L’aveu en ‘bleu’… à l’Assemblée nationale du Général Birame Diop, ministre (Forces Armées)!
Tract – Le ministre des Forces armées, général Birame Diop, tirera un bon et « joyeux » souvenir de l’Assemblée du Sunugaal.
En ces lieux , il été venu défendre, en commission technique, le projet de loi autorisant le chef de l’État à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la coopération transfrontalière (Convention de Niamey), adoptée à Malabo le 27 juin 2014. Le général Diop représentait sa collègue de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall, en voyage en Chine avec le Président Diomaye Faye.Le journal Les Échos rapporte que le ministre Birame Diop a tenu à confesser qu’il posait les pieds à l’Assemblée nationale pour la première fois «depuis sa naissance». «Ce qui a fait rire les parlementaires», rapporte le journal.La même source signale qu’un autre événement a marqué le passage du ministre des Forces armées en commission technique. «Les députés de Benno Bokk Yakaar ont réclamé le décret qui prouve que le général Diop a été désigné intérimaire. Heureusement, le décret leur a été montré», souffle Les Échos.Le projet de loi en question a été adopté aussi bien en commission qu’en plénière. Celle-ci a été tenue ce lundi, avec cette fois-ci dans le rôle de défenseur du texte la ministre Yassine Fall, rentrée de Chine.Immigration au Canada: les Africains seront-ils impactés par la réduction du nombre de travailleurs étrangers temporaires?
Tract – Une disposition gelant les recrutements des travailleurs temporaires étrangers doit entrer en vigueur dans les prochains jours au Canada. Limitant aussi leur employabilité à 10 % dans les entreprises du pays, la mesure inquiète aussi bien les chefs d’entreprises que les travailleurs de cette catégorie, a appris la BBC auteure de cette article.
Dès le 27 septembre 2024, les employeurs canadiens n’auront le droit de recruter qu’un maximum de 10 % de travailleurs temporaires étrangers, dans leurs effectifs.En leur notifiant cette décision, fin août, le gouvernement fédéral canadien a procédé pour la deuxième fois en un an, à la réduction des quotas pour cette catégorie de travailleurs souvent peu qualifiés et bon marché.« Le Programme des travailleurs étrangers temporaires est conçu comme une mesure d’exception, lorsqu’aucun Canadien ou résident permanent qualifié n’est en mesure de pourvoir un poste vacant. Malheureusement, le Programme a servi à éviter l’embauche de travailleurs talentueux au Canada « , explique le gouvernement canadien dans un communiqué. Les autorités affirment également qu’elles prennent la mesure pour « éliminer la fraude et le recours abusif au Programme », encourageant les entreprises à « investir dans les travailleurs locaux ».Parce qu’ « à l’heure actuelle, nous savons qu’un plus grand nombre de Canadiens qualifiés peuvent occuper les postes vacants », déclare le gouvernement dans son communiqué.Les employeurs canadiens inquietsCes explications ne semblent pas convaincre les employeurs. Jointe par la BBC, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a qualifié la mesure gouvernementale de « préoccupante ». L’organisation se présente comme le principal défenseur des petites et moyennes entreprises (PME) au Canada et revendique 97 000 (entreprises) membres.La fédération a également estimé que l’annonce gouvernementale « viendra ajouter une pression sur de nombreuses entreprises qui peinent à trouver du personnel ».Selon les chiffres du gouvernement, les petites et moyennes entreprises représentaient 63,8 % d’emplois dans le pays. Les employeurs comptent sur ce segment pour se procurer du personnel qu’ils peinent à trouver sur le marché.En 2020 par exemple, 117 000 personnes d’origine étrangère ont avoué avoir eu des revenus grâce aux emplois temporaires.Si l’on compare aux données de juin 2024, seulement 109 000 personnes seulement ont un emploi en tant que travailleur étranger temporaire, selon des rapports du gouvernement canadien que la BBC a pu consulter.Ce qui pousse la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante à dire que « la main-d’œuvre disponible au Canada n’est pas suffisante pour répondre aux besoins, surtout dans des secteurs comme l’agriculture et l’aide