Plaidoyer des comédiens: Les acteurs du 4e art réclament la concrétisation de la copie privée

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(Sentract)- L’occasion était belle pour l’Arcos. Elle a saisi l’opportunité de la journée mondiale du théâtre pour interpeller le Premier protecteur des Arts et des Lettres. La journée n’était pas qu’un moment folklorique. Elle a servi de tribune aux artistes pour faire un plaidoyer pour la relance et le bien-être de leur secteur. C’est la comédienne Yacine Felane Diouf qui a lu la déclaration devant le ministre de la culture, Abdoulaye Diop. En effet, les acteurs du sous-secteur du théâtre ont besoin d’un fonds à l’image des cultures urbaines, du cinéma, pour un meilleur devenir du secteur. «Tous les secteurs pratiquement ont leurs fonds ou des subventions. Le théâtre est le seul secteur oublié» déclare-t-elle sous les applaudissements du public, scandant «nous voulons un fonds».  Ils disent compter sur le ministre de la culture pour que leur message puisse être entendu par le Chef de l’Etat. Par la voix de Matar Diouf, Directeur des Ecole Art Education, Communication Loisir Art (Ecol’arcos), les acteurs du théâtre, et du monde culturel, toutes disciplines confondues, ont remercié le président de la République pour tout ce qu’il fait pour le secteur culturel (Fopica, Fdcu, doublement du budget de la Biennale des arts de Dakar et du Grand Prix du Chef de l’Etat pour les Lettres…). Mais, face à la presse, ils ont étalé leurs doléances. Ainsi, leur première revendication est la mise à disposition d’un fonds pour le développement du théâtre et des arts vivants. «Ce fonds nous permettra de professionnaliser davantage notre secteur d’activités, d’améliorer la qualité de nos productions artistiques et d’aider à leur diffusion pour le plus grand rayonnement des arts et de la culture sénégalaise partout dans le monde», explique M. Diouf. Et d’ajouter : «Nous joignons nos voix et nos attentes à celles de nos confrères des autres secteurs artistiques pour la concrétisation de la rémunération pour copie privée au Sénégal. Après l’exemple tant vanté en matière de copie privée du Burkina Faso, du Malawi, du Ghana, du Maroc, de l’Algérie et récemment de la Côte d’Ivoire, nous sollicitons solennellement auprès de votre bienveillance le décret qui permet la mise en œuvre de cette forme de rémunération qui constitue pour nous, acteurs culturels, une puissante arme de lutte contre la pauvreté mais également un excellent mécanisme de financement de la culture», lance-t-il à l’endroit du Président Sall. Seune Sène, Lamine Ndiaye et autres ont embouché la même trompette.

Sentract

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