[TRIBUNE] On ne sait toujours pas où l’ex-PM Amadou Bâ veut aller ou ce qu’il compte faire (Par Babacar Papis Samba)
Tract-La démarche politique de Amadou Ba n’est pas claire et rien de nouveau ne transparait à travers son discours.Amadou Ba est dans le louvoiement et la tergiversation et on peine franchement à se retrouver dans ses dires. Alors qu’est-ce qu’il veut réellement faire? Personne ne le sait sauf lui et peut-être quelques-uns de ses partisans dont Cheikh Oumar Anne et Zahra Iyane Thiam qui occupent pour le moment le devant de la scène.Nous prenons ainsi au sérieux les propos de Seydou Gueye qui déclare qu’il ne pourra rien dire sur Amadou Ba tant qu’il ne saura pas ce qu’il compte faire et où il veut aller. On peut même penser que la politique n’est pas le dada du carrièriste Amadou Ba qui semble être la figure parfaite du politicien in vitro qui ne mouille pas le maillot et qui ne prend aucun risque en politique. Peut-être n’eût été la pression de ses souteneurs il n’aurait jamais organisé cette rencontre qui a révélé au grand jour le manque de clarté de sa position par rapport au pouvoir actuel.Amadou Ba s’est alors contenté de prôner une nouvelle démarche politique- rien de nouveau sous le soleil- avant de renvoyer la balle au peuple – une abstraction – pour dire à travers des propos puérils, anodins et des formules consacrées qui peuplent le discours des politiciens : » je vous ai entendu, je vous ai compris. Et après mûre réflexion, j’ai décidé de répondre à cet appel… » Comme s’il était encore hésitant dans sa prise de décision pour s’engager résolument en politique.Amadou Ba a ainsi tenu un discours qui est en deça de ce qu’on pouvait attendre de lui et s’il compte se limiter à cette forme de communication au lieu d’affirmer très clairement sa position politique, il aura de la peine à emporter l’adhésion des potentiels électeurs.A moins qu’il cherche tout bonnement un paravent pour échapper aux éventuelles poursuites judiciaires d’un régime qui peut bien lui chercher des poux dans la tête, au même titre que tous ceux qui sont soupconnnés d’enrichissement illicite à travers les fonds de l’Etat. Au moment où beaucoup doutent encore sur l’origine licite de sa fortune qui est jugée démesurée pour un fonctionnaire de l’Etat fût-il Directeur des Impôts et Domaines, Ministre et Premier ministre dans le gouvernement de Macky Sall.
Donc si Amadou Ba ne se sent pas blanc comme neige il ne pourra pas affronter avec aisance le régime en place qui semble bien maîtriser son dossier.On peut respecter son choix qui met au devant la prudence et le manque de précipitation mais en politique on se jette à l’eau et on apprend à nager à travers les contradictions et les stratégies de positionnement qui permettent de se familiariser avec le milieu en même temps qu’elles participent au blindage de la carapace du politicien.Amadou Ba avait certes obtenu 35% des voix lors de la Présidentielle de 2024 mais on peut encore douter de la place de son coefficient personnel dans ce résultat. On se demande en tout cas comment il va faire pour amener l’électorat qui s’est déjà inscrit dans une perspective de rupture dans une direction autre que celle-là.Babacar Papis Samba
Tract.sn
VOICI CE QUE PENSE Le Directeur de l’Emploi sur ‘l’émigration irrégulière’
Tract – Pape Modou Fall : la gestion de l’émigration irrégulière ne doit pas se limiter à une perspective financière. Ce phénomène dépasse les simples questions d’emploi, d’employabilité ou de financement de projets. Il s’agit avant tout d’un problème socio-culturel.Aucun gouvernement ne peut résoudre ce problème en se concentrant uniquement sur le triptyque “Financer-Former-Insérer”. Actuellement, notre économie n’est pas suffisamment robuste pour absorber 50% du chômage. Il est irréaliste de penser que le pays, qu’il s’agisse de l’ancien ou du nouveau régime, puisse créer 150 000 emplois formels par an. À raison d’un salaire de 100 000 FCFA par personne, cela représenterait 180 milliards de FCFA par an. Sur cinq ans, cela s’élèverait à 2 700 milliards de FCFA.Ayant travaillé sur la problématique de l’émigration irrégulière depuis plus de dix ans, je suis convaincu qu’une mobilisation nationale est nécessaire pour résoudre ce fléau socio-culturel, qui n’est naturellement pas lié à un régime ou à un État particulier.Il est donc impératif, voire urgent de mobiliser l’ensemble des composantes de la nation, à savoir,
• Le pilier Sensibilisation : Service civique national, gouverneurs, préfets, présidents de conseil départemental, maires, chefs religieux, imams, médecins-chefs, ICP, chefs de quartier, chefs de village, délégués de quartier, imams, curés, maîtres coraniques, ASC, OCB, acteurs culturels, Badianou Gox, Ndayous Daaras, Mbotays de femmes, relais communautaires, etc.
