Quarts de CAN : Que le meilleur gagne, tant que c’est nous ! Les Lions contre le Mali ou le choc des cousins

Tract Hebdo (Tract Football Club) – Par Ousseynou Nar Gueye – Aujourd’hui, vendredi 9 janvier 2026, à 16h GMT, le Grand Stade de Tanger va vibrer sous les crampons de deux voisins qui s’adorent… sauf pendant 90 minutes. Le Sénégal défie le Mali en quart de finale de la CAN. À gauche, on appelle ça un duel de solidarité ouest-africaine ; avec notre droite, on appelle ça le moment de rappeler aux Aigles que le ciel appartient à ceux qui ont des dents, pas seulement des plumes.Le sélectionneur malien, Tom Saintfiet, n’a pas fait dans la dentelle ce jeudi en conférence de presse : « Ce sera une guerre ». Carrément. On savait que le Mali avait soif de titres (ils courent après leur premier sacre depuis que le monde est monde), mais on ne savait pas qu’ils venaient avec des casques de combat. Heureusement, notre Pape Thiaw national a calmé le jeu avec la sérénité d’un vieux sage sous un baobab : « Ce n’est pas une guerre, c’est du foot ». Traduction polie : « Calme-toi Tom, on va juste vous prêter le ballon dix minutes, le temps que Sadio Mané ajuste sa mire ».Sur le papier, le Sénégal est favori, surtout avec un Idrissa Gana Gueye qui, à 36 ans, court plus vite que les rumeurs sur WhatsApp. Pape Gueye, l’homme en forme du milieu, a prévenu : « Ça va se jouer au défi physique ». On espère que les Maliens ont bien déjeuné, car face à la muraille Koulibaly (de retour de suspension, merci le destin !), il va falloir plus que du « Lafidi » pour passer. Les Aigles, eux, comptent sur Lassine Sinayoko, leur seul buteur attitré dans ce tournoi. C’est un peu comme si tout le Mali reposait sur une seule épaule ; espérons pour eux qu’elle soit solide.Au Marché Malien de Dakar, l’ambiance est au « cousinage à plaisanterie », mais les pronostics sont sérieux. Ismaïla, vendeur de tissus depuis 15 ans, prédit un 2-1 pour le Mali. On salue son optimisme, c’est beau d’avoir des rêves. À Tract Hebdo, on pense surtout que si les Lions jouent avec la même gourmandise que lors du 3-1 face au Soudan, le vol retour Tanger-Bamako risque d’être très silencieux.L’enjeu est simple : une place dans le dernier carré. Le Mali n’a toujours pas gagné un match dans le temps réglementaire dans cette CAN (trois nuls et une qualif aux tirs au but). C’est ce qu’on appelle « avancer au talent… ou à la chance ». Mais face au champion en titre qui a soif de doublé, la chance risque de s’évaporer plus vite que le gaz de Saint-Louis.Aujourd’hui à 16h, rangez les verres de thé et sortez les drapeaux. Que le meilleur gagne, tant que c’est nous. Et si c’est le Mali, on dira que c’est la faute de la pelouse ou de l’arbitre égyptien. C’est aussi ça, le charme du derby.Par Ousseynou Nar Gueye, fondateurTract Hebdo www.tract.sn

Visa Américain : 15 000 dollars la caution, l’Oncle Sam devient usurier au Sénégal

