[L’ET DIT TÔT DE DAMEL] ‘2026, l’année de l’emploi… ou du grand surplace ?’
Vœux du corps diplomatique au PR Diomaye : parade de sourires glacés; Campagne arachidière Sonko-Diba : 106 milliards pour sauver les pots cassés
Tract Hebdo – Le Palais a vibré ce mardi 6 janvier au rythme des vœux du corps diplomatique. Entre deux petits fours et beaucoup de protocole, le Chef de l’État a rappelé qu’au Sénégal, on rejette « toute logique de domination fondée sur le rapport de force ». Une phrase magnifique qui a presque fait oublier aux ambassadeurs présents que, dans la vraie vie, le plus fort gagne souvent, surtout au Monopoly international.
C’est beau, la diplomatie : on s’échange des amabilités dans des salons climatisés pendant que le monde s’écharpe dehors. On espère juste que ces vœux de paix ne sont pas comme les bonnes résolutions de janvier : oubliés dès que la facture d’électricité tombe.
À gauche, on prône le dialogue des peuples ; à droite, on surveille quand même que personne ne pique l’argenterie de la République en partant.
Par ailleurs, Le Premier ministre Ousmane Sonko est descendu dans l’arène de Kaolack ce mardi pour taper du poing sur la table de la SONACOS. Constatant que la campagne de commercialisation de l’arachide patinait, il a ordonné d’acheter 450 000 tonnes au lieu des 250 000 initialement prévus. Montant de la facture : 106 milliards de FCFA.
C’est ce qu’on appelle avoir le sens du social… ou un très gros carnet de chèques public. Les producteurs jubilent, le Trésor public un peu moins. Il faut dire qu’au Sénégal, l’arachide, c’est notre pétrole à nous, mais en plus salé et avec beaucoup plus de poussière.
Solidarité avec nos paysans, bien sûr, mais n’oublions pas qu’à force d’arroser les champs avec des milliards, il faudra bien que quelqu’un finisse par payer l’eau du robinet étatique.
Damel GueyeTract Hebdowww.tract.snAvenue Blaise Diagne : Les JOJ 2026 nous mettent dans l’embouteillage
Tract Hebdo – La circulation sur l’avenue Blaise Diagne est perturbée depuis ce mardi 06 janvier 2026 pour cause de travaux liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). Les Dakarois, déjà champions du monde de la patience dans les bouchons, ont découvert avec joie un nouveau parcours d’obstacles urbain. C’est le principe du « sport pour tous » : vous courez après votre bus pendant que le chantier avance à la vitesse d’une tortue en retard.
On nous promet des infrastructures modernes pour 2026, mais pour l’instant, l’infrastructure principale ressemble surtout à un trou géant. C’est le paradoxe du progrès : pour que ça soit beau demain, il faut que ce soit l’enfer aujourd’hui.
Vive le sport, surtout quand il consiste à marcher 3 km parce que le taxi est coincé derrière une bétonnière depuis le petit matin.
Dibor Faye
Tract Hebdo
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[Hajj 2026] C’est sans doute la 1ère épreuve de foi : survivre à la bureaucratie sénégalaise
Tract Hebdo – Les visites médicales et l’enrôlement pour le Hajj 2026 ont débuté ce mardi 6 janvier. C’est le moment où des milliers de Sénégalais découvrent qu’ils ont soudainement des problèmes de tension rien qu’en regardant le prix du billet pour La Mecque. La piété est une vertu, mais elle demande un cardio de marathonien et un compte en banque de ministre.
On souhaite bon courage aux futurs pèlerins qui devront affronter les formulaires administratifs avant d’affronter la chaleur du désert. C’est sans doute la première épreuve de foi : survivre à la bureaucratie sénégalaise.
Le salut de l’âme n’a pas de prix, mais il a visiblement un coût de transport qui défie les lois de la pesanteur économique
Dibor Faye
Tract Hebdo (www.tract.sn)
Tabagisme en baisse, les poumons disent merci : …On note que l’État, lui, ne tousse pas quand il encaisse les taxes sur le tabac
Tract Hebdo– Une étude publiée ce 7 janvier révèle une baisse du tabagisme chez les adultes sénégalais. Les taxes ont augmenté de 45 % à 65 %, ce qui a visiblement refroidi les amateurs de nicotine. Il faut dire qu’à ce prix-là, fumer une cigarette revient plus cher que de manger un poulet rôti.