• Le pilier Sécurité & Veille : les forces de défense et de sécuritéAinsi, avec un climat social paisible et une économie dynamique, la consolidation des emplois, la promotion d’emplois décents par les chaînes de valeur, les PME, les grands travaux, la migration circulaire et le développement endogène se feront naturellement (Pilier Socio-économique).Pape Modou FALL
Président AMSAD
Directeur de l’emploiTract.sn
[L’ET DIT TÔT] La dissolution qui ‘démangeait’… : la France tousse, le Sénégal s’enrhume (Par Ousseynou Nar Gueye)
[MISE À JOUR : éditorial publié dès jeudi 12 septembre 2024 à 8h sur Tract.sn et sur Seneplus.com, 12 tours d’horloge avant que PR Diomaye annonce à 20h sur la RTS qu’il dissout l’Assemblée nationale sénégalaise. Ousseynou Nar Gueye y prenait le pari qu’il dissoudrait, sans coup férir, ce jeudi 12 septembre 2024. Et qu’il n’y aurait pas de Déclaration de… Polémique Générale (DPG) par le patron du GOS (Gouvernement Ousmane Sonko), ce vendredi 13 septembre 2024.]Tract – Le PR Diomaye a désormais le droit, depuis les 12 coups de minuit, de cette nuit du mercredi 11 au jeudi 12 septembre, de « dissoudre les députés ».Le sabre diomayesque va -t-il s’abattre dès aujourd’hui sur la tête des résidents habituels, dits « Honorables », de la Place Soweto ?Les paris sont pris, en tous les cas !Personnellement, je parie jusqu’à ma dernière chemise, que l’Assemblée nationale sénégalaise, en sa 14ème législature élue en juin 2022 et installée en septembre de la même année, sera dissoute aujourd’hui jeudi 12 septembre 2024.Le drame de la migration « piroguatoire » de Mbour, avec encore hier, 36 dépouilles mortelles installées sur la plage là-bas et plus de 100 disparus non encore retrouvés depuis le naufrage migratoire du 8 septembre ? Le déplacement subséquent hier du PR Diomaye à Mbour avec présentation de ses condoléances officielles aux familles éplorées et à la Nation ? La déclaration présidentielle selon laquelle le « Sénégal est en deuil » ? (bien qu’un décret instituant officiellement ce deuil national n’a pas été pris). La question est donc : tout cela pourrait-il retenir le bras à sabre du PR Diomaye dans l’intention évidente qui le démange depuis son élection le 24 mars, de couper la tête des députés -et en premier-, (même si cest « en même temps » pour tous les députés) de ceux d’entre eux qui appartiennent à la majorité parlementaire Benno Bokk Yaakar apérisée ?Je penche pour le « non »: à mes yeux, tout cela pourrait constituer des justifications supplémentaires (comme s’il en fallait encore…) pour une dissolution-blitzkrieg dès que possible de droit, soit aujourd’hui.Ce jeudi matin, dans la presse et sur ls ondes audiovisuelles , plusieurs leaders politiques de l’opposition ont appelé à ce que « le pouvoir exécutif PASTEF ne politise pas les morts du naufrage au large de Mbour.Avec le drame cruel encore frais de Mbour, le président sénégalais a encore plus de raisons de dissoudre au plus vite (avec des éléments de langage distillés depuis des