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Tract Hebdo -Le rêve américain vient de prendre un sacré coup de clim. Ce jeudi 8 janvier 2026, l’ambassade des États-Unis à Dakar a confirmé l’extension du programme de « caution pour visa » au Sénégal. Désormais, pour espérer fouler le sol de la bannière étoilée, certains demandeurs devront déposer une caution pouvant grimper jusqu’à 15 000 dollars (soit environ 9 millions de FCFA). À ce prix-là, on n’achète plus un billet d’avion, on finance une partie de la campagne électorale de Donald Trump, qui semble avoir transformé le Département d’État en une succursale de casino de Las Vegas.Washington justifie cette mesure par la lutte contre le « visa overstay », ce sport national qui consiste à oublier de reprendre l’avion une fois le séjour expiré. Pour l’administration américaine, le Sénégalais moyen est un fugitif en puissance qui ne demande qu’à s’évaporer dans les rues du Bronx. Résultat : on demande une garantie financière qui équivaut à dix ans de salaire d’un enseignant moyen. C’est une manière très civilisée de dire : « Si vous n’êtes pas millionnaire, votre curiosité pour la Statue de la Liberté s’arrête à la porte de l’ambassade des Almadies ».Le mécanisme est d’une simplicité diabolique : vous passez votre entretien, et le consul, après avoir scruté vos chaussures et votre compte en banque, décide si vous êtes un risque à 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars. C’est le « juste prix », mais version cauchemar. À gauche, on dénonce une discrimination par l’argent qui bafoue la dignité humaine ; avec notre droite, on se demande si le Sénégal ne devrait pas demander une caution de 20 000 dollars à tout Américain qui vient chez nous pour « chercher ses racines » ou manger du riz au poisson.La pilule est d’autant plus amère que le Mondial 2026 approche. Les supporters des Lions qui espéraient aller pousser le « Gaïndé » aux États-Unis vont devoir choisir entre payer leur loyer pour les trois prochaines années ou aller voir Sadio Mané dribbler sur une pelouse du New Jersey. À moins de gagner au loto ou de vendre un rein sur le marché noir, le supporter sénégalais devra se contenter de l’écran plat du quartier, ce qui est finalement beaucoup plus sûr pour son épargne.L’ironie du sort, c’est que cette caution est censée être remboursée si vous revenez à temps. On imagine déjà les scènes de liesse à l’aéroport Blaise Diagne, non pas pour les retrouvailles familiales, mais pour la récupération du chèque de caution. « Maman, je suis rentré ! — On s’en fiche de ta valise, où est le reçu de la banque ? ». Le voyageur devient un otage financier volontaire, un explorateur sous caution judiciaire internationale.Pendant ce temps, les autorités sénégalaises tentent de négocier. Mais que négocier face à un Oncle Sam qui a décidé que la liberté avait un prix, et que ce prix est indexé sur la peur migratoire ? C’est la fin de l’époque où l’on partait chercher fortune ; maintenant, il faut déjà être fortuné pour avoir le droit de partir chercher quoi que ce soit. On attend avec impatience la prochaine étape : un péage à l’entrée de l’espace aérien américain ?En définitive, le message est clair : l’Amérique reste une terre d’accueil, mais seulement si vous laissez vos économies à la consigne. Pour les autres, il reste Google Maps et les films de Hollywood. C’est moins cher, et ça ne demande pas d’hypothèque sur la maison de la grand-mère à Louga.Damel GueyeTract Hebdo – www.tract.sn

La Mauritanie s’invite à Dakar : Couscous ou Gaz, il faut choisir !