familiale, les métiers spécialisés et les zones rurales ».Pour elle, « les pénuries de main-d’œuvre dans ces secteurs vitaux pour l’économie canadienne ne feront que s’aggraver, car la nouvelle génération de travailleurs ne sera pas en mesure de compenser la vague de départs à la retraite prévue au cours des prochaines années », s’inquiète-t-elle.En effet, selon le dernier rapport de l’Institut du Québec, qui donne des statistiques sur l’emploi, « l’immigration allège certaines pressions sur le marché de l’emploi en cette période charnière où de nombreux baby-boomers prennent leur retraite.Au Québec, 86 personnes âgées de 20 à 29 ans rejoignent le marché du travail pour chaque 100 personnes âgées de 60 à 69 ans qui le quittent ».Qu’est-ce que le programme de travailleurs étrangers temporaires ?Légende image,Un travailleur social distribuant des repas pendant le confinement durant la période de la Covid.Le Programme des travailleurs étrangers temporaires a été mis en place par le gouvernement canadien dans les années 1960 et ne concernait au départ que les employés agricoles. Il a été remanié à plusieurs reprises jusqu’en 2002, pour inclure les travailleurs peu qualifiés.Il permet aux employeurs d’embaucher temporairement des travailleurs étrangers pour résorber des pénuries de main-d’œuvre et de compétences lorsqu’ils ne peuvent trouver de citoyens canadiens ou de résidents permanents qualifiés pour occuper ces postes.Contrairement au Programme de mobilité internationale qui permet aux employeurs de recruter directement à l’étranger sans condition, le programme des travailleurs étrangers temporaires obéit à plus de conditions.Notamment l’obligation pour les employeurs de déposer des demandes d’embauche devant les autorités qui les valident et déterminent si les travailleurs étrangers auront un effet positif ou neutre sur le marché du travail concerné.Si l’effet est négatif, les autorités refusent la demande de recrutement des travailleurs concernés. Dans sa dernière décision, les autorités ont estimé que les embauches de travailleurs étrangers temporaires ont contribué à faire grimper le taux de chômage de 1,4 point en un an.Quels sont les secteurs qui emploient le plus de travailleurs étrangers temporaires au Canada ?En juin 2024, le Canada comptait 109 840 travailleurs étrangers temporaires. Bien que ce soit un bilan à mi-parcours de l’année en cours, ce chiffre est déjà le deuxième le plus élevé de ces 9 dernières années.Selon la répartition gouvernementale, le Québec est de loin en tête des provinces canadiennes dépendant le plus de cette catégorie de travailleurs, avec à peu près 32 % de la demande, selon la dernière mise à jour du gouvernement consultée par la BBC.Sur les 35 220 travailleurs que compte cette province, les métiers de la récolte agricole arrivent en tête avec 12 000 ouvriers. Ce qui représente plus du 1/3 de personnes actives dans la province.Dans la province d’Ontario, deuxième dépendante du personnel temporaire étranger avec 31 000 ouvriers, plus de la moitié, soit 16 000 se consacrent à la récolte des produits agricoles.De manière plus large, en 2020, les métiers du rural, constitués principalement de l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse recrutaient 45,4 % des travailleurs temporaires à travers le pays selon un rapport du gouvernement canadien.Suivi des métiers de la restauration et l’hébergement, 10,2 % ; la fabrication avec 8,4 % et le transport et entreposage qui regroupe 5 % de travailleurs temporaires dans le pays.La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a expliqué à la BBC qu’une enquête qu’elle a mené en décembre dernier a révélé que 9 % des propriétaires d’entreprise planifiaient d’embaucher plus de travailleurs étrangers temporaires en 2024. Donc, 26 % des propriétaires d’entreprise dans le secteur agricole, 19 % dans le secteur de la santé et 17 % dans le secteur du transport.Quels sont les pays africains qui offrent plus de travailleurs temporaires au Canada et comment seront-ils impactés ?Sur les 109 800 travailleurs temporaires exerçant au Canada depuis juin de l’année en cours, seuls 9.555 sont originaires d’Afrique, selon le décompte effectué par BBC Afrique sur la base des données des autorités, dont la