de ces mauvais castings précités, le duo Diomaye-Sonko fonctionne bien et se répartit les rôles dans l’atteinte de leurs objectifs. Il utilise à son profit tous les ressorts d’une Constitution qu’il rejetait dans l’opposition, finissant ainsi de légitimer les institutions nées du pouvoir socialiste. Le Premier ministre Sonko, si toutefois il voudrait conserver le ministère de l’opposition et de la harangue politique, devrait plutôt s’orienter vers la direction de la future liste de sa coalition en vue des prochaines législatives anticipées.À ce titre, il pourrait facilement (c’est peut-être vite dit) s’emparer de la tête de l’Assemblée nationale et incarner, lui aussi, une institution constitutionnelle, avec tous les pouvoirs et prérogatives y attachés. Cela collerait mieux à son tempérament d’homme politique radical et cogneur. Dans ce cas, il serait bien avisé que le nouveau Premier ministre soit une nouvelle Première ministre jeune, d’un gouvernement plus ouvert aux femmes. Il n’en manque pas dans le vivier du Pastef. Sinon, pas de pitié pour les pilleurs de deniers publics, mais toutefois en respectant les droits des présumés accusés.Tract.sn (avec Seneplus)
Un syndicat d’enseignants rouspète contre les lycées ‘LYNAQE’ du ministre Guirassy
Tract – Communiqué du Cusems : le 2 septembre 2024 , nous avons pris connaissance à travers un communiqué conjoint du ministère de l’éducation et celui des forces armées de l’ouverture des lycées nationaux armées pour la qualité et l’équité ( *Lynaque*) à sedhiou et à Kaffrine et qui seront à terme construits dans les 46 départements.Un autre communiqué du MEN de la même date, nous annonce que ces établissements seront dirigés par des Colonels de l’armée.
Même si nous nous félicitons de la création de ces dits établissements, nous restons dubitatifs sur la pertinence de confier leur direction à l’armée.Pour rappel ces Lynaque , dont les noms de conception étaient Lycée d’intégration national pour l’équité et la qualité (*LINEQ*) avaient pour vocation de garantir un accès à une éducation de qualité aux meilleurs enfants dont les parents n’ont pas les moyens de payer des cours d’encadrement et/ou des frais de scolarité très onéreux dans les écoles privées d’excellence. Ces établissements devraient donc répondre à l’exigence d’équité dans l’accès à un enseignement de qualité car nous avons fini par constater que très peu d’élèves issus du milieu défavorisé avaient accès aux établissements d’excellence que sont le Prytanée, Mariama Ba et le lycée scientifique d’excellence de Diourbel dont l’accès se fait sur concours, nécessitant une préparation sérieuse et un encadrement particulier.La création des lyneq devrait pallier cette insuffisance d’équité.
En ouvrant l’accès par concours aux 50 premiers garçons et 50 premières filles de l’examen de l’entrée en sixième, le gouvernement va non seulement revenir à la case de départ (les élèves dont les parents ont les moyens risquent d’être les seuls qui réussissent) mais foule au pieds le principe d’équité car , il n’est pas forcément prouvé que les pensionnaires seront les meilleurs élèves de chaque département.En plus en voulant confier la direction de ces écoles à un colonel de l’armée , le gouvernement non seulement se signale par un manque de considération et de respect du personnel enseignant mais pose également le jalon des crises qui vont inéluctablement affecter l’administration de ces établissements car il va de soi que l’enseignant est un esprit libre et n’acceptera jamais l’esprit du service commandé qui caractérise l’armée. Dans l’administration scolaire, le chef n’a pas forcément toujours raison. Par conséquent, nous dénonçons fermement et catégoriquement cette volonté du gouvernement de vouloir confier nos 46 Lynaque à des colonels plus utiles dans la gestion des questions de sécurité et la formation du personnel militaire de qualité. Ah oui , la place du colonel est dans les camps militaires et non dans les établissements scolaires.Oui ,le militaire Sénégalais se caractérise par la discipline mais n’a pas le monopole de la bonne gestion , de la rigueur et de la pudeur.Babou Diouf secrétaire national à la communication du CUSEMS
DIOMAYE AUX JEUNES DE MBOUR: ‘votre vie est inestimable’