Tract Hebdo – Le Premier ministre mauritanien Mokhtar Ould Diay a débarqué à Dakar ce jeudi 8 janvier 2026, accueilli par un Ousmane Sonko arborant son plus beau sourire de « bon voisinage ». Officiellement, on nous chante la sérénade de la « consolidation des liens historiques » et du « partenariat stratégique ». Mais entre nous, on sait bien que quand deux voisins se retrouvent au milieu de l’océan avec un tuyau de gaz de 120 kilomètres entre les mains, ils ne sont pas là pour échanger des recettes de thieboudienne ou de couscous mauritanien.Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), ce géant des profondeurs, est enfin entré dans sa phase de croisière. Après des années de retard qui nous ont fait plus transpirer qu’une panne de climatiseur en plein mois d’août à Kayes, le gaz coule enfin. Mais la question qui brûle les lèvres (sans mauvais jeu de mots) reste la même : qui va garder les clés du robinet ? À gauche, on exige que ce gaz serve d’abord à éclairer les cases de Podor avant de réchauffer les salons parisiens ; avec notre droite, on surveille que le partage du gâteau (ou du gisement) ne se transforme pas en une partie de « tire-la-corde » diplomatique.Le Premier ministre mauritanien n’est pas venu seul. Il traîne avec lui une délégation d’experts qui connaissent le prix du mètre cube sur le bout des doigts. On espère qu’entre deux accolades fraternelles, nos plénipotentiaires n’ont pas oublié de mentionner le sort de nos pêcheurs. Parce que la coopération, c’est bien gentil, mais si nos pirogues doivent slalomer entre les plateformes offshore pour finir dans les filets des garde-côtes de Nouakchott, le deal risque d’avoir un goût de sel un peu trop prononcé.D’ailleurs, parlons-en de ce gaz. On nous promet des milliards de recettes pour 2026. C’est l’année de l’abondance, paraît-il. Mais au Sénégal, l’abondance, c’est comme le mirage dans le désert : plus on s’en approche, plus elle semble reculer vers 2029. On attend de voir si ce gaz va faire baisser la facture d’électricité de la maman qui vend de l’eau fraîche au marché Tilène, ou s’il va simplement servir à financer des colloques internationaux sur la « transition énergétique inclusive ».Ousmane Sonko, en hôte attentif, a sûrement sorti le grand jeu. On imagine la scène : « Cher Mokhtar, mon frère, mon ami, prenons ce gaz, divisons-le par deux, et multiplions notre amitié par mille. » C’est beau comme un discours de l’Union Africaine. Mais dans la réalité sonnante et trébuchante, on sait que chaque dollar généré par le champ GTA fera l’objet d’un calcul plus complexe qu’une équation de mécanique quantique. Les Mauritaniens sont des commerçants de génie, et nous, on a tendance à célébrer la fête avant d’avoir acheté le mouton.La visite se poursuit jusqu’à vendredi. On nous annonce déjà des communiqués finaux remplis de « satisfaction mutuelle » et de « convergence de vues ». On aimerait surtout une convergence sur le prix du gaz domestique. Parce que si pour avoir du gaz moins cher, il faut attendre que les poissons apprennent à chanter l’hymne national, on n’est pas sorti de l’auberge (ou du campement).En résumé, ce ballet diplomatique est une jolie pièce de théâtre. Le rideau se lève sur une ère de prospérité gazière, mais le public sénégalais, assis au poulailler, attend toujours de voir si les acteurs vont enfin distribuer les bénéfices ou s’ils vont garder toutes les lueurs pour la loge présidentielle. Mokhtar repartira avec des souvenirs, nous, on espère repartir avec un peu plus que des promesses qui s’évaporent au premier coup de vent de sable.Damel GueyeTract Hebdo (www.tract.sn)

[L’ET DIT TÔT DE DAMEL] ‘2026, l’année de l’emploi… ou du grand surplace ?’

Tract Hebdo – ÉDITO : Bienvenue dans l’édition de ce vendredi 9 janvier 2026. Ici, on ne caresse pas dans le sens du poil, on étrille avec élégance. Tract Hebdo : votre dose de gauche qui pique, avec une droite qui ne rate jamais sa cible. : 2026, l’année de l’emploi… ou du grand surplace ?Le Chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye l’a martelé lors de ses vœux : 2026 sera « l’Année de l’Emploi ». Formidable ! On a presque eu l’impression d’entendre un vieux tube de 1960 fraîchement remixé par un DJ adepte du « Projet ». À Tract Hebdo, notre cœur de gauche bat la chamade devant cette promesse de dignité sociale, mais notre main droite, celle qui ne tremble jamais au moment de décocher un uppercut, nous démange sérieusement.Parce qu’entre les incantations à la souveraineté et la réalité des rayons de supermarchés où le prix du riz semble indexé sur le cours du Bitcoin, le peuple sénégalais commence à avoir des crampes d’estomac à force d’attendre le « Grand Soir » de la fiche de paie. On nous parle de réindustrialisation, de pôles agricoles et de start-up nation sauce Casamance. Soit. Mais pour l’instant, la seule industrie qui tourne à plein régime, c’est celle de la production de contenu sur TikTok et des débats enflammés sur Facebook où l’on décline la « rupture » à toutes les sauces, sauf à la sauce tomate, devenue trop chère.Messieurs les dirigeants, l’emploi ne se décrète pas au Journal Officiel comme on nomme un cousin à une direction nationale. Il ne pousse pas non plus par magie dans les champs d’arachides simplement parce qu’on a brandi un drapeau tricolore devant un investisseur émirati. Si l’emploi de 2026 consiste à remplir des formulaires de demande de visa pour l’Oncle Sam à 15 000 dollars la caution, ou à espérer qu’une pirogue soit plus rapide que la patrouille Frontex, alors nous avons raté un virage.À gauche, nous exigeons du travail décent, pas des stages de « renforcement de capacités » qui durent une éternité. Avec notre droite impertinente, nous demandons : à quand la fin de la sémantique et le début de la semence ? Le « Projet » doit cesser d’être un concept abstrait pour devenir un contrat de travail. Car à force de faire du surplace en criant qu’on avance, on finit par creuser son propre trou.Il est temps que 2026 soit l’année où le jeune de Guédiawaye ou de Podor n’aura plus besoin de talisman pour espérer un salaire, mais juste d’un pays qui tourne enfin rond. Moins de discours, plus de recours !Damel GueyeTract Hebdo – www.tract.sn