dernière mise à jour publique date de juin 2024.Aucun pays africain ne figure dans le top 20 des pays offrant de la main d’œuvre agricole au Canada, les travailleurs venant plutôt d’Amérique du Sud et d’Asie, explique à la BBC Aïsha Laperrière, Coordonnatrice aux affaires législatives à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.Donc, même s’il existe quelques-uns dans ce segment, ils ne sont pas majoritaires. Ils sont donc repartis dans d’autres secteurs d’activité, comme la restauration, l’assistance à domicile, le tourisme ou encore l’informatique, comme ce jeune Marocain qui a requis l’anonymat.Joint au téléphone, ce jeune résidant à Montréal se dit préoccupé. Il lui reste juste quelques mois avant la fin de son contrat, qui ne pourra pas être renouvelé.« Je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas rentrer au Maroc. Ma famille a un problème de terres là-bas, et l’argent que je gagne ici me permet de prendre soin d’elle. Peut-être je vais quitter Montréal », a-t-il expliqué au téléphone à la BBC.Avec 1 730 ressortissants, son pays le Maroc est le deuxième pourvoyeur africain de main d’œuvre temporaire au Canada, sur les 48 pays africains repertoriés par les autorités canadiennes, derrière la Tunisie qui totalise 2105 travailleurs temporaires dans le pays.Dans le top 5 des pays africains ayant des travailleurs temporaires au Canada, on trouve aussi le Cameroun, 3ème avec 1 210 ressortissants, l’Algérie, 4ème avec 1 115 et Madagascar, 415 ressortissants exerçant comme ouvriers temporaires, selon notre décompte sur le document du gouvernement.Outre le programme de travailleurs étrangers, le gouvernement a recours à deux autres viviers de main d’œuvre pour palier la pénurie. Il s’agit du programme de mobilité internationale et le programme post diplôme. Ce dernier donne des permis de travail aux étudiants étrangers en fin de formation dans les écoles canadiennes et qui acceptent de s’installer dans le pays.[ Émission ‘TAT !’] Duo Diomaye- Sonko : ‘la Déclaration de…Polémique Générale’- numéro du mercredi 11.09.2024 sur Tract.sn
VAR des 100 jours de Bassirou Diomaye Faye, deux mois plus tard :
Durant ces 100 jours (+ 2 mois), la VAR décryptée par nos deux éditorialistes constate que le Sénégal a connu des secousses politiques majeures. Qu’en conclure ?Parmi les sujets abordés : – **Dissolution imminente de l’Assemblée nationale : Un acte attendu qui pourrait redéfinir l’équilibre du pouvoir législatif.– **Mort annoncée du HCCT et du CESE : Après la décapitation de leur exécutif, ces institutions peinent à survivre sans réussir à faire voter leur dissolution.– **Hypertrophie du Premier ministre : Le renforcement du rôle du Premier ministre suscite des débats sur la concentration du pouvoir exécutif.– Calendrier électoral incertain : Les élections à venir sont entourées de flou, accentué par la traque des anciens dirigeants du régime BBY.– **Déclaration de politique générale : Très attendue mais extrêmement polémique, cette déclaration pourrait ne jamais voir le jour. Une Déclaration de Polémique Générale, donc, pour rependre le bon mot de nos confrères de Jeune Afrique.Un numéro de [ TAT ! ], riche en analyses pour comprendre les enjeux de ce début de mandat tumultueux.N’oubliez pas de vous abonner, de liker cette vidéo et de partager vos réflexions en commentaires !Merci de nous suivre dans « Tout à Tract ! », sur notre chaîne Youtube Tract (@tract_sn) et à bientôt pour de nouvelles discussions sur l’actualité africaine et sénégalaise.Tract.sn‘CV de militants PASTEF privilégiés’ : Le ministre de la Santé prétend que ‘[ses] propos ont été charcutés à dessein’
LES AUTORITÉS CHINOISES RECONNAISSENT UN PEU PLUS LES DROITS DES CATHOLIQUES
De notre correspondante à Pékin,
Dimanche matin, il est 8h30, et petit à petit, les fidèles arrivent pour assister à la messe dans une petite église située aux abords d’une autoroute de Tianjin, ville à 150 km de Pékin. Rambarde passée, il faut pousser le haut portail pour accéder au parvis minuscule où se trouvent des cierges, une vierge et son enfant sous du lierre sauvage. Les cloches retentissent et prennent le pas sur le bruit des voitures qui filent à toute vitesse sur l’autoroute qui passe juste au-dessus de l’église.