Tract – « votre vie a une valeur inestimable. Vous avez un rôle central à jouer dans l’avenir de notre pays. Nous sommes résolus à vous offrir des opportunités réelles et dignes, ici, chez vous, pour que plus jamais cette mer ne devienne un cimetière pour nos enfants. »Le PR Diomaye s’est rendu à Mbour hier mercredi, où il a exprimé à la nation toute sa douleur et sa solidarité envers les familles qui ont perdu leurs proches dans le naufrage d’une pirogue au large de Mbour, ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais. Ces vies arrachées par l’émigration clandestine rappellent l’urgence d’agir.Le Chef de l’État a réaffirmé la détermination du gouvernement à traquer sans répit et sanctionner avec la plus grande sévérité les acteurs qui organisent ces convois de la mort.Aux jeunes, le Président a lancé un appel : « votre vie a une valeur inestimable. Vous avez un rôle central à jouer dans l’avenir de notre pays. Nous sommes résolus à vous offrir des opportunités réelles et dignes, ici, chez vous, pour que plus jamais cette mer ne devienne un cimetière pour nos enfants. »Tract.sn
[TRIBUNE] On ne sait toujours pas où l’ex-PM Amadou Bâ veut aller ou ce qu’il compte faire (Par Babacar Papis Samba)
Tract-La démarche politique de Amadou Ba n’est pas claire et rien de nouveau ne transparait à travers son discours.Amadou Ba est dans le louvoiement et la tergiversation et on peine franchement à se retrouver dans ses dires. Alors qu’est-ce qu’il veut réellement faire? Personne ne le sait sauf lui et peut-être quelques-uns de ses partisans dont Cheikh Oumar Anne et Zahra Iyane Thiam qui occupent pour le moment le devant de la scène.Nous prenons ainsi au sérieux les propos de Seydou Gueye qui déclare qu’il ne pourra rien dire sur Amadou Ba tant qu’il ne saura pas ce qu’il compte faire et où il veut aller. On peut même penser que la politique n’est pas le dada du carrièriste Amadou Ba qui semble être la figure parfaite du politicien in vitro qui ne mouille pas le maillot et qui ne prend aucun risque en politique. Peut-être n’eût été la pression de ses souteneurs il n’aurait jamais organisé cette rencontre qui a révélé au grand jour le manque de clarté de sa position par rapport au pouvoir actuel.Amadou Ba s’est alors contenté de prôner une nouvelle démarche politique- rien de nouveau sous le soleil- avant de renvoyer la balle au peuple – une abstraction – pour dire à travers des propos puérils, anodins et des formules consacrées qui peuplent le discours des politiciens : » je vous ai entendu, je vous ai compris. Et après mûre réflexion, j’ai décidé de répondre à cet appel… » Comme s’il était encore hésitant dans sa prise de décision pour s’engager résolument en politique.Amadou Ba a ainsi tenu un discours qui est en deça de ce qu’on pouvait attendre de lui et s’il compte se limiter à cette forme de communication au lieu d’affirmer très clairement sa position politique, il aura de la peine à emporter l’adhésion des potentiels électeurs.A moins qu’il cherche tout bonnement un paravent pour échapper aux éventuelles poursuites judiciaires d’un régime qui peut bien lui chercher des poux dans la tête, au même titre que tous ceux qui sont soupconnnés d’enrichissement illicite à travers les fonds de l’Etat. Au moment où beaucoup doutent encore sur l’origine licite de sa fortune qui est jugée démesurée pour un fonctionnaire de l’Etat fût-il Directeur des Impôts et Domaines, Ministre et Premier ministre dans le gouvernement de Macky Sall.
Donc si Amadou Ba ne se sent pas blanc comme neige il ne pourra pas affronter avec aisance le régime en place qui semble bien maîtriser son dossier.On peut respecter son choix qui met au devant la prudence et le manque de précipitation mais en politique on se jette à l’eau et on apprend à nager à travers les contradictions et les stratégies de positionnement qui permettent de se familiariser avec le milieu en même temps qu’elles participent au blindage de la carapace du politicien.Amadou Ba avait certes obtenu 35% des voix lors de la Présidentielle de 2024 mais on peut encore douter de la place de son coefficient personnel dans ce résultat. On se demande en tout cas comment il va faire pour amener l’électorat qui s’est déjà inscrit dans une perspective de rupture dans une direction autre que celle-là.Babacar Papis Samba
Tract.sn