Le gouvernement protège notre santé, ou en tout cas notre porte-monnaie contre les tentations goudronnées. Moins de fumée dans les rues, plus d’argent pour le riz : c’est le nouveau contrat social.
On soutient la santé publique à fond, mais on note que l’État, lui, ne tousse pas quand il encaisse les taxes sur le tabac.
Damel Gueye
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[TAS D’OR DUR?] Mbeubeuss : 3 000 récupérateurs sur un tas d’inquiétudes
Tract Hebdo – Le dossier de la décharge de Mbeubeuss est revenu sur le tapis ce mercredi 7 janvier 2026. Plus de 3 000 récupérateurs y travaillent dans des conditions qui feraient frémir un inspecteur du travail suédois. On parle de modernisation, mais le tas d’ordures, lui, continue de grandir plus vite que les promesses électorales.
C’est le cœur battant (et un peu malodorant) de l’économie circulaire informelle. Ces gens transforment nos déchets en or, pendant que nous, on transforme nos réunions en rapports inutiles.
Justice sociale pour les travailleurs de l’ombre ! Et une bonne droite à ceux qui pensent que la gestion des ordures se règle juste en changeant le nom de la décharge.
Jean Ndiaye
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‘SËMBËXLOO BI : LE COURRIER DES LECTEURS (OU LE ‘WAKH SË …XALAAAS!’
Tract Hebdo – L’indigné du Plateau – À propos des travaux des JOJ
« Messieurs de Tract Hebdo, vous parlez de « parcours d’obstacles » sur l’avenue Blaise Diagne. Vous êtes bien gentils. Ce matin, j’ai mis 45 minutes pour faire 200 mètres. À ce rythme, je serai qualifié pour l’épreuve de méditation transcendantale aux JO de 2026. Est-ce que la mairie peut nous fournir des pirogues pour traverser les tranchées ? »
La réponse de Tract Hebdo : Cher ami, voyez le bon côté des choses : avec l’essence qui augmente, rester immobile est la meilleure façon de faire des économies. C’est ça, l’écologie forcée !
Modou le cultivateur d’arachides – Sur les 106 milliards pour la SONACOS
« Enfin un gouvernement qui met la main à la poche pour nous ! 106 milliards, c’est du sérieux. Mais dites-moi, cet argent, il vient d’où ? Parce que mon cousin qui travaille aux impôts a commencé à me regarder bizarrement hier soir… »
La réponse de Tract Hebdo : Modou, profite de l’arrosage tant qu’il dure. La gauche donne, mais la droite finit toujours par demander l’addition. Savoure ton café Touba, le sucre risque de coûter cher demain.
Fatou, ex-fumeuse malgré elle – Sur la hausse du tabac
« Je ne fume plus, non pas par vertu, mais par faillite personnelle. Ma dernière cigarette m’a coûté le prix d’un kilo de riz. Est-ce que l’État prévoit de taxer aussi l’air pur ? Parce que c’est la seule chose qui me reste à respirer gratuitement. »
La réponse de Tract Hebdo : Félicitations Fatou, tes poumons sont propres, même si ton portefeuille est à l’agonie. C’est le socialisme moderne : on meurt en bonne santé, mais fauchés.
Le « Patriote » de la 25ème heure – Sur les interpellations en banlieue
« Bravo pour la sécurité ! Mais pourquoi utiliser des drones pour surveiller la banlieue ? C’est pour nous filmer en 4K pendant qu’on cherche du travail ? »
La réponse de Tract Hebdo : C’est le marketing territorial, cher lecteur ! Si vous êtes interpellé, autant que ce soit avec une belle image de profil pour le dossier judiciaire. La technologie au service de l’ordre, c’est notre côté « droite musclée ».
[L’ET DIT TÔT DE DIBOR] ‘Entre l’enclume du Trésor Public et le marteau du Peuple’
Tract Hebdo- On ne va pas se mentir : ce début d’année 2026 ressemble à un lendemain de fête où l’on se réveille avec une gueule de bois administrative et une facture d’électricité en guise de croissant. Tandis que le Palais s’encombre de diplomates aux sourires aussi lisses que leurs dossiers, le Sénégalais d’en bas, lui, compte ses grains d’arachide et ses mégots de cigarettes devenus des produits de luxe.