La récente reconnaissance de l’évêque Melchior Shi Hongzhen, à présent âgé de 96 ans, marque une évolution notable dans les relations entre le Vatican et Pékin. C’est important, car cela touche à la question sensible de la nomination des évêques, qui est un point litigieux entre le gouvernement chinois et le Saint-Siège depuis des décennies.
« C’est une bonne chose, et nous l’attendions avec impatience, nous dit cet homme de 56 ans qui arrive devant l’église au bras de sa femme. C’était flou auparavant, mais maintenant qu’il a été reconnu, publiquement, c’est honorable, c’est une bonne chose pour les chrétiens ».
Ils sont nombreux à saluer l’accord qui ne favorise pas seulement la diplomatie, mais qui permet à leur Église catholique en Chine de se développer. Historiquement, la Chine a insisté pour contrôler les nominations religieuses à l’intérieur de ses frontières par le biais d’organisations sanctionnées par l’État telles que l’Association catholique patriotique chinoise (ACPC), ce qui a souvent conduit à la nomination d’évêques sans l’approbation du Vatican.
Deux Églises catholiques différentes
En Chine, l’Église catholique est essentiellement divisée en deux branches principales : l’Église clandestine (ou souterraine) et l’Église non-clandestine (ou officielle). Cette division est apparue après l’arrivée au pouvoir du Parti communiste chinois en 1949 et constitue depuis lors une question centrale dans les relations sino-vaticanes.
L’Église non clandestine est la branche officielle du catholicisme en Chine, sanctionnée par l’État et administrée par l’ACPC. Cette dernière a été créée par le gouvernement chinois en 1957 pour placer l’Église catholique sous le contrôle de l’État et s’assurer qu’elle adhère aux politiques du PCC. Le gouvernement avait rejeté l’autorité du Vatican sur les catholiques chinois et interdit l’allégeance directe au pape. Au sein de cette Église, les activités religieuses sont fortement surveillées et contrôlées par l’État. Le gouvernement impose des restrictions au clergé et aux congrégations, notamment en limitant l’expression publique de la foi et en interdisant l’évangélisation en dehors des lieux approuvés par l’État.
En revanche, l’Église clandestine se compose de catholiques qui rejettent le contrôle de l’État et restent fidèles au Vatican et au pape. L’Église clandestine existe parce que de nombreux catholiques chinois refusent de reconnaître la légitimité des évêques nommés par le gouvernement sans l’approbation du pape.« C’est une bonne chose qu’il soit reconnu par le pape et par notre pays », nous confie cette jeune femme de 34 ans. « Pour nous, c’est certainement la nomination de l’évêque par le pape qui est la plus importante, nous avons les racines de la foi. Mais nous vivons dans ce pays, donc c’est une bonne chose que notre évêque soit doublement reconnu ». Les évêques de l’Église clandestine sont nommés par le Vatican, sans reconnaissance gouvernementale. Ils sont souvent victimes de persécutions, notamment de harcèlement, d’emprisonnement ou même de disparition forcée. Beaucoup vivent dans le secret pour éviter d’être repérés par les autorités.
La messe et les autres activités religieuses de l’Église clandestine se déroulent souvent dans des lieux secrets, comme des maisons privées, afin d’éviter la surveillance de l’État. La participation à l’Église clandestine peut comporter des risques importants, car les membres peuvent être surveillés, détenus ou harcelés par les autorités gouvernementales.