mois pour convaincre les populations de cette l’urgence impérieuse de disposer de « ses » députés), pour que le peuple lui donne (si possible) une majorité de députés à l’Hémicycle : c’est le seul levier, détenir une nouvelle majorité parlementaire, qui lui permettra de faire voter sans encombres les lois de ses projets de réformes, dont les projets économiques et de développement justement, pouvant retenir au Sénégal les milliers de candidats à l’émigration irrégulière sur les flots de l’Atlantique, candidats migrants qui ne semblent jamais tarir : c’est ce qui a été la promesse du PR Diomaye hier à Mbour, à la jeunesse « dont la valeur de la vie est inestimable », -pour reprendre les mots du président-, et aux moins jeunes, hommes et femmes. Leur « donner les moyens de se réaliser ici au Sénégal », ce qui est possible, mais « prendra toutefois du temps », dit Diomaye Faye.Tous les précédents dépôts de projets de loi par le GOS (Gouvernement Ousmane Sonko), ces dernières semaines (dont notamment les projets de loi portant dissolution du HCCT et du CESE) ne l’ont été que pour démontrer que cette Assemblée nationale empêche le régime du PR Diomaye de gouverner et lui met des bâtons dans les roues, alors que le PR et son GOS veulent donner corps, au plus vite, aux réponses étatiques à apporter face aux urgences sociales et économiques du moment et de l’avenir.Bref : comme on accusait le président français Macron de toujours faire du « en même temps », le PR Diomaye a beaucoup fait du « en même temps » dernièrement : notamment, faire ficeler des projets de loi et les envoyer à une Assemblée nationale dont il sait pertinemment qu’elle ne les votera pas. Un « en même temps » diomayesque qui culmine avec cette annonce d’une Déclaration de Politique (ou de Polémique?) Générale par le Premier ministre Sonko devant les ďeputés demain vendredi 13 septembre; alors que cette 14ème législature aura cessé d’exister la veille.Macron aura t-il donne des idées à Diomaye, en matière de dissolution d’Assemblée nationale? Ce n’est pas exclu, vu le calendrier politique dernièrement observé dans les deux pays : c’est kif-kif, dans l’ex-pays colonisateur du Sénégal, et chez ce dernier.Le remaniement gouvernemental post-dissolution et post-élections est en cours chez nos cousins gaulois, après près de 50 jours sans autre chose qu’un gouvernement interimaire. 50 jours qu’aura pris Macron pour trouver un Premier ministre en la personne de Michel Barnier (Droite modérée), supposé peu censurable par l’actuelle législature française issue des urnes depuis le….7 juillet dernier).