Vœux du corps diplomatique au PR Diomaye : parade de sourires glacés; Campagne arachidière Sonko-Diba : 106 milliards pour sauver les pots cassés

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Tract Hebdo – Le Palais a vibré ce mardi 6 janvier au rythme des vœux du corps diplomatique. Entre deux petits fours et beaucoup de protocole, le Chef de l’État a rappelé qu’au Sénégal, on rejette « toute logique de domination fondée sur le rapport de force ». Une phrase magnifique qui a presque fait oublier aux ambassadeurs présents que, dans la vraie vie, le plus fort gagne souvent, surtout au Monopoly international.

C’est beau, la diplomatie : on s’échange des amabilités dans des salons climatisés pendant que le monde s’écharpe dehors. On espère juste que ces vœux de paix ne sont pas comme les bonnes résolutions de janvier : oubliés dès que la facture d’électricité tombe.

À gauche, on prône le dialogue des peuples ; à droite, on surveille quand même que personne ne pique l’argenterie de la République en partant.

Par ailleurs, Le Premier ministre Ousmane Sonko est descendu dans l’arène de Kaolack ce mardi pour taper du poing sur la table de la SONACOS. Constatant que la campagne de commercialisation de l’arachide patinait, il a ordonné d’acheter 450 000 tonnes au lieu des 250 000 initialement prévus. Montant de la facture : 106 milliards de FCFA.

C’est ce qu’on appelle avoir le sens du social… ou un très gros carnet de chèques public. Les producteurs jubilent, le Trésor public un peu moins. Il faut dire qu’au Sénégal, l’arachide, c’est notre pétrole à nous, mais en plus salé et avec beaucoup plus de poussière.

Solidarité avec nos paysans, bien sûr, mais n’oublions pas qu’à force d’arroser les champs avec des milliards, il faudra bien que quelqu’un finisse par payer l’eau du robinet étatique.

Damel GueyeTract Hebdowww.tract.sn

Avenue Blaise Diagne : Les JOJ 2026 nous mettent dans l’embouteillage

Tract Hebdo La circulation sur l’avenue Blaise Diagne est perturbée depuis ce mardi 06 janvier 2026 pour cause de travaux liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). Les Dakarois, déjà champions du monde de la patience dans les bouchons, ont découvert avec joie un nouveau parcours d’obstacles urbain. C’est le principe du « sport pour tous » : vous courez après votre bus pendant que le chantier avance à la vitesse d’une tortue en retard.

On nous promet des infrastructures modernes pour 2026, mais pour l’instant, l’infrastructure principale ressemble surtout à un trou géant. C’est le paradoxe du progrès : pour que ça soit beau demain, il faut que ce soit l’enfer aujourd’hui.

Vive le sport, surtout quand il consiste à marcher 3 km parce que le taxi est coincé derrière une bétonnière depuis le petit matin.

Dibor Faye

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[Hajj 2026] C’est sans doute la 1ère épreuve de foi : survivre à la bureaucratie sénégalaise

Tract Hebdo – Les visites médicales et l’enrôlement pour le Hajj 2026 ont débuté ce mardi 6 janvier. C’est le moment où des milliers de Sénégalais découvrent qu’ils ont soudainement des problèmes de tension rien qu’en regardant le prix du billet pour La Mecque. La piété est une vertu, mais elle demande un cardio de marathonien et un compte en banque de ministre.

On souhaite bon courage aux futurs pèlerins qui devront affronter les formulaires administratifs avant d’affronter la chaleur du désert. C’est sans doute la première épreuve de foi : survivre à la bureaucratie sénégalaise.

