[DOSSIER] Le document que tout Dakar s’arrache : le ‘PV de déposition’ de Mouhamed Diagne contre Madiambal D. devant les enquêteurs de la DIC (Par O.N.G)

Psychanalyse d'un psychodrame familial 'madiambalique' qui secoue les chaumières de la République et de la Nation. Pour Mouhamed D., peut-être un nouveau nom de famille si celui-ci est trop utilisé pour l'immobilier ?

Bic...DIC...Sadique...
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Tract Hebdo – Voici le document que tout Dakar s’arrache sous le manteau : le procès-verbal d’audition de Mouhamed Diagne, fils de Madiambal, un mélange de tragédie impliquant le Damel Ngoné Latyr Diop et de dossier de recouvrement de créances porté par des Baol-Baol contre des Saloum-Saloum. Le « PV de déposition (imaginaire ? ) » de Mouhamed Diagne devant les enquêteurs de la DIC ? Le voici :

PROCÈS-VERBAL D’AUDITION (APOCRYPHE ?)

UNITÉ : Division des Investigations Criminelles (DIC)

AFFAIRE : SCI Pharaon c/ Le patriarcat madiambalique

SUSPECTS : Madiambal D. (Le Père), Mabintou D. (La Belle-Mère)

PLAIGNANT : Mouhamed D. (Le fils, homme au bracelet)

L’Enquêteur : Monsieur Diagne, expliquez-nous pourquoi vous déposez plainte contre l’auteur de vos jours. N’est-ce pas un peu… radical ?

Mouhamed Diagne : Écoutez, Monsieur l’Officier, il arrive un moment où le « ndiguel » paternel s’arrête là où le Code Pénal commence. J’ai découvert que j’étais administrateur de sociétés, signataire de contrats avec Ellipse Projects et magnat de l’immobilier dans la SCI Pharaon sans même avoir eu besoin de lever le petit doigt. À ce rythme-là, j’allais apprendre par la presse que j’avais racheté la Tour Eiffel avec l’argent de mon soupoukandia du samedi.

L’Enquêteur : Votre père affirme que c’était pour votre bien. Une sorte d’investissement pour votre avenir.

Mouhamed Diagne : Mon avenir ? Parlons-en ! Mon avenir actuel est un bracelet électronique qui bipe dès que je m’approche trop près de la cuisine. On m’a « attribué des qualités » que je n’ai pas. Dans cette famille, on vous nomme « Directeur Général » entre le mathiaat et le ataya , et vous vous réveillez avec une convocation au tribunal. Je ne suis pas un « fils à papa », je suis un « fils à signatures ». Je suis devenu le stylo Bic  de mon père !

L’Enquêteur : Votre belle-mère, Mabintou Diaby, dit que vous faites du « toubabisme » et que vous manquez de Masla et de soutoura.

Mouhamed Diagne : Le Masla, la soutoura, c’est bien beau quand il s’agit de partager une discussions sur le banc diakhlé des vieux du quartier. Mais quand mon nom apparaît sur des documents de la SCI Pharaon pour des transactions dont je ne vois que la poussière, ce n’est pas le « toubab noir » en moi qui se réveille, c’est le boy Diagne qui tient de son père et qui demande un audit. Est-ce ma faute si j’aime que mes paraphes m’appartiennent ? Je veux récupérer mon identité. Pour l’instant, je suis une entité juridique gérée par mon père et un accessoire encombrant pour les procureurs du ministère de la Justice, qui pourraient bien me faire renvoyer à Reubeuss.

L’Enquêteur : Que demandez-vous concrètement ?

Mouhamed Diagne : La vérité. Et peut-être un nouveau nom de famille si celui-ci est trop utilisé pour l’immobilier. Je veux que la DIC vérifie chaque trait, chaque plein et chaque délié de ces documents. Si être un « fils ingrat » signifie ne pas vouloir finir en prison pour des immeubles de 15 étages aux Mamelles  que je n’ai pas bâtis, alors je plaide coupable d’ingratitude. Mais je ne signerai plus rien… sauf ce PV, et encore, laissez-moi relire chaque ligne !

L’Enquêteur : (Note sur son carnet : Cas sévère de paranoïa foncière aiguë.)

Post – scriptum : dans les couloirs de la DIC, on raconte que même les enquêteurs ont demandé des conseils en investissement à Mouhamed avant qu’il ne parte. Après tout, être actionnaire d’une société « Pharaon », ça impose un certain respect, même quand on porte plainte contre l’architecte de la pyramide.

Par O.N.G, Fondateur de Tract Hebdo
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