« Dans les coulisses, les tractations battent leur plein. Trois à quatre ministres démissionnaires pourraient être reconduits, tandis que les autres seraient écartés. Parmi les portefeuilles les plus convoités figure celui de l’Intérieur, actuellement tenu par Gérald Darmanin. La bataille pour Beauvau est particulièrement acharnée, notamment chez Les Républicains, où deux noms reviennent sans cesse : Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau. » indique le JDD français, Journal du Dimanche, aujourd’hui jeudi 12 septembre.A Dakar, nous attendons donc impatienmment la dissolution de l’Assemblée nationale par le PR Diomaye, pour aujourd’hui, sans coup férir, tel que pronostiqué publiquement sans grand risque de se tromper, par le patron du GOS (Gouvernement Ousmane Sonko).Quid du vote du Budget 2025 de l’État sénégalais avant la fin de l’année 2024, dans un processus de session parlementaire qui aurait dû commencer en début octobre ? On verra après !Quelle date après la dissolution de l’Assemblée nationale sénégalaise, pour la tenue de nouvelles élections législatives ? La radio RFI et d’autres observateurs/commentateurs/gens de médias, nous disent en novembre ou en décembre, soit donc, dans le délai de 60 jours minimum et 90 jours maximum (tel que le dispose la Constitution sénégalaise).Mais alors, que fait-on de la disposition du Code électoral qui donne 150 jours (soit 5 mois) aux listes de candidats à la députation pour récolter des parrainages ? Lesquels parrainages devront être contrôles par le Conseil Constitutionnel. Va-t-on alors vers la tenue d’élections législatives seulement dans 6 mois ? Si c’est le cas, ce sera une très longue campagne électorale pour les acteurs économiques de ce pays et pour nos investisseurs, nationaux comme étranger.Et à la différence de la France de Macron, nous n’avons pas de Jeux Olympiques, pour faire marcher l’économie nationale durant la (longue?) période électorale et post-électorale qui s’annonce. Nous n’aurons des ersatz de Jeux Olympiques que dans deux ans (les JOJ 2026)…Ma conclusion un peu leste ? Quand la France tousse, le Sénégal s’enrhume.Ousseynou Nar Gueye Éditorialiste, Fondateur-éditeur de Tract.sn, Communicant (Axes & Cibles Com)
L’HOROSCOPE DE CE JEUDI 12 SEPTEMBRE
Tract-Vient découvrir ton horoscope du jour !Bélier : vous tournez doucement une page, celles de vacances ou d’un dépaysement, réussi(es) !Taureau : vous vous recentrez sur ce qui est essentiel pour vous sentir bien, une très bonne chose !Gémeaux : vous devez vous accorder avec une personne aimée, ou utile à votre avenir !Cancer : toujours beaucoup d’énergie, mais veillez à canaliser votre colère !Lion : de merveilleux moments, amoureux ou en compagnie d’enfants, et puis vous êtes doué artistiquement !Vierge : vous vous accomplissez, l’air de rien… Vous faites votre chemin !Balance : les petits riens agréables de la vie vous iront bien, peut-être en soirée des joies familiales !Scorpion : vous avez des craintes liées à vos sous, soyez rassuré, il y a mille portes de sortie !Sagittaire : un petit rappel ! Seul, vous ne parviendrez à rien, vous devez vous associer !Capricorne : la tendance est favorable. Au fil des heures, vous vous affirmez, coûte que coûte !Verseau : ce qu’il y a de bien et qui sera apprécié, c’est que vous serez à l’écoute des uns, des autres !Poissons : vous reprenez confiance en vous, et ce, grâce à une personne, attentionnée !