MBOUR : Le capitaine de la pirogue migratoire au 36 morts arrêté
Tract-Au moins 26 personnes ont péri dans le naufrage de leur pirogue au large des côtes sénégalaises, près de Mbour, dans un nouveau drame de l’émigration clandestine à destination de l’Europe survenu le 8 septembre 2024. L’organisateur présumé de ce voyage clandestin vers les Îles Canaries et capitaine de l’embarcation qui transportait au moins 150 passagers a été arrêté le 9 septembre, ont annoncé les autorités locales.
Le bilan de ce drame de l’émigration clandestine au Sénégal s’alourdit : au moins 26 personnes sont mortes dans le chavirement d’une pirogue qui prenait la route vers les Îles Canaries. Le bateau des pompiers fait l’aller-retour entre le large et la plage pour déposer les corps repêchés, avec à chaque fois un attroupement dès qu’un bateau se rapproche du rivage, décrit notre envoyé spécial à Mbour, Gwendal Lavina. À bord de cette pirogue, ils tentent d’apercevoir les corps et d’identifier un frère ou un cousin. Et lorsque cela arrive, ils tombent sur le sable, s’effondrent avant que des proches ne viennent les soutenir.
Cette journée a également été marquée par les premiers enterrements au cimetière de Mbour. Le camion des pompiers transporte par 3 ou 4 les sacs blancs qui contiennent les corps pour permettre la cérémonie religieuse.
Ce naufrage a eu lieu dimanche après-midi au large de la ville de Mbour, à une centaine de kilomètres au sud de Dakar, rappelle notre correspondante à Dakar,Léa-Lisa Westerhoff. Cette pirogue transportait plus de 150 passagers. Si 24 ont pu être sauvés, beaucoup sont encore portés disparus.
Et, alors que les recherches des naufragés se poursuivent, l’organisateur du voyage clandestin a lui été arrêté. Cheikh Sall, propriétaire et capitaine de la pirogue, se serait même rendu de lui-même à la police ce 9 septembre, selon le préfet de Mbour, Amadou Diop. Le pêcheur de 52 ans a été interrogé par la division nationale de lutte contre le trafic des migrants à Saly, un département spécialisé de la police.
Selon le quotidien L’Observateur, le propriétaire de la pirogue était lui-même à bord au moment du drame, mais a réussi à nager jusqu’à la plage. Aux enquêteurs, il aurait affirmé avoir embarqué 88 passagers moyennant des sommes comprises entre 300 000 et 400 000 francs CFA (de 450 à 600 euros, environ). Le capitaine de pirogue originaire d’un quartier populaire de Mbour aurait déjà organisé d’autres voyages de ce type.
Aujourd’hui, un grand nombre des disparus viennent de ce même quartier.
« Ce phénomène est en train de nous vider de notre jeunesse »
Le maire de la commune de Mbour, Cheikh Issa Sall, a en tout cas lancé un nouvel appel lundi à toutes les communautés pour aider à stopper ce qu’il a qualifié de véritable « hémorragie » dans sa ville, regrettant que, jusqu’à présent, aucune sensibilisation ne fonctionne.
« C’est un phénomène extrêmement grave, complexe, et pour lequel on n’arrive pas pour le moment à trouver la bonne solution, mesure-t-il.Parce qu’on a fait beaucoup de sensibilisation : on a impliqué les imams, les conseils de quartiers, et tout le monde s’y est mis. Mais, malheureusement, jusqu’à présent, c’est comme si ce phénomène-là s’était accéléré ».
L’édile ajoute : « Personne ne peut vous dire de manière péremptoire quelles sont les causes exactes de ce phénomène. Est-ce qu’il s’agit de chômage ? Pour certains, oui. Mais, pour d’autres, il s’agit de capitaines de pirogues, de gens qui ont vraiment un travail respectable, mais qui abandonnent tout pour embarquer dans ces pirogues de fortune pour aller en Europe. »
Cheikh Issa Sall conclut : « Ce qu’il faut réaffirmer, c’est que c’est un phénomène qui est en train de nous vider de notre jeunesse. »