À Tract Hebdo, nous gardons le cap : la main sur le cœur à gauche, mais le poing serré à droite. D’un côté, on nous annonce 106 milliards pour sauver la campagne arachidière. C’est la gauche qui parle : on ne laisse pas tomber les paysans, on injecte, on soutient, on fraternise. Mais à droite, on ne peut s’empêcher de se demander si cet argent public ne va pas finir par s’évaporer dans les rouages d’une bureaucratie qui tourne plus vite que les moulins de la SONACOS. La solidarité, c’est bien ; la reddition de comptes, c’est mieux. Car au rythme où l’on distribue des milliards, le Trésor Public va bientôt ressembler à une calebasse percée si l’on n’y met pas un peu d’ordre et de discipline.
Pendant ce temps, à Dakar, on bétonne l’avenue Blaise Diagne pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse. C’est magnifique, le sport ! Mais pour l’instant, la seule discipline pratiquée par les citoyens est le « saut d’obstacles » par-dessus les tranchées et le « marathon immobile » dans les embouteillages. On nous promet l’émergence, on nous sert la congestion.
Alors oui, le Sénégal avance. On électrifie le Djolof, on traque les brigands en banlieue à coups de drones (le progrès est parfois un peu voyeur) et on voit notre Eurobond remonter en flèche. Mais n’oublions pas que la seule statistique qui compte, c’est celle du panier de la ménagère, qui reste plus léger qu’une promesse de campagne.
Nous resterons donc là : résolument progressistes pour que personne ne soit laissé au bord de la route, mais farouchement exigeants pour que ceux qui conduisent le car rapide de l’État n’oublient pas de vérifier les freins et de respecter le code de la route budgétaire.
Bonne lecture, et gardez la garde haute.
Dibor Faye
www.tract.sn
[L’ET DIT TÔT DE DAMEL] SÉNÉGAL 2026 : LE PÉTROLE ARRIVE, MAIS C’EST LA SUEUR QUI COULE !
‘Entre les promesses de l’or noir, la flambée du prix du riz et les drones qui nous surveillent même quand on rêve de thieboudienne… Tract Hebdo fait le point sur un pays qui veut décoller, mais qui cherche encore la piste d’atterrissage.’
Voici l’éditorial de votre édition du mercredi 7 janvier 2026. Un texte ciselé, entre conscience sociale et réalisme musclé, fidèle à l’ADN de Tract Hebdo.
Tract Hebdo – On nous l’avait promis comme le messie en baril, le remède miracle à tous nos maux, le sésame qui ouvrirait les portes d’un Dubaï sur les bords du fleuve Sénégal. En ce début d’année 2026, l’or noir est enfin là. On entend déjà le doux clapotis des revenus pétroliers dans les caisses de l’État. Mais pour le Sénégalais qui attend le bus de 6h dans la poussière des chantiers des JOJ, l’odeur du pétrole ressemble étrangement à celle de la sueur. Car si le brut remonte à la surface, les prix à la consommation, eux, ont déjà atteint la stratosphère sans attendre l’ascenseur.
C’est tout le paradoxe de notre « émergence » (Oups! Mot banni. Disons notre ‘Agenda Vision 2050 de Transformation Systémique’)) : nous sommes devenus un pays pétrolier avec des prix de pays importateur de diamants. À gauche, le gouvernement nous jure, la main sur le cœur et l’autre sur le décret, que les revenus seront « redistribués avec équité ». C’est charmant. On imagine déjà les cliniques rutilantes et les écoles climatisées. Mais en attendant, la seule chose que l’on redistribue vraiment pour le moment, ce sont les factures d’électricité et les taxes sur le tabac. C’est la magie de la macro-économie : les chiffres brillent dans les rapports du FMI pendant que les yeux des ménagères piquent en faisant le marché.
Alors, on nous demande de la patience. « C’est le temps des investissements structurants », disent les experts en cravate. À Tract Hebdo, on a une très bonne droite pour rappeler que si les fondations sont longues à bâtir, l’estomac du peuple, lui, n’a pas de fonction « pause ». On veut bien être les champions de la croissance, mais on aimerait éviter d’être les records du monde de la ceinture serrée. Le pétrole est une richesse nationale, pas un parfum de luxe qu’on ne peut sentir qu’à travers la vitre des ministères.
Damel Gueye
Tract Hebdo (www.tract.sn)