LES ÉPHÉMÉRIDES DU SÉNÉGAL DE CE JOUR
Tract-Découvrez les éphémérides de ce jeudi 12 septembre• 12 Septembre 2022Installation officielle à l’Assemblée nationale des 165 députés de la 14ème législature. Au bout d’une séance tumultueuse de vote qui a nécessité l’intervention des gendarmes, le candidat de Benno Bokk Yaakaar, le docteur Amadou Mame DIOP, pharmacien et maire de Richard-Toll, est élu Président de l’Assemblée. Il succède à Moustapha NIASSE. La tête de liste de la coalition aux législatives, Aminata TOURÉ, a quitté l’hémicycle avant la fin de la session devant ce qu’elle considère comme une trahison par son propre camp.• 12 Septembre 1991Rappel à Dieu à l’âge de 83 ans d’El Hadj Abdoulaye NIASSE Khalife de Léona Niassène à Kaolack où il a été inhumé le même jour. Installé au khalifat en 1959, il a été succédé par son frère cadet El Hadj Babacar NIASSE, également connu sous le nom de Serigne Mbaye Niasse.• 12 Septembre 1951Décès à Kolda à l’âge de 67 ans de Gaston MERLHE, Commandant de la Gendarmerie du Sénégal de 1921 à 1941, Inspecteur principal et Commandant des gardes-cercles de 1941 à 1948, Juge de paix à Kolda de 1948 à sa mort.• 12 Septembre 1946Léopold Sédar SENGHOR, député de la seconde assemblée constituante française épouse l’antillaise Ginette ÉBOUÉ, attachée parlementaire au cabinet du ministre de la France d’outre-mer et fille de l’ancien gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française (AEF), Félix Éboué, décédé au Caire deux ans plus tôt. Ils divorceront en 1956 et Senghor convolera en secondes noces avec Colette Hubert DE BETTEVILLE.• 12 Septembre 1887Seydina Limamoulaye, recherché par l’Autorité coloniale, se retire dans les environs de Malika. Le Guide religieux des Layènes sera arrêté le 14 septembre et déporté sur l’île de Gorée pendant trois mois. Né en 1843, Seydina Limamoulaye, THIAW de son nom de famille, est une grande figure de l’Islam au Sénégal. A travers un appel lancé à Yoff le 24 mai 1883, il s’est proclamé l’imam Mahdi et la réincarnation du Prophète Mouhammed.• 12 Septembre 1880Le Lieutenant d’infanterie de marine Charles BOUR est nommé Commandant de Sédhiou. C’est le 24 mars 1837 qu’un traité pour la construction d’un poste administratif avait été signé entre les Français et les chefs locaux.• 12 Septembre 1845Jean Casimir ARLABOSSE, Prêtre du diocèse de Rodez est nommé Préfet apostolique de Saint-Louis et du Sénégal. Il succède à Jérôme MAYNARD.• 12 Septembre 1807Décès à Saint-Louis, à l’âge de 71 ans, du Gouverneur François Emilie BLANCHOT DE VERLY, nommé le 15 mai 1789. Le capitaine Pierre LEVASSEUR sera chargé de l’intérim mais Saint-Louis retombera aux mains des Anglais le 13 juillet 1809.
[GAMOU THIAROYE AZUR 2024] Conférences, récitals de Coran et Xassidas à l’ordre du jour
Tract – Sous le ndiguel de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, khalife général des Mourides, Serigne Abdoul Ahad Mbacké « Ndiouroul » khalife de Serigne Saliou Mbacké «Ndiouroul» et Sokhna Mame Fati Mbacké Bint Serigne Saliou Mbacké invitent les fidèles à la célébration de la Nuit du Prophète Mahomet (PSL) ou Gamou qu’ils organisent le dimanche 15 septembre 2024 à Thiaroye Azur.
Les dahiras Tazzawaudou Sikhar de Touba, Mbour, Yarakh, Mbataal, Dionewar, Pout et les dahiras Mouwahibou Nafihou de Thiaroye Azur et Thor Diender, Min Bakhoul Oulom/ENTSS et les Ndongo Tarbiya Serigne Saliou Mbacké sont vivement conviés.«Des conférences, récitals de Coran et de Xassidas seront à l’ordre du jour», informe la Cellule de communication.TractDIOMAYE À MÉDINA BAYE : « Baye Niass est une référence pour moi »
Tract-En prélude du Maouloud prévu ce dimanche 15 septembre 2024, le président de la République Bassirou Diomaye Faye s’est rendu ce mercredi à la Cité religieuse de Medina Baye. S’exprimant à l’Esplanade Mawlid Naby, le Président Diomaye a démarré son discours par les salutations.Poursuivant, le Chef de l’Etat de déclarer : « J’éprouve beaucoup de respect et d’admiration pour Baye Niass. Mes proches le savent et sont conscients de cela, Baye Niass est une référence pour moi, de par ses écrits et enseignements dans la Fayda au Sénégal et au-delà de nos frontières qui attestent son patriotisme d’un côté et son panafricanisme de l’autre. Baye Niass était un grand homme plein de connaissances, un soufi ».Évoquant le problème d’infrastructures dans la cité sainte, le Président Diomaye a également promis de tout faire pour apporter des solutions, réitérant sa demande au Khalife, Cheikh Mahi Niass de prier pour la réussite des projets du gouvernement. Le Président Bassirou Diomaye a aussi sollicité des prières auprès du Khalife de Médina Baye pour la paix et la stabilité du pays.
