Kidnapping du PR Maduro au Venezuela: ‘Les États-Unis se mettent volontairement et indiscutablement’ hors-la-loi (ancien Premier ministre français)
Tract – L’ancien premier français Dominique de Villepin s’insurge contre l’incursion américaine en Amérique latine, particulièrement dans l’épisode du l’enlèvement du président vénézuélien Nocolas Maduro par le ‘Gi en chef’ et non moins va-t-en-guerre Donald Trump.
Également ancien ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin dit clairement que « l’opération militaire américaine en cours contre le Venezuela est un basculement géopolitique majeur. Les Etats Unis se mettent volontairement et indiscutablement hors du droit international en violant la charte et l’esprit des Nations Unies. C’est un acte lourd de conséquences pour l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale ».Pour lui l’acte posé et déroulé par Trump est « la légitimation des changements de régime par la force ». Poursuivant qu’aussi « détestables soient les gouvernements renversés », l’ancien secrétaire général de l’Elysée rappelle que « les précédents montrent que les changements de régime ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos, à la guerre civile et à la dictature. Qu’on se réfère à la situation de l’Irak ou de la Libye ».De Villepin indique que « c’est la légitimation des sphères d’influence impériales au nom du «corollaire Trump» de la doctrine Monroe formulé dans la stratégie nationale de défense de décembre 2025 » qui est mis en branle. « L’objectif à peine voilé de la politique de la canonnière reste l’imposition d’un ordre idéologique conforme aux visions de Donald Trump dans toute l’Amérique Latine », a affirmé l’ancien ministre sous Jacques Chirac.Et le fils d’expatriés français, né à Rabat au Maroc puis « éduqué au Venezuela », de se poser des questions: « Dès lors que les Etats Unis s’affranchissent de la légalité, que dirons-nous à la Chine si elle renverse un régime qui lui déplait, en Corée, au Vietnam ou à plus forte raison à Taiwan ? Quels arguments aurons-nous à opposer à la Russie si elle renverse un gouvernement qui lui déplait en Moldavie, voire dans les Pays Baltes ? »Quelques premières réponses tombent pour tenter d’actionner la France et l’Europe qui « doivent clairement réaffirmer avec les pays du Sud Global leur attachement aux principes du droit international, et d’abord la souveraineté des Etats et la sécurité collective, et défendre l’ordre juridique des Etats-nations contre la collision brutale des empires », selon de Villepin.Tract[CAMPUS] Comment peut-on comprendre le ‘recrutement’ de Professeurs sénégalais en Guinée ? ( Par Meissa Diakhaté)
Tract – En toute chose, il faut nécessairement de la pédagogie. L’art de simplifier des choses complexes est souvent ignoré au Sénégal où la tradition intellectuelle de « compliquer » les choses simples. Bien évidemment, les autorités ministérielles ont assumé leurs responsabilités, en instruisant les Recteurs à tirer au clair, sur les plans légal et réglementaire, les situations des Enseignants-Chercheurs « recrutés » en République de Guinée.
En évitant de forcer le trait sur la confusion entre le statut général de la Fonction publique et le statut spécial régissant les Enseignants-Chercheurs de l’Enseignement supérieur et, en faisant, d’une part, l’économie de l’existence d’un« protocole d’accord de coopération universitaire et scientifique » dûment signé par les Ministres guinéen et sénégalais chargés des Affaires étrangères et, d’autre part, l’appartenance de nos deux pays à des institutions d’intégration communes (CAMES, CEDEAO), je me cantonne, pour le moment, à des constats simples.Pourquoi autant de bruits ? Il suffit d’examiner la liste des « recrues », qui du reste a « valeur », pour comprendre le sens et l’orientation du bruit. C’est de la naïveté pour l’opinion d’imagier un seul instant que des Professeurs sénégalais ambitionnent de déserter leurs prestigieuses universités pour migrer vers où.Comment peut-on un instant comprendre qu’un Professeur titulaire des matières aussi éminentes que la physique nucléaire, la mathématique, l’intelligence artificielle, la comptabilité, la climatologie, la statistique, les télécom et réseaux, le droit) puisse penser aussi court que cela ? L’opinion ne devrait pas en être heurtée car, penser autrement, ne serait qu’une image déformée de la réalité d’un programme structuré et encadré dans le temps. D’ailleurs, le procédé est connu au Sénégal où jusqu’à une date récente des Professeurs venus de France enseignaient les mathématiques, la physique et la Chimie dans certains lycées du Sénégal. La comparaison n’est pas parfaite, mais elle est d’être fausse. En tout état de cause, tout système éducatif a besoin de rattrapage (raccourcis académique) pour suivre le rythme actuel de fabrication des savoirs. Certainement, cet élan anime les autorités guinéennes et même devrait en être de même pour