Le salut de l’âme n’a pas de prix, mais il a visiblement un coût de transport qui défie les lois de la pesanteur économique

Dibor Faye

Tract Hebdo   (www.tract.sn)

Tabagisme en baisse, les poumons disent merci : …On note que l’État, lui, ne tousse pas quand il encaisse les taxes sur le tabac

Tract Hebdo– Une étude publiée ce 7 janvier révèle une baisse du tabagisme chez les adultes sénégalais. Les taxes ont augmenté de 45 % à 65 %, ce qui a visiblement refroidi les amateurs de nicotine. Il faut dire qu’à ce prix-là, fumer une cigarette revient plus cher que de manger un poulet rôti.

Le gouvernement protège notre santé, ou en tout cas notre porte-monnaie contre les tentations goudronnées. Moins de fumée dans les rues, plus d’argent pour le riz : c’est le nouveau contrat social.

On soutient la santé publique à fond, mais on note que l’État, lui, ne tousse pas quand il encaisse les taxes sur le tabac.

Damel Gueye

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[TAS D’OR DUR?] Mbeubeuss : 3 000 récupérateurs sur un tas d’inquiétudes

Tract Hebdo – Le dossier de la décharge de Mbeubeuss est revenu sur le tapis ce mercredi 7 janvier 2026. Plus de 3 000 récupérateurs y travaillent dans des conditions qui feraient frémir un inspecteur du travail suédois. On parle de modernisation, mais le tas d’ordures, lui, continue de grandir plus vite que les promesses électorales.

C’est le cœur battant (et un peu malodorant) de l’économie circulaire informelle. Ces gens transforment nos déchets en or, pendant que nous, on transforme nos réunions en rapports inutiles.

Justice sociale pour les travailleurs de l’ombre ! Et une bonne droite à ceux qui pensent que la gestion des ordures se règle juste en changeant le nom de la décharge.

Jean Ndiaye

Tract Hebdo (www.tract.hebdo)

‘SËMBËXLOO BI : LE COURRIER DES LECTEURS (OU LE ‘WAKH SË …XALAAAS!’

Tract Hebdo – L’indigné du Plateau – À propos des travaux des JOJ

« Messieurs de Tract Hebdo, vous parlez de « parcours d’obstacles » sur l’avenue Blaise Diagne. Vous êtes bien gentils. Ce matin, j’ai mis 45 minutes pour faire 200 mètres. À ce rythme, je serai qualifié pour l’épreuve de méditation transcendantale aux JO de 2026. Est-ce que la mairie peut nous fournir des pirogues pour traverser les tranchées ? »

La réponse de Tract Hebdo : Cher ami, voyez le bon côté des choses : avec l’essence qui augmente, rester immobile est la meilleure façon de faire des économies. C’est ça, l’écologie forcée !

Modou le cultivateur d’arachides – Sur les 106 milliards pour la SONACOS

« Enfin un gouvernement qui met la main à la poche pour nous ! 106 milliards, c’est du sérieux. Mais dites-moi, cet argent, il vient d’où ? Parce que mon cousin qui travaille aux impôts a commencé à me regarder bizarrement hier soir… »

La réponse de Tract Hebdo : Modou, profite de l’arrosage tant qu’il dure. La gauche donne, mais la droite finit toujours par demander l’addition. Savoure ton café Touba, le sucre risque de coûter cher demain.

Fatou, ex-fumeuse malgré elle – Sur la hausse du tabac

« Je ne fume plus, non pas par vertu, mais par faillite personnelle. Ma dernière cigarette m’a coûté le prix d’un kilo de riz. Est-ce que l’État prévoit de taxer aussi l’air pur ? Parce que c’est la seule chose qui me reste à respirer gratuitement. »

La réponse de Tract Hebdo : Félicitations Fatou, tes poumons sont propres, même si ton portefeuille est à l’agonie. C’est le socialisme moderne : on meurt en bonne santé, mais fauchés.

Le « Patriote » de la 25ème heure – Sur les interpellations en banlieue

« Bravo pour la sécurité ! Mais pourquoi utiliser des drones pour surveiller la banlieue ? C’est pour nous filmer en 4K pendant qu’on cherche du travail ? »

La réponse de Tract Hebdo : C’est le marketing territorial, cher lecteur ! Si vous êtes interpellé, autant que ce soit avec une belle image de profil pour le dossier judiciaire. La technologie au service de l’ordre, c’est notre côté « droite musclée ».