[TRIBUNE] Émigration clandestine: des vies en jeu, un débat à dépolitiser (Par Astou Dione, journaliste)
Tract – Il est impératif d’instaurer un débat dépassionné et collectif, plutôt que de transformer ce drame en une tribune politique où pouvoir et opposition cherchent à s’écraser mutuellement, tandis que les morts continuent de s’accumuler.
La politisation de l’émigration clandestine détourne trop souvent l’attention des causes profondes et contribue à aggraver le problème. Il est essentiel de cesser de traiter ce phénomène comme une affaire de régime. Il s’agit d’un drame social qui engage la responsabilité de tous et qui mérite d’être analysé sous différents angles : familial, sociétal, culturel et spirituel.Ce sont principalement de jeunes Sénégalais qui, en quête de réussite, prennent des risques extrêmes. Une pression considérable pèse sur des jeunes par des familles qui voient dans l’émigration une solution, voire un sacrifice indispensable pour échapper à la pauvreté.Culturellement , l’idée que la réussite ne peut être obtenue que par l’émigration, même illégale, reste profondément enracinée dans l’imaginaire collectif. Cette perception mérite une analyse plus poussée, notamment en ce qui concerne l’influence des médias, des réseaux sociaux. Sans oublier l’influence des parcours de certains émigrés, l’exubérance de leur “lifestyle” lors de leur retour au bercail. Le message doit passer chez ceux-là qui sont aussi responsables que les passeurs par la vie de fausses prétentions qu’ils projettent chez les jeunes en manque de repères.Il est également nécessaire de porter une attention particulière à la dimension spirituelle. Dans certains cas, des jeunes se tournent vers l’émigration par désespoir ou par perte de foi en l’avenir dans leur propre pays. Cela soulève des questions sur le rôle que peuvent jouer les guides religieux et les leaders communautaires dans l’accompagnement et la réorientation des aspirations de la jeunesse.Il est donc important d’adopter une approche collective, dépolitisée, pour apporter des solutions durables. Cela inclut la révision des partenariats internationaux afin de mettre en place des mécanismes plus humains et plus sécurisés pour réguler les flux migratoires.Astou Dione, journalisteEN VISITE À TIVAOUNE : Cheikh Bamba Dièye revient sur le drame de Mbour
Tract-Cheikh Bamba Dièye, directeur général de l’Aéroport Internationale Blaise Diagne (AIBD) a effectué ce mercredi son ziar à Tivaouane auprès du khalife général des Tidianes, Sérigne Babacar Sy Mansour. Lors de son entretien avec le Khalif, il en a profité pour se prononcer sur le chavirement de la pirogue au large de Mbour.« Je voudrais tout d’abord m’incliner pieusement devant cette tragédie qui nous a coûté beaucoup de vie. Des vies de jeunes sénégalais. Je pense que la mort est toujours très triste, très douloureuse, mais elle l’est encore plus lorsqu’elle frappe la crème de la société, la jeunesse », a-t-il déclaré.D’après Cheikh Bamba Dièye, « il nous appartient à nous tous, je dis bien tous les sénégalais, d’être unis et solidaires pour faire en sorte que le Sénégal soit une terre de paix, une terre de sécurité, mais surtout une terre de développement ».Estimant qu’il faut trouver pour les enfants des raisons de vivre et de grandir dans ce pays. « Et je pense que cela a été compris par les plus hautes autorités de la République, mais il convient que nous, tous, nous devons travailler encore plus pour que le Sénégal soit cette terre de prospérité », a-t-il souligné.