nous. A ce jour, nous sommes à des années lumières de certaines connaissances de pointe qui déterminent l’avenir du monde. Dans l’arme nucléaire, l’intelligence artificielle ou l’astronomie, notre maîtrise est encore rudimentaire.Malgré tout, le bruit souffle, encore en premier lieu, au Sénégal. Pourtant nous sommes loin de battre les records : Bénin (116), Guinée (45), Mali (21), Côte d’Ivoire (21), Mali (21), Burkina Faso (19), Togo (15), Cameroun (14), Tunisie (06), France (03), Niger (03), Tchad (01) tous des Enseignants-Chercheurs. Par ailleurs, figure dans cette liste le nom d’un éminent Professeur titulaire de droit public, deux fois Ministre, Inspecteur des Impôts et Domaines de formation, ancien Directeur général de l’Ecole nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM), Officier de l’ordre national, Chevalier de l’ordre du mérite des Palmes académiques, Chevalier de l’ordre national dans son pays, Médaillé d’or de la Fondation René Cassin (Institut international des droits de l’homme de Strasbourg) et membre du jury d’agrégation (CAMES, 2025), Mes respects cher Maître : « La gloire est un effort constant », dit-on. Un profil atypique par rapport au « 59 » décriés au Sénégal. Pourquoi alors autant de complaintes et de frayeur ?Comment sauver le programme ? Si le terme « recrutement » n’est pas compris pris au sens « connotatif »voire « péjoratif », ce programme aussi novateur pourrait être sauvé en Guinée. A la limite, il devrait inspirer les réformateurs des systèmes universitaires africains, jusque-là aux couleurs des savoirs occidentaux qu’ils continuent à servir.A titre d’illustration, combien « gagnerait » – scientifiquement – un Professeur d’Agroforesterie et son pays le Sénégal en étudiant les merveilles de la forêt guinéenne ? Combien « gagnerait – également scientifiquement – un Professeur de Physique et son pays le Sénégal en explorant le sous-sol guinéen attenant aux filons d’or de la Région de Kédougou ? Combien « gagnerait » toujours un Professeur en « Eau et Environnement » et son pays le Sénégal en analysant un des « réservoirs d’eau » de l’Afrique de l’Ouest (le Fleuve Sénégal qui va jusqu’à Saint-Louis prend sa source dans les chutes du Fouta–Djalon en Guinée : un exemple de générosité de la nature. Mais décidément, quand il s’agit de l’« homme » : il parle ou conteste le contrat).La meilleure des démarches serait alors d’ « encadrer » ou mieux de challenger le programme guinéen, tout en se rappelant que des Professeurs du Sénégal comptent à leurs actifs plus d’une trentaine d’années en Guinée, en pleine connaissance des Recteurs et des Ministres qui se sont succédé. Aujourd’hui, former les interventions dans le cadre d’un programme académique relève, me parait-il, du bon sens gouvernemental.En contrepartie, même si le programme, dans son esprit, n’a pas pour vocation à doter la Guinée « d’enseignants sénégalais permanents » (parce que nommés et titularisés pour faire carrière dans Fonction publique guinéenne), mais juste des contractuels pour une durée déterminée, il est important de s’ajuster pour sauver le programme.En tout état de cause, que cela s’appelait naguère « missions d’enseignement ou de recherche », « prestations » ou « consultances », « un contrat » écrit ou oral est toujours à la base. L’essentiel pour les Enseignants-Chercheurs sénégalais, c’est d’assurer loyalement leurs charges statutaires (enseignements, encadrement et publications), à savoir le « d’abord Sénégal ». Tout compte fait, les Professeurs savent ce qu’ils font, l’ont toujours fait et le feront toujours. Quelles que soient les contraintes qui seront dressées contre ce programme, les voies légales prospéreront pourvu que les mesures réactives soient tout aussi loyales.J’ose espérer que les instructions adressées aux Recteurs sénégalais produiront des conclusions constructives et dignes de la générosité d’esprit et de l’universalisme qui sont l’essence même des Universités.Par Meissa DIAKHATEAgrégé de droit publicEnseignant-Chercheur à l’Université Cheikh Anta DIOP de DakarIntervenant à l’Université Général Lansana Conté Sonfonia-Conakry[CARTE POSTALE] Sëmbëxloo total à la CAN Maroc 2025 !
Des fans ont marché sur le toit du stade d’Agadir, le 26 décembre, lors du match entre l’Égypte et l’Afrique du Sud.(Marrakech) Le Maroc vit au rythme de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) jusqu’au 18 janvier. La CAN, c’est 24 équipes africaines de foot réparties en six groupes qui jouent 52 matchs, dans six villes et neuf stades.Le rendez-vous a été donné par Othmane, le grand ami d’origine marocaine de mon fils Romain, qui lui a dit : « Viens à la CAN 2025, c’est au Maroc, et l’équipe nationale va gagner ! » Les Lions de l’Atlas n’ont pas remporté la coupe africaine depuis 1976, mais le Maroc est parmi les grands favoris avec le Sénégal, l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria et la Côte d’Ivoire, tenante du titre.
L’équipe du Maroc célèbre son troisième but face à la Zambie, lundi, à RabatLes joueurs du Maroc ont marqué l’histoire en devenant la première sélection africaine à se qualifier pour les demi-finales d’une Coupe du monde en 2022. Ils avaient perdu contre la France (2-0) et, fait amusant, leur gardien de but Yassine Bounou, surnommé Bono, est né à Montréal.
Passionnés de foot, nous y sommes donc, à cette coupe africaine, mon mari, nos deux adolescents, Inès et Romain, et moi. Très enthousiastes, nous avons commencé notre périple à Agadir, pour le match Égypte-Afrique du Sud, le 26 décembre, où nous sommes allés voir la star Mohamed Salah jouer avec les Pharaons d’Égypte, qui tentent de remporter un huitième titre. Malheureusement, cette première expérience au stade d’Agadir a été traumatisante, contrairement à la deuxième, le 28 décembre, à Marrakech, où tout était ultrasécurisé.
Mohamed Salah pendant le match contre l’Afrique du Sud le 26 décembre à AgadirNous avons eu très peur et nous avons failli ne jamais pouvoir entrer dans le stade d’Agadir. Nous avons été pris au cœur des débordements dans une immense foule déchaînée qui était décidée à entrer dans le stade gratuitement ; quatre jours plus tôt, lors du match Égypte-Zimbabwe, le stade de 45 000 places étant presque vide, les autorités auraient laissé entrer au bout de 20 minutes de jeu près de 20 000 spectateurs pour le remplir.Le 26 décembre, visiblement, le mot s’était passé à travers la ville ; la police était complètement dépassée, le chaos était total, les gens escaladaient les grilles, nous avons été poussés par la foule qui forçait l’entrée devant les policiers. Nous n’étions pas au bout de nos peines : les grilles des enceintes pour aller jusqu’à nos sièges se sont fermées devant nos yeux. Nous montrions nos billets électroniques, mais il n’y avait plus de place, nous disait-on.
C’est finalement avec des petits malins que nous sommes entrés par une petite porte. Le match avait débuté depuis 20 minutes, et nos places étant occupées, nous nous sommes assis dans un escalier. Il y avait du monde partout, debout, même sur le toit du stade. Dire que nous avions acheté nos billets en septembre en téléchargeant l’application Yalla. Nous y avions entré les données de nos passeports, avions attendu une validation pendant 48 heures pour être autorisés à acheter nos billets… tout ça pour vivre le chaos ! Le calme était revenu à Agadir lors du match Angola-Égypte, le 29 décembre.
La foule au stade d’Agadir, le 26 décembreL’enjeu de cette coupe africaine au Maroc est de remplir les stades. Les matchs de l’équipe hôte se jouent à guichets fermés, alors que pour d’autres ils peinent à se remplir. Et les stades modernes sont grands : le complexe sportif Moulay-Abdallah de Rabat compte 68 000 places, le stade Mohammed-V de Casablanca, 45 000 places, celui de Marrakech, 42 000, à Tanger, c’est 75 000, et le stade Hassan-II de Casablanca, en construction, accueillera 115 000 spectateurs pour la Coupe du monde de 2030 qui aura lieu au Maroc, en Espagne et au Portugal.
Heureusement, l’ambiance du match Cameroun-Côte d’Ivoire au stade de Marrakech était très festive, l’entrée était sécurisée et les supporters des deux équipes étaient présents en grand nombre. Comme Meye Alex, venu du Cameroun pour soutenir les Lions indomptables, ou encore les Ivoiriens Anna Murielle et Blaise Henri N’Dia, ravis de venir voir quatre matchs, car les Éléphants de la Côte d’Ivoire, selon eux, feront un doublé. « On est venus avec la coupe et on va repartir avec la coupe ! », a lancé le couple.
Amad Diallo (Manchester United) a été nommé joueur du match après avoir marqué un but magnifique, et il joue avec Wilfried Zaha (Charlotte FC). Du côté du Cameroun, c’est Bryan Mbeumo (Manchester United) qui attire l’attention, tandis que Nouhou Tolo (Sounders de Seattle) est le pilier de la défense.
Les stars sont nombreuses à venir à la CAN. Kylian Mbappé était à Rabat pour soutenir son ami Achraf Hakimi (Paris Saint-Germain), puis à Marrakech dans les tribunes du match Cameroun-Côte d’Ivoire, et Zinédine Zidane est venu encourager son fils Luca Zidane, gardien de but de l’Algérie.
Kylian Mbappé a la CAN Maroc 2025Il est difficile de prédire qui remportera cette Coupe d’Afrique des nations. Le foot, c’est aussi une histoire de partage et d’amitié, et nous espérons, pour notre ami Othmane, que le Maroc gagnera. Les buts d’Ayoub El Kaabi (Olympiakos) et de Brahim Díaz (Real Madrid) montrent qu’ils sont redoutables, et leur victoire de 3-0 contre la Zambie a convaincu.Par Olivia LevyTract Hebdo, avec La Pressewww.tract.snL’écrivain Im Dieng en appelle à la ‘zéro tolérance’ : ‘rues sales, incivisme au Sénégal, ñu waxtaan dëgg